Tous camés, tous cramés ! 2


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Augmenter la dose, rapprocher les prises...

Jusqu'à l'extinction de l'âme... C'est mon drame.

La dose de nicotine, la dose d'alcool, la dose d'opium... ça m'épate, ça m'éclate... cette vie qui se déchire, qui renonce au meilleur et se prononce pour le pire.

J'exulte en observant ce culte qui me rend si inculte jusqu'à confondre la chimie et l'alchimie... chimie hâtive, alchimie négative.

La bête de somme que je suis, consomme et se consume

Pour me racheter, je veux tout acheter... de la plénitude à la vacuité...

Pouvoir, gloire et beauté... je ne peux vivre ma vie sans la rater.

C'est l'au-delà que j'exige ici-bas... la vie sous l'emprise de la pulsion de mort.

Augmenter la dose, multiplier les prises... et les surprises.

La drogue, le jeu, la musique, l'amour peuvent devenir les plus sombres empires où l'on y perd la main pour prendre son pied...

Et ça s'arrose à chaque fois qu'on augmente la dose, on oublie la cause, volonté de déchéance qui n'est in fine que la déchéance de la volonté.

Un désir épris de désir pour intensifier le plaisir... aimer à en mourir... mourir d'aimer.

Affliction, addiction... je préfère parler de déréliction... d'abandon de soi et des autres... c'est moi sans moi... l'être accouplé au néant... J'augmente la dose et je m'accorde de moins en moins de pauses.

C'est féérique, euphorique... douleur bénéfique... bonheur maléfique... être et ne pas être en même temps... se sentir disparaître au fur et à mesure des prises, à chaque reprise ça s'accélère... le cœur bat plus fort et l'âme s'envole plus haut dans l'atmosphère...

Il n'y a plus que le corps comme décor, musique devenant mystique.

Je ne me contente pas de forcer la porte du rêve, je la défonce...

Et je m'enfonce... en écoutant cet air qui en dit plus long sur moi que moi-même...

J'augmente la dose, et je rapproche les prises... pour ressentir jusqu'à quel point la vie, c'est de l'héroïne.

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2 commentaires sur “Tous camés, tous cramés !

  • avatar
    Pascal

    Superbe, une perle sur les addictions.

    A vie

    En la vie,
    au cours du chemin,
    du « long fleuve pas tranquille »,
    du premier cri
    au dernier souffle lointain,
    des tentations grésillent,
    des sucreries aux effleurements,
    de l’ivresse des verres
    aux rêveries qui peuvent, quelques instants,
    éloigner d’abîmes,
    mettre en état de cime,
    au point de pouvoir avoir du mal à s’en passer
    une fois que ça a été savouré,
    ou quand la mélancolie, les failles ont creusé
    dans l’âme,
    que la flamme
    vacille face aux difficultés,
    aux drames, à tout ce qui peut révolter ;
    mais la vie est mouvement,
    des instants après des instants,
    journée après journée,
    peut s’affaiblir ou se renforcer,
    vivre des hauts et bas,
    suivant l’aspiration,
    les croisés de chemins,
    les prises de conscience, les choix
    dans la contingence vers l’horizon,
    trouver que la vie est belle,
    qu’importent les galères,
    les instants de pluie,
    les nuages dans le ciel,
    et se construire une voie, un destin,
    des jours et des nuits.

  • avatar
    jacou

     » Affliction, addiction… je préfère parler de déréliction… d’abandon de soi et des autres… c’est moi sans moi… l’être accouplé au néant… J’augmente la dose et je m’accorde de moins en moins de pauses. »

    L’addiction quelle qu’elle soit est une entrave à l’expansion de la nature la vie .

    « – Message de L’Ami (Jésus) reçu par Agnès Bos-Masseron le 6-5-18

     » L’attachement aux émotions positives.

    Bien comprendre, les joies, les situations, les circonstances, sont un sous-produit de la nature de l’Être. La nature de l’Être est ananda. Ananda est la joie pure. La joie pure n’est pas un ressenti de joie, elle est la source du ressenti de la joie. Quels que soient les ressentis – et tu l’as dit, l’être humain est esclave de ses ressentis – quels que soient les ressentis, tout offrir par dévotion à cet au-delà de tous les ressentis.

    L’au-delà de tous les ressentis est l’infini silence. Certains disent que je le nomme le Père. Le Père, la Mère, le tout, la vie, vénérable, innommable, Cela, la source éternelle et son au-delà même, est joie pure, non cette joie qui est un ressenti mais cette joie qui est l’extase de l’infini, de l’éternel. Ne s’appuyer sur aucun ressenti. Les traverser sans attente, sans autre attente que cet inévitable que l’éternelle source et que le tout, le Père, la Mère, l’éternel au-delà, la vie. Cela est extase.

    Encore une fois, nous ne parlons pas d’un ressenti qui serait l’expression diluée de ce qui est inexprimable, de ce qui est innommable, de ce que Je Suis, au-delà de tous les ressentis. Traverser tous les ressentis sans conceptualiser ce qu’est cet innommable. Il est l’au-delà de tous les concepts, elle est l’au-delà de toutes les apparences, il, elle, l’éternel, l’intemporel, vénérable. La vie est l’expression pure de cela.

    Il est vrai, agréables, n’est-ce pas, sont les ressentis positifs. Et douloureux, n’est-ce pas, sont les ressentis que vous nommez négatifs. Tu l’as dit, l’addiction au ressenti vous lie et vous êtes pieds et poings liés, comme accrochés au gouvernail du navire de votre vie sans plus pouvoir le manœuvrer.

    Offrez l’addiction aux ressentis dans l’assurance même que l’infini, l’éternel, au-delà de toutes les saveurs de joie, au-delà de toutes les saveurs d’extase, est la pureté de la joie, le feu de l’amour. L’on ne peut le ressentir, l’on ne peut que l’incarner. C’est cela l’intention de l’incarnation.

    Pour l’incarner, vous devez reprendre la barre, les poignées du gouvernail de votre navire, délier ces fils des addictions aux ressentis, traverser, traverser, traverser et vous émerveiller de la légèreté induite par ce fait de traverser. Alors le douloureux se dissout, l’attachement au joyeux se fond. Il reste la simple clarté d’être l’infini de la joie. Et les ressentis clarifiés s’alignent à leur source sans qu’il ne soit plus possible de se les approprier.

    Seul l’ego s’approprie, le tout sait qu’il, elle, est l’infini. Qui pourrait s’approprier l’infini ? On ne peut le mettre en boîte. On ne peut que s’incliner, le laisser couler et s’identifier à ce flot qui est le tout et même son au-delà. L’attitude juste est le lâcher-prise. Du lâcher-prise vient la dévotion offerte au juste milieu. Le juste milieu, au point du juste milieu. Les opposés sont transparence, au juste milieu. Comprenez-vous cela ?

    A l’autre bout de la rigidité de la bascule, le négatif est infiniment rigide et le positif infiniment addictif. Au milieu, le vénérable silence. Chaque expression est le reflet de cette plénitude. Vous êtes alors Un, au-delà du duel. Le Un est transparence, le Un est l’extase de la transparence qui se découvre, non comme un ressenti mais comme la vérité d’être. L’attitude juste est le lâcher-prise et l’attention qui éternellement traverse.

    Nous vous bénissons.


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