Ils ont voulu quelque chose.

Ils ont tout fait pour l’avoir.

Et ont fini par avoir quelque chose qu’ils n’ont pas voulu.

L’histoire est une vaste comédie… plus précisément une tragi-comédie puisque l’issue, quoi qu’on en dise est toujours imprévue… imprévisible… que dis-je… risible.

Ils ont fait la Révolution… et les voilà obligés de la refaire.

En Tunisie comme en Égypte, ils n’ont pas encore réussi à remettre les pendules à l’heure.

Ils ont défoncé les portes du passé, sans réussir à s’ouvrir les portes de l’avenir.

Ils sont venus à bout du pire des mondes possibles sans faire jaillir un monde meilleur…

Ce qui est fait n’a pas l’air de les satisfaire. On dirait que tout est à refaire… remettre de nouveau les couverts… parce que les peuples restent toujours à découvert… à découvrir… à nourrir et ne pas les laisser mourir. Parce que les écritures en politique, ne sont jamais accomplies… mais toujours à accomplir.

Sisyphe… vas-tu encore continuer à remuer le couteau dans la plaie, de nous rappeler que pour en finir… il faut toujours recommencer.

De saigner et de faire saigner ?

De nous faire chanter… puis de nous désenchanter?

Tragique… L’essence de la tragédie : parce qu’ils n’ont rien fait d’autre, que remplacer un mal par un autre..

Funeste substitution… on est passé de ce qu’on redoute au doute et du doute à la déroute.

 

C’était écrit, mais personne ne l’a lu : la révolution doit être permanente. On n’a jamais fini de la faire…

Non, ce n’est pas un rocher que Sisyphe faisait rouler mais l’astre des astres : le soleil qui réchauffe les cœurs et brûle les esprits… midi c’est aussi minuit.

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