La France est l’alibi de la Libye 1


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La Libye n'est plus qu'une décharge
où l'on jette des hommes
en leur rappelant leur devoir
de se prendre en charge.

Déréliction, malédiction, persécution
qui ont conduit à l'asservissement
de l'homme par l'homme.

La pègre a réhabilité
le vieil esclavage des nègres.

Les migrants qui n'ont pas le droit
de franchir nos frontières
perdent en même temps que la liberté
de se mouvoir,
leur part d'humanité.
Pour survivre
et cesser d'être pris pour des déchets,
ils choisissent le statut d'objets,
le statut de ceux qui n'ont pas le choix
et ne l'auront jamais.

Ils sont vendus comme esclaves
librement et sans entraves...
sous le regard amusé
ou médusé des braves.

Pour moi, la responsabilité de la France
est avérée pour ne pas dire avariée.
Accablante.
J'ai honte...
de ne pas avoir assez fait
pour nous épargner
cette descente en enfer.

Je ne cite ni le black Obama,
ni les blancs-becs européens,
qui ont fait valoir leur droit d'ingérence
pour vider ce pays de sa substance...
et le remplir avec leurs doléances.

C'est la France
qui en a fait un pays servile...
sous prétexte de le débarrasser
d'un dirigeant soit disant débile.
Ce n'est pas historique,
c'est préhistorique !

Bernard Henri Lévy est à ce titre,
le seul maître de cérémonie.
Le marchand du temple
qui se contemple encore dans les yeux
de tous les locataires de l'Élysée,
depuis Sarkozy jusqu'au dernier élu.
Tous coupables de non assistance
à des êtres qu'ils ont eux-mêmes
mis en danger.

Et à chaque migrant renvoyé...
ils renouvellent
ce crime contre l'humanité !

Libye...
Je plaide coupable...

 

 

 

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Commentaire sur “La France est l’alibi de la Libye

  • avatar
    Pascal

    Superbe poésie – cri du coeur sur l’esclavagisme en Libye, responsabilité de la France et cætera. Très touchante.

    Face à ce qu’il se passe, y a de quoi culpabiliser, d’autant en tant que Français, du fait de notre part de responsabilité, et en tant qu’être humain pouvant tenter de faire ceci ou cela, et peut toujours se dire qu’on aurait pu faire plus, mais votre engagement me semble admirable, incontestable, et y a un tout.

    En fait, je suis désolé pour eux, après, ptêtre que je suis un poil blasé (quoique j’écris ça, mais si les articles que j’ai lus sur le sujet m’ont évoqué divers problèmes, que je l’ai d’abord abordé théoriquement sans me sentir beaucoup touché, j’avais pas vu le témoignage touchant d’un qui l’a vécu et votre billet-vidéo m’a aussi touché), mais les raisons de s’indigner-révolter-vouloir agir pour que le système éco-politique change-évolue sur les trucs qui vont pas ne manquent pas et peuvent plus ou moins être considérés liés (j’avais déjà vu docs sur problème de traite du fait de mafia russe, japonaise, américaine et cie, tel que : Quelle est l’ampleur de la traite des personnes dans le monde ? La réponse en carte : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1013530/ampleur-traite-personnes-esclavage-monde-carte ), tel que le fait de la déstabilisation en Libye qu’on peut plus ou moins lier aux problèmes des ressources, qu’on peut lier au système éco-politique ; le problème de la Palestine ; le problème des écosystèmes – pollutions ; le massacre d’animaux en masse liés à une façon de concevoir l’emploi-l’éco (je zyeute plus vraiment les infos télé depuis 5-6 ans, mais quand je prépare à manger pour mes parents quand ils sont à la maison et que pendant ce temps ils les regardent, cela m’horripile quand j’entends certains discours de journalistes faisant le jeu de la doxa, d’une certaine forme de statu quo autour, tel que se soucier de l’élevage de masse et des débouchés éco pour, entendu ce soir) et cætera.

    Ceci dit, chaque sujet d’indignation-révolte peut être comme une pierre à édifice pour autre chose, avec participation militante d’une manière ou d’une autre. Les migrants vont ptêtre être vus autrement par un grand nombre et un article parle d’enquête que Tripoli va mener contre la traite, ainsi que l’indignation de leaders africains, de mobilisation, réunions à venir pour se mobiliser sur le sujet. Ce serait génial si c’était le début de changements pour eux.

    Me fait penser à trois articles parcourus récemment :

    – Un surtout pour le titre, sur entretien avec un réalisateur qui a notamment fait un film autour de Karl Marx, qui évoque le fait des combats du moment : Raoul Peck : « Une bonne partie du monde n’a plus le luxe d’attendre » : https://www.revue-ballast.fr/raoul-peck-bonne-partie-monde-na-plus-luxe-dattendre/

    Extrait : « Mon propos est toujours le présent et les combats du moment. Il faut rappeler qu’à l’époque où je travaillais sur Lumumba, la dictature de Joseph Désiré Mobutu était encore en place. La question centrale est toujours comment se battre aujourd’hui, comment trouver les instruments de cette bataille. Et en même temps faire en sorte que le film durera. Aujourd’hui, Lumumba, que j’ai fait en 2000, garde toute sa force. »

    – Un d’un militant, qui participe à association Tactikollectif (qui a réalisé CD Motivés avec Zebda et autres groupes toulousains) et qui reproche aux militants de partis anticapitalistes de pas vraiment le faire dans les quartiers : Tactikollectif — « Les anticapitalistes n’ont pas fait leur travail dans les quartiers » : https://www.revue-ballast.fr/tactikollectif-anticapitalistes-nont-travail-quartiers/

    – Un d’un qui évoque l’importance de l’art-philo sur les prises de conscience : Alain Damasio : « Tu ne peux pas porter un mouvement d’extrême gauche si tu ne fais que répéter des slogans » : https://www.revue-ballast.fr/alain-damasio-1/


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