Dans quel but et pour quelle fin ? 34


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Je marchais, j’ai trébuché, je suis tombée.
Sur quoi ? Sur un petit bout de réalité.
Aïe ! Aïe ! Ça fait mal
J’étais à genoux… ça n’a rien à voir mais je m’appelle madame du genou…
Comment ça ? Ça ne tient pas de bout ?
Mais si… mais si…
Monsieur l’ingénieur des ponts et chaussées, permettez-moi de vous dire que c’est peut-être vous qui construisez les ponts, mais c’est nous qui les traversons… ni vous, ni moi ne pouvons rien contre ce petit caillou qui nous casse les pieds…
Comme s’il faisait exprès… comme s’il était destiné à nous faire trébucher…
En effet, je soupçonne le hasard d’être bien fait… il nous rappelle à l’ordre du jour que les indignés ne sont pas de doux rêveurs mais des gens qui nous disent que la réalité n’est pas ce qu’elle est, si on lui enlève sa part de rêve. Cette part de rêve, c’est toute notre dignité. Il faut dégager l’horizon… autrement dit, s’engager politiquement pour réclamer, messieurs des ponts et chaussées une verticalité…

Une verticale, parce que nous ne sommes pas des bêtes de somme qui vont se laisser égorger indéfiniment sans réagir… sans renverser les tables sur lesquelles, elles seront bientôt servies, grillées ou rôties… c’est un scandale !
Non, ne me prenez pas la tête ou je vous coupe le sifflet… respect… monsieur l’ingénieur des ponts et chaussées…
Tout ce que je vous demande c’est un minimum de probité… d’honnêteté.
Oui, savez-vous ce que m’ont dit les grecs que vous vous apprêtez à racheter au plus bas prix ?
Que lorsque vous construisez un pont, vous ne pouvez pas ne pas avoir en tête les moyens dont vous disposez, c'est-à-dire ce petit bout de réalité, mais est-ce la cause essentielle qui doit vous préoccuper, ou y-a-t-il autre chose de plus substantiel ?

Les indignés disent oui et plus que jamais, oui… nous avons besoin de savoir, ce pour quoi nous faisons les choses, dans quel but, pour quelle fin… une centrale nucléaire de plus ou de moins… dans quel but ? Pour quelle fin ?
Devenir le plus grand ingénieur… oui mais dans quel but ? Et pour quelle fin ?
Pour nous servir ou pour se servir de nous ?
Parce que ce ne sont pas les moyens qui nous manquent pour refaire le monde, mais ce sont les buts et les fins… où va-ton ?
Tant qu’on ne nous aura pas dit où on va, on ne bougera pas.
On ne bougera plus.

 

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34 commentaires sur “Dans quel but et pour quelle fin ?

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    SFAX

    Se battre ou ne pas se battre? Telle est la question! Pourquoi? POUR QUI? QUAND? COMMENT!!!! AVEC ET CONTRE QUI???

    Fight or not fight? Such is the question! Why? For WHO, WHEN, HOW!??!! WITH WHO? AGAINST WHOM?

    戦うか、あるいは戦いません? 質問はこのようです! なぜですか?

    Pelearse o no pelearse? ¡ Tal es la cuestión! ? Por qué? ¡ Para QUÉ, CUANDO, CÓMO !!!

    誰のためにか、いつか、どのようにか!

    Battersi o non battersi? Tale è la domanda! Perché? Per Che, Quando, Come!!!!

    لم تكن الحرب او الحرب? هذا هو السؤال! لماذا? لمن, متى وكيف?

    Zu kämpfen oder nicht zu kämpfen? Manche handelt sich! Warum? Für DAS, WANN, WIE!!!!
    הלחם באו לא הלחם? כזה הוא השאלה! מדוע? למי, כאשר, איך!

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    jacou

    Vous ne dormez jamais, toujours dans l’éveille 🙂
    Quel but, quelle finalité ??
    L’ingénieur de ponts (entre autres) va essayer de donner un POINT de vue. Pour la 1ere fois depuis bien longtemps l’être humain à la possibilité de voir la trame de la Vie grace d’une part à la connaissance scientifique objective qui permet de la comprendre et surtout par l’expérience subjective intérieure qui permet de la vivre .

    Sur le plan scientifique, en faisant moins que court, la source de l’Univers est un champ silencieux d’information non manifesté (le vide, le néant) d’énergie incommensurable ,ce champ (chant) est Amour et Conscience dont la 1ere manifestation est la Lumière, dans la nature tout dépend de la lumière,les plantes, notre nourriture, notre ADN. c’est ce qui explique que certains hommes/femmes,(env.30000)ne se nourrissent plus que de lumière, àprès beaucoup de septicisme ,les bio-physiciens arrivent à expliquer comment cela fontionne .

    Notre origine lumineuse se vérifie également par les photos (effet Kirlian) de l’énegie magnétique du corps humain qui montre l’état de communication intercellulaire vibratoire et qui donne une véritable photo identitaire
    de l’état physique/émotionnel/spirituel de l’individu.

    Les recherches éffectuées sur des personnes pratiquant la méditation ont montré de notables différences sur la physiologie selon la qualité (profondeur) de la méditation.

    Tout ceci pour esquisser l’approche que l’être humain n’est pas du tout un corps figé dans un fontionnement organique programmé, mais un être de conscience d’amour et de lumière .

    TOUS les maux de l’humanité proviennent de l’ignorance (oubli) de ce que nous sommes vraiment . Sur la base de cette évidence retrouvée l’humanité pourra vivre son choix qui soyons en certain ne sera pas dans le continuation de la souffrance, de la maladie, de la misère, du viellissement (un sujet très intéressant ).

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    Ashitaka

    Pourquoi de battre?
    Pour survivre.. ou plutot pour revivre, car nous sommes en train de rendre l’ame, parceque beaucoup ont dépassé le stade de la survie, sont déja mort ou sur le point de l’etre pendant que les responsable continue de s’empiffrer, en prenant bien soin de rogner les os jusqu’a la moelle.

    Quand? Quand les peuples se reveilleront et verrons que la misere d’en face est maintenant à leur porte. C’est une sombre réalité sur l’espece humaine, tant qu’elle n’est pas touché par quelque chose, elle ne sent pas concernée, et meme lorsqu’elle le devient, elle peine à y croire et se conforte dans des illusions diverses (abrutissement médiatique, religion, etc.).

    Comment? Je n’ai pas la solution mais je serais partisan de la fourche à planter dans les fesses des tortionnaires, Je ne suis pas partisan de la diplomatie et des langages hypocrites qui embrouillent les esprits ni du « bien paraitre ». Quand on veut dire « merde » il faut dire « merde » et pas « flute », et tant pis si on passe pour un grossier personnage.
    Il faut arrter de se voiler la face avec de belles apparences bien lisse, derriere de belles pensées, des jolis mots, des belles images, qui plaisent a tout le monde mais qui ne menent à rien de concret et d’efficace.

    Avec qui? Avec tout ceux qui en ont assez dans la culotte, mais ils sont peu nombreux…

    Contre qui? Contre ceux qui nous pompent l’air comme des vampires, ceux qui s’empiffre pendant qu’on creve de faim, pas au sens figuré mais au sens « propre » du terme!
    Ceux qui dans leur beau costard à 500€ se moquent de nous dans nos fringues de la Redoute (pour les plus riche d’entre nous) usées juqu’a la corde. Ceux qui s’engraissent sans rien faire pendant qu’on creve au boulot, toujours au sens « propre » du terme, soit en se suicidant soit parcequ’on a plus la force de continuer, soit parcequ’arrivée a un age ou on serait mieux avec ses petits enfants on est obligé de supporter les caprices d’un petit con de « jeune cadre dynamique, d’un chefaillon de 30 piges qui ne connait rien a la vie,

    Pourquoi? Parcequ’on a du tiré un trait sur notre vie et qu’on attend la mort en esperant un peu de soulagement.

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    Ashitaka

    Il y’a tant de choses qui me révoltent, à tous les niveaux, que ne peux pas tout dire.
    Le monde est devenu un grand n’importe quoi, ou plus personne ne respecte plus personne.

    Mais il y’a une chose en particulier qui me donne la nausée, c’est les larbins qui dénigrent les autres larbins, les travailleurs qui ne respectent pas le travail des autres, qui se croient supérieur en pensant que leur propre tache est bien meilleure que celle des autres, qui pensent que faire des courbettes est plus valorisant que de laver les chiottes ou de « gratter » des extincteur et se faire insulter par des grouillots qui se croient au dessus de tout.

    La révolte doit commencer au quotidien, tous les jours, en refusant de se faire traiter comme un larbin, en respectant les autres meme s’ils ne font pas la meme chsoe, je crois que c’ets déja comme ca qu’on pourra peut etre changer un jour les mentalités.. Mais j’avoue que je suis très pessimiste sur ce point, en grande partie a cause de ma carriere professionnelle (et peu importe ce qu’est ma profession, je ne veut pas qu’on me pose la question, ca ne change rien a qui je suis)

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    pèse-personne

    « Tant qu’on ne nous aura pas dit où on va, on ne bougera pas. »
    Individuellement, c’est une très mauvaise solution.
    Un jour on est vieux, le temps est passé, on n’a pas bougé.

    Concernant l’ingénieur des ponts et chaussées, hier, du temps de ma jeunesse, il était plutôt militaire, aujourd’hui on me dit qu’il est banquier, et demain … demain il sera fossoyeur.

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    memepasmoimeme

    Par ici, par ici ! Messieurs dames !
    Il est bon, il est frais mon programme !
    Alors Madame Dugenou, qu’est-ce que je vous sers, ce matin ?
    Une belle salade, des gâteaux secs ou du gratin ?
    Vous voulez tenter un nouveau régime ?
    Vous êtes bien comme vous êtes, à quoi ça rime ?
    En tout cas, évitez les graines germées
    Je vous rappelle que nous sommes carnassiers
    Il ne faut pas aller contre sa nature.
    Regardez Hollande ce qu’il endure !
    Non, ce n’est pas de la politique
    Mais vouloir changer, c’est atypique.
    Quoi ? Le marché de la Puerta del Sol ?
    Non, mais vous avez perdu la boussole !
    Ils ont fait pousser des pensées sur les trottoirs
    C’est pour vous dire combien leur avenir est noir !
    C’est joli, il est vrai, mais ça ne nourrit pas.
    Il nous faut du concret, je vous réchauffe un plat ?
    J’en ai un fameux, le goulasch, oui, c’est Hongrois
    Ou un fromage de Corrèze ? Vous avez le choix.
    Encore indécise ? Et un bon mets à l’ancienne ?
    Oui, je précise, une marinade végétarienne.
    C’est très tendance dans la cuisine traditionnelle !
    Bon alors, qu’est-ce que je vous mets dans la gamelle ?
    Comment ça ? ne me dites pas que rien ne vous tente ?
    Vous madame, une si loyale, si fidèle cliente,
    Vous préférez cultivez votre potager ?
    Ma foi, pour la première fois, je suis indigné !

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    le journal de Personne Auteur de l’article

    Un petit clin d’œil de Swâmi à Jacou et à ses alter égos :
    « Prenez les choses sous un autre angle: « je n’aime pas que les choses soient ainsi ». Très bien alors abandonnez-les, débarrassez-vous en. Si vous ne pouvez pas le faire, quel est le remède? Prenez-en possession! Il n’y a pas d’autre alternative. Si vous ne pouvez pas les abandonner, prenez et acceptez. « Oui c’est ainsi ». Appliquez cela tout le temps, à toutes les situations. Ainsi vous aurez le cœur et l’esprit en paix. A la racine de toutes les difficultés, il y a « non ». Dire « non » et, en même temps, vivre avec l’objet de son refus. n’est-ce pas contradictoire? » – Swâmi Prajnanpad : L’art de voir –

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    BlackSun

    Un p’tit bout d’parapluie contre un bout d’paradis, je n’perdais pas au change, pardi!
    Un p’tit bout d’dignité contre un bout de billet, je perds mon âme au change, respect!
    Un p’tit bout de ciment contre un bout d’sentiment, je n’perdrais pas au change, vraiment!

    Bravo encore, et pour le choix du sujet, et pour son traitement; allez, je détaille un peu mon avis (juste un avis, malléable et discutable, pas un jugement; je n’ai ni les compétences, ni la légitimité pour cela):

    d’un point de vue technique, j’ai apprécié la mise en scène, l’introduction du pont en mouvement, avec la persistance de l’image en arrière plan; le traitement sépia de l’image aussi, pour son intensité dramatique « à l’ancienne » et qui donne une espèce de légitimité intemporelle au propos, tout en en dénonçant peut-être une obsolescence de l’inconsidération face au peuple;
    j’ai apprécié aussi le cadrage, le casque, à la fois instrument requis de protection contre la réalité et facteur d’ambiguïté relevant une certaine identification entre l’ingénieur et dame Du Genou, Pueblo en victime et bourreau à la fois? …
    Juste un petit bémol sur le son, dont le niveau m’a semblé un peu élevé, parfois limite distorsion (compression, normalisation, dureté de la reflexion ?)…
    En ce qui concenre le jeu, d’un très bon niveau, j’y vois quelques points d’orgue comme lors lors des passages « ca fait mal, j’étais, pfout, à genou », trop drôle, ou « cette part de rêve, c’est … toute notre dignité » ou encore « comme s’il était destiné à nous faire trébucher », ou encore « monsieur … l’ingénieur des ponts et chaussées ».
    Amusant et percutant contraste entre une espèce de superficialité de madame Du Genou, et la pertinence du fond de son propos …

    Il y aurait bien d’autres choses à dire, texte bien écrit, etc, mais l’essentiel de ce que le sujet du jour m’inspire est là … désolé pour la longue partie descriptive!

    En résumé?
    Avec vous, Miss Personne, on peut dire:
    Un p’tit bout d’temps réel contre un bout d’virtuel, je ne perds pas au change, ma belle!
    Avec respect.

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    BlackSun

    Jacou, je suis d’accord avec vous, l’homme n’est pas qu’organique, il est aussi conscience, amour, et lumière …
    Par contre, il me faut dire, sans chercher la polémique mais pour montrer une autre conception, que la vision, plus commune que la vôtre je crois, que j’ai de ce qu’est la science me raconte une autre histoire sur ce qu’est l’univers, la biophysique que vous évoquez me semble plus une parabole métaphysique d’une nourriture spirituelle qu’une interaction reconnue entre biologie et physique (se nourrir de lumière – bien sûr, la photosynthèse végétale, et l’action de la lumière sur les hormones sont reconnues, mais ne se suffisent pas en elle-mêmes, me semble-t-il); de même, l’effet kirlian est interprété par les scientifiques comme l’effet corona, etc.

    Comprenez moi bien, loin de moi l’idée de me présenter en empêcheur de rêver en rond, mais mon « matérialisme » me souffle de parler d’une autre réalité reconnue comme scientifique, pour que les éventuels influençables lecteurs aient à disposotion une diversité de présentation des choses; à eux de creuser ensuite dans la direction qui leur convient.
    Ce qui ne m’empêche de vous rejoindre sur d’autres plans, j’en ai cité un en introduction de ce message, je pourrais ajouter d’autres choses:
    action du mental sur le physiologique (par exemple le stress qui peut accélerer le coeur), l’ignorance comme facteur de troubles pour l’Humanité, etc.
    Et peut-être le plus essentiel de nos points communs:
    la lutte contre les injustices sur lesquelles nous avons en partie le pouvoir d’agir (misère, etc).
    Il est possible et même souhaitable, comme le rappelle miss Personne en citant Swâmi Prajnanpad , d’accepter ce que l’on ne peut changer, afin d’éviter une tension bien inutile. Je nuancerais ce point de vue en disant juste que ce que l’on peut changer évolue au fur et à mesure de nos connaissances, sans évoquer le bien connu « impossible n’est pas français » dont je ne sais ce que pense A. Desjardins, disciple national de Swâmi Prajnanpad.
    Ainsi, il y aurait pour moi deux niveaux, parfois en contradiction: accepter ce que l’on sait ou croit savoir ne pas pouvoir changer dans l’immédiat, trop loin de nos capacités à faire évoluer, mais aussi, comme dans l’esprit des scientifiques, lutter pour refuser tout fatalisme pour ce qui est à la frontière de nos connaissances, à la limite du désormais influençable, pour faire avancer nos capacités à faire évoluer.
    Accepter l’inaccessible comme tel, dans l’état actuel des choses, mais le viser, s’il paraît souhaitable, pour progresser et permettre aux suivants d’aller plus loin encore.
    En cela, toute vision est acceptable, de la plus éthérée à la plus pragmatique, car susceptible d’apporter un angle d’attaque nouveau, et rien de mieux qu’un regard exterieur parfois pour faire avancer quelquechose.
    Mais pour éviter trop de distorsion, et d’avoir a à appliquer trop souvent le prinicipe évoqué par Prajananpad, il faut aussi savoir a quelle distance est la terre … car sauf à vivre dans un environnement protégé, plus on sera dans le rêve, plus la réalité présentera d’impasses à devoir accepter, sublimer, etc.
    Le rêve est nécessaire pour se donner une direction vers quoi avancer, ensuite il faut bien bouger les pieds …

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    BlackSun

    Ashitaka, une de mes citations préferées est d’Abraham Lincoln; elle dit:
    « Pas plus que je ne voudrais être esclave, je ne voudrais être maître » …
    Bien sûr, il y a toujours des gens pour considérer que cela ne les concenre pas, puisqu’ils seront toujours des « maîtres, pensent-ils. Mais cette simple pensée est déjà une de leur plus lourde chaîne …

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    Domeo

    Ca discute bien ! Je ferai court : Quelle énergie !

    Je crois bien que je n’avais pas encore vu ce personnage. Et on dirait qu’elle va donner bien du fil à retordre à un certain monde de merde qui nous entoure ! Bienvenue !

    Que l’affection que vous porte vos amis ici, et pas que des hommes, vous donne les ailes pour voler et voler et vous envoler… Ou l’inverse.

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    BlackSun

    Pèse-personne, je pense qu’il fait voir dans ce « on ne bougera pas », une volonté d’immobilisme par rapport au sens dans lequel on est poussé par d’autres sur un plan particulier; ce qui n’empêche en rien de bouger autrement, sur d’autres plans ou sur ce même plan.
    Je vois – mais bien sûr seule Miss Personne peut dire ce qu’elle a souhaité exprimer – dans ce « on ne bougera pas » un « on n’ira pas dans votre sens, on reste sur notre trajectoire habituelle ».
    Cela peut être aussi vu comme un moyen pacifique de lutte, à la Gandhi: ne pas bouger pour forcer les autres à bouger.

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    BlackSun

    SFAX, je ne sais si vous parlez toutes ces langues, mais bravo!
    Quand aux réponses à vos questions, vous en trouverez bien des éléments ici, je crois …

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    BlackSun

    Memepasmoimeme, votre amusant petit poème me fait songer à ce qu’évoquait Miss Personne dans un autre sujet:
    la rebellion contre la rebellion …
    Drôle et pertinent, pour mon goût …

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    BlackSun

    J’ai oublié d’ajouter à ma réponse à Pèse-personne, la grêve, qui est un moyen de faire bouger les choses par le blocage …

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    Ashitaka

    Chere Personne, je suis en désacord avec le fait de dire « c’est ainsi » car c’est se résigner en acceptant l’inacceptable.
    Or if faut parfois dire « non » à l’inacceptable et refuser ce qui est injuste sous pretexte que « c’est comme ca que ca se passe, on y peut rien ».

    Je suis peut etre trop rebelle et du coup trop en marge, mais je m’en moque, je préfère sortir de la normalité plutot que d’etre un résigné.

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    Ashitaka

    Je dirais pour finir, que cela fait 20 ans que je me bats au quotidien contre le « c’est comme ca » que je refuse de me résigner à quelque chose que me semble injuste sous prétexte que tout le monde le fait, et donc se fait marcher sur les pieds, et que depuis quelques temps je montre l’exemple autour de moi en montrant que nous sommes des etres humains et que bien qu’en bas de l’echelle sociale chacun de nous a droit à un minimum de respect, que la résignation à un systeme décadent ne peut mener qu’a propre perte.

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    Ashitaka

    @ Blacksun: Je ne connais pas grand chose en citation, je reconnait facilement ne pas toujours très bien saisir les texte a double ou triple sens, je suis relativement simple, et quelque part je me dis que ne pas connaitre un tas de citation intellectuelle de Pierre, paul ou Jacques n’est pas plus mal car ca permet de raisonner par moi meme, surement mal des fois, mais rarement via le cerveau d’un autre…
    Je m’excuse si j’ai un ton un peu sec, mais je crois que je commence à etre las des belles paroles, des combats de coq de basse cours (meme si ca m’amuse un temps) etc.

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    le journal de Personne Auteur de l’article

    @BlackSun
    Votre tour d’horizon est bel et bien une marque de générosité débordante à notre égard… sans oublier, l’élégance et la pertinence de vos propos toujours d’à propos.

    @Ashitaka
    Quand je cite quelqu’un, ce n’est pas pour lui emboiter le pas, mais pour dire aux autres voici : « quelqu’un », moi qui ne suis personne!

    @ et à tous
    Bon weekend avec cette autre précipitation : « c’est à celui qui donne de remercier celui qui a bien voulu recevoir! »

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    BlackSun

    Ashitaka, ma citation allait, dans mon esprit, dans le sens de vos paroles, il n’y avait là vraiment nul combat de coq en arrière plan – pourquoi toujours vouloir qu’il en soit ainsi, voir un combat là où il y a débat?
    D’autant que j’aime discuter pour avancer, non pour dominer, même si conviction et volonté de domination sont parfois limitrophes.
    Enfin, pour ce qui est de la citation, il ne s’agissait pour moi que de reconnaître qu’Abraham Lincoln avait dit d’une façon claire et concise quelque chose que je pense, et non de lui laisser la main-mise sur mon cerveau ou de me cacher derrière lui; il s’agissait d’une illustration de ma pensée, voilà tout.
    Mais l’on peut tout à fait débattre sans citation, ce n’est pas ce qui fait le fond de la pensée pour moi, j’en suis bien d’accord avec vous.

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    BlackSun

    Miss Personne, vos mots vont sûrement faire rougir l’encre de cette réponse, si la couleur peut passer du visage au clavier; mais c’est vous qui faites preuve de la plus grande des générosités, de la plus fine des élégances, et de la plus pointue des pertinences; à côté de votre port de pur-sang, je ne suis qu’un percheron …
    Bon week-end à vous, et à tous ici.

  • avatar
    Ashitaka

    @ Personne: Ma remarque a propos des citations ne vous était pas destinés, mille excuses si je vous ai atteint involontairement.

    @ BlackSun: Effectivement il n’ya pas de combat, je pourrais rectifier en parlant alors de mousse, pas le genre qu’on prend plaisir a voir, mais le genre qui monte monte monte a force de faire n’importe quoi.. pourvu que ca mousse. A vrai dire, je crois que c’est plutot de ça dont je suis réellement fatigué car au final, il ne plus que le n’importe quoi.

  • avatar
    BlackSun

    Ashitaka, votre réponse à Miss Personne me pousse à vous demander de (re)lire ma réponse à Jacou.
    Elle contient mon opinion, qui peut-être concilie votre façon de voir, noble mais source de maux parfois peut-être un peu superflus, et celle de Prajnandpa, tout aussi noble mais peut-être moins source d’innovation que la vôtre tout en favorisant le bien-être intérieur.

  • avatar
    BlackSun

    ThinKings, je trouve votre commentaire très pertinent, sur un blog qui s’appelle « Le Journal de Personne »!

  • avatar
    Ashitaka

    @ blacksun: Si vous faites références aux hormones, eh bien en réponse je vous invite à lire votre propre réponse à Jacou.
    Pour ma part elles n’ont jamais guidé mes écris ni mes gestes et Personne sait que mes éventuelles démarches musicales sont purement ininteressé de quelque manière que ce soit, et je ne me suis jamais caché que je ne suis pas un Dom Quichotte courant après des moulins ou après le vent ou l’inaccessible.
    Si je vous ai froissé par mon dégout envers ceux qui aiment se faire mousser au point de sombrer dans le ridicule, je m’en excuse.. Tout en continuant de le penser et sans revenir sur mes propos.

  • avatar
    jacou

    @Miss Personne,
    De Swami Prajnanpad :
    Le changement : Deuxième grande vérité. Tout change partout et toujours. Ce qui rajoute une nouvelle dimension au déploiement des différences. Le changement, c’est la différence dans le temps. Y a-t-il une base derrière ces apparences ? Quelque chose de permanent ? Oui. C’est l’arrière plan sur lequel se produisent tous ces changements qui est réel. La vision qui perçoit le changement ne change pas. Ceci est permanent.

    Aussi faites en sorte de percevoir et ressentir le changement dans chaque chose. Alors rien ne vous affectera, ne vous bouleversera, parce que vous savez que tout est simple phénomène et apparence. Quelle que soit l’apparence, vous demeurez calme, serein et désintéressé. C’est cela le samadhi : vous êtes lucide et non affecté.

    Ceci me va parfaitement, je voudrai quand même préciser que cet état n’empêche nullement d’être en action, mais quelqu’en soient les résultats vous n’en n’êtes pas affecté.A propos du « non » selon ce que j’en saisis, il fait référence au netti,netti c’est à dire toujours exercer son discernement pour arrêter de s’identifier a l’objet de l’observation : je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela .

    @blacksun :
    La polémique serait vaine mais je me permets d’affirmer que toute science qui ne prend pas en compte la conscience (source de toute matière) est simplement appelée à disparaîre .

    Le monde phénoménal dans lequel nous vivons est absolument incompréhensible si l’on ne perçoit que sa manifestation toujours changeante , par contre , cela devient cohérent si nous intégrons que ce toujours changeant est l’expression du jamais changeant ( le champ Unifié, le champ A, le point 0, la Conscience Pure, la Vie,l’Amour )

    Nous sommes totalement et constamment baignés dans ce non changeant, mais nous l’ignorons et cela est vraiment, vraiment très dommage car, au lieu de subir les évènements avec plus ou moins de difficultés, nous pourrions les vivres avec beaucoup plus de légèreté, si ce n’est dans la joie; une grande partie de la souffrance vient que souvent nous nageons à contre courant .

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    BlackSun

    Ashitaka,
    non ce n’est pas au sujet des hormones que je faisais référence à ma réponse à Jacou, (ce serait aggressif de ma part, mais si j’ai envie d’être aggressif , soyez-en sûr, je le fais sans détour; et je n’ai vraiment aucune raison de l’être avec vous) mais au fait qu’il y a des choses effectivement inaccessibles, contre lesquelles se rebeller ne fait que se desservir soi-même, ainsi que le dit Prajnanpad; il y a par contre des choses qui peuvent être changées par le « non » ; ma pensée n’allait pas plus loin que cela …
    Vous ne m’avez pas froissé, je tenais seulement à rectifier ce qui me semblait être une méprise sur les intentions des uns et des autres, dont les miennes bien sûr.
    C’est peut-être vous qui avez raison dans votre vision, mais je vois ici plutôt des gens qui échangent, se font plaisir les uns les autres sur l’impulsion du plaisir donné par Miss Presonne. Pas un étalage, un lâcher-prise, un laisser-sortir. C’est en ce sens que je prends les messages ici, et que je poste à mon tour.

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    BlackSun

    Jacou,
    La notion de science correspond à des critères relativement précis; la science ne prétend pas pouvoir s’attaquer à tous les domaines, car elle exige d’avoir des points de repères pour vérifier sa cohérence.
    Un modèle scientifique, je l’ai déjà dit dans un autre sujet je crois, ne prétend en rien être la réalité; il doit juste vérifier quelques conditions, cohérence avec le constatable (lui même soumis à critères), reproductibilité, utilisabilité, potentiel prédictif (vérifiable) et d’extrapolation.
    Bien des démarches qui se prétendent scientifiques ne peuvent s’inscrire raisonnablement dans le cadre bien défini de ce qu’est une science; la science ne les jugera pas vraies ou fausses (sauf dans certains cas où elles prétendent s’y substituer ou en avoir le statut), mais dira justes qu’elles sont hors de son champ.
    Si ces démarches se prétendent science ou scientifiques, par contre, il y a méprise. Et parfois même volonté de tromper.
    Soyez sûr que les sciences prennent la conscience en compte, pour éviter ce qu’elles appellent des variables parasites. Dans l’état de nos connaissances, ou plutôt des maigres miennes, cela va, dans le cas de la physique quantique par exemple, jusqu’à considérer que le simple fait d’observer une expérience influe sur le résultat de celle-ci. (Mais tout n’est pas régi selon les lois actuellement envisagées de ce domaine particulier).
    Il n’empêche que la science donne des résultats concrêts, des choses vérifiables, que vous utiliserez sûrement un jour.
    La science, encore une fois, n’inclut pas l’invérifiable, ne le reconnait pas comme de son domaine.
    Ainsi, si je dis que le fait de penser à quelquechose ici et maintenant modifie la pensée des habitants de la planète Zorglub dans la 30ème dimension, je sors du champ de la science.
    La science peut juste dire par exemple que ce que j’ai dit n’est pas scientifique, car il n’y a aucun moyen d’en vérifier, selon des critères …scientifiques, la validité.
    Plus concrêtement, la religion par exemple n’est pas une science, et connaître la religion ne fait de personne un savant – même si certains jouent sur un abus de langage pour se faire passer comme tels.
    Même chose pour l’ésotérisme, l’astrologie, etc.
    La science repose sur des paradigmes, mais pas sur des croyances (par contre, les non-scientifiques pensent souvent la science comme une croyance, qu’ils y croient ou non).
    En ce sens, elle tient compte perpétuellement du mouvement, y compris de celui des idées.
    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, disait Lavoisier.
    Cela ne l’empêche pas de considérer que ses changements sont soumis à des lois utilisants des constantes; la reconnaissance et la détermination de ses lois et constantes est l’un des enjeux majeurs de la science.
    Et l’on peut constater ses effets tous les jours, non par simple interprétation, vision que l’on ne peut ni infirmer ni confirmer de façon scientifique, mais par la construction de concrêt qui fonctionne.
    Mais bien sûr, je parle ici de science au sens strict, dont l’adjectif dérivé est: scientifique, qui utilise des méthodologies rigoureuses, etc.
    Pas de la science au sens commun du terme, qui définit alors toute connaissance acquise, qu’elle soit scientifique ou non.
    (On peut dire de quelqu’un qui connait bien sa ville « Quelle science il a de sa ville! ». Il n’en sera pas scientifique forcément pour autant …).

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    poetiste

    Etranger.

    Il y a des moments où l’on se demande si c’est le monde qui ne tourne pas rond ou si on n’est pas en train de tourner bourrique.
    Vous êtes un des aveugles de la parabole et vous recouvrez brusquement la vue, ne serait-ce qu’un instant. Vous voyez que vous vous dirigez vers l’abîme, vous voulez alerter et la vue vous est de nouveau retirée au moment où vous alliez crier.
    C’est que la vague humaine qui vous entraîne a une telle lourdeur, une telle inertie, qu’elle vous noie, refait vite de vous la particule élémentaire lobotomisée dans la matière sociale.
    Avez-vous essayé de faire bouillir une grenouille ? Si elle ne sent pas le danger et ne s’échappe pas de la casserole le plus vite possible, elle sera devenue trop engourdie pour s’en extraire par la suite, elle sera cuite car elle n’aura pas cru en sa liberté.
    La liberté, c’est de savoir qu’on est seul. Dans la pensée unique, on se donne l’illusion de ne pas l’être mais la solitude nous rattrape un jour et ça fait très mal.
    Quel est le point de non retour pour chacun d’être cuit définitivement à l’instar de la grenouille ? Il dépend de la comprenette apportée par une prise de conscience sur laquelle on se branche pour recevoir l’énergie qui nous propulsera hors de la casserole.
    Mais une fois dehors, que fait-on de notre liberté ? On a perdu l’identité, on n’est plus identique aux autres, on devient vilain petit canard et la chasse est ouverte, divertissement très prisé par les intégrés dans la pensée unique.
    L’homme formaté a horreur du vide et de la différence, il est donc enclin à faire le vide de la différence en marchant au pas derrière une musique militaire quand bien même cette différence ne serait que relative, il faut bien un prétexte pour guerroyer.
    Celui qui ne voudra pas rejoindre les hommes des casernes sera appelé : « objecteur de conscience » alors qu’il sera le seul à ne pas avoir d’objection à l’appel de sa conscience. L’appeler : « objecteur d’inconscience » serait plus juste.
    Mais voilà que je me débats encore dans l’eau chaude, mon éveil de conscience n’est pas encore arrivé. Allez ! Je saute hors de la casserole ! La vie ne dépend qu’à un « je veux ».
    Tiens ! Le monde est différent ! Je sors du rêve collectif comme d’un cocon, je m’arrache de l’instinct grégaire d’un particularisme tribal ou j’avais cru trouver un abri. Il est plus large que je ne le pensais, le monde, question d’optique, je me sens universel.
    Et voilà que ça me reprend : je me demande si c’est le monde qui ne tourne pas rond ou si je suis en train de tourner bourrique.
    La vie est un éternel recommencement. Comme il est difficile d’être libre. Comme il est difficile d’aimer.

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    jacou

    Blacksun
    Effectivement le savoir scientifique actuel correspond à des études selon des critères et protocoles définis,je n’en discuterai pas
    pour la raison suivante.

    Je n’ai pas fait d' »études supérieures »,par contre le besoin viscéral de répondre aux trois questions essentielles : qui suis-je,d’où viens-je, où vais-je m’a amené à m’intéresser à TOUTES les disciplines humaines (sciences et arts).Au bout de 2 décennies de recherches poursuivies avec un constant intérêt, je n’avais que des réponses partielles, insuffisantes pour moi.

    C’est à la suite d’un moment capital que je me suis tourné vers la connaissance et l’expérience intérieure qui m’ont amené en parallèle à la découverte de la physique quantique et de la nouvelle vision apportée aussi bien dans l' »inanimé » que dans l' »animé », cette approche permet, enfin, d’avoir une vision globale de la Vie car l’observateur n’est plus considéré comme passif mais comme acteur par le jeu de la conscience.

    La conscience n’est asujetti ni aux : croyances,concepts,règles morales, principes scientifiques du moment, elle est indépendante du temps et de l’espace elle EST tout simplement, la conscience ne se connaît que par elle-même.
    Elle se révèle au fur et à mesure de la dissipation des voiles des croyances et des concepts quelqu’ils soient.

    De même que lorsque l’on entreprend de gravir une montagne, on commence par la plaine où une infinité de paysages divers s’offrent au regard horizontal de portée limitée,mais, au fur et à mesure que l’on grimpe le champ de vision s’élargit pour atteindre la vision globale lorsque l’on arrive au sommet.

    Il est dit « le sage montre le ciel, l' »ignorant » regarde le doigt » je ne sais pas si je suis sage, mais depuis plus de trente ans j’ai choisi de regarder le ciel, le ciel est à l’intérieur de soi .la connaissnce du ciel permet de comprendre ce qu’est le doigt et son rôle.
    Et, j’ai la réponse à mes trois questions .

  • avatar
    BlackSun

    Jacou,
    Mon intervention portait effectivement essentiellement sur la dénomination science; il y a ensuite une infinité de regards sur les choses, qui dépend de la connaissance/conscience de chacun …
    Si vous avez trouvé, et les questions qui vous préoccupent, et les réponses à ces questions, j’en suis le premier heureux. Après vous, sûrement, quand même.


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