Je suis sur le mont des oliviers
Avec des hommes en aval et Dieu en amont
Et un soleil qui passe son temps
À rompre le rythme des saisons
Et j’ai pas intérêt à dire tout et n’importe quoi
Et j’irai pas jusqu’à dire que j’ai perdu la Foi
Parce qu’il m’en reste juste un peu
Pour vous dire qu’on fait ce qu’on peut
Mais qu’on ne fait pas ce qu’on veut
Ouvrez bien les yeux… dans nos plus belles cités, il y a déjà le feu
La Grèce a renoncé à son referendum
Et l’Europe va bientôt renoncer à son impossible unité
Formelle et matérielle… en substituant le vrai fiel au faux miel
Et qu’est-ce qu’on nous raconte pour faire amende honorable?
Que ce sont les marchés qui nous font marcher? On le savait déjà !
Que la parole des peuples est hachée? On le craignait déjà !
Que la démocratie est un mensonge éhonté qui a un peu trop duré ?
C’est ce que nous avons toujours refusé de voir, de croire, de savoir
En effet, il n’y a pas d’autre pouvoir que le culte du pouvoir
Avec deux ingrédients pour le nourrir : Dieu ou l’argent. Que choisir ?
L’un des deux mène le monde à sa perte, je vous laisse deviner lequel
Je vous rassure : il ne peut y avoir de troisième terme… pas d’alchimie.
On monte… ou on descend… l’atermoiement est exclu.
Et les deux se donnent la main, lorsque le culte du pouvoir devient pouvoir du culte.
De la théocratie, on ne peut pas en sortir… jamais.
Quand ce n’est pas Dieu… c’est un dollar ou un dinar divinisé
Qui prend la parole et ne la rend jamais
Pour que nous soyons obligés d’acheter des appareils pour s’entendre
Et des ordinateurs pour échanger nos fausses monnaies
En désespoir de cause, je me dis que nous n’avons guère le choix
Aucun embarras mais deux bons débarras : le pire et l’empire.
La fausse monnaie et l’empire des faux monnayeurs
Tout est là… Pas la peine d’aller voir ailleurs!

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