Une méthode pour savoir qui tu es 2


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Il paraît qu'il existe une méthode pour décoder le code... Le code d'accès à votre moi profond

Meta-odos ; l'en-deçà ou l'au-delà du chemin qui vous éclaire sur votre fondement.

Parce que vous n'êtes pas celui que vous croyez être

Il y a en vous quelqu'un qui vous dicte votre conduite...

Vous existez sous sa dictée sans même savoir qu'il existe.

C'est lui qui veut dans votre volonté.

C'est lui qui pense à travers votre pensée

C'est lui l'état de votre âme à l'instant T1 ou à l'instant Tn, comme un lien entre temps et éternité, identité et altérité, étant et néant en même temps.

Votre moi profond c'est l'auteur de tous vos faits et méfaits, votre premier et dernier concepteur, réalisateur et monteur.

Vous ne saurez jamais qui vous êtes, si vous ignorez qui il est.

Quel est son noble ou ignoble dessein ?

 

 

La psychologie vous prescrit l'introspection comme code d'accès à votre intériorité, comme s'il suffisait de jeter un œil au-dedans pour voir ce qu'il y a au fond.

C'est une déception. Ce n'est pas la bonne méthode.

On se ment tout au long de ce genre de cheminement en se forgeant une fausse image de soi.

Et on en rit lorsqu'on s'aperçoit que notre âme se comporte comme Madame Bovary, qui se dupe elle-même pour ne pas être dupe des autres... qui se raconte des histoires pour ne pas croire celles qu'on lui raconte.

Méthode zéro, usée jusqu'à la corde par toute une horde de sages qui sont toujours à la page... Solon, Socrate et tous les hyppocrates qui nous épatent avec leur tautologie : connais-toi toi-même !

Sous-entendant : qu'un autre ne se donnerait jamais cette peine.

Faîtes le job comme Job en reconnaissant votre pauvreté essentielle.

Philosophie pour les nuls, les nazes, les nigauds, les totos... méthode Assimil qui n'assimile rien, qui simule ou vous aide à simuler, dissimule ou vous aide à dissimuler votre ignorance ou votre impuissance.

Quel est votre noble ou ignoble dessein ?

 

 

La psychanalyse vous propose la cure comme méthode d'investigation appropriée pour accéder à votre for intérieur.

Il suffit de donner un sens à ce qui n'en a pas, de raccorder ce qui ne s'accorde pas, de dire ce que vous ne vous dîtes pas, vos rêves éveillés, vos actes manqués, vos mièvres pensées qui secrètent vos secrets et révèlent votre trésor caché.

Tous les codes sont désormais décodés. C'est une ode à la méthode qui explore l'inexplorable en prétendant que c'est faisable. Pour votre gouverne, il n'y a pas plus déplorable que l'analyse... que la psychanalyse... parole de psychanalyste.

 

À l'arrivée, on ne peut que célébrer le retour à notre point de départ : on sait enfin qu'on ne sait rien.

Ironie du sort qui nous garantit que nul ne s'en sort quand il accomplit un retour sur soi.

Il va falloir jeter tous les décodeurs... et se dire que si on a autant de mal à savoir ce qu'il y a au fond, c'est peut-être parce qu'il n'y a rien... que des formes successives... toutes contingentes, aucune nécessaire.

La science est sans conscience... Et la conscience est allergique à la science... Pas besoin d'être éclairé pour y voir clair.

Le vide n'a pas besoin de faire le vide... pour moi, c'est limpide.

Mais quel est leur noble ou ignoble dessein ?

 

 

Qu'est-ce que j'ai fait pour savoir où j'en étais, où j'en suis ?

J'ai fait comme Claude Bernard, usage d'une méthode expérimentale vieille comme le monde pour mettre à mal mon mental :

Petit a : j'ai observé les faits qui n'ont jamais rien donné

Petit b : j'ai élaboré une hypothèse comme quoi le rien, ce n'est pas rien

Petit c : j'ai confirmé l'hypothèse en reconnaissant que je n'étais rien... de rien !

Et ça me console, parce que je croyais que j'étais moins que rien.

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2 commentaires sur “Une méthode pour savoir qui tu es

  • avatar
    Pascal

    Superbe, une perle sur méthode d’analyse, quête de connaissance, réflexion sur la psychologie et cie.

    A propos de s’analyser par rapport aux « faits », son ressenti, je ne sais pas trop pourquoi, mais quand je lis « Un don n’a jamais fait de mal à Personne », si en temps normal j’aurais pris ça comme une phrase invitant à soutenir avec une pointe d’humour, je me sens coupable à l’idée d’avoir pu faire du mal – d’avoir pu blesser par des tentatives de pointe d’humour, des scribouillages, messages ou je ne sais. Très désolé pour ce qui aurait pu blesser-chagriner dans tous les cas.

    Qui suis-je ?

    « Je suis ! »

    « Que tu dis, mais qui tu es ? »

    « Euh, ben, ô moi, dis-moi, qui suis-je ? »

    « Tu n’es pas celui que tu crois être ! »

    « Euh, pour que cela m’aide à savoir qui je suis, il faudrait ptêtre déjà que je sois certain de qui je crois être, non ? Je ne suis jamais allé chez le psy, ils sont sûrement plus habilités que moi avec leur connaissance de la sagesse humaine, des profondeurs de l’âme, pour me tirer un portrait de ce qui pourrait m’échapper ? »

    « Tel que je le comprends, ils pourraient te donner des clés, mais le chemin doit aussi se faire en toi par toi ! D’aucuns disent que l’écriture peut aider à ce genre de réflexion, tenter d’établir au mieux un reflet dans le miroir ! »

    « Certes, mais euh, il y a la contingence, l’étant, je peux être parfois faire un peu beaucoup l’idiot, d’autres fois un peu beaucoup moins, je peux avoir tendance à la procrastination mais ça n’enlève pas ma capacité de bosseur, et je me demande plus ce que je représente pour d’autres ! »

    « Même si ce genre d’inquiétude pourrait être analysée, cela ne t’avancera pas plus sur qui tu es ! »

    « Ben, si pour synthétiser dans l’ici et maintenant, je considère que je suis une âme incarnée soumise aux fluctuations dans l’espace temps, de l’existence, je suis bien celui que je crois, non ? »

    « Qui le considère ? L’âme qui se reflète dans les pensées, ou de la pensée qui conceptualise en s’identifiant à l’âme ? »

    « Bah, la pensée, qui la pense ? Mouvement de l’esprit ? Et si ce n’est pas moi qui suis, il y a l’âme qui parle à travers moi ? »

    « Mais dans tous les cas, ta synthèse ne dit pas quel genre d’âme, quel genre de personne tu serais, non ? Ni sur l’absolu, ni sur ce que tu fais du potentiel ?! »

    « Certes, euh, bah !  »

    « Et en utilisant la méthode expérimentale, tu en déduis quoi ? »

    « Je ne suis pas certain, je dirais que je ne suis pas un drôle de loustic, même si je peux ptêtre l’être pour certain de temps en temps, et bref, je maintiens que je suis, et quant à ce qui – ce que je suis, euh, ben, en ce moment en cours de réflexion ! »

  • avatar
    jacou

    Suis-je vraiment ce que je crois être?

    Maintes expressions courantes, et parfois la structure même du langage, révèlent que les gens ne savent pas qui ils sont.

    Vous dites: « Il a perdu sa vie » ou « Ma vie », comme si vous pouviez la posséder ou la perdre.

    En réalité, vous n’avez pas de vie, vous êtes la vie.

    La seule vie qui soit, la conscience unique qui englobe l’univers et prend une forme temporaire pour faire l’expérience d’elle-même en tant que pierre ou brin d’herbe, comme animal, personne, étoile ou galaxie.

    Pour retourner chez soi, il est facile de se rappeler la vérité :

    Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis.

    Eckhart Tolle


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