Le cynisme expliqué à mon chien 4


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Ou tu mors ou tu te fais mordre.

Il n'y a pas de réalité en dehors de cette morsure.

C'est au présent de l'indicatif : je saigne donc je suis.

Du temps réel qui renvoie dos à dos : le passé et l'avenir.

Il est inutile de fuir, ce qui nous fuit : cet instant... l'instant présent.

Car tout ce qui n'est pas présent est un poison, ça nous empêche de vivre et de suivre le mouvement... le mouvement pendulaire : tic... tac... tic... tac

Tout se situe entre Tic et Tac... dans l'intervalle, une vie peut se faire ou se défaire... dans cet instant insaisissable.

Pas de passé à regretter... ni d'avenir à projeter... mais un bref instant à capter pour jouir et se réjouir, agir et réagir, fléchir ou réfléchir. Ça se situe entre tic et tac...

Un temps pour la conscience... conscience du temps...

L'heure qui est, c'est l'heure que vous cherchez lorsque vous vous demandez : quelle heure, il est... l'heure de vous réconcilier avec le temps, avec le réel...

 

Il est 5 heures et je n'ai pas sommeil... parce que je veille... je n'ai pas besoin qu'on me réveille... j'ai choisi de vivre ici et maintenant sans me retourner sur le passé, ni me tourner vers l'avenir.

Je suis sans regret et sans espérance. Complètement aspirée par l'instant présent... le seul réel... car le passé n'est plus. Le futur n'est pas encore... le réel est ici et maintenant.

Entre tic et tac... tout l'espace-temps. La quatrième dimension... qui fait ou défait le lit de ma conscience... en silence.

 

Tic... tac... tic... tac entre les deux, j'entends le verbe être...

Autrement dit : je n'entends rien... rien de rien... le tic fait du bruit, le tac aussi... mais entre les deux, c'est le néant que j'entends...

Rien que la morsure du temps... pour vous saigner ou vous enseigner l'essentiel...

Que tout ce qui est en dehors de cet instant, n'est pas réel.

 

Tic... tac... je croque ou je craque... c'est toujours du tac au tac, le réel.

C'est la mise à sac de toutes les vieilles certitudes et toutes les petites habitudes...

Dans l'espace d'un instant, je trouve le temps d'apprendre que l'être, c'est le néant... que mes valeurs ne riment à rien... que le rien a une valeur.

Je deviens cynique : je ne crois plus en rien... tic... tac... que du bonheur : pas de valeur.

Quelque chose, c'est moins que rien...les valeurs sont sans valeur. C'est rien... ça ne mange pas de pain.

Si seulement tout le monde savait qu'il n'y avait rien derrière, on ne se bousculerait pas devant le portillon.

On cultiverait un mépris absolu de tout ce qui est communément admis. Ni regret, ni respect, ni projet. Ni regret, ni respect, ni projet.

Et pas de feinte s'il vous plaît :

Le libéralisme qui feint d'ignorer que la liberté correspond à quelque chose qui n'a jamais existé.

Ou l'égalitarisme qui feint d'ignorer que l'égalité correspond à quelque chose qui n'existera jamais.

Entre le tic... et le tac, ils ont opté pour du toc... pour un tissu de songes et de mensonges...

Nom d'un chien ! Deux cyniques qui aboient pendant que la caravane passe la douane...

Tous ces petits riens qui ne connaissent pas de frontières et qui envahissent notre quotidien : c'est le réel même et il n'y en a pas d'autre.

Il a raison Moretti : "mieux vaut un bon crachat qu'une mauvaise légion d'honneur."

 

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4 commentaires sur “Le cynisme expliqué à mon chien

  • avatar
    jacou

    Splendide :

    « Tout se situe entre Tic et Tac… dans l’intervalle, une vie peut se faire ou se défaire… dans cet instant insaisissable. »
     » Tic… tac… tic… tac entre les deux, j’entends le verbe être… »
     » C’est la mise à sac de toutes les vieilles certitudes et toutes les petites habitudes… »
    « Dans l’espace d’un instant, je trouve le temps d’apprendre que l’être, c’est le néant… que mes valeurs ne riment à rien… que le rien a une valeur. »

    – Le rien, le néant , le silence et le blanc entre les mots est le champ et le chant de tous les possibles .
    https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-nassim-haramein-le-champ-unifie-la-decouverte-qui-va-transformer-notre-monde-video-116424

  • avatar
    jacou

    Nassim Haramein référé précédemment expose le point de vue d’un scientifique ( mais pas que ) car dans notre monde hyper technologique actuel , le langage scientifique à une grande valeur , d’autres vont exprimer la réalité de l’Unité dans son aspect fondamental de la conscience telle que Nicole Montineri :

     » La réalisation de notre nature est liberté. Une fois l’ultime réalité vue, il n’y a plus d’identifications erronées, plus de règles créées par un esprit que rien ne peut désormais troubler. Celui-ci est rétabli dans son unité, lui aussi témoin, en harmonie avec ce qui le contient, la conscience qui embrasse l’univers entier. Il ne cherche plus rien à « l’extérieur », s’égarant à la poursuite d’objets. Les pensées ne disparaissent pas mais leur apparition fait l’objet d’un regard neutre, libre d’elles. Tout ce qui est vécu est intégré dans l’unité réalisée, fondement ultime de la vie.
    Oui, l’éveil produit un changement dans le regard. Ne s’identifiant plus à ce qui est perçu, il réalise qu’il est le contenant de toutes les perceptions. Ce regard embrasse la totalité, au sein même du quotidien dualisant.
    Notre conscience impliquée dans une forme humaine s’est réalisée conscience impersonnelle, d’où cette unité retrouvée avec le cosmos, avec l’ensemble de la manifestation perçue comme une apparition au sein de ce champ infini. Et l’unicité est joie…
    Séparation et causalité ont disparu. La dualité est vue comme une illusion liée à la manifestation, la multiplicité comme une apparence, un reflet de la source. Le reflet n’est plus confondu avec la source qu’il reflète La conscience ne se « perd » plus dans les phénomènes car elle sait de façon irréversible qu’elle est la lumière qui permet de voir ces phénomènes. Ce que nous sommes est lumière. Elle est toujours là, et rien ne nous y mène…
    L’unité est vue dans la multiplicité, le sans-forme dans la forme. Il n’y a plus de sensation de différence : je suis ta souffrance, je suis aussi l’espace sans souffrance, dans une même vibration. C’est cela, la réalisation, vivre dans la non-séparation, dans la vision globale, unitive de la vie, sans différence entre la source et l’expression, entre l’indifférencié et le manifesté, entre la réalité absolue et la réalité relative. La vie est une. Elle se vit instantanément source éternellement jaillissante et passage transitoire à travers des formes limitées. »

  • avatar
    Tony

    Tic tac c est les petits écureuils non , sautant d arbre en arbres d âmes en âmes
    il ya entre les verbes et l êtres des syllabes des symbole et des semblables , ce n est pas le temps qui souffle c est les situation dont on souffres , le temps importe peu , l age et même de classe la vie na pas terminer les leçons de notre civilisation , il ya les retard et l allumage , comme le froid et les nuages pour tout ces millions d âmes , d être qu on oublie , beaucoup , beaucoup trop , qui se gèle les grelots ou qui meurt beaucoup trop tôt , parsque le systeme sélectionne , l humain se croit malin dans c est sélections il est noyer comme un poison sur la surface d une terre qui pourtant est si riche , si fière a donner autant de diversité en c est matière pour des apprentis sages
    je ne comprend rien a tout sa , je ne voit que licorne et des traces sur l animation de partitions entre sol et cieux
    entre big mac et mic mac , entre lumière et obscurité

    https://www.youtube.com/watch?v=lpH8oztlheg

    fraternel salutation

  • avatar
    Pascal

    Une perle sur le cynisme.

    Je vous souhaite de pouvoir finir par vous y retrouver, qu’il y ait de plus en plus de généreux donateurs et « multiplication » des donateurs, qu’il y en ait de plus en plus à le faire.

    Sur l’égalitarisme, je suis d’accord, mais je ne pense pas feinter en considérant que ce qui lui est contre – argumenté est en général tout aussi discutable par rapport au « réel ». C’est-à-dire qu’il y aura toujours des formes d’inégalité sur les capacités et dans l’incarnation, mais qu’il me semble que c’est tout aussi relatif et que les politiques en matière d’éducation et cætera peuvent influencer le résultat sans être plus « légitime » à le faire au regard de l’absolu (il y a des confs sur les inégalités globales et pays par pays qui le démontrent plus ou moins, tel qu’il me semble dans : : « Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés » (vostfr, sous-titres à activer s’ils ne s’affichent pas, bas droite de la barre de lecture, à gauche du ptit engrenage) : https://www.youtube.com/watch?v=cZ7LzE3u7Bw
    ). Par exemple, les pédagogies, selon qu’elles soient tournées vers l’esprit de compétition ou la collaboration n’engendreront pas les mêmes résultats, mais la favorisation d’une hiérarchisation ne favorise pas forcément l’excellence ou amélioration du niveau global. Et si d’aucuns déplorent nivellement par le bas en France, Usa et cie, c’est aussi discutable et surtout pas tant corrélé à un système scolaire qui tenterait de développer une certaine forme d’égalité, qui peut aller de pair avec une certaine forme d’excellence. Voir certaines réussites des pays comme la Norvège. De la même manière qu’on peut tous « hiérarchiser » suivant notre point de vue, mais que cela dépend d’une appréciation propre, de la connaissance à un instant t de ce qui est mis dans la balance, ainsi que des facteurs qui peuvent faire que ça soit modulé, et que notre regard-considération, quand il en découle différences dans les interactions, peut impacter-renforcer. Et si depuis notre point de vu c’est « normal », que c’est à chacun de voir, pour l’éco-politique d’un pays, la gestion – considération des égalités-inégalités, cela me semble plus « contestable ».
    Sur la fiche wiki, les détracteurs de l’égalitarisme théorisent qu’elle pourrait mener à l’extrême pauvreté, mais c’est juste un présupposé, pourrait considérer comme un préjugé, et c’est souvent pour lui opposer le libéralisme.
    En fait, je dirais que le tort de certains égalitaristes c’est ptêtre de vouloir modéliser et réaliser un idéal de société sans considérer l’ici et maintenant et le parcours, la difficulté, d’être dans un dogmatisme qui peut empêcher l’avènement de paliers (tel que le Rdb ou l’idée de Friot), de l’alternative au libéralisme, sans pour autant être dans une concrétisation plus radicale / un peu plus effective dans l’esprit égalitariste vis-à-vis de la politique pratiquée.

    instantané

    Dans un instant,
    potentiel d’univers,
    toutes les vagues de l’océan,
    le souffle du noyau et des cieux de la terre,
    comme entre deux notes au cours
    d’une partition de musique,
    l’aube entre la nuit et le jour,
    une main tournant des pages tragiques, épiques,
    de la tranche d’histoires de l’humanité
    suspendu dans un moment
    où s’expire, s’aspire, se cendre, se crée,
    l’esprit savourant, s’ouvrant
    sur le fil entre le temps et l’hors temps,
    se contemple de l’étant,
    s’incarne
    à la lucarne.


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