Ma précarité 5


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J'y arrive pas... j'y arrive plus... je ne sais même pas si j'ai le désir d'y arriver...
à gagner ma vie, à nourrir ma famille, à rentabiliser ce que je suis...
Ma plume n'est pas exportable... et la table de ma loi n'est pas rentable.
Comment dire... que je suis à bout... Comme tous ceux qui s'efforcent à joindre les deux bouts.
Je subis comme on dit, le sort de toute ironie, le revers de toute fortune... Parce que nul n'a le droit de créer sans rien devoir en retour.
C'est très étrange même le don de soi a un coût : la tête et les yeux.
Tout me pousse à intégrer le système marchand.
J'ai beau dire que je ne suis pas une marchandise, je ne peux éviter ma désintégration... ma solitude... ma lassitude... ma finitude.
Suis-je le cordonnier le plus mal chaussé ?
Suis-je l'aide-soignant le plus mal soigné ?
Suis-je l'artiste le plus triste ou le plus attristé ?
Il paraît que nous le sommes tous et toutes... parce que le verbe être... est en crise. On ne gagne pas assez pour rembourser la dette... celle que nul n'a contractée.
Qu'avons-nous à perdre ? T O U T
Puisque l'existence est devenue une question de comptabilité... voire d'incompatibilité... Entre les moyens et les raisons de vivre.
Tout à perdre... rien à y gagner.
Quelques fleurs... quelques flirts entre grands esprits et puis RIEN.
Rien ne suffit à combler le trou de notre sécu mentale et morale.
Je ne vais pas me tirer une balle dans la tête... NON.
Mais je vous demande de le faire... en cessant de m'encourager à faire ce que je fais : Exister
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5 commentaires sur “Ma précarité

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    Pascal

    Une perle sur la précarité. Je vous souhaite de finir par vous y retrouver.

    Même si ça devait être pour votre bien, difficile de ne pas vous encourager, et même si peut être compliqué d’ « exporter » – « rentabiliser » suivant les « thématiques », vous avez les talents de plume, d’incarnation et tout qui devraient vous permettre de pouvoir avoir beaucoup de retours-dons, vous y retrouver et tout. Bon, beaucoup de créateurs artistes et artisans galèrent, dans la jungle d’internet ou des « marchés potentiels », peut être question de chance de tomber sur des soutiens financiers, des mécènes suffisamment importants, et de quoi se décourager, un certain nombre font des petits boulots qui font qu’ils délaissent du temps de création jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment de succès ou laissent tomber ;
    et dans tous les cas de quoi remettre en cause le paradigme éco-politique, façon dont marche le marché de l’emploi, regard de la société sur le travail-emploi, mais si peut militer pour, difficile de compter dessus, sur changement de paradigme économique qui est hypothétique, à moins d’être en marge de la société ou de faire de la militance une source de revenu, d’y arriver, ce que certains ont plus ou moins fait / tenté de faire même pour système type mebr ;
    et bref, dans tous les cas, d’une manière ou d’une autre, je vous souhaite de finir par vous y retrouver.

    Me fait penser que quand j’avais découvert votre journal vidéo, je ne sais plus quel est le premier billet que j’avais regardé de vous ni à quelle occasion, ptêtre que j’en avais vu une autre avant, mais je crois bien que c’était un Youtubeur que je suivais (theplot911) qui avait partagé votre billet « Soliste ou sioniste » (fin 2011 ?) et j’avais eu l’impression d’être tombé sur le « Graal de la création » si je puis dire. Il ne me semble pas exagérer le compliment, pas forcer le trait de l’impression que j’avais eu. Parce que j’y voyais alliance du talent de plume, d’une forme de poésie, d’incarnation et tout, avec engagement pour des causes, faisant ressentir et réfléchir avec art. Et de ce que je me souviens, je n’avais pas tout de suite pris le temps de découvrir beaucoup de vos autres journaux à l’époque car cela avait plus ou moins coïncidé avec travaux que mes parents ont fait faire et eu coupure du net de quelques mois, mais une fois travaux finis, l’accès au net retrouvé, j’ai petit à petit découvert vos autres créations qui ont confirmé mon impression. Et depuis, si j’ai découvert d’autres créateurs que j’ai trouvé assez talentueux dans leur domaine, vous êtes la seule qui traite l’actu et des thèmes de société (philo-politique et cætera) de cette façon / avec créativité, la seule dont j’ai regardé toutes les créations (du moins, celles dispos sur chaîne et le site), et je pense que vous avez une originalité et talents qui font que quand on découvre votre journal, sans connaître la situation, votre précarité, et sans regarder les stats du nombre de vues sur youtube pour chaque vidéo, étant donné la qualité de création, peut penser que vous avez un certain succès qui vous permet de vous y retrouver. Et je me dis que de vos fans se sont ptêtre dit / se disent que d’autres vous soutiendront / vous soutiennent suffisamment, sans réaliser que pas le cas et que si chacun donnait ne serait-ce quelques euros par mois, pourrait finir par faire beaucoup (dans l’idée que les petits ruisseaux font les grandes rivières et cætera). Je vous souhaite que finisse par être le cas, d’une manière ou d’une autre, avoir pléthore de dons et tout.

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    jacou

     » Tout me pousse à intégrer le système marchand. »
    – Le choix –
    Nous sommes tous et toujours confrontés à des choix ; bien que la vie soit un jeu sans enjeux , néanmoins, il nous appartient dans celui de l’incarnation choisie d’ y jouer pleinement en agissant concrètement et cela avec différents moyens d’expressions , l’essentiel étant d’accomplir l’action juste dont le mode peut changer et change au cours d’une vie . Les expériences vécues nous servent à agrandir notre champ de conscience, cela peut se faire par la matière , l’intellect, le spirituel , il n’y a pas de petites ou grandes expériences , nous sommes des alchimistes qui « cultivons  » la pierre philosophale au jour le jour de notre propre êtreté ( corps/âme/esprit ) .
    Je me souviens de la réponse que fit le très grand enseignant de la Vie , Maharishi Mahesh Yogi à un étudiant qui souhaitai intégrer le groupe homme permanent afin de participer par des programmes intensifs de méditation à l’ouverture de la conscience collective mondiale et à ses effets positifs ( effets scientifiques et sociologiques prouvés ) :  » Tu as une famille, tu dois d’abord t’occuper d’elle et en prendre soin ! » .

    – L’action
     » De par sa nature d’être libre, l’humain incarné ne peut s’en remettre passivement à l’action de la Source divine seule pour déterminer la trame de son destin. Celui-ci représente un canal, mais aussi un foyer de dispensation, de sorte que l’action personnelle est requise : chacun est l’artisan, donc l’agent premier de son évolution, d’où il doit donner une direction à sa vie, sans quoi il devient le jouet des circonstances. Ainsi, chaque être doit éviter de s’attendre à ce qu’un changement qu’il veut ou souhaite obtenir durablement provienne de l’œuvre d’autrui ou des circonstances de la vie. Il doit dégager cette conviction que, dans sa vie personnelle, c’est lui qui peut attirer ou écarter ce qu’il désire. Il doit savoir que tout ce qu’il attire ou écarte, il en est responsable, pour l’avoir provoqué consciemment ou inconsciemment à un moment ou à un autre, par une voie générale ou particulière.

    Tout changement s’amorce et se complète à l’intérieur d’un être. Pour cette raison, chaque être incarné gagne à comprendre la Loi cosmique ou de la Force universelle et à en découvrir les principes et les propriétés de manière à s’en servir, par sa raison, à bon escient, soit en fonction des résultats qu’il compte obtenir. En raison de l’obnubilation consécutive à sa descente dans la densité et la dualité, il doit procéder à tâtons, selon le principe de l’Essai et de l’Erreur, jusqu’à ce qu’il la maîtrise complètement.

    Celui qui désire décider justement doit veiller à ce que les facultés rationnelles de sa conscience de veille se maintiennent dans une relation vivante avec la sagesse ou le savoir de son inconscient, c’est-à-dire de son Centre divin. Car la décision repose sur une pensée juste qui, en motivant, exalte l’action. Ainsi, celui qui remet une décision s’expose à une perte d’énergie, peut-être même à l’échec, puisqu’il se situe hors de l’ordre de l’expérience menée au bon endroit et au bon moment. En ce sens, l’hésitation et la tergiversation écartent un être de ses objectifs. S’il se met à en discuter en son for intérieur ou avec les autres, il se place également hors d’ordre. Dans son univers ou son champ d’expérience, où il est le seul directeur, même le roi et maître, chacun doit en venir à se connaître suffisamment pour reconnaître, intuitivement, le moment psychologique d’agir avec efficacité. »…
    https://arcturius.org/laction/

    Quelques citations d’ Einstein :

    – « Apprenez d’hier, vivez pour aujourd’hui et espérez pour demain »
    – « Apprenez les règles du jeu pour vous en servir pour aller plus vite et plus loin. »
    – « Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir. »
    – « Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois. »
    -« En plein coeur de toute difficulté, se cache une opportunité. »
    -« Il n’y a pas d’échec. Il n’y a que des abandons. »
    -« Je dois être prêt à renoncer à ce que je suis pour devenir ce que je serai. »
    – « Ce que nous avons appelé ‘matière’ est l’énergie, dont la vibration a été hautement réduite afin d’être perceptible par les sens. »
    – » La valeur d’un accomplissement réside davantage dans la quête que dans le résultat. »
    -« Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. »
    – « Nous devons faire de notre mieux. C’est notre responsabilité sacrée en tant qu’être humain. »
    https://www.evolution-101.com/citations-dalbert-einstein/

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    le journal de Personne Auteur de l’article

    Je rédige un billet pour dire que je suis précaire, et une voix s’élève pour me demander de me taire… un riche qui dit que je pleurniche !
    Un voisin qui dit que je me plains… un malin qui dit que je ne fais rien, que pour toute fin (faim) il faut s’en donner les moyens… qu’il suffit de traverser la rue pour dénicher le bon coin…
    Faire comme tous les chiens, se soumettre au besoin, à l’instinct… à l’intestin… c’est grêle ou gros comme destin !
    Un passionné de littérature m’a littéralement suggéré de faire la putain en le gratifiant d’un sourire en coin.
    Et ça donne à la femme qui est en moi, l’envie de devenir infâme… mordante et méchante.
    Maintenant je remercie de vive voix, tous ceux qui se sont appesantis sur mon cas, compati de bonne Foi et su me remettre sur la bonne voie, juste en me signifiant qu’ils étaient là…

    Personne

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    jacou

    Grandir en soi-même passe inévitablement par connaître la solitude car ce n’est qu’en elle que l’on peut vraiment être relié à l’immensité du monde et à sa bienfaisante puissance .

    « La solitude apparaît alors aux yeux de beaucoup comme une expérience négative, triste, affreuse où l’on n’a parfois plus de raisons de vivre. A cet égard se pose une question fondamentale : est-ce que nous savons encore vivre avec nous-mêmes ? Si la solitude est perçue négativement aujourd’hui, n’est-ce pas parce que nous n’avons pas pris, ni fait l’expérience avec nous-mêmes ? Nous ne réalisons ni nous n’acceptons réellement ce que cela comporte de positif pour vivre.

    Nous pensons la solitude comme une expérience négative à éviter car nous percevons souvent la solitude comme une perte de nous-mêmes ; elle nous prive de la reconnaissance dont nous avons besoin du fait que nous n’existons souvent que dans le regard des autres. Or, dans la solitude chacun est renvoyé à lui-même Tout le monde fait un jour l’expérience de la solitude à travers les épreuves de la vie où on est confronté à soi-même, à sa propre vie celle que chacun doit assumer seul.

    Dans la vie ordinaire nous pensons souvent de façon illusoire que les autres nous aident à régler nos problèmes ; en fait, quand on est seul alors seulement on réalise que personne ne règle le problème à notre place. La solitude est plus qu’on ne le croit une école de vie où l’on peut beaucoup apprendre sur soi-même, apprendre à vivre avec soi-même, par soi-même et non plus par procuration avec les autres.

    LE RETOUR VERS SOI DANS LA SOLITUDE, UN PASSAGE VERS SA PROPRE VIE

    La solitude peut-être une école où l’on devient responsable de soi, mais plus largement aussi responsable des autres car la solitude peut être une expérience d’ouverture au monde et non d’enfermement. La solitude est si difficile à supporter par ce que nous avons souvent tout misé sur les relations extérieures, alors que nous n’avons peut-être jamais réussi à construire notre propre vie en ayant une vie à nous, une vie intérieure.

    Pour beaucoup, l’intérieur c’est le vide, car nous ne savons pas quoi faire avec nous-mêmes. Nous nous ennuyons quand nous sommes seuls, peut-être parce que nous sommes étrangers à nous-mêmes. C’est dire que la solitude est une expérience indispensable de rencontre avec soi-même. La solitude, c’est prendre sa vie en main, vivre avec ce que nous sommes devenus, pour nous retrouver. Car bien souvent nous faisons tout pour échapper à nous-mêmes.

    Apprendre à vivre sa solitude, c’est aussi commencer à habiter sa propre vie. La solitude apprend combien il est difficile d’avoir une vie à soi. Car se retrouver, c’est être présent à soi, c’est retrouver un espace intérieur où on se réapproprie sa vie. La dimension de l’intériorité est souvent dissociée de la solitude et mal comprise. Il n’y a pas d’intérieur sans séparation, qui n’est pas simplement coupure d’avec les autres ; exister comme être seul, c’est une condition essentielle pour se retrouver avec soi.

    Se retrouver avec soi est donc une exigence de la solitude pour se construire et se construire comme être humain. Ce retour vers soi est le mouvement même vers sa propre réalisation qui apparaît d’autant plus nécessaire que nous sommes tous pris dans des situations relationnelles qui nous enferment souvent et nous dispersent.

    Le retour vers soi dans la solitude est un voyage que les circonstances de la vie nous imposent souvent, mais qu’il faut savoir accueillir non comme un drame et une impossibilité de vivre, mais comme un passage vers sa propre vie.

    Alors seulement la solitude peut donner lieu à une métamorphose intérieure qui permet de vivre votre vie comme le seul chemin de notre accomplissement véritable.

    Gustave Nicolas Fischer est l’auteur de La Trace de l’Autre (Odile Jacob, 2005).

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    Pascal

    @ Personne

    A mon sens, vous et la femme qui est en vous êtes parfaites !!

    M’est arrivé de faire la morale / le moralisateur quand les gens s’énervent ou disons en « disputent » d’autres, quand de ma famille se dispute, je peux avoir tendance à jouer le rôle de médiateur, ou en tout cas m’y essayer, alors que je peux être très « acerbe » dans certaines occasions. Et on peut se faire du mal à soi-même quand on est énervé, au sens que le stress se répercute sur le corps, mais peut faire du bien d’exprimer l’énervement d’une manière ou d’une autre et ne pas tout garder en soi.

    Une dame, même si adepte de la « communication non violente », a fait une conférence où elle explique une expérience du genre, de ce que je me souviens : Communication non-violente : Je ne suis pas une Girafe ! : https://www.youtube.com/watch?v=yfObh93krmE

    Et me fait penser aussi que j’ai plus récemment zyeuter une petite conférence où elle explique le problème qui peut aller de pair quand on a des « prises de conscience » et qu’on en fait une « valeur absolue » : La violence cachée de nos parts évolutives : https://www.youtube.com/watch?v=KxhYS9igekg

    Elle y évoque aussi le souci de la « violence » dans les milieux new âge / spirituels qu’elle fréquente, du fait de l’aspiration qui ne correspond pas forcément à l’étant de ce que les aspirants sont sur le moment. Elle ne remet pas en question l’intérêt de l’effort / d’évolution et des « outils », mais (se) questionne sur l’attention portée sur sa propre exigence d’un « résultat » et sur qu’elle est en train de faire comme « résultat », par rapport au « développement de sa conscience ». Bon, son explication me semble un peu « abstraite », j’ai un doute sur la façon de l’appliquer, mais si j’ai bien compris, s’agit donc de composer selon ses aspirations et conscience du moment, d’instant en instant.


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