Qu’est-ce qu’un chef ? 2


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Qu'est ce qu'un chef ?

Ce n'est pas celui qui est aux commandes

Mais celui qui commande même s'il n'est pas aux commandes.

En substance, c'est celui dont l'offre excède votre demande.

Celui qui se distingue de la bande

Et auprès duquel, toute vision du monde, devient plus grande

Ce n'est pas celui qui vous caresse, ni celui qui vous gronde

Mais celui dont l'existence, vous interpelle, vous interroge ou vous sonde

Et sous l'ordre duquel, la Terre apparaît plus ronde.

 

Qu'est ce qu'un chef ?

Est-ce le détenteur du pouvoir ? De l'autorité ? Ou de la puissance ?

Celui qui décide en première ou en dernière instance ?

Celui dont l'influence est proportionnelle à votre confiance ?

Ou celui dont la science surplombe votre niveau de conscience ?

Celui qui veut ou celui qui peut transcender votre existence ?

Celui qui vous défonce ou celui qui vous réconcilie avec votre enfance ?

Le Cid, le guide, ou celui qui exprime le mieux votre volonté de

délivrance ?

Celui qui vous désaltère ou celui qui vous libère de vous même, et vous redonne une seconde chance ?

 

Qu'est ce qu'un chef ?

C'est celui qui n'a nul besoin d'être autoritaire pour incarner l'autorité

C'est celui qui n'a nul besoin d'exercer sa puissance pour être puissant

C'est celui qui n'a nul besoin de prendre le pouvoir pour l'avoir

Pour le dire en toute clarté et sans l'ombre d'une ambigüité :

Le chef n'est pas l'homme du pouvoir être... Ce n'est pas le pouvoir qui le rend chef... Mais le devoir, son devoir... Parce que c'est l'homme du devoir être... Il fait ce qu'il faut.

Ce n'est donc pas celui qui peut plus que les autres,

Mais celui qui accompli son devoir mieux que les autres.

Il n'est le plus valeureux qu'à la seule condition d'être plus respectueux que les autres... Le plus respectueux et par là même : Le plus respectable.

C'est uniquement sous cet aspect qu'il légitime considération et obéissance.

Un exemple à suivre.

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2 commentaires sur “Qu’est-ce qu’un chef ?

  • avatar
    Pascal

    Une perle de Chef, sur l’autorité et cætera.

    « C’est celui qui n’a nul besoin d’être autoritaire pour incarner l’autorité »

    « Parce que c’est l’homme du devoir être… Il fait ce qu’il faut.  »

    Me fait penser qu’il me semble que pour ça, va avec la « patience », ptêtre du fait de l’expérience, conscience avec l’expérience, et / ou transmission par « l’éducation ». Au sens que je pense que l’impatience ne fait pas tant partie du caractère des gens, que dans certaines circonstances on peut incarner l’autorité mais dans d’autres faire preuve d’autoritarisme et sortir du « rôle de celui qui est crédible en matière d’autorité ». Et que pour être crédible, incarner l’autorité, il me semble qu’il s’agit moins de prouver un savoir que de pouvoir prendre le temps d’établir de la confiance entre soi et les autres. Bon, peut faire preuve d’impatience à certains moments sans altérer l’image d’autorité, être convainquant malgré tout, et donc incarner l’image de l’autorité, mais disons que peut dépendre du regard des autres, du temps passé avec.

    Pourrait considérer que l’autorité c’est le truchement / union de l’être et du paraître ? Ou disons quand l’être apparaît ? ‘fin, tout dépend ptêtre du domaine où doit s’exercer l’autorité. Toujours est-il que l’autorité dans certains domaines n’est ptêtre pas « naturelle », qu’il y a de l’innée mais aussi de l’acquis, au sens que si les personnes charismatiques peuvent impressionner, inspirer la figure de l’autorité à priori, d’autres « paramètres » peuvent rentrer en compte.
    De ce que je me souviens, dans une conférence – master class – sur l’autorité, le prof-conférencier donne l’exemple d’une dame à qui d’aucuns auraient prêtés une forme d’autorité naturelle, pouvant aller voir un / des chefs d’état français, lui / leur donner son avis sur de l’actu politique, et être écoutée comme une grande sage ; mais le relativiser en expliquant que son nom (si je me trompe, je crois que de la famille du Général De Gaulle) avait aidé à ce qu’elle soit écoutée / reçue.
    Je pense aussi à votre billet sur Hypathie, où de ce que j’ai retenu, d’une certaine façon, il est question que le savoir / l’acquis ne suffit pas en matière d’autorité, où peut considérer que si peut tenter de trouver un discours adapté aux élèves, à ceux qui écoutent, peut difficilement tout maîtriser avec la difficulté de la communication / transmission, et que donc quand s’agit de sujets où y a part de subjectivité, où peut être confronté à de la doxa, préjugés divers et variés, faut faire avec d’une manière ou d’une autre.

    Après, le coup de la toque de chef illustre les possibilités d’inspirer l’autorité, montrer qu’il y a de la connaissance, un savoir faire, de l’expérience, sans devoir le prouver à tout un chacun, le faire d’emblée (du moins, après avoir fait l’effort nécessaire pour l’avoir / la porter). C’est difficilement reproductible dans tous les domaines, même dans les domaines où un diplôme valide un cursus et savoir faire, notamment en matière de « gouvernance étatique », il n’en reste pas moins qu’un chef de cuisine, et puis ceux qui sont consacrés meilleurs ouvriers de France ou gagné autre concours dans leur domaine, ainsi que ceux qui sont à la tête de restaurants étoilés, incarnent l’autorité dans la cuisine / leur domaine, et à moins qu’ils se lancent dans une prise de risque affichée, dans un menu qui ferait appel à des techniques nouvellement apprises / non apprises, doute qu’il y en ait qui remettraient en question leur autorité / leur potentiel avant d’avoir goûté leur plat / cuisine. Bon, par contre, ça demande connaissance de signification de ces symboles (quelqu’un qui ne sait pas la difficulté d’obtenir des étoiles, pourra plus facilement contester / ne pas reconnaître d’emblée l’autorité en la matière), et pourrait ptêtre considérer qu’il reste même là une part de relativité, d’autant si mise beaucoup sur l’apparence donné par le symbole de l’autorité.
    Outre le fait que peut sûrement s’en trouver des qui n’apprécieraient pas un plat préparé par même un chef triplement étoilé si z’aiment pas trop des saveurs du plat, chaque recette, chaque jour de préparation peut être l’occasion d’une remise en question. Dans la conférence sur l’autorité que j’ai évoqué, à un moment donné, il est question des systèmes de gouvernement où les symboles qui peuvent inspirer forme d’autorité ont une certaine importance dans tous, de la monarchie à la « pseudo démocratie représentative », où le cérémonial à une grande importance, mais pas forcément suffisante dans tous du fait des crises éco-politique qui peuvent advenir pour diverses raisons, et où l’autoritarisme prend la place de l’autorité pour tenter de conserver l’apparence de pouvoir. Et des chefs peuvent être tentés d’utiliser leurs étoiles comme symbole, ainsi que organismes délivrant ces « certificats d’autorité » avoir un trop grand pouvoir pouvant être remis en question dans l’autorité qu’ils se donnent. Je l’évoque car j’ai récemment lu un article sur Bernard Loiseau, les circonstances qui l’ont poussé à se faire « hara-kiri », où il était question du fait qu’il avait bâti un business reposant sur ses 3 étoiles, qu’il s’était mis la pression pour conserver ce niveau d’excellence, s’était engagé financièrement à partir de là, que la perte d’une étoile aurait pu engendrer perte de chiffre d’affaire et non remboursement de dettes et cætera. Bon, si un critique culinaire avait évoqué perte d’une étoile par le guide michelin et eu à priori un rôle dans ce qui a « déstabilisé » Bernard Loiseau, le lui avait fait craindre, que le guide michelin et son importance sur la scène culinaire est aussi re-mis en question par l’auteur de l’article, le chef aurait eu connaissance qu’il allait encore conservé ses 3 étoiles, donc pourrait considérer que la pression qu’il s’était mis avec doute, a plus joué, difficile de savoir.

    Bref, ceci dit, j’évoque cas un peu beaucoup particulier en matière d’art culinaire. Globalement, quelqu’un ayant été reconnu comme ayant du savoir faire culinaire, aura une certaine autorité en la matière non remis en question, de même pour les divers métiers d’artisanat et d’art. Car si l’ « intensité d’appréciation » est relative, la plupart (aucun ?) ne remettront pas en cause le savoir faire, les talents et conseils donnés par eux qui y sont liés, sans qu’ils aient besoin de commander (encore que, quand il s’agit de devoir travailler avec / pour, du fait de l’exigence, des conditions de travail, ptêtre pas toujours évident, ptêtre pas toujours le cas, peuvent faire preuve d’autoritarisme même si ils incarnent aussi l’autorité du savoir faire / des compétences ; des articles évoquent problème d’autoritarisme / maltraitance, accusations d’employés de chefs étoilés, qui ont pas été très chefs dans ces cas).

    Bon, reste que y a le facteur humain dans ce qui fait qu’une personne est chef pour soi / nous, suivant notre parcours et cætera, tel que peut le comprendre dans votre billet. Et je pense aussi notamment à une femme qui vit en yourte et qui expliquait dans un documentaire que certains de ceux qui la visitaient ne pouvaient pas s’empêcher de vouloir la faire bénéficier de leur savoir faire, conseils pour tel ou tel aspect « technique », mais qu’elle préférait faire les choses à sa façon.

    Et dans certains domaines, c’est assez délicat. Le cas particulier de la femme avec la construction de sa yourte y est ptêtre plus général. Du fait qu’en politique, en matière de gouvernance politique, commerciale, y a les idéologies, considérations, aspirations, qui font que l’autorité peut être plus remise en question. Au sens que peut reconnaître des « intellectuels » spécialisés dans tel ou tel domaine, leur autorité à en parler, mais pour « l’exécution » / l’action / mise en programme, peut être « facilement » contestable. Ainsi que des « autorités » qui donnent des « certifications » / délivrent des « signes d’autorité ». Par exemple, en matière de finance, lu mise en cause des agences de notation, qui peuvent être instrumentalisées dans la guerre économique entre les USA et la Russie, les USA et l’Europe, et cætera.

    En fait, je dirais que dès lors qu’il est question d’ « opinion », de commande liée à une « opinion », de travail avec / pour, faut sûrement des qualités évoquées, de la diplomatie, de la « psychologie », une certaine patience. Bon, les opinions ne sont ptêtre pas forcément des « croyances », mais des études auraient démontré que quand on prend parti, défend un parti politique / une idée, quand on en discute, se met en général en place même genre de mécanisme de défense que quand nous avons adhéré à une religion / une croyance, et que donc, quel que soit la qualité des arguments avancés par un autre, peut avoir du mal à écouter / du mal à voir comme de l’autorité sur l’instant, et peut faire preuve de beaucoup de mauvaise foi.

    Et dans le domaine de l’ « opinion », si ce n’est reconnaître de manière personnelle à une personne la qualité de chef pour avoir envie de connaître son avis, y accorder beaucoup d’importance, prêt à suivre / appliquer, je sais pas si peut faire reconnaître l’autorité globalement. Y a bien le concept de « gourou », y a ceux qui sont érigés en spécialiste d’un domaine, mais peut y avoir des opposants, dissidents, matières à débats, et donc histoire de « résonances particulières ». Quoique peut sûrement y avoir de l’unanimité en étant le plus respectueux, de l’unanimité pour reconnaître les qualités de chef, de figure d’autorité, mais consensus sur exemple à suivre, je ne sais pas. Que cela soit Jésus, Gandhi et cie, si l’image de leur « autorité / crédibilité spirituelle » est gravée dans les pages de l’histoire humaine, que beaucoup ont cherché à suivre leur exemple, ils ont été confrontés à de l’opposition, des « controverses » (je pense à une réplique de Poutine dans un de vos billets, où il était question que même Dieu n’est pas arrivé à faire l’unanimité en matière de religion).

    Me fait penser que dans le domaine de l’information, certains médias ont mis en place service d’étude de l’info, pour lutter notamment contre les « intox / rumeurs / mal information / désinformation » qu’il peut y avoir sur le net, en tentant de s’ériger chef de l’info crédible. Sur certains sujets, articles où ils détaillent certaines instrumentalisations, débunkent des hoax, décryptent, ils ont pas forcément tort, sauf quand ils stigmatisent des sites, sont généralistes, hors contexte dans leurs critiques, et par ailleurs, du point de vue de certains, eux-mêmes diffusent des infos et articles « discutables ». Alors je dis pas, certains sites connotés sionistes, extrême droite islamophobe, qu’ils listent dans les « peu crédibles / à prendre avec pincettes », je les classe aussi dans ma tête dans les sites à éviter pour s’informer, mais je lis pas plus les journaux des médias de masse, et du fait des opinions qui rentrent en compte, en matière d’information, me paraît difficile de décerner à un média l’autorité d’informer comme d’aucuns l’ont tenté, comme Facebook a mis en place avec la participation de certains la chasse aux fake news. Parce que certes, des fakes news peuvent fausser les débats et choix politiques, mais la lutte contre les fake news de la part de ceux qui ont pouvoir de diffusion / impact massif – tel que Facebook en collaboration avec médias – le peut aussi, et le mieux serait ptêtre plus de conseiller de multiplier les sources d’infos et cultiver son esprit critique que de stigmatiser. En tout cas, je crois pas que des adeptes de la zététique, cherchant à rationaliser le plus possible si je puis dire, mettraient en place ce qu’a fait un journal comme Le Monde avec son Décodex ou ce qu’a fait Facebook en collaboration avec eux et d’autres, d’autant qu’un a fait une conférence où au final, il conseillait plus de multiplier les sources d’infos, recouper les infos sur un sujet donné en gardant à l’esprit la ligne éditoriale des sites, réfléchir sur tout ça, et critiquait lui aussi cette recherche / tentative de construire autorité journalistique de la part des médias de masse. Quoique des sites contre les hoax qui tentent de se connoter zététique, ont plus ou moins fait le jeu du gouvernement à l’époque où était question de lutter contre certaines propagandes / intox du net, sont sortis du domaine des hoaxs clairement identifiables pour celui des infos « classiques » en cherchant à se donner le même genre d’autorité, mais peut contester qu’ils représenteraient le courant / approche zététique sur ça, et bref, voilou.

    Bref, en tout cas, avec vos talents et tout, à mon sens, à mes yeux, vous incarnez très bien l’autorité, ce rôle de « chef », chef ! ;o)

  • avatar
    jacou

     » Le chef n’est pas l’homme du pouvoir être… Ce n’est pas le pouvoir qui le rend chef… Mais le devoir, son devoir… Parce que c’est l’homme du devoir être… Il fait ce qu’il faut. »

    EXCELLENTISSIME !


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