Attention ce n’est pas un meeting, je ne meet personne, je dénonce le mythe des meetings.
My god… my thing… il n’y a pas d’attractive world dans ce bas monde!
C’est trop long ou c’est trop court… les hommes, les femmes n’écoutent plus les discours…
Leur niveau de conscience est au plus bas… c’est la matière qui a pris le pas… plus la peine de les monter ou de les remonter… ils sont démontés… la politique est morte… c’est un constat arithmétique : un moins un égale zéro. Ventre affamé n’a pas d’oreille.

Ouvrières, ouvriers, voici venu le temps des soustractions. Il n’y aura même plus de mur pour absorber vos lamentations, ni de commissaire pour recevoir vos plaintes, ni de syndicat pour relayer vos revendications.
Le sens politique n’est plus d’actualité… partout triomphe l’insensé qui s’occupe de vos finances et de votre manque à gagner. Gestion du déficit, gestion de la dette, magie de la perte… alerte rouge !
Camarades… il n’y a plus rien à partager… hormis l’idée que plus personne ne croit au partage.
Qui parlait d’un cœur qui bat au même rythme que les autres cœurs? Un poète ? Ou un athlète ?
Y a plus de cœur… qui ne s’écœure et ne se meurt en cherchant un nouveau couteau pour couper le beurre. Et les couteaux se multiplient à l’infini, mais il n’y a plus de beurre. C’était un leurre.
La planète ne suffit plus. Les hommes n’en peuvent plus. C’est bouché, y a plus de débouché.

Et qui va vous redonner conscience et confiance ? Personne…
Personne n’est assez fou ou fol pour reprendre le fil de l’histoire. La précarité a sapé les fondements de votre réceptivité, de votre sensibilité, de votre humanité… vous ne pouvez plus compter sur personne… pire encore ! Vous ne pouvez même plus compter sur vous-mêmes.
Adieu constante… bonjour les variantes…
Le caprice des temps et la malice des gens… Marivaudage du capital planétaire : on ne peut plus jurer de rien. Ni reposer sur rien… tout est envers et contre tout.
Ni clos, ni ouvert, l’univers est à découvert!
Salut les copains, salut les copines… nous sommes à vendre.
Et personne pour nous reprendre… parce que nous ne sommes pas les seuls sur le marché… l’offre excède la demande…
Non… ne parlons plus de liberté… c’est ringardisé… mais d’une nouvelle forme de captivité qui nous rappelle le ballon prisonnier avec plein de perdants, et un seul gagnant : le hasard… alerte rouge… plus personne ne bouge

Usuriers! Usurières ! Vous aviez raison… c’est une question d’argent : tout s’achète et tout se vend ! Combien ? Est le maître mot. Combien ? Un individu se suicide toutes les heures en France. Merde !
Pourquoi ? Parce qu’il n’a écouté personne… parce que personne n’avait rien à lui dire.

Parce que rien ne va… rien ne vaut j’en conviens… exceptée cette main que personne ne vous tend mais que vous pouvez tendre à quelqu’un pour lui dire qu’il ne faut pas marcher seul…

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