Barbara : Allo Rebecca
Rebecca: C’est toi Barbara ?
Barbara: je suis dans tous mes états
Rebecca: Moi aussi, figure-toi, je pleure nos enfants… ceux qu’on a abattu comme des chiens
Barbara : tu vas rester longtemps en Israël?
Rebecca: le temps de faire mon travail de deuil
Barbara: je crois qu’on ne viendra jamais à bout des pires atrocités…
Rebecca: comment leur dire: assez! Assez! C’en est assez ! Du sordide… nous en sommes lassés.
Barbara: C’est qu’on en arrive à justifier l’injustifiable… une première dans l’histoire de l’inhumanité…
Rebecca: et toi comment ça va ?
Barbara: ça va mais ça ne me va pas… je suis au plus bas
Rebecca: qu’est-ce qui t’arrive ?
Barbara: on m’a volé mon chien… le petit berger allemand…
Rebecca: arrête, s’il te plaît… je n’en peux plus… j’ai l’impression que plus rien ne va.
Barbara: j’y suis un peu trop attachée… je l’avoue… Pour moi, c’est l’effondrement de tout
Rebecca: qu’est-ce que tu comptes faire ?
Barbara: qu’est-ce que tu veux que je fasse… j’espère c’est tout ce que je fais… j’espère que le ravisseur va bien le traiter.
Rebecca: sinon, il ne l’aurait pas volé.
Barbara: tu plaisantes… il va le transformer en valeur marchande…
Rebecca: dans ce cas, espérons qu’il va tomber sur un bon repreneur.
Barbara : je crois que je vais te laisser… tu n’as pas l’air très inspirée… avec tous les morts que tu as sur les bras, en tout cas, j’espère que ton dieu sera là pour les recevoir… J’appelle Indira.
Barbara : allo Indira
Indira: c’est toi Barbara, dis-moi ce qui ne va pas ?
Barbara : on m’a volé mon chien… toi qui sais tout…. est-ce que tu peux m’aider à le retrouver ?
Indira: je ne suis pas voyante… je suis lucide… donc je ne peux pas t’aider à le retrouver… mais à t’y retrouver.
Barbara: je suis partie prenante… je t’écoute poétesse des Indes
Indira: ferme les yeux et ouvre bien ton oreille
Barbara : je souffre si tu veux tout savoir
Indira: on va s’attacher aux particules élémentaires de ta souffrance
Barbara : je t’écoute
Indira: ton moi, ton chien et ton monde sont mal fichus
Barbara: je le sais… je sais qu’ils sont mal fichus
Indira: ton moi, ton chien et ton monde sont des entités abstraites, en vérité, rien de réel ne leur correspond…
Barbara: tu veux dire que mon moi, mon chien et mon monde n’existent pas vraiment ?
Indira: à peine… je veux dire que ce sont des représentations…. des visions sans objets.
Barbara: des représentations? Mais c’est avec ça que je vis bordel !
Indira: c’est pour ça que c’est le bordel. Tu ne veux pas aller au-delà de ces représentations, c’est comme ça que tu vois les choses… mais elles ne sont pas comme ça…
Barbara : ok, tout est objet de représentation et alors? Ça ne m’empêche pas de souffrir le martyre.
Indira: tu souffres parce que tu ne vois pas au-delà de ta façon de te représenter les choses…
Barbara: et qu’est-ce qu’il y au-delà… de moi, de mon chien ou du monde que j’exècre?
Indira: il y a toi telle que tu te vois, ton chien tel que tu le regrettes et ton monde tel que tu l’exècre mais ce ne sont que des représentations que tu te fais… des pièces montées, si tu préfères.
Barbara : est-ce que j’ai le choix?
Indira: bien entendu, on a toujours le choix… on peut toujours se représenter les choses autrement.
Barbara: oui je connais le refrain: en se disant que rien ne rime à rien et que tout revient au même.
Indira: quand tu as compris que ton moi n’est qu’une représentation… une pièce montée… tu as atteint le premier niveau de conscience… mundus est fabula : le moi, le monde et ton chien ne sont que des fables.
Barbara : il y a un deuxième niveau, je suppose.
Indira: oui… au-delà des vulgaires représentations… il y a des relations… entre moi et moi-même, moi-même et mon chien, mon chien et mon monde… c’est un tissu de relations… sans sujets et sans objets…
Barbara: tout est en relation… ça me fait une belle jambe !
Indira: tout à fait… quand tu dis « mon chien » tu établis une relation possessive entre toi et ton chien… qui explique déjà un peu plus le vol. C’est parce que tu crois le posséder qu’on t’a volé ton chien… et parce que tu crois qu’on te l’a volé… que tu pleures.
Barbara: je pleure parce que je souffre
Indira: ou tu souffres parce que tu pleures… c’est ça une relation… ça va dans les deux sens
Barbara: c’est ça le deuxième niveau de conscience?
Indira: à quelque chose près
Barbara: ça ne me rend pas mon chien
Indira: c’est ton moi qui est perdu… pas ton chien
Barbara: passe en troisième, je cale !
Indira: pour retrouver ton chien… il va falloir l’exploser ma petite chérie. Tu as l’embarras du choix : ou tu t’exploses ou tu l’exploses ou tu exploses le monde que tu remets en cause.
Barbara: l’exploser comment? Je ne sais pas fabriquer des bombes
Indira: c’est toi la bombe… c’est toi qui a mis le feu, c’est toi qui dois l’éteindre
Barbara; t’as raison je brûle déjà
Indira: représentation… relation… extinction… qui dit mieux?
Barbara: ne plus rien ressentir, c’est ça que tu veux dire ?
Indira: l’extinction de tout ce qui t’empêche d’être reine ou sereine
Barbara: c’est la fin du monde
Indira: raccroche. Et tu n’entendras plus tout ce que tu racontes
Barbara: je raccroche !


Hot-Dog
Peut-on aimer son chien, et l’attacher avec des saucisses ?
L’aime t-on si on l’attache ?
Vive l’école de la République,de la moutarde, du ketchup et de l’harissa.
exploser…… je sais pas mais à chaque vidéos je m’éclate en tout cas :^) raccroche…..
ahhh cette matrice devant nos yeux qui brouille notre être et lui fait voir des mirages…
elle est folle Indira l’idéaliste! Je préfère de son interlocutrice, qui est beaucoup plus réaliste.
[...] http://www.lejournaldepersonne.com/2012/03/lextinction/ [...]
Simple complexe.
Raccroche. Et tu n’entendras plus tout ce que tu racontes.
Voilà de quoi faire réfléchir un plaignant qui va tenter d’énumérer tout ce qui ne va pas pour nourrir sa plainte, ses récriminations son mal être.
« Sors de toi, j’ai à te causer », pourrait-on lui dire, à cette personne qui n’a plus le sens de la mesure, accrochée comme une bernique à sa propriété de piètre valeur.
Elle ne sait pas qu’elle est pauvre par auto réduction pour cause d’un mauvais discernement des valeurs de ce monde. Elle est craintive et pusillanime.
Mais c’est à la France que « Personne » a téléphoné et celle-ci a « fait l’étonnée » !
On s’identifie avec pas mal de croyances mais l’identification avec son mal, le mal qu’on nous inflige, c’est comme une sauce qui a figé, ce n’est pas ragoûtant.
Plainte et critique sont sœurs jumelles et confinent à la déprime, laquelle incite à la méfiance de l’autre, à la peur d’aller de l’avant sans regarder en arrière.
Il y a beaucoup de héros et d’aventuriers dans les films ou à la télé auxquels on délègue nos aspirations un instant. On vit par procuration.
Idem en politique : gagnera celui qui rassurera de la peur des fantômes et entretiendra cette peur. Il s’adressera aux personnes à qui l’on a volé le chien.
Et on lira dans les gazettes des reportages de gens horrifiés, horrifiés pour ne pas voir qu’on a « explosé » la tête d’enfants innocents et ne pas dire que le scoop est leur motivation première. Cherchez le lâche ! Les médias ne raccrochent jamais.
La France rapetisse, se « mesquinise » sans vergogne. Ça donne du travail de surcroit aux psy et experts de tous poils, aux abrutisseurs publicistes, aux médecins,aux politologues, aux fabricants de radars et de caméras de surveillance, à tout ce qui est globalement improductif : les dysfonctionnements banalisés.
Si je ne raccroche pas, c’est que je ne suis pas dans la plainte mais dans l’indignation et que je propose un stimulant : « démerdez-vous pour être heureux ! ». Exhortation du père Jaouen, l’homme qui colmate les brèches.
A tous ceux qui parlent de ce qui ne va pas, de la crise etc..on peut leur raccrocher au nez et leur dire que cette identité là, messieurs les politiques, on n’en veut pas.
Déprimer, faire peur pour régner, c’est la guerre psychologique qui voudrait éloigner la guerre réelle en d’autres pays.
Elle en dit long la plainte quand elle n’est pas constructive, se complaît dans la complexité alors que cette complexité et la zizanie s’entendent à merveille pour chasser les idées simples et exhaustives qui donneraient solution à un problème qui n’en est pas réellement un.
Dans le bordel, l’identité ne doit pas rester le bordel. L’identité, ça s’invente tous les jours sauf lorsqu’on s’enlise dans les sables émouvants comme on entrerait dans un enfer en lequel il nous faudrait abandonner tout espoir.
Ceux de la complexité ont des complexes d’infériorité, en cherchant la petite bête, ils cherchent aussi leur chien qu’ils appellent : « identité ». (Donc, c’est une chienne !).
Indira, tu nous en diras tant !
… Spécial Jacou
Espérons que ce n’est qu’une allégorie, et que le chiot Berger partage toujours le monde de bout de chou premier et Personne
Rebecca est encore sous le choc des assassinats d’enfants, Barbara n’arrive pas à lui faire partager son chagrin de chien.
Tout le reste, sur le Soi, le moi, l’identification, la représentation, la relation au monde, l’illusion, la relativité, la souffrance, est comme un concentré de tout ce que Jacou, inlassablement, nous propose sur ces pages
Ceux qui ont de la peine comme ceux qui rendent grâce dans la joie trouveront les écrits de Jacou dans la rubrique « Les Plumes ».
Ce qu’il expose est saisissant, vraiment !
Le silence se charge de nous! Dire qu’il n’a rien à dire? est trivial.
Alors on s’invente un monde, une boule et mis, bout à bout, des morceaux d’histoires.
Le vide sent, plis de pleins non à bouts. P’tits ruisseaux fonds des grandes rives hier,
mais aux séants d’inconvenables culs entre deux chaises aujourd’hui.
Qu’on me rassure, n’est-ce la question que se posa Râ, sûr de lui? D’un doute si pharaonique, Descartes en déduit, je pense donc je suis. Sûr.
Rassuré il oublia qu’on est jamais sûr de penser, car nous ne sommes pas seul à être ou ne pas être toujours sûrs, les autres parlent. Le repère est probablement l’autre, mais là encore, rien n’est moins sûr.
Tout cela fait comprendre la politique rassurante de Nicolas Sarkozy, le pov en doute.
A Poetist
Un simple complexe, comme c’est bien dit, d’infériorité où de supériorité, tout le « racisme » et « l’antisemitisme » s’y trouve, caché, dissimulé, derrière ce simple fait singulier. Le petit berger allemand est réincarné organiquement avec le musulman, un chiot qui dormait tranquillement et que l’on a réveillé brutalement car il était couché sur des puits d’essences, sans compter l’apport et le rapport d’une espèce génétiquement plus qu’ originelle au sein de la portée, pure espèce qui était là, AVANT, la 1ERE, l’immaculée conception d’elle même, une avant première qui a déjà tout inventée, intouchable et qui s’est toujours enfermé dans un ghetto qui est enfin réalisé,la bible névrosée atomique, un sacré complexe. L’autre branche ayant choisi le plus prêt de toi mon dieu sur une autre terre promise armée par les puritains protestants méritants.
Play Station pour Personne: Très beau glissement d’opérateur entre l’occirdent et l’orient
c’est ton moi qui est perdu… pas ton chien
Le moi et sa propriété,où l’eunuque et sa propriété comme ne l’a pas écrit l’anarchiste Stirnair. Di lu on, di lu on par le nous des autres.
WAOUH !
Toute la « misère » du monde décryptée en quelques mots chargés de sens , quelques fois, souvent, je fais part de mes réserves quand à la capacité du mental à décrypter le monde, pas seulement celui des apparences, mais l’univers sous-jacent ,l’immanent . Pour pouvoir exprimer l’indicible, il est nécessaire que les capacités du mental, efficaces pour la gestion matérielle, soient améliorées dans sa finesse de perception, de vision, d’intuition; et cela passe par une relation avec le sentiment du coeur ( pas les émotions ), parce que le coeur n’analyse, ni de déduit de façon lineaire, mais ressent de façon plus directe, plus profonde, plus globale, le mental va croître en intuition, acquérir une vision plus large, et être en relation avec l’aspect le plus intime de nous-même cette énergie lumineuse.
Ce fonctionnement nXL du mental s’appelle Intellect raffiné ou Supramental dont Sri Aurobindo à été le premier à en décrire les possibilités et comment y parvenir .
Pour moi, Personne donne ici un vivant exemple de ce fontionnement raffiné .
Bouh!
Barbara est la bombe.
Bravo pour ce trait d’humour d’une finesse extrême
Oui, les Barbara aiment jouer avec le feu et la poudre et seules les saintes s’en rendent compte
Vous êtes vraiment très très forte Dame Personne!
AH Jacou, je t’y prends vieux cachotier.
je fais part de mes réserves quand à la capacité du mental à décrypter le monde, pas seulement celui des apparences, mais l’univers sous-jacent ,l’immanent
Ces réserves, c’est des munitions internes contre l’immunité des pouvoirs et la contamination des représentations et de leurs cirques.
Jeux suis supramental sans le savoir, MDR. A chaque moment de la journée, jeux décroche,jeux me branche à tout ce qui passe à ma portée.
Excellente extinction à toutes et à tous.
QUI AURAIT CRU QUE LE SURMOI PORTERAIT UN JOUR LE FOULARD . c’est le signe de la fin des temps .
c’est marrant le « soi « joue le rôle d’Abdelkader le grand frère . Il me semble que notre actrice a refoulé pas mal elle n’a pas quitté Toulouse .
pour le reste je demeure fan ! prêt à m’éteindre ou à exploser .
Comme ils faisaient route, quelqu’un lui dit en chemin: « Je te suivrai où que tu ailles. « Jésus lui répondit: « Les renards ont des tanières et les oiseaux ont des nids; le Fils de l’homme, lui, n’a pas ou reposer la tête. »
Il dit à un autre: « Suis-moi. » Celui-ci répondit: Permet moi d’abord de m’en aller enterrer mon père. » Mais il lui répliqua: « Laisse les morts enterrer leurs morts; pour toi, va t-en publier le Royaume de Dieu. »
Un autre encore lui dit: « Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’abord de prendre congé des miens. » Mais Jésus répondit: « Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu. »
Evangile selon Saint Luc 9:57-62
Comme de grandes foules faisaient route avec lui, il se retourna et leur dit: « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Quiconque ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut être mon disciple. »
Evangile selon Saint Luc 14:25-27
@ Jeremie.
Encore un copié,collé, de la prose élitisme en forme de prosélytisme.
Ce n’est pas là un cadeau personnel, c’est pris sur un livre : la Bible, le Nouveau Testament.
Il y de la lettre mais pas de l’esprit de celui qui a fait ce copié collé. Jeremie, si tu nous balances la lettre sous le nez, as-tu l’arrière pensée de nous convaincre, alors de prosélyte, tu passes à inquisiteur.
Si Dieu existe, on peut penser qu’il a donné à chacun de pouvoir s’exprimer sans rabâcher des textes comme on rentre un clou dans une planche. Ces textes, tout le monde peut les lire. Il te suffisait de mettre un lien : Bible, et là, tu donnais tout en même temps.
Le Dimanche il y a des prières à l’Église et le Vendredi à la Mosquée.
De plus, cette traduction est fantaisiste et j’y vois une provocation.
La foi sauve et le prosélytisme tue: je dirais comme Voltaire : je vous le répèterai jusqu’à ce que vous ayez compris.
Qui est Jeremie? Un copié collé ? Autrement dit: un texte. Et je dirais de même si tu balançais des sourates et des versets du Coran.
Tu as devant toi des personnes qui n’ont pas ta certitude, tu peux les respecter.Ou alors, fais toi prêtre, tu seras logique avec toi-même.Tu pourras servir ces textes tels quels le Dimanche.
Je ne sais plus si c’est Jade ou Sade (qui me pardonneront certainement ça) qui opère les extractions…
Mais s’il vous plaît:je considère que le copié-collé de Jeremie est un viol mental!
En effet,ce n’est qu’à la fin de sa lecture que je me rends compte que je viens de lire un verset de la bible,le copieur ne citant sa source qu’à la fin!
Et s’il lui prenait l’envie de nous infliger tout le bouquin ?
Même pas un mot de lui-même !