L’homosensualité 11


 

On dirait qu'il y a de moins en moins d'hommes et de plus en plus de femmes. De plus en plus d'hommes qui se font passer pour des femmes que de femmes qui se font passer pour des hommes.

Le deuxième sexe est en passe de devenir le premier texte.

Les misogynes et les phallocrates ont un mot pour cela : la féminisation du genre et du nombre des esprits.

Si on fait un peu plus attention aux tensions sous-jacentes à ce soi-disant progrès, on s'apercevra que ce ne sont ni les femmes, ni les féministes qui l'ont emporté mais les efféminés, les mâles d'hier qui s'assimilent aujourd'hui à des femelles.

On a l'impression qu'il n'y aura plus d'autre mode que le mode d'être du féminin... des cages pour les folles... c'est la chute de l'empire viril. Le déclin du masculin. La fin d'un empire.

 

Vous vous en doutez ? Je m'en doutais aussi ...

Et pourtant le mariage pour tous, aurait dû vous ouvrir les yeux. Ce n'est pas l'homosexualité qui eut droit de cité, mais ce que j'appelle "l'homosensualité" qui triompha. Qu'est-ce que c'est ?

Un regain de douceur... une douceur qui étrangle...

Pour vous provoquer, je citerai un gamin des cités qui a manifesté lors du mariage pour tous, avec ce slogan : "tous pédés". C'est comme un constat d'huissier qui relate un fait et ne comporte pas de jugement : notre monde a basculé de l'autre côté, celui de la réceptivité, de la passivité, de l'affectivité. L'émotion a changé de camp : c'est toujours la femme qui épluche l'oignon, mais c'est désormais l'homme qui pleure... toutes les larmes de son corps...

Ça fait tellement longtemps qu'il attend ce moment : se laisser caresser par le vent, effleuré par le soleil, et se sentir pénétré par des merveilles.

Il a tout compris : seul le royaume des cieux est impénétrable. Nouvelle éthique, nouvelle esthétique : on va substituer la transparence à la transcendance, le physique à la métaphysique, la liberté à la responsabilité : parce que la vie est encore plus belle pour celui qui s'abandonne, qui se laisse bercer, fut-ce par l'illusion. Tout est dans tout et réciproquement.

Uni-texte, unisexe, unirex : les hommes sont des femmes comme les autres.

Ce n'est plus l'homme, ce n'est pas la femme mais le féminin qui domine et prédomine. Sensuellement vôtres.

Érotiquement apôtres : aimez-vous les uns, les autres...

Si le Christ avait songé un instant que ça donnerait ça, il aurait gardé son ancien testament.

 

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11 commentaires sur “L’homosensualité

  • avatar
    Tony

    Ouai faut voir , pourquoi pas lol

    https://www.facebook.com/video.php?v=342574812581913

    on voit sont contraire aussi , je le voit pas mal moi , chelou lol , des tas de femmes qui ressemble a des mecs , et même qui on des contes a régler avec les mecs et parfois ses d une violence
    est on égaux , se cherche t on lol , on se trouve aussi mais pas forcement en connexion lol
    en correction sa se recherche et on s empresse
    la femme est elle aussi gênée par sa nature lol
    j admire le vent qui brosse vos cheveux , il na pas froid au yeux et l on sent le parfum de ces douceurs que vous souligné
    ouai suis con lol
    féminisé mais l homme peut être aussi très doux même s il reste salé , comme la femme d ailleurs lol
    heu non je n est pas changer lol
    faut pas s inquiéter mère terre a donner pour les jardins de nouveaux carnivore lol
    http://www.dailymotion.com/video/x1wqw4a_plante-penis_news
    sa sent le mal
    ok l’ homme pète sans arrêt et la femme veut se faire se sentir lol
    https://www.facebook.com/video.php?v=955411704469796
    elle est prête a prendre le pouvoir par des clefs , ses serrures sont magique et donne la vie
    a propos paris gagner on a fait le plein ce wenk end , de solide art idées et ya même un couple qui ses former lol , trop fort ceux cul d ‘ange , quel tombeur lol
    « Uni-texte, unisexe, unirex : les hommes sont des femmes comme les autres. »
    vous voulez dire qu on nous as rajouter une carotte et 2 boules uniquement pour satisfaire l autre partenaire lol , c est dame quoi ? ouai je sait je comprend ce que je veut , on nous as condamné en objet lol
    bon j ai plus de connerie a dire sa va être l heure
    vi la sensualité est importante et on peut la trouver de plusieurs manière
    et je saute le pas sage lol
    https://www.youtube.com/watch?v=BNy3-6ooMTc
    et dans mon lis ses hard lol
    bonne nuit , fraternel salutation .

  • avatar
    Pascal

    Un point de vue très bien incarné.

    Vous avez bu toute la bouteille d’eau en à peine une minute ? Eh ben.

    C’est pas vraiment ce qui est mis en lumière, mais en ce qui concerne l’homophilie vs homophobie, autant je suis dubitatif sur l’idée du mariage pour tous, entends certains reproches, comprends la vigilance à ne pas se complaire dans un état, autant j’ai une objection sur le fait de le lier à l’émotion, l’ouverture à la part féminine. Bon, cela reste un cas particulier, mais j’ai souvenir d’un camarade de classe qui était un peu « maniéré » et « efféminé » et dont certains pouvaient penser qu’il était homo, pourtant non. A l’inverse, un autre camarade, dont on ne pouvait pas forcément s’en douter, plus « homme moderne », si je puis dire, oui. Ce qui m’amène au fait que dans les couples, autant homo qu’hétéro, j’ai souvenir d’avoir lu qu’il est parfois question de « qui fait l’homme, qui fait la femme » (autant d’un point de vue physique que psy). Il me semble qu’il y a de quoi considérer que des femmes attirées par d’autres femmes, comme des hommes attirés par d’autres hommes, ne sont pas forcement plus ou moins avec une part féminine. Aussi, s’il y a une évolution des mœurs « critiquable » (mais on pourrait parler du coup de philosophes grecs qui « fricotaient » avec des éphèbes etc.), que l’homme d’aujourd’hui est différent de l’homme d’hier, globalement, je dirais que le problème n’est pas la connexion avec la part féminine, qui ne conduit pas forcément à l’homosensualité. Elle n’empêche pas de se mettre en « mode actif », masculin. Bon, ce dont je parle est probablement différent de la féminisation qui pousse plus loin l’état d’esprit, de sens. Et puis même si on est pas dans l’homosensualité, pas dans l’érotiquement apôtre, on peut devenir/rester trop passif.

    Ceci dit, à propos de « qui fait l’homme, qui fait la femme » : Chez les homos, qui fait la femme, qui fait l’homme ? : http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Homosexualite/Articles-et-Dossiers/Chez-les-homos-qui-fait-la-femme-qui-fait-l-homme

    Si en introduction il est écrit : « Dans un couple hétérosexuel, sommes-nous toujours sûrs que la femme fasse la femme, et d’ailleurs, que signifie “faire l’homme”, “faire la femme” ? Être pénétré, passif, est-ce de l’ordre d’une nature féminine ou d’une idée reçue sur le féminin ? Dans le fantasme, le féminin est dans l’accueil, l’abandon et la déresponsabilisation vis-à-vis du désir, tandis que le masculin est porteur du désir et de la violence… Ces fonctions peuvent pourtant être interchangeables dans le couple hétérosexuel, comme dans le couple homosexuel, au-delà de l’emboîtement physique des corps. »

    C’est ensuite plus nuancé : « Mais pourquoi avons-nous tant besoin de soulever les couettes ? Cette interrogation exprime notre besoin de regarder par le trou de la serrure, de la même manière que, enfant, nous avions envie de découvrir ce qui se passait dans la chambre des parents, tout en redoutant d’être confrontés à leurs ébats supposés. Que dit de nous cette curiosité ? L’homosexualité nous confronte inconsciemment à notre difficulté d’assumer pleinement le fait d’être un homme ou une femme, donc d’avoir à renoncer à l’autre identité. Nous sommes fascinés, car nous aimerions, par moments, quitter notre spécificité pour nous fantasmer en train d’incarner l’autre sexe. Ainsi, tout ce qui sert l’idée de la confusion des genres nous attire. Nous nous plaisons à imaginer que l’homosexuel peut assumer les deux rôles.

    Mais, comme cette idée nous fascine tout autant qu’elle nous inquiète, nous aimons aussi nous dire, pour nous rassurer, que la relation homosexuelle se passe comme dans le couple hétérosexuel : nous voulons rétablir à tout prix de la différence ! Au fond, cette question nous renvoie essentiellement à nos propres interrogations sur nos désirs et nos pulsions sexuels. »

    Après, par rapport à la part féminine / masculine, me fait penser qu’il y a le concept de Jung : l’animus / l’anima.

    « Animus et anima

    Ces deux éléments fondamentaux de la psyché ne sont pas symétriques ; en effet, l’Anima est l’archétype de la vie en soi, qui procure expérience et connaissance chez l’homme. C’est une fonction régulatrice, qui a pour but d’adapter le conscient à l’inconscient, or l’Animus est lui un logos désignant une fonction de discrimination. Leurs manifestations sont également divergentes :

    « Pour décrire en bref ce qui fait la différence entre l’homme et la femme à ce point de vue, donc ce qui caractérise l’animus en face de l’anima, disons : alors que l’anima est la source d’humeurs et de caprices, l’animus, lui, est la source d’opinions ; et de même que les sautes d’humeur de l’homme procèdent d’arrière-plans obscurs, les opinions acerbes et magistrales de la femme reposent tout autant sur des préjugés inconscients et des a priori. »

    Archétype de la fonction inconsciente

    L’anima chez l’homme et l’animus chez la femme sont les archétypes du sexe opposés, c’est pourquoi Jung nomme ce couple « contra-sexuel ». Ils ont une fonction de régulation ou d’adaptation et contiennent une certaine charge psychique les rendant relativement autonomes au Moi. L’anima est ainsi une image innée de la femme chez l’homme (c’est la part féminine de l’homme), l’animus, une image innée de l’homme chez la femme (c’est la part masculine de la femme). Tous deux sont perçus dans les rêves et se distinguent des autres archétypes personnels par la charge émotionnelle qu’ils véhiculent. Leur intégration permet de relier le conscient à l’inconscient et forme le travail préliminaire de l’individuation. Pour Jung tout homme a une image (ou « imago ») psychique de la femme, représentant dans sa psyché personnelle sa propre relation avec l’inconscient. C’est pourquoi pour les hommes l’anima représente les sentiments et les affects. L’anima ne renvoie pas au complexe d’Œdipe : il s’agit d’une fonction psychique personnifiée, celle de la relation du Moi masculin à l’inconscient et qui a pour but de compenser la conscience.

    Influence sur la personnalité

    Contrairement à l’anima, l’animus féminin n’est pas un homme unique mais une pluralité virile. Chez la femme, il est à l’origine de comportement et de paroles acerbes et magistrales, péremptoires. Ces deux archétypes peuvent fasciner le Moi, c’est-à-dire l’envahir psychiquement. Jung parle alors de « possession par l’animus ou l’anima » lorsque l’un ou l’autre envahit le champ du conscient. L’étude des manifestations de l’anima ou de l’animus a donné lieu à une littérature abondante, d’Emma Jung (La Légende du Saint Graal) à Marie Louise von Franz (La Femme dans les contes de fée), de Clarissa Pinkola Estés (Femmes qui courent avec les loups) à Annick de Souzenelle (Le Féminin de l’Etre. Pour en finir avec la côte d’Adam). »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anima

    *

    Fable-express :

    Alors que, cheveux au vent, il bullait,
    Mary Jane fit une esclandre
    Pour que son homme aille prendre
    De quoi préparer le dîner.
    Il lança sa toile dans la foulée.

    Moralité : Mary Jane Spiderman !

    (oui, bon…)

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    Ancolie

    laissez parler les mots
    goutez en toute l essence
    couchés dans l herbe tendre
    buvez en l essence
    écoutez le souffle du vent
    laissez vous porter
    par cette douce attirance
    qui , elle, n a pas de genre
    n est pas connue d avance
    et n a en fait pas d importance

  • avatar
    jacou

    De la confusion en tous genres

    Dans les sables mouvants du temps, la confusion se manifeste dans tous les aspects de vie individuelle et de la société humaine que cela soit en : religion, politique, économie, philosophie, sociologie , médecine, etc, etc….
    A mon sens , ceci est l’illustration du changement de paradigme en cours, tous les repères qui ont jalonné le parcours humain depuis des siècles et millénaires sont en train de s’effriter, la conception codifiée d’une société compartimentée, morcelée en cases ( castes ? ) arrive à sa fin, ce qui dans ce moment exceptionnel de transition engendre un grand sentiment de trouble et d’insécurité .

    « Qui est Dieu le Père et qui est Dieu la Mère? Qui existait le premier?
    Qui créa le monde? Voilà beaucoup de questions qu’on se pose!

    L’ancienne sagesse nous parle d’un dualité primaire, le Père-Mère Eternel. C’est Eux, ensemble – en tant que pôles positif et négatif, qui ont tissé la toile de l’univers à partir de deux substances: L’Esprit et la Matière pré-cosmique.Cette dualité se manifestera dès la séparation des deux pôles. Toutes les religions admettent cette qualité, bien qu’elles fassent une différence entre les deux, considérant le pôle positif comme créateur; l’autre pôle est pour ainsi dire oublié De tout ce qui précède, nous pouvons conclure qu’il existe réellement des aspects masculin et féminin dans l’immense Unité appellée Dieu, qu’Il soit manifesté ou non. La différence entre les deux concerne les principes et les qualités.

    L’aspect Mère ou Maternel du Divin dans le Cosmos, se manifeste comme Mulaprakriti, ou la racine de la matière vierge. Elle est la suprême Illusion, Maha-Maya, le Saint Graal qui contient la Vie Divine, la Mère qui peut donner naissance en son sein vierge à l’Univers entier, à tous les mondes et à leur contenu. Cet aspect est tissé de voiles d’illusion toujours plus épais, constituant les trames du monde, fondements de la manifestation qu’on appelle « Plans » de la manifestation.

    Dieu la Mère c’est la matière cosmique, la Sagesse immanente, le Saint Esprit. Elle est la Sophia, l’Ame du Monde, les eaux de l’espace, qui pénètrent même les plus hauts niveaux de l’univers.

    Cette Mère Divine porte différents noms selon les Religions qui l’invoque. Elle est Devi Prakriti ou Aditi en Inde, Mère de Dieu. Elle est Shekinah ou lumière éternelle dans la Cabbale; Kwan Yin – Mère de Compassion en Chine; Isis en Egypte; Aphrodite, Pallas Athéna en Grèce; Vénus, Diane à Rome; Notre Dame – ( Elisabeth Warnon )

    … »Dans l’islam, la Haqiqa est la voie céleste centrale de polarité mâle et émettrice. La Sharia est la voie terrestre périphérique de polarité femelle et réceptrice. La Tariqa est le chemin entre la périphérie et le centre. Ces trois voies peuvent être représentées par un cercle avec un point en son centre, les rayons du cercle étant la Tariqa
    ou l’incarnation de l’Amour maternel dans le Christianisme.*…

    Pourtant, tout être humain comprend en lui ces deux polarités. Pour chaque être humain, une des polarités domine selon que son corps physique est mâle ou femelle. Et d’ailleurs cette polarité est si forte que si un être humain nait exceptionnellement avec un corps physique contraire à sa polarité, il va jusqu’à exprimer le désir de modifier son corps physique.
    L’attirance vers l’être humain de l’autre sexe procède d’une recherche d’équilibre des polarités, dont le produit terrestre et tangible est la procréation.

    En oubliant cette polarité fondatrice, la pensée moderne tend à considérer les êtres humains comme indifférenciés, et l’association de deux êtres du même sexe devient alors acceptable. Lorsque l’amour perd sa dimension supérieure, l’amour réduit à sa seule dimension terrestre devient l’unique justification de l’association de deux êtres.
    C’est une perte de repères. Au fond, la destruction du mariage exclusif entre individus de sexe différents est la résultante de cette perte de repères, qui tend vers la destruction du processus qui produit la vie, non seulement au plan biologique, mais aussi dans les profondeurs des principes universels. »…( Sylvain Juteau )

    *L’Amour maternel :

    Message de Marie reçu le 2 mars 2013

    Rayonner et recevoir

    Offrir sa vie à la tendresse. Ne pas rechercher la tendresse comme un trésor que l’on chercherait à accaparer, offrir sa vie à l’énergie de tendresse ainsi la rayonner, ainsi la recevoir.
    Nous rappelons à l’humanité l’attitude juste, retrouver l’art de l’incarnation. Quitter les crispations, même la crispation de l’attente, pour retrouver la fluidité de l’évidence. Tout offrir à l’amour, à la tendresse, à la joie. Ainsi spontanément, être rayonnement de ces attributs de l’Être ; ainsi spontanément, les recevoir.

    Rayonner et recevoir, les deux facettes du même attribut, pourrait-on dire. L’interférence de l’ego a créé la crispation de cette idée de possession, d’accaparation, avide de posséder ou de ressentir. Pour la plupart de l’humanité, les deux sont similaires.
    Retrouver la fluidité du rayonnement. Rayonner ouvre au ressenti de l’énergie que l’on rayonne. La fluidité entraîne le don, le don entraîne le partage.

    Nous aimons ramener à l’humanité l’attitude juste pour retrouver l’art de l’incarnation.

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    Revue de presse

    « Question de genre.

    En un contexte global de malentendus devons-nous nous étonner que le mâle soit mal entendu ? Il vous parle de silence, de votre silence, qu’il voudrait aussi éloquent que le sien et plus discret. Il vous supervise à partir de critères de copiés collés qu’il a collectionnés où il a cru pouvoir piéger la vérité. Ratiociner est un exercice de haute voltige en lequel le succès damné de la sagesse est de se prendre a priori pour un sage. J’ai appris, dans la vie, à me méfier autant de ceux qui me voulaient du bien et se montraient dithyrambiques, que de ceux qui me regardaient de haut. Que l’on vous juge en bien ou que l’on vous juge en mal, on vous juge et jamais virilement.

    Si je parle à un élève et que je lui dis : « tu as tout compris », je le caresse dans le sens du poil de l’orgueil, même si ça part d’un bon sentiment. Se méfier des bons sentiments qui pavent un enfer laxiste et vaporeux. Je ne dirais pas que l’homme se féminise, ce serait très injurieux pour les femmes qui émergent de siècles d’esclavage, qui revendiquent une égalité de droits énoncée depuis deux mille ans. « Si je parle à un élève » : raisonnement par l’absurde, je n’ai pas d’élève, mon point de vue n’est qu’un point dans l’espace où j’aime être remis à ma place. Le docte élitisme est sans doute plus addictif que le pauvre éthylisme, enfermement parmi tant d’autres.

    L’imitation est le propre de l’homme mais est-elle si propre que ça quand elle n’est que plagiat ? C’est alors qu’on tente de ressembler, de se cloner à un genre qui n’est pas le nôtre : peine perdue, la doublure ne sera jamais qu’une image fictive du modèle, du paradigme. Comment ne pas avoir de compassion pour celui qui fuit sa condition, se gargarise de clichés destinés à justifier sa propension à la déviance ? Ceci dit, le gourou a autant mon respect que l’homosexuel, ils demandent tous les deux à être contenus, voilà tout. Si on ne peut rire de tout, on ne peut non plus tout banaliser.

    J’aime ce qui sourd du fin fond du tréfonds du cœur de l’individu, à l’opposé du cours magistral, loin de toutes affirmations, filles des confrontations polémiques, prémices à la violence à l’état brut : le négationnisme de ce qu’est l’autre. Je veux dire que la struggle for life prend des aspects subtils qui peuvent se retourner contre soi-même quand notre genre, notre détermination n’est pas affirmée. La femme, ma sœur en humanité est moi, et, cependant, je ne vais pas me confondre avec elle. La différence est irréductible et c’est ce qui fait tout le charme de la rencontre mais aussi tous les dangers quand le respect de la nature humaine se perd.

    Pour revenir à l’introspection, si elle n’est qu’une balade à l’intérieur de soi où l’on admire le paysage sans avancer en corrections indispensables, on se plante en celui-ci et on y reste. La confession est un genre qui ne fait pas recette aujourd’hui ; je dirais même, ne le tentez pas, vous risqueriez de rameuter tous les rieurs et sarcastiques, tous les imbus de leur certitudes possédant une fausse pierre philosophale, et ce serait la curée dont vous seriez la première victime. Une vie sans humilité qui supervise l’autre est une vie sans amour. Quand on a compris ça, on n’a pas tout compris mais on a fait un pas de plus et c’est ce qui compte.

    Dire pour se faire des amis ou dire pour les envelopper d’une idéalisation fictive, ce n’est pas très viril et pas féminin non plus au sens essentiel du terme. La liberté est-elle permissivité tous azimuts ? Si c’est le cas, fuyons ! Mon sentiment est que l’amour rend libre si on en accepte tous les écueils, toutes les péripéties aventureuses. Cette liberté rend homme comme elle rend femme, elle est la condition humaine primordiale d’un accès à un plus « être », amorce de spiritualité. Et son corollaire est la tolérance, l’absence de jugement. La liberté n’est pas hypothétique elle se confirme sur le terrain par la rencontre de l’alter ego.

    Il va sans dire que l’équation entre homme et femme part de deux ensembles en relation biunivoque pour une bonne adéquation mais je ne jugerai pas le pas de côté de la nature, je ne sais pas de quoi il est fait. Le courage est une notion de terrain qui vient du cœur ; ce que j’écris, si ce n’est pas un témoignage de ce pragmatisme, je me sentirai décalé et il ne manquerait plus que je choisisse une drogue, échappatoire pour me justifier. Tu es compliqué me dit mon frère. Je lui réponds que je me risque dans la complexité pour mieux revenir à mes premières amours : la simplicité. Rassure-toi, les mots ne sont pas là pour me justifier, ils sont à prendre ou à laisser, c’est toujours un enfant, un être démuni qui me suggère l’essentiel afin que je ne me la pète pas. « Nous, on sait des choses que les autres ne savent pas » m’a dit une personne en articulant difficilement, atteinte de trisomie 21. Respect l’ami en marge, je te dois énormément. »

    Poétiste

  • avatar
    Gaëlle

    C’est dans les jeux du sexe seulement que l’homme et la femme peuvent devenir pleinement Soi. C’est l’arène où peuvent s’affronter le mâle et la femelle, purs. Là, le mâle doit garder son cœur ouvert mais la poigne ferme et la femme conserver un maintien en perdant toute retenue… exercices difficiles de l’amour…

    Mais pour tout le reste… bien sûr que nous sommes doubles, des sangs-mêlés, des bâtard nés d’un homme et d’une femme. Et nous portons en nous l’un comme l’autre. Savoir quand et comment user des qualités de l’un comme de l’autre, sans sombrer dans le ridicule de singer ni l’un ni l’autre, c’est l’art difficile de vivre.

    Notre société n’est pas mature sexuellement, c’est tout. Elle refoule tout, le féminin comme le masculin, à qui elle ôte toute sacralité pour les ‘consumériser’, elle vend du sexe comme tout le reste, et nous nous achetons des joujoux et des rêves plutôt que d’être, et nous restons seuls et puérils plutôt que prendre le risque d’essayer de grandir à deux, ou à plusieurs…

    https://www.youtube.com/watch?v=Xe8QjHpYE1E

  • avatar
    Volkukan


    Il a tout compris : seul le royaume des cieux est impénétrable. Nouvelle éthique, nouvelle esthétique : on va substituer la transparence à la transcendance, le physique à la métaphysique, la liberté à la responsabilité : parce que la vie est encore plus belle pour celui qui s’abandonne, qui se laisse bercer, fut-ce par l’illusion. Tout est dans tout et réciproquement.

    Très bien dit, on dirait du soral avec un zeste de Zemmour, je pense que la bouteille du début était là pour l’aider à se mettre en condition pour parler comme ces deux protagonistes?
    Je ne sais pas si elle pense ce qu’elle dit, pour moi « Personne », dans la vraie vie, est féministe et n’a besoin d’aucun homme. Cependant, le fait que la femme trouve une meilleur place dans la société parce que l’homme s’approprie la féminité est une preuve de la domination implicite de l’homme que « Personne » dénonce (???).

    Pour ma part j’adhère à 100% au message de ce personnage.

  • avatar
    jacou

    Le livre est la retranscription de rencontres aussi bien sur les plans physiques que sur les plans subtils

    LES AMOURS SINGULIÈRES
    Anne Givaudan

    Anne Givaudan, par cet ouvrage, nous amène à contacter ces hommes et ces femmes qui ont la douloureuse sensation que leur âme n’est pas en accord avec leur corps.
    En dehors de tout jugement, de tout a priori et de toute classification, elle repousse les limites du connu pour nous plonger dans un monde inconnu.
    Que se cache-t-il derrière ces visages aux situations souvent tragiques ou culpabilisantes ? C’est ce que nous découvrirons derrière chacune des histoires de vie de ces êtres au parcours extrême.
    Il n’est pas question ici de condamner ou de glorifier qui que ce soit, ni quoi que ce soit, mais simplement de découvrir une autre facette méconnue de LA VIE.

    http://www.dailymotion.com/video/x2k3lyo_interview-d-anne-givaudan-a-propos-de-son-livre-des-amours-singulieres_news#from=embediframe


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