5 Mai : de Marx à Macron 3


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Il est né le 5 Mai

Pour nous apprendre à dire : je t'aime... je te hais

Je t'aime humanité

Injustice, je te hais

Il y a 200 ans exactement !

Mais depuis qu'est-ce qui a changé ?

Par rapport à nous-mêmes, nous sommes toujours étrangers ?

Semblables et en même temps dissemblables

Toujours incapables de joindre l'utile à l'agréable

Plus que jamais divisés sur ce qui est ou n'est pas désirable

Rien de nouveau sous le soleil illusoire

Toutes les luttes se sont avérées dérisoires !

Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser

La bête humaine s'est partout embourgeoisée.

Elle a du mal à avoir son bien être

Elle ne sait plus où se mettre, juste qui soumettre

Les mêmes esclaves, les mêmes entraves

Où sont passés les braves ?

Le 5 mai 1818, Karl Marx est né

Pour nous signifier que nous sommes toujours déjà aliénés...

Aliénation économique

Que c'est notre pauvreté qui fabrique les riches.

Aliénation politique

Que c'est notre impuissance qui implique les puissants.

Aliénation sociale

Que c'est notre manque de solidarité qui indique notre manque de solidité

Homo homini deus... l'homme est un Dieu pour l'homme

C'est cette religion qui n'a pas eu lieu

Qui nous a fait renoncer à l'homme et à chercher Dieu

Les uns l'ont trouvé couvert de nuages dans les cieux

Les autres l'ont découvert en eux... vain, vide ou creux

Liberté qui allume ou éteint le feu

La fête à Macron c'est juste pour faire du bruit...

Légumes, n'oubliez pas les fruits !

 

Auteur interprète : Emeline Becuwe
Scénario : Emeline Becuwe
Actrice : Emeline Becuwe

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3 commentaires sur “5 Mai : de Marx à Macron

  • avatar
    jacou

     » Qui nous a fait renoncer à l’homme et à chercher Dieu
    Les uns l’ont trouvé couvert de nuages dans les cieux
    Les autres l’ont découvert en eux… vain, vide ou creux »

     » « Plusieurs chemins mènent à Dieu, j’ai choisi celui de la danse et de la musique. » « Dans les cadences de la musique est caché un secret ; si je le révélais, il bouleverserait le monde. » « Recherche sans relâche le royaume d’Amour, car l’amour te permet d’évincer la mort. » « Purifie-toi de ton moi pour revivre en ta pure essence. Relis dans ton coeur la parole des prophètes, sans livre ni professeur, ni suivi de maître. »
    Djallal Eddine Roumi

    – L’écorce et le noyau (el-qishr oua el-lobb)

    Le grand Maître maghrébin « Chikh al Akbar », Ibn ‘Arabi né à Murcie dans l’Espagne musulmane d’alors , ne dit pas autre chose quand il parle d’écorce et de noyau. René Guénon nous en parle : « Ce titre[ l’écorce et le noyau], qui est celui d’un des nombreux traités de Seyidi Mohyiddin ibn Arabi, exprime sous une forme symbolique les rapports de l’exotérisme et de l’ésotérisme, comparés respectivement à l’enveloppe d’un fruit et à sa partie intérieure, pulpe ou amande. L’enveloppe ou l’écorce (el-qishr) c’est la shari’â, c’est-à-dire la loi religieuse extérieure, qui s’adresse à tous et qui est faite pour être suivie par tous, comme l’indique d’ailleurs, le sens de « grande route » qui s’attache à la dérivation de son nom. Le noyau (el-lobb), c’est la haqîqah, c’est-à-dire la vérité ou la réalité essentielle, qui, au contraire de la shariyâh, n’est pas à la portée de tous, mais est réservée à ceux qui savent la découvrir sous les apparences et l’atteindre à travers les formes extérieures qui la recouvrent, la protégeant et la dissimulant tout à la fois. (…) »

    « On peut dire que la shariyah, la « grande route » parcourue par tous les êtres, n’est pas autre chose que ce que la tradition extrême-orientale appelle le « courant des formes », tandis que la haqîqah, la vérité une et immuable, réside dans l’ « invariable milieu ». Pour passer de l’une à l’autre, donc de la circonférence au centre, c’est-à-dire le « sentier », la voie étroite qui n’est suivie que par un petit nombre. Il y a d’ailleurs, une multitude de turuq, de voies qui sont toutes les rayons de la circonférence pris dans le sens centripète, puisqu’il s’agit de partir de la multiplicité du manifesté pour aller à l’unité principielle : chaque tarîqah, partant d’un certain point ; mais toutes, quel que soit leur point de départ, tendent pareillement vers un point unique, toutes aboutissent au centre et ramènent ainsi les êtres qui les suivent à l’essentielle simplicité de l’« état primordial ».

    « Seulement, poursuit René Guénon,, c’est ici que l’écorce s’interpose et cache tout ce qui se trouve à l’intérieur, tandis que celui qui l’aura percée, prenant par-là même conscience du rayon correspondant à sa propre position sur la circonférence, sera affranchi de la rotation indéfinie de celle-ci et n’aura qu’à suivre ce rayon pour aller vers le centre ; ce rayon est la tarîqah par laquelle, parti de la sharîyah, il parviendra à la haqîqah. C’est pourquoi Allah, de même qu’il est le « Premier et le Dernier » (El-Awwal wa El-Akher), est aussi « l’Extérieur et l’Intérieur » (Ez-Zaher wa El-Baten) (l’apparent et le caché), car rien de ce qui est ne saurait être hors de Lui, et en Lui seul, est contenue toute réalité, parce qu’ Il est Lui-même la Réalité absolue, la Vérité totale : Huwa El-Haqq ».
    https://oumma.com/744e-anniversaire-de-la-mort-du-grand-spirituel-roumi/

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    Pascal

    Très joli billet de Marx à Macron, sur la fête à Macron.

    Zyeuté un article qui évoque la participation de Frédéric Lordon, économiste-chercheur-philosophe qui se revendique spinoziste cherchant à compléter Marx, abordant dans des docs la problématique du conatus, du désir, toute la difficulté d’être efficace pour des luttes / causes. Je dirais qu’il y a évolution de la portée de certaines pensées, mais pas évident, d’autant que continue d’être assimilé à nuit debout ou à parti politique de la France insoumise. Je trouve dommage des manifs qui ne soient pas tellement inclusives, mais aussi luttes qui laissent à la marge d’autres causes tel que défense des animaux (ou à l’inverse lutte végé-vegane pour défense des animaux mais qui se désintéresse plus ou moins du volet éco-politique / du sort des humains et des aliénations (du genre, je pense à Bardot)). Pas évident de réaliser les deux « aspirations » / intentions, les rendre complémentaires. Après, si une synergie / convergence pourrait participer du succès (un peu comme le considère une activiste décoloniale en conclusion de son article : https://www.revue-ballast.fr/nord-sinspire-sud/), une forme de « complétude » peut surtout se forger en soi, donc reste la possibilité de partager opinion sur divers trucs, et même si des parts de colibris se perdent dans la masse, que c’est dérisoire, peut participer du tout à un moment donné ? Me fait penser à Francis Cousin, autre philosophe qui reprend du Marx, si ce n’est que de ce que je me souviens, il critique certains se revendiquant du marxisme / façon dont ils interprètent Marx et se définit ptêtre plus comme dans la mouvance des situationnistes d’inspiration marxiste. Toujours est-il qu’il me semble que dans un débat, il considérait que l’échec des néo proudhonistes / de tentatives de réformistes était écrit dans l’histoire de la civilisation en mouvement depuis le néolithique, et était plus ou moins optimiste sur l’idée que les « mouvements radicaux » pourraient finir par être vraiment efficace. Dans une autre vidéo que ce débat évoquait d’ailleurs l’intérêt pour lui d’informer avec humilité suivant aspiration, que ça pourrait ptêtre faire boule de neige, mais sans partir du principe que cela irait de soi (et aussi de ne pas chercher à / impossibilité de maîtriser le cours). Mais je ne partage pas son opinion sur certains sujets, et mon optimise-pessimiste sur possibilité de changer le / du néolibéralisme est fluctuent. Me fait penser à des drames d’en quête de sens (tel que de ce que j’ai lu sur Avicii) et à certains « engagés », leurs espoirs, leurs désillusions mais aussi ce qu’ils en ont retiré de leur parcours, de ce que j’ai lu sur leur vie / témoignage, comme l’anarchiste Kenneth Rexroth, et puis Tolstoï. Je dirais qu’il en ressort le conseil de ne pas abandonner pour ce qu’on croit juste, tout en apprivoisant d’une certaine façon le monde / vivant sa vie en fonction de ses valeurs, du moins pour Kenneth Rexroth pour ce qui est de tenter d’apprivoiser le monde.

    Et sinon, y a eu un film sur le « jeune Karl Marx ». Pas encore vu, j’essayerai de le voir un jour, j’en parle car j’avais lu un article de son réalisateur, Raoul Peck, qui parle de son film et de Marx, et donne aussi son avis sur les luttes, l’engagement (je trouve un peu dommage la façon dont il voit l’anarchisme, ce qu’il en dit dans un passage, me semble qu’il a pas compris l’idéal anarchiste, mais sinon, je trouve assez intéressant ce qu’il exprime sur Marx) : https://www.revue-ballast.fr/raoul-peck-bonne-partie-monde-na-plus-luxe-dattendre/

    Dans l’histoire en marche

    Dans l’histoire en marche,
    des idées sur la table
    aux mouvements dans les rues
    et les politiciens à leur tâche
    pour les rouages et des variables,
    brassent des crues,
    se façonnent des modes
    et des pagodes,
    des états d’esprit,
    impulsés par l’organisation
    de la civilisation
    entre les parvis.

    Dans l’histoire en marche,
    du mystère, des battements de cils,
    des regards intérieurs,
    de l’humanité errant et créant des arches ;
    loin des guerres à barils
    – au Moyen-Orient et ailleurs –
    adoubées néo-libéralisme ;
    des bonds de cœur en cœur
    partageant du souffle, du prisme,
    et considération de la difficulté
    qu’un jour la civilisation, ferveur
    au soin d’écosystèmes, pour tous de la dignité.

  • avatar
    Revolta

    Personne,

    En direct sur radio-Courtoisie, Alain Blondy qui nous parle de César, Pompée ou Alexandre, sur le ton de la conversation avec une culture inimaginable dans les moindres détails de tout… Je crains que ce ne soit en train de se terminer, mais j’ai noté son livre aux Editions Perrin : » Le monde Méditerranéen – 15 000 ans d’Histoire ». Vraiment fabuleux, vue d’ensemble et … Ah ça reprend, il est prof d’Histoire à la Sorbonne je crois. Ca s’écoute comme un roman d’aventure et jusque dans les moindres détails. Toutes les lois, les guerres, comment vivaient les gens, les Gaulois du Nord de l’Italie en pantalon au Sénat, ce qui choque les sénateurs romains en toge ; le statut d’esclave remis sous la lumière des philosophes antiques, la culture et l’Art hélénique, avec sa dérivve héllénistique dans les contrées lointaines, art batard, les devoirs du citoyen romain, sans quoi il n’y a pas de droit (parler le latin, oeuvrer pour l’empire ou le servir comme soldat. je crois que c’est un édit du nom de genre « Catala » qui a supprimé cet équilibre et a détruit la cohésion des citoyens,. Plus de devoirs, alors on vire au communautarisme (déjà). Non, franchement, c’est fabuleux d’écouter ce puits de science au talent de conteur. je retourne à « ma vaisselle culturelle »


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