INSTADRAM 2


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L'homme est un enfant... un enfant dont l'intelligence est souvent étroite.

Il s'efforce vraiment de faire tenir ses 50 volumes dans une boite qui ne peut en contenir que 25. Limite physique à sa prétention métaphysique !

Il n'y a pas plus pénible comme existence, avec de telles carences en mathématiques.

C'est le drame de toute méconnaissance... l'Instagram de l'ignorance.

L'homme est un enfant qui ne sait pas qu'il ne sait pas, c'est son éternelle enfance qui l'incite toujours à faire ce qu'il ne faut pas : le faux pas.

Tendance à oublier que c'est avec ses yeux qu'il voit ce qu'il voit, donc à tout ramener à soi : le sujet qui regarde et l'objet regardé... un soi toujours mal garé ou bien égaré.

L'homme est un enfant qui croit désespérément, inopinément qu'il peut soumettre le réel à sa représentation du réel... persuadé qu'il est : qu'il n'y a rien de réel en dehors de sa représentation... que c'est le spectateur qui fait être l'acteur et constitue toute la réalité du spectacle... non pas l'oracle mais le réceptacle...

Divine subjectivité : l'être c'est comme je suis, c'est moi qui le vis, c'est moi qui le réfléchis, c'est moi qui le dis.

Il a beau faire, l'homme est un enfant qui ne sait renoncer à soi. C'est comme ça ! Il ne peut compter qu'avec ses dix doigts... il ne peut pas aller au-delà de ses dix commandements, ni admettre le moindre amendement... il ne peut faire le tour que de ses propres tourments... ce n'est pas à vous qu'il ment mais à lui qu'il ment, quand il prétend vous ouvrir sa maison ou vous recevoir ailleurs que dans sa prison de verre.

C'est un ver solitaire, qui est fondamentalement incapable d'être solidaire. Il n'est pas pour autrui... mais pour soi, depuis le début jusqu'à la fin de la partie.

Vanité de tout débat, parce que ce n'est pas pour vous qu'il se bat ou qu'il est prêt à se battre mais pour faire valoir sa raison d'être ou son mal être : cheval qu'il appelle : volonté générale.

L'homme est cet enfant contrarié... par la vie, par la mort... il est né pour gagner dans l'instant T2 ce qu'il a perdu dans l'instant T1... autrement dit, il ne fait que tourner en rond devant des portes qui n'ouvrent sur rien d'autre que sur lui-même.

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2 commentaires sur “INSTADRAM

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet sur l’instadram, l’instant instagram, le drame de toute méconnaissance.

    Sur le comportement des hommes, sur les réseaux sociaux et en dehors, je pense que passé l’instant, même si reste soi-même, peut y avoir évolution. Je pense sur ça au propos d’Albert Jacquard sur le comportement humain : https://www.youtube.com/watch?v=JwPGoMHfG6w

    Alors c’est son point de vue, le « mécanisme » qu’il décrit n’est ptêtre pas général, et d’ailleurs, suivant ce qu’il décrit, les réseaux sociaux type Instagram peuvent favoriser la vanité de tout débat, la méconnaissance et tout, mais bon, me semble que les / des consciences peuvent évoluer pour autrui. Matthieu Ricard sur ce sujet (qui évoque aussi le problème de l’ignorance / méconnaissance et conséquences) : https://www.youtube.com/watch?v=0Y5FMXHvXp8

  • avatar
    jacou

    « L’homme est un enfant… un enfant dont l’intelligence est souvent étroite »

    Paradoxalement l’enfant est potentiellement plus intelligent que l’adulte car son âme ( sentiment , intuition ) n’est pas encore voilée parce cette faculté de raisonner que l’on monopolise , à tort, comme l’intelligence .

    – Réponse de Osho à :
    “Qu’est-ce que l’intelligence? Est-ce un état bien au-delà du mental et de ses limites?”

    Oui. L’intelligence n’appartient pas au mental; l’intelligence est l’une des qualités de votre être. Mais le mental est utilisé en tant que véhicule, d’où la confusion. Les gens pensent que l’intelligence appartient au mental – elle vient à travers le mental. Le mental est l’instrument de son expression.

    Le mental en lui-même n’est qu’un ordinateur biologique. Il a un système de mémoire tout comme n’importe quel ordinateur: vous nourrissez le système de mémoire et le mental conserve la mémoire. Mais la mémoire n’est pas l’intelligence.

    L’intelligence est la claire vision des choses à propos desquelles vous n’avez pas d’informations. La mémoire ne peut fonctionner qu’en ce qui concerne les choses qui vous sont connues – mais la vie est faite du connu, de l’inconnu et de l’inconnaissable. En ce qui concerne le connu, la mémoire suffit.
    C’est ce que font toutes vos universités et vos systèmes d’éducation: ils nourrissent simplement votre mémoire avec de plus en plus d’informations, et votre système de mémoire pourra y répondre immédiatement. La réponse ne prouve pas que vous êtes intelligent.

    On ne connaît l’intelligence que lorsqu’on rencontre l’inconnu, à propos duquel on n’a aucune mémoire, aucune connaissance, aucune information à l’avance. Le point décisif, c’est quand vous faites face à l’inconnu. Comment y répondez-vous? Vous pouvez y répondre intelligemment ou de façon stupide. »

    – Du moi au soi

    « Un élargissement de la conscience
    Y voir enfin clair. En soi et autour de soi. Avoir une vision et une perception lavées des projections, des croyances et des peurs, et accéder à ce que l’on pressent être pour soi une vérité libératrice. C’est ce que l’on appelle en psychologie un insight, la version laïque et banale de ce que les mystiques appellent une révélation. Il existe pourtant un point commun entre ces deux états : une modification de la conscience, qui transcende les limites du moi conscient ordinaire et qui nous donne accès à une vision plus globale, plus profonde et plus juste du monde et de soi-même.

    « Au-delà du petit moi », c’est ainsi que l’on pourrait qualifier ce mouvement intérieur. Un moi conscient qui, pour le psychanalyste Carl Gustav Jung, s’assimile à ce qu’il nomme la persona, du nom du masque que portait le comédien et qui l’identifiait au rôle qu’il jouait. Ainsi notre moi conscient serait-il le rôle que nous avons adopté très précocement et qui, au fil du temps et de nos interactions avec notre entourage, s’est renforcé jusqu’à devenir ce que l’on prend pour la totalité de notre identité.

    Or, nous explique Carole Sédillot, spécialiste en psychologie jungienne, « le moi n’est que l’une des manifestations du soi, une partie seulement de notre être. Aussi, lorsque nous nous éloignons de notre moi ordinaire, de notre masque social, nous avons accès à une dimension plus vaste, plus riche de nous-mêmes, celle qui serait le centre de notre personnalité, et que Jung nomme le soi ».

    Une profonde transformation
    La rencontre avec le soi ne se commande pas, elle est de l’ordre du sensitif, de l’intuitif. « Dans ces moments, nous avons une sensation de justesse, d’harmonie, une évidence lumineuse qui nous fait nous sentir reliés à une sorte d’absolu, à quelque chose d’infini, détaille Carole Sédillot. C’est quelque chose qui nous traverse et s’impose, qui fait oeuvre de transformation intérieure et nous permet d’aller à notre essentiel en termes de choix de vie professionnels, relationnels, amoureux.

    Jung considérait que ces moments étaient constitutifs et moteurs de ce qu’il nommait “le processus d’individuation”. » C’est-à- dire devenir vraiment soi. Ainsi écrit-il dans Dialectique du moi et de l’inconscient : « L’individuation n’a d’autre but que de libérer le soi, d’une part des fausses enveloppes de la persona, et d’autre part de la force suggestive des images inconscientes. Si la rencontre avec le soi ne peut se faire par un acte de volonté, elle peut toutefois être favorisée. Pour cela, il est nécessaire de cultiver un état d’esprit d’accueil et d’écoute. » Le point de départ ? « Sortir de la tête, du mental, et revenir habiter notre corps, conseille Carole Sédillot. Mettre toute notre attention dans notre respiration, dans nos mouvements, dans nos sensations émotionnelles et physiologiques… Tout cela permet de se rendre disponible intérieurement. Écouter de la musique, contempler un paysage, méditer, se reposer, se laisser aller à la rêverie sont autant d’états pour se connecter au soi. »

    Les synchronicités, ces coïncidences significatives qui viennent valider une intuition ou répondre avec force et clarté à une question, sont également des manifestations du soi. « Elles nous déstabilisent, renforcent des intuitions ou des convictions, c’est à cela que l’on reconnaît que notre être profond exprime son désir », poursuit la spécialiste. Reste ensuite à les accepter sans les passer au tamis de nos peurs et de nos habitudes. Là n’est pas le plus facile. « J’aurais dû m’écouter » est souvent la conclusion qui vient sanctionner une décision prise contre son intime conviction et qui révèle les résistances actives du « petit moi » tyrannique.

    « L’empreinte du soi est tenace, lorsqu’il s’est exprimé et qu’il n’a pas été écouté, il se manifestera à nouveau », constate encore Carole Sédillot.

    Cette dimension de soi, plus vaste que soi-même, riche de nos potentiels, exprime une vérité difficile à étouffer. « Ces expériences intérieures fortes nous modèlent, elles nous changent en profondeur parce qu’elles nous donnent à goûter un sentiment de complétude que nous recherchons tous », conclut-elle. Un sens de l’absolu et de l’essentiel qui fait que vivre n’est plus seulement exister. »
    http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Aller-a-l-essentiel/Du-petit-moi-au-grand-soi

    Le processus évolutif de la conscience du moi à celle du soi implique et exige beaucoup, beaucoup de tâtonnements d’expériences vécues, assimilées et comprises et croire que cela puisse se faire en une vie humaine n’est pas prendre en considération l’extraordinaire jeu de la matière inconsciente devenue consciente , la maîtrise du corps dans tous ses aspects: physique, énergétique, émotionnel, mental, spirituel .


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