Je suis une guenon 10


Le musicien qui rate une note de musique ne croit plus que c'est dramatique sous prétexte que son rat, son ratage, sa rature sont authentiques.

C'est épique ! Non c'est l'époque qui veut nous faire avaler la merde en prétendant qu'elle n'est pas merdique... mais authentique... de la merde authentique....

Ça choque mais c'est chic !

Plus belle que la belle parce que la bête est telle quelle. Naturelle et non artificielle. Existentielle plutôt qu'essentielle... terre à terre, sans aucun rapport avec le ciel.

La fausse note est authentique même si elle met à mal toute la musique.

Ce n'est pas mauvais mais émouvant. Ce n'est pas parfait, mais vivant... autant en emporte le vent...

L'émotion est souveraine parce qu'humaine trop humaine... mais elle n'est pas pour autant moins vilaine.

C'est étrange mais ça me dérange, ce monde et ses défaillances hautaines... son caca boudin sublimé et assumé à des milliers de kilomètres à la ronde.

Y a pas plus ternes que les modernes qui le soutiennent en étant réjouis de prendre des vessies pour des lanternes.

Comme si toute l'époque avait le moral en berne au point de tenir la réalité affective pour la seule effective.

Le sentiment y règne sous le règne du sentiment. On ne retient pas ce que tu penses mais ce que tu ressens, ce vibrato mal négocié, ce concerto mal maitrisé, ce tempo mal assuré.

Hymne à tous les défauts !

C'est dans l'air du temps et donc c'est plus authentique... c'est Boileau qui boit l'eau...

La laideur n'a plus de manteau, c'est désormais elle qui vous coiffe au poteau et vous signifie qu'il vaut mieux se coucher tard que se lever tôt. Parce que la nuit, tous les chats sont gris, on ne peut faire usage de son râteau.

C'est bien de rater comme disent tous les tarés... qui ne me donnent aucune envie de rire, mais seulement de pleurer... comme tous les débiles avec des larmes de crocodiles...

Pardon... mais je préfère l'art à la nature... faire exprès d'être un singe que de ne pas faire exprès d'être une guenon.

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10 commentaires sur “Je suis une guenon

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    jacou

     » La fausse note est authentique même si elle met à mal toute la musique. »

    A chacun sa note ! :

     » Le grand saut, c’est passer des modes de conditionnement à ceux de liberté.

    Message de Sanat Kumara reçu par Agnès Bos-Masseron

    Faire le grand saut. A chaque moment, choisir. La masse choisit les habitudes ancestrales et revient encore et toujours sur les mêmes modes de fonctionnement, enfermée simplement par le laxisme. Cela est un choix. Ne jamais croire que le choix est déterminé par quelque condition, que la condition soit corporelle, environnementale, sociale ou collective, peu importe. Le choix est choix, et c’est tout. Le choix de retourner dans les mêmes rouages, simplement par laxisme, ou le choix à chaque moment d’honorer la partie la plus noble de soi.
    Cela demande peut-être offrir l’énergie et l’attention à sa structure corporelle, offrir l’énergie et l’attention à la structure environnementale, offrir l’énergie et l’attention au cosmos peut-être. L’aspirant, le dévot, fait le choix inconditionnel d’honorer la noblesse. La masse fait le choix de la facilité, répondant simplement à un ressenti en retombant dans de vieilles habitudes. Le noble fait le choix du noble.
    Le choix invite à l’énergie, à la détermination. Cette énergie et détermination en soi est le grand saut. Le grand saut, c’est passer des modes de conditionnement à ceux de liberté. La masse attend que la liberté soit amenée par quelque changement dans quelque collectif, le noble fait le choix d’honorer la liberté de faire le choix du noble.
    Cela est le grand saut. Cela est ce qui détermine les configurations corporelle, énergétique et celle de la société. Un peu comme dans vos ordinateurs, l’on fonctionne selon tel ou tel programme. Pourrait-on dire que l’humanité ne connaît que deux programmes : celui de la masse inerte et celui du noble ? A chaque moment, faire le choix du noble.
    Faire le choix du noble implique aucun mode de jugement, que ce soit envers soi-même ou envers ce qui paraît être l’autre. Aucun mode de jugement. Le noble peut amener dans sa conscience que son choix a été autre que celui de la noblesse, le noble alors fait le choix de rectifier, sans aucun jugement, que ce soit envers soi-même ou envers ces prétendus autres qui ne sont que reflets de soi-même.
    Le noble nourrit sa propre exaltation par son choix de chaque moment. La structure physique alors fonctionne selon un autre mode. La noblesse anime la flamme dans chaque cellule. Le laxisme étouffe la flamme. Et apparaît alors l’indolence, la fatigue ou le manque d’énergie. Le noble, quelle que soit l’intensité de son activité, nourrit la flamme dans chaque cellule par ce simple choix d’honorer la noblesse. Un autre mode de fonctionnement.
    Comprenez-le, il ne s’agit pas tant de ramener petit à petit la physiologie vers un autre fonctionnement, il s’agit plutôt de changer de fréquence. Cela est un choix de l’éternel maintenant. Ce choix ne se place pas dans la courbe du temps. Le noble ne considère pas son choix d’hier ou d’il y a cinq minutes, le noble offre toute l’attention à son choix de maintenant. Intensifier l’attention maintenant.
    Le noble sait que la noblesse se sculpte comme on sculpte une sculpture. Par chaque choix de maintenant, la noblesse se sculpte. Peu importent les choix de ce qui semble hier ; maintenant, éternellement maintenant. Une autre physiologie, la physiologie de l’être qui a quitté l’addiction à hier ou à demain et qui se place maintenant à l’écoute de sa propre noblesse.
    Cette physiologie génère de l’énergie à l’infini dans chaque moment de maintenant, quelle que soit l’activité. Ainsi tel un sculpteur, l’aspirant cisèle sa structure physique, sa structure émotionnelle, égotique.
    Nous le redisons : quittez l’attachement à cette personne qui s’accroche à sa propre petitesse, pour la secouer peut-être. Il ne s’agit pas de secouer ou de s’accrocher, mais de faire le choix de changer de fréquence par le simple choix de l’intensité de l’attention offerte à sa propre noblesse, car sa propre noblesse est la divinité.
    Le laxisme trouvera toujours mille excuses, l’aspirant offre toutes les excuses et fait le grand saut. Choix après choix, moment après moment, dans la simplicité de l’être qui sculpte sa propre divinité à travers son incarnation.
    La base, nous le disons et le redisons, est le choix d’offrir toute son attention à la plénitude, ayant offert l’attachement au ressenti, la plénitude du choix de tourner toute son attention vers ananda. Le laxisme trouvera toujours mille excuses, disant avoir essayé, ne pas savoir ou ne pas pouvoir, ou amenant quelque circonstance. Le noble fait le choix du grand saut dans chaque moment.
    Comprenez-le, nous ne parlons que de simplicité. Les ego ont créé tant de complexité, complexifiant même l’infinie simplicité du divin. Le divin n’est que l’honnêteté absolue de l’être à sa propre noblesse. Nous ne parlons que de simplicité…
    La clef est de faire le choix, dans chaque moment, ne se focalisant que sur le choix de maintenant, maintenant le choix du plus noble. Et peu importe le choix d’hier, et demain n’est pas, il n’est que maintenant. Le choix de l’attention offerte au plus noble dans la simplicité.
    Souvenez-vous, la simplicité. Les ego vont vouloir créer des techniques complexes, l’être honore sa propre simplicité, faisant le choix d’offrir toute l’attention à sa propre noblesse. Dans ce choix sont inclus des milliers de choix, dans chaque moment d’éternité. Voyez comme vos films sont faits de milliers d’images, n’est-ce pas ? Ce choix d’honorer sa propre noblesse génère des milliers de choix qui s’actualisent à la lumière de sa propre noblesse.
    Le choix se doit d’être irrémédiable, car couper les liens avec le laxisme implique une intensité d’énergie, une intensité d’attention. On ne peut louvoyer, on ne peut tergiverser. On ne peut faire le choix du simple et retomber dans le choix du laxisme au moindre courant d’air. Le choix du simple implique le choix de l’ancrage. Le choix de l’ancrage est inconditionnel de toute circonstance et de toute condition.
    Et comprenez la gratuité. La multidimensionnalité vous ramène toujours à la gratuité. Pourtant le jeu de l’incarnation est le jeu du choix. Faire le choix de sa propre noblesse, c’est faire le grand saut. Ce saut efface la notion de l’espace et du temps, des plans et des dimensions. Être le dévot de la joie au sein de la fraternité du vivant.
    Nous vous saluons.

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    Pascal

    Une perle sur l’art et la nature, d’une opinion dessus, et cætera.

    Si le titre « Je suis une guenon » c’est une façon de faire comprendre que vous vous jugez vous-même ainsi, à mon sens, vous n’avez rien d’une « guenon », vous êtes une Dame et une Artiste géniale, très talentueuse.

    Et ceci dit, à propos de « faire exprès d’être un singe », petite photo de ce à quoi j’aurais pu ressembler il y a des millénaires, du moins d’après un filtre photo conçu à cet effet. Bon, j’aurais voulu le faire avec une photo récente et mettre le lien pour si vous vouliez tenter de voir aussi, mais le site que j’avais utilisé à l’époque ne le propose plus, impression que l’effet est dispo via une application mais que sur apple, de la petite recherche que je viens de faire.

    Bref, voilou la photo :

    Ah, il y a un site qui propose des filtres de métamorphoses dont gorille : http://funny.pho.to/fr/gorilla/

    donne pas résultat aussi poussé, mais voilou :

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    jacou

    @ Pascal, la ressemblance est troublante 🙂

    Au sujet de la planète des singes qui va connaître de grands bouleversements et dont j’ai déjà fait suivre certains messages en ce sens , en voici un très récent reçu par Anne Givaudan qui , avec son mari d’alors , Daniel Meurois furent et sont très connus pour avoir narrer de nombreuses expériences de décorporations volontaires et ainsi de littéralement voyager sur et dans d’autres plans vibratoires et de rapporter maints enseignements sur notre et autres planètes . Ce message-ci est particulièrement pressant sur les événements venir . Chacun en tirera …ou non ce qu’il lui convient d’être .

    Les Solaires : nous vous demandons simplement un autre regard…
    17-05-2019 10:07

    « Frères et Sœurs de toujours nous vous saluons.

    Nous souhaitons aujourd’hui vous entretenir des événements qui se passent et se passeront sur votre Terre.
    Beaucoup de ce qui se passe est soustrait à vos regards, que ce soit l’ombre ou la Lumière. Les événements à venir prochainement vous demandent essentiellement d’être solides et dans votre axe afin de ne pas les subir dramatiquement.
    Il vous est demandé d’ouvrir vos ailes et nous savons que vous le pouvez.
    Les ouvrir comme une poule qui protège ses poussins mais aussi comme l’aigle capable de voir de plus haut les événements et ainsi de savoir vers quel point se diriger.
    Les perturbations terrestres ne sont que le pâle reflet de ce qui arrive actuellement sur d’autres plans et dans d’autres mondes.
    Lorsque nous vous regardons agir, nous comprenons qu’il est difficile pour vous d’avoir une vue d’ensemble sur le passage obligé dû à l’évolution de votre Terre et de ses habitants.
    Quelles que soient les perturbations physiques ou intérieures, vous avez la capacité de les gérer avec souplesse.
    La souplesse mentale est ce qui vous est demandé aujourd’hui.
    Ne restez pas sur des notions anciennes ni même sur des valeurs qui vous semblent encore d’actualité vous y perdriez votre raison et votre vie physique.
    Quel que soit l’endroit de la Terre, dites-vous bien que si vous ne cassez pas les vieilles structures obsolètes, les changements seront plus douloureux.
    Il est temps pour vous de passer à d’autres choses, d’autres notions que celles que vous avez connues.
    Une éducation se doit de vous apprendre la vie sous toutes ses facettes. Seuls les peuples premiers dits parfois primitifs continuent encore en ce sens… jusqu’à ce que les soit disant peuples évolués leur fassent miroiter d’autres objectifs.
    Aujourd’hui, rien ne sert de remplacer une personne par une autre dans vos gouvernements si vous n’allez pas soigner les racines de la maladie qui s’étend rapidement comme une épidémie sur votre globe.
    Cherchez au fond de vous ce qui est essentiel. Peu importe que vous soyez pauvres ou riches, croyants ou non, nous ne vous disons pas de construire une religion unique qui permettra une meilleure emprise sur vous ou une race unique car remplacer une chose par une autre n’est pas un changement.
    Le changement doit venir de vous, de ce que vous pensez, des actions que vous posez, des paroles que vous prononcerez.
    Nous ne vous demandons pas d’être sur-humains mais simplement de retrouver en vous l’Humain.
    Nous ne vous demandons pas de vivre comme autrefois ni de renoncer à ce que vous aimez lorsque ces choix vont dans le sens de la Vie.
    Nous vous demandons de changer radicalement l’angle de votre vision. À quel prix achetez-vous le regard des autres ?
    Posez-vous cette question… Regardez avec attention ce que vous considérez comme beau ou luxueux simplement parce que d’autres le considèrent ainsi ou vous le font considérer ainsi.
    Vous ne pouvez vous passer de tel ou tel objet, est-il nécessaire ou contribue-t-il simplement à faire de vous une personne mieux considérée ? Derrière certains articles, demandez-vous qui travaille et pour combien ?
    Toutes les fois où vous contribuez à la pollution, à l’esclavage ou à la mort qu’elle soit animale ou humaine, dites-vous simplement et sans jugement que vous tendez la main à ce que très certainement vous critiquez.
    Nous vous demandons simplement un autre regard qui soit un regard aimant et non un regard qui juge celui qui n’en fait pas autant ou pas aussi bien.
    Afin de protéger vos lieux d’habitation pensez à visualiser une bulle lumineuse qui englobera tout votre espace et les espaces alentours.
    Nous vous demandons aussi de proposer à votre âme de rejoindre ceux qui durant le repos de votre corps illuminent la planète.
    Les ondes nocives de plus en plus puissantes qui l’entourent sont créées afin de l’isoler de tout contact extérieur il est urgent d’agir afin de créer des brèches dans cette coque qui se met en place à votre insu.
    Vos luttes et vos guerres sont des images d’un temps révolu.
    Une minorité d’entre vous peut changer le monde car il ne faut que quelques moteurs pour que le reste suive.

    Nous le savons, voilà pourquoi nous intervenons encore une fois.
    Nous avons confiance en vous, nous vous aimons et nous vous saluons.
    Les Solaires.

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    Revolta

    « Pardon… mais je préfère l’art à la nature…  »

    Vous faites allusion dans ce billet à la « nature » des homoncules : bien d’accord que c’est du « caca boudin sublimé et assumé ». La nature de la Nature elle-même étant intrinsèquement de l’Art, de la perfection harmonique ; ou bien Dieu est un Artiste, un mathématicien et un physicien hors pair ; les courbes des conques (pour une résistance maximum à la pression), les graines des soleils en fleur, ou le saut des quantum d’énergie suivent les mêmes lois par quoi l’ intelligence divine s’exprime ; la nature de l’hommoncule est la laideur, le grotesque, le néant, la cupidité, le destructivisme ; qui met en exergue la beauté du reste du Monde, l’Autre Monde, qui s’est passé de ce diable d’homonombrilis pendant plus de quatre milliards d’années sur terre ; et l’Univers lui-même pendant plus de treize milliards d’années, sans compter les univers « d’avant » concomitants, le temps n’existant pas dans d’autres sphères non spatio-temporelles.

    Je me réjouis que nous soyons d’accord sur l’essentiel
    Peu m’importe, Personne, que vous embrassiez le soufisme (plus chiite que sunnite supposons-nous), la seule chose qui compte est votre valeur intrinsèque, qui dépasse « de plusieurs pieds toutes nos têtes » (ça mériterait un dessin pour le dire).

    Vous êtes d’une puissance hors du commun, ne cédant ni aux pressions ni à l’opprobre, ni à la facilité, ni aux compromis, ni au dénuement : c’est prodigieux ! Oui un prodige que la force de cette Âme là ! Qui rend verdâtres de jalousie et de rage les homonombrilis…

    En photo une compo de mes photos et dessins pour illustrer que « La Vie est Une » ; et que ceux qui en font partie sont les animaux et la nature, les enfants et les âmes sensibles à l’Art ; ici les humains montent l’escalier du Grand-Palais pour une expo de Vallotton ; Poupoune est au bord de ma fenêtre Sud et profite de la lune. Pépita sur le piano vous la connaissez déjà, ce n’est pas un montage.

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    Gaëlle

    Bonjour tous ici,

    je ne pensais pas écrire encore un jour sur le Journal de Personne, je n’ai pas ma place parmi vous, il m’a fallu des années pour l’admettre. Mais aujourd’hui j’ai trouvé, grâce au poème de Personne, la force de venir vous dire au revoir (ce serait par trop insincère de vous dire « adieu » n’est-ce pas ?)

    Je trouve triste et dommage ce poème, parce que tellement inadéquat avec une philosophie qui se revendique de l’amour universel. Je m’adresse à toi, chère Personne : à mon avis, tu ne sais pas aimer, autrement que si l’on t’aime. Je veux dire que tu n’as toujours pas compris la vraie nature de l’Amour, qui est Unité et Bonté. Moi, je t’ai toujours aimée, je te soutiendrai encore, malgré tes insultes, car elles sont méritées, certainement. Mais elles ne me touchent plus, ça ne me fait plus rien, ton mépris, ta colère. Quand j’étais soumise tu me méprisais ; si je m’émancipe tu me conchies. Eh bien conchie et méprise tant que tu voudras, moi je suis en vie. Ce ne me dérange pas, d’être un petit caca de l’univers, une vile guenon, un poète raté. Jusqu’à il y a encore peu, j’aurais pleuré à chaudes larmes de tes mots mauvais, plus jamais je n’aurais osé écrire le moindre poème. Depuis que je te lis, tu as nourri la poésie de mon âme, et je n’osais que me taire, de peur de souiller ce qu’il y a de beau en ce monde ; puisque tu existes, je me disais « à quoi bon exister, sinon pour l’aimer ? »

    Mais je me rends compte que je me suis trompée en partie. Bien sûr tu es la force, l’exigence, la beauté, poétesse parfaite, maîtresse de toute beauté. Mais j’ai le droit d’exister. Bien sûr je ne suis qu’une onde, une feuille, une guenon, quelques caractères stupides sur un écran, mère imparfaite, citoyenne modeste, à peine humaine. Mais mon coeur est grand car il connaît le pardon. Mon âme est pure, j’aime comme un enfant. Ma poésie est humble, jamais je ne prétends à rien. Sauf à être. Oui j’ai le droit d’exister. C’est cette acceptation-même de ma faiblesse, ma noblesse. Le ver de terre n’a besoin de rien que de mordre la poussière ; la terre n’a jamais besoin pour respirer de rien d’autre que de vers de terre. Tu es toujours mon étoile, mais une étoile qui fait mal, c’est une toile d’araignée. Je refuse d’être la mouche dont tu te repais. Je m’enfuis d’ici, tu es nocive pour moi ; grande poésie, belles apparences, mais âme vilaine et petit esprit. A force de jouer, à force de théâtre, tu as oublié je pense le sens de la vérité dont tu te réclames. Tu n’aimes que ton dieu, tu oublies les hommes, leurs imperfections, leurs faiblesses, leurs larmes. Tu ne pardonnes rien, en déesse tu t’ériges, montrant par là ta faiblesse de femme : un orgueil immense et écrasant, qui ne souffre en regard de sa beauté aucune laideur.

    C’est ailleurs heureusement que j’ai trouvé les leçons de relativité dont j’avais besoin. Avant mon bon docteur, je croyais que je devais mourir, que je n’étais qu’une erreur de la création, que dieu m’avait joué un mauvais tour. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais je vois tout autrement. Tu as ta beauté divine, et j’ai ma divine bonté. Tu es parfaite, je suis toujours à me parfaire. Tu es poète, je suis un enfant. Je croyais que tu m’aimerais un jour, de toi comme de mes parents j’attendais qu’un jour tu me reconnaisses, comme tienne, comme ton amie, comme légitime. Comme eux tu n’as su que me salir, m’amoindrir, me flétrir. Ce n’est pas un hasard certainement, si j’ai tourné vers ta poésie dure mes pas d’enfant perdu. Mais c’est terminé maintenant. Maintenant je marche vers la lumière et la liberté. La liberté d’être nulle, de ne valoir rien, pas mieux que le caca-boudin d’une guenon. Ce ne sont que des mots, tout ça, ma toute belle. J’ai pitié de toi aujourd’hui, quand je vois comme tu te fourvoies, aveuglée par tes démons, par ton ego, par ton orgueil. Et dire que tu oses parler de Dieu ! Vraiment, ce n’est pas le même que nous fréquentons. Je ne connais rien à l’Islam, et n’ai aucune envie d’en connaître plus, ton Livre me fait chier. Mais je sais que Christ a dit « heureux les pauvres d’esprit car le royaume des cieux est à eux » et « il est plus difficile à un orgueilleux d’entrer dans le royaume des cieux qu’à une guenon de passer par le chas d’une aiguille » (ou quelque chose d’approchant…) Si on suit l’idée, je vis déjà dans la lumière divine, quand tu en es à te traîner dans la poussière du mépris et du rejet.

    A tous les autres : Personne finira par me pardonner, car malgré sa dureté de jugement et l’étroitesse d’esprit dont elle peut faire preuve parfois, elle est capable d’une véritable intelligence. Je doute que ce soit votre cas, sauf Jacou et Revolta qui ont depuis longtemps dépassé toutes ces vaines dualités. Sachez camarades que je n’ai voulu insulter personne, et Personne encore moins, mais je ne me laisse plus faire. Je revendique mon droit d’exister, d’être ce que je suis. Ca ne vaut rien, c’est de la merde, mes vers sont mauvais, je suis une fausse note dans l’univers, mais c’est le même dieu qui nous a tous créés. Que prétendons-nous entendre de ses divines harmoniques ? Bien malin celui qui s’y croit… J’accepte de n’être que ce que je suis, j’accepte qu’il m’ait donné une place, quelle qu’elle soit. C’est cela ma noblesse. A cela je ne déroge pas.

    Enfin, pour vous dire au revoir, je vous colle le merdique poème que cette vaine querelle m’a inspiré, je n’ai plus honte d’être ce que je suis ; une fois de plus c’est à Personne et à son âme dure que je le dois. Merci ô chère Personne, magnifique Poète, grande âme quand tu décides de l’être, capable par certaine bassesses de te mettre au niveau de n’importe qui…

    Le droit d’exister

    Une Personne qui m’est chère
    Poétesse de mes amies
    Un ange une diablesse
    Mi-tigresse mi-mésange
    Pas perverse à demi
    M’a fait reproche hier
    De ne sortir de mes poches
    Que de très mauvais vers
    Ça la gêne mon sans-gêne
    Ça la dérange que je m’arrange
    Avec ce que la nature m’a donné
    – Un peu de culture et un grand nez !

    Elle trouve laids mon âme vulgaire
    Et mes poèmes ratés
    Elle préférerait
    Que je me la ferme
    Peut-être à tout jamais…
    Elle pense que je salis
    La divine harmonie
    Quand je respire et quand j’écris
    Que je devrais me taire
    Plutôt que de commettre
    Les vilains vers
    Qui m’envoient sur ma comète
    Elle croit me faire du tort
    En me traitant de guenon…
    Mais elle n’a pas tort !
    En voici la raison :

    Animal je suis, animal j’assume
    La nature que je reçus
    Le même dieu nous fit
    Mais autrement il nous dota
    Elle la beauté d’un art accompli
    Et pour moi les premiers pas
    Trébuchants d’un débutant
    Éternel dans la vie
    Ce n’est pas si grave qu’elle croit
    D’être laid, ridicule, merdique
    C’est une question de physique
    La gravité ça ne s’apprend pas
    Le même dieu nous fit
    Elle grande et forte
    Un être humain comme elle croit
    Moi tout juste une eau-forte
    Gravée à l’eau-de-vie
    Elle un oiseau superbe véritable phénix
    Et moi une hirondelle qui survole le Styx
    Elle une symphonie
    Et moi la fausse note
    Je vais te dire, amie
    Ce que cela dénote :

    Lorsque tu me juges, tu te juges aussi
    Si je ne peux pas vivre, tu te trouves sans vie
    Il y a une place pour tous dans ce grand univers
    Tu vois rouge quand je fais mes vers
    A tes yeux c’est méchante poésie
    Mais il vaut mieux à mes propres yeux
    De mauvais vers plutôt qu’une âme méchante
    Si tu revisites la relativité
    Tu verras vite que la créativité
    N’est ni mensonge ni vérité
    Car la vie n’est qu’un songe
    C’est vrai que quand je chante
    Ça déraille un peu, cela n’est pas joli
    Mais je n’ai que ça, pousser mon cri
    Comme un nouveau-né qui voit le monde
    Pour la première fois
    Tu élèves ta voix
    Vers un dieu caché
    Bien planqué dans les cieux
    Moi plantée dans la terre
    Je crie vers les Enfers
    Des dieux d’autrefois

    Plus qu’une guenon
    Je suis un ver de terre
    Un petit étron
    Qui nourrit l’univers
    D’une poésie toute simple
    Qui ne se prend pas la tête
    Sans voile et sans guimpe
    Guenon nue je grimpe
    En haut des arbres du jardin
    Je retrouve un Eden
    Neuf à chaque matin
    Tant que le monde daigne
    Me tendre les mains

    J’aime vivre, j’aime rire
    J’écris comme je respire
    En toute honnêteté
    Je me fous des méchants
    Je me ris des mauvais
    Qui aiment bien chasser
    Les singes sauvages qui ont assez
    De leur sagesse brave
    Et d’authenticité
    Aussi ne te déplaise je m’en vais
    Ecrire encore des chants
    Et je serai bien aise
    Quand tout petits dans le vent
    Essaimés comme grains de pollen
    Ils ensemenceront la glaise
    Dont sont faits tous les poèmes

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    le journal de Personne Auteur de l’article

    Gaëlle,
    Mon enfant, ma sœur, et croyez-moi mon angélisme n’a rien de cynique, vous vous êtes merveilleusement fourvoyée.
    Votre mésinterprétation est une merveille. Jamais je n’aurais osé vous cibler sans vous nommer. C’est une lâcheté à laquelle je n’ai jamais réussi à m’habituer.
    Mais j’ai l’impression que votre erreur fatale est salutaire puisqu’elle vous débarrasse d’un enchainement qui ne date pas d’hier.
    Je vais vous faire un aveu : je préfère en moi celle que vous saccagez à celle que vous avez hébergée sans jamais vous demander qui elle est… vraiment.
    Je vais vous le dire : une idée, rien qu’une idée qui chaque jour reprend vie… en s’incarnant.
    Mais avant de vous laisser vous en aller, permettez-moi de mettre mes quatre vocables sur la table pour paraître un peu moins insupportable
    – j’adore Jacou
    – j’admire Pascal
    – j’aime Gaëlle
    – je vénère Revolta
    Et je constate que notre amour ne fait pas exception à la règle de ces amours qui finissent mal.

    Personne

  • avatar
    Gaëlle

    ohlàlà mon Ange, mon Cœur, alors j’ai encore fait la bête et la méchante, stupide guenon que je suis ! Tu vois, toi tu ne le savais pas, mais ton poème était bien fait pour moi, il m’était destiné…

    C’est vrai que ça me fait du bien cette autonomie, et sans doute, comme tous les enfants ingrats, il me faut un peu salir père et mère pour m’envoler au-delà. Mais ton âme et ton amour à toi sont bien au-dessus de tout ça. (Quand je te vois en colère, j’ai tellement de peine, c’est si important pour moi que tu m’aimes, malgré mes errances et mes erreurs… ) Je n’ai rien à t’offrir, ma mère, ma soeur, que les larmes que je verse maintenant, pleurs de gratitude autant que de remords. Je détesterais te blesser, si je pouvais le faire. Toi, tu y arrives si bien, que je ne peux m’empêcher d’essayer ! Grosse brute que je suis. Je ne te demande pas pardon, puisque tu me l’as déjà accordé. Quand même, je t’apprendrai ceci : un amour véritable ne finit jamais.

  • avatar
    Revolta

    J’adore ! Mais j’adore ! Cet échange entre Gaëlle et Personne qui marie l’humain et le divin sans que l’on ne puisse plus les distinguer ! Un coeur à corps vertigineux qui restera pour moi un morceau d’anthologie du Journal de Personne. Je reviendrais, forcément, mais là je dois décharger deux bottes de paille etc…

  • avatar
    Tony

    On as tous un coter animal , des coter any maux lol , certaine préfère mettre la poussière sous le tapie d autre balayer devant les portes mais l humain a cette préférence a aspirer a Pouvoir lol
    d ailleurs on est tous des artiste artisan , attisant , certain sont plus prononcer , engager lol , on dessine tous quelques chose quelques part et les toiles sont l environnement ..
    ratures , erreurs , ces pas très grave cela le deviendrez quand raclure
    quand l humain a besoin d énergie fossile pour ces électroménager , tuture et autres plastique sa se comprend , quand il fait des guerres crée des misères sans essayer de concilié , coopérez ,fraternisé qu une poigné voulant dominer parsque qu esclave de leur pensé , idées moisie imposez et font explosez d autres humain pour dominer toute la société , que long sait que tout sa est mensonges , faux et usage de fosseries , de manipulation pour endormir et accentuer l esclavagisme dans l escroquerie généralisez la sa pose de vrai problemes et qu on nous dit en plus de sa , tait toi , qu on chasse les lanceur d alerte tel qu assange etc.. qui on prouver ces merdes , ces quand meme fort de foutages de gueules…
    et qu on se plaignes après de toutes cette violences en société , ses quand meme prendre les gens en otagerie et remplie de connerie
    apres ouai bon , suis le roi de la ratures , des fautes , quand mon esprit eprit d ailleurs lol , perdu dans l immensité des rues et brut »es » , alors je me dit , mon dit oui oui lol le ptit je quoi

    https://www.youtube.com/watch?v=CGtf9QfITQw&list=RD14b-BASNVdI&index=27

    salutation fraternel et bonne fête aux ans dimanche et au enfoirés.


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