La Vérité 3


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On m'écrit, on me décrie parce que je défends à cor et à cris la Palestine.

On se dit : qu'est ce qui lui prend, qu'est-ce qu'il lui a pris de s'accrocher à cette cause révolue ? Ce qui fut, ne sera plus.

La Palestine n'existe plus... c'est peine perdue ?

Il y a même un rabbin qui a cru bon de m'adresser sa pâle estime sous prétexte que je me suis trompée d'adresse et que mon plaidoyer fait office de fausse grossesse... encore un qui a raté son brevet de noblesse !

Avec un long métrage sur la Palestine, je ne risque même pas d'accoucher d'une souris m'a-t-on dit, parce que le loup est déjà dans la bergerie. Les jeux sont faits désormais... et la cause est déjà entendue.

 

D'autres détracteurs lui ont emboité le pas : sujet inutile et incertain, car il n'y a et ne peut y avoir sur cette terre qu'un pays souverain : Israël selon les vœux de l’Éternel... et il en est ainsi, d'autant plus qu'aucun pays arabe, voisin ou lointain, n'a levé le petit doigt pour qu'il en soit autrement, ils ont tous abdiqué devant ce sombre destin... pour ne pas dire "mesquin".

Il n'est même plus question aujourd'hui de conflit israélo-palestinien, les puissants ne font plus qu'assister le petit oiseau israélien pendant qu'il fait son nid sur l'arbre de la méconnaissance et de l'oubli.

 

De la partition, on en rit parce que la ligne de démarcation passe ailleurs, non plus entre arabes et juifs, mais entre capital et décapités.

On me dit que je ne risque point de gagner ma vie en me rendant au chevet d'un peuple à l'agonie, que je serais plus inspirée de transformer l'objet de mon souci.

Pourquoi la Palestine ? Pourquoi pas l'Iran, la Syrie ou la Russie ?

D'autant plus que les palestiniens sont de plus en plus réduits à rien, quand ils ne sont pas éliminés un à un pour des raisons de sécurité ou promiscuité.

Et moi je dis que s'il n'en reste qu'un, un seul palestinien, je continuerai à dire que cette terre lui appartient... en propre et au figuré. Et cette vérité, je la maintiens... ou pour dire vrai, c'est elle qui me maintient... en vie.

Je ne tiens pas à verser une seule larme sur ce qui me tient le plus à cœur, mais je tiens à faire de mon long métrage, une arme... pour BRISER tous les miroirs, et remettre en mémoire que la Palestine est aux palestiniens... et que ce n'est pas seulement un lien d'appartenance, mais une histoire d'évidence.

 

Et j'ai rédigé mon texte sur "L'Orpheline de la Palestine" en me disant que pour trouver la vérité, il ne faut pas la chercher, mais la vouloir. Et je l'ai voulue.

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3 commentaires sur “La Vérité

  • avatar
    Pascal

    Une perle sur la vérité, pour la cause palestinienne, cristallise superbement comme une note d’intention en vidéo, très bien contée / incarnée, pour le long métrage. Même si il devait / doit être sioniste, pour Israël, j’imagine mal le rabbin et autres détracteurs être insensibles, ne pas être touché par votre démarche. En tout cas, je vous souhaite de recevoir pléthore de dons, pouvoir faire le film tel que vous le souhaitez.

    Aspiration

    Petit à petit,
    de colonie en colonie,
    de la Nakba, de Palmach à Tsahal et ses guerres,
    avec des puissants avalisant l’air,
    de la population désemparée,
    s’opposant à devenir cendré
    ou résistant, à composer, à sensibiliser
    au jour le jour, dans l’attente, à aimer
    l’idée de la terre et ses cieux,
    la Palestine dans leurs prières, leur vœu,
    et le sort de celles et ceux encore en vie,
    ne renonçant pas à Jérusalem et cie,
    à la vérité, entre et dans les parvis,
    que se restaure, en paix avec la région,
    de Gaza à la Cisjordanie, au-delà des conflits,
    le long du chemin de la civilisation vers l’horizon.

  • avatar
    jacou

    Peut-on trouver la vérité en la voulant ?

    Il y a vérité relative et vérité absolue , la vérité relative est aisée à comprendre :  » à chacun sa vérité « , la vérité absolue est d’une toute autre nature .
     » – La vérité existe t -elle  » ( Jiddu Krishnamurti )
    Question : Un fait généralement admis de nos jours est que tout est relatif, une question d’opinion personnelle, qu’il n’y a pas de vérité ou de fait indépendant de la perception personnelle. Comment réagir intelligemment à cette croyance ?

    Sommes-nous tous tellement personnels que ce que je vois, ce que vous voyez est la seule vérité ? Que votre opinion et la mienne sont les seuls faits à notre disposition ? C’est ce qu’implique la question ; que tout est relatif ; la bonté est relative, le mal est relatif, l’amour est relatif. Si tout est relatif (c’est-à-dire que ce n’est pas la vérité entière et complète) alors nos actes, nos affections, nos rapports personnels sont relatifs, ils peuvent se terminer à tout moment si nous le désirons, dès qu’ils ne nous satisfont pas. Y a-t-il une vérité en dehors de la croyance et de l’opinion personnelles ? La vérité existe-t-elle ? Les Grecs, les Hindous et les bouddhistes ont posé cette question dans l’antiquité. C’est un des faits singuliers des religions orientales qu’on y ait encouragé le doute – douter, mettre en question – alors que dans celles d’Occident, il n’est guère admis et s’appelle hérésie.

    On doit découvrir soi-même, en dehors de ses opinions personnelles, de ses perceptions, de ses expériences, qui sont toujours relatives, s’il existe une perception, une vision qui corresponde à la vérité absolue, non relative. Comment le savoir ? Si on dit que les opinions personnelles et les perceptions sont relatives, alors la vérité absolue n’existe pas, tout est relatif. Par voie de conséquence, notre conduite, nos manières. notre mode de vie sont relatifs, fortuits, incomplets, non pas entiers mais fragmentaires. Comment découvrir s’il existe une vérité absolue, complète, qui ne s’altère jamais dans le climat des opinions personnelles ? Comment l’esprit, l’intellect, la pensée vont-ils procéder ? On enquête sur quelque chose qui exige énormément de recherches, de l’action dans la vie quotidienne, la mise de côté de ce qui est faux – c’est ]a seule façon de procéder. Si on a une illusion, un fantasme, une image, un concept romanesque de la vérité ou de l’amour, c’est là la barrière même qui empêche d’avancer. Peut-on honnêtement mener une enquête sur ce qu’est une illusion ? Comment se manifeste-t-elle ? Où prend-elle racine ?

    Ce]a ne signifie-t-il pas qu’on joue avec quelque chose qui n’est pas réel ? La réalité est ce qui a lieu, qu’on appelle cela bon, mauvais ou indifférent ; c’est ce qui se passe réellement. Quand on est incapable d’affronter cela en soi, on se crée des illusions pour s’en évader. Si on ne veut pas faire face à ce qui se passe réellement, ou bien qu’on a peur de le faire, cet acte même de l’éviter crée l’illusion, un fantasme, un mouvement romanesque, loin de ce qui est. Ce mot « illusion » implique l’éloignement de ce qui est. Peut-on éviter ce mouvement, cette évasion de la réalité ? Qu’est-ce que le réel ? C’est ce qui a lieu, y compris les réactions, les idées, les croyances et les opinions que l’on a. Leur faire face, c’est ne pas créer d’illusion. Il ne peut y avoir illusion que s’il y a mouvement d’éloignement du fait, de ce qui a lieu, de ce qui est réellement. En comprenant ce qui est, on ne juge pas par opinion personnelle, mais par observation réelle. On ne peut observer ce qui se passe réellement si la croyance ou le conditionnement qu’on peut avoir pèsent sur l’observation. Dans ce cas, il n’y a pas de compréhension de ce qui est.

    Si on pouvait regarder ce qui se passe réellement, on pourrait éviter complètement toute forme d’illusion. Peut-on le faire ? Peut-on réellement observer sa dépendance ? – que ce soit d’une personne, d’une croyance, d’un idéal ou d’une expérience particulièrement stimulante ? Cette dépendance crée inévitablement l’illusion. Ainsi, un esprit qui ne crée plus d’illusion, qui n’émet pas d’hypothèses, qui n’a pas d’hallucinations, qui ne veut pas s’engager dans une expérience de ce qu’on appelle la vérité a mis de l’ordre chez lui. Il est en ordre. Les illusions, les leurres, les hallucinations ne provoquent plus de confusion ; l’esprit a perdu sa capacité de créer des illusions.

    Alors, qu’est-ce que la vérité ? Les astrophysiciens, les scientifiques utilisent la pensée pour faire de la recherche sur le monde matériel qui les entoure, ils vont au-delà de la physique, ils la dépassent, mais en avançant toujours vers l’extérieur. Si l’on commence toutefois par se diriger vers l’intérieur, on s’aperçoit que le « moi » est aussi de la matière. La pensée est également de la matière. Si on peut se mouvoir vers l’intérieur en passant d’un fait à l’autre, alors on commence à découvrir ce qui est au-delà de la matière. Donc, la vérité absolue existe, à condition d’aller jusqu’au bout ».


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