L’infini au coeur du fini


 

Je n'ai pas peur de la solitude. La solitude, c'est la vérité à l'état pur.
Je n'ai pas peur de la finitude. La finitude, c'est la vérité à l'état pur.
Je n'ai jamais eu horreur du vide. Mon imagination l'a toujours bien rempli.
Même au bord du néant... je me suis toujours imaginée dans les bras de l'être...
En moi, je l'ai toujours senti bouger, remuer, exister.
On me dit que je me fais des idées, l'être n'est qu'une chimère... du gruyère : vide et matière...
Je reconnais que pour l'imaginaire, c'est toujours difficile de s'extirper de la matière, d'entrevoir ou d'apercevoir la lumière, celle qui éclaire les yeux, pas les cieux.
Mais je n'y peux rien... si j'ai été témoin privilégiée de ce genre d'étreinte...
Cette voie qui ramène à soi... cette voie qui vous laisse sans voix... je l'ai entendue à chaque fois que j'ai écouté le silence.
Je peux donc l'attester par expérience.
Imaginer l'inimaginable... c'est la seule façon que j'ai trouvé pour aller au bout de l'instant présent... d'honorer ou de couronner la présence... de l'être en moi et en dehors de moi...
Imaginer l'inimaginable... en être capable...
C'est comme si on avait les coordonnées de Dieu sur notre portable.Je ne sais pas comment nommer cette chance, autrement que transcendance... l'en-deçà et l'au-delà de toute expérience...
On dira çà et là que ce n'est rien d'autre que l'écho de ma propre voix...
Et que voulez-vous que ce soit d'autre ?
Dieu ne peut être que l'écho de notre propre voix.
On l'entend à chaque fois que l'on s'entend... vivre.
Mais les bruits du monde nous empêcheront de l'entendre.

Taisez-vous donc et écoutez l'infini battre au cœur du fini...

 

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