Call of Duty… le devoir m’appelle et je n’ai plus du tout envie de répondre à l’appel… je ne décroche pas… je ne m’accroche plus… « la personne que vous avez demandé n’est pas disponible pour le moment et ne le sera plus jamais … bye !

Nous avons tous une dette. Nous nous devons tous quelque chose.
Devoir ! L’appel du devoir… est sans appel.
Je ne suis plus ce que je suis mais ce que je dois être… ce que je dois faire… et en premier : Payer ma dette.
Depuis le péché originel jusqu’à mon dernier loyer. Et nul ne peut s’y soustraire…

Nous sommes tous endettés : l’Europe, l’Afrique, mais surtout l’Amérique. Ils ont tous du mal à s’acquitter de leur dette.
Peut-être parce qu’ils pressentent qu’ils ne seront plus jamais quittes !
Dans un monde dévoré par deux verbes clés : produire et consommer, qui ne font plus qu’un sur le marché, on n’a pas fini de s’indigner.
Avec une pointe de nostalgie pour retrouver de l’énergie: Ah si toute dette pouvait être effacée… toute terre rendue à son premier propriétaire… les écritures seraient enfin accomplies…
Je veux parler des écritures comptables qui font que le riche doit payer moins pour avoir plus et le pauvre payer plus pour avoir moins…
Le fameux taux d’intérêt qui nous prouve que les temps ont changé…
On ne doit pas seulement payer ce que l‘on doit mais payer aussi pour tout le mal qu’on a eu à payer ce que l’on doit !

Double paye… double peine… la facture est salée… et la fracture révélée… entre nous et nous-mêmes … ça ne coïncidera plus jamais !
Parce que nous savons qui nous sommes désormais : endettés et endetteurs !

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