Il faut apprendre à aimer l’étranger 4


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Il faut apprendre à aimer l'étranger comme on apprend à aimer la musique.

- il faut d'abord apprendre à entendre, en général, un mobile ou un motif,

- il faut le percevoir, le distinguer avant de le conjuguer avec notre propre vie ;

- puis il faut un effort et de la bonne volonté pour le supporter, malgré son étrangeté, pour avoir de la patience à l'égard de son aspect et de son expression, de la bonté pour son caractère singulier ;

- enfin arrive le moment où nous nous sommes habitués à lui, où nous l'attendons, où nous pressentons qu'il nous manquerait s'il faisait défaut ;

- et maintenant il continue à exercer sa liberté et son charme au point que nous soyons devenus des amants armés ou sans armes, qui ne veulent rien de mieux au monde que ce motif et encore ce motif et encore ce motif.

- mais il n'en est pas ainsi seulement de la musique : c'est exactement de la même façon que nous apprenons à aimer les êtres que nous aimons...les plus étranges comme les plus étrangers.

- Tout compte fait, nous sommes toujours récompensés de notre bonne volonté, de notre patience, de notre équité, de notre douceur à l'égard de l'étranger, lorsque pour nous, l'étranger écarte lentement son voile et se présente comme une nouvelle et indicible beauté :

- c'est sa façon de nous remercier pour notre hospitalité.

De même celui qui s'aime soi-même aura appris à s'aimer par cette voie-là : il n'y en a pas d'autre. L'amour aussi, il faut l'apprendre.

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4 commentaires sur “Il faut apprendre à aimer l’étranger

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    Pascal

    Une perle sur l’apprentissage de l’amour ❤, de l’étranger, des êtres, de soi, d’ancrage d’un des fragments et aphorismes de Nietzsche.

    A l’amour

    Dans des instants de la vie,
    Comme entre des exuvies,
    Sur la rive des impressions,
    Face à soi et dans le monde,
    Des notes, des rugosités, des vibrations,
    Des saveurs, des parfums, des ondes,
    Des surfaces, des formes, des paysages
    Et des pensées nous semblent parfois dissonants,
    Puis, petit à petit, lors d’un embrayage,
    Se familiarise ou le considère, le perçoit autrement,
    Devenant de l’étrangeté participant du charme de l’existence,
    S’orchestrant dans la symphonie du chemin,
    Un phénomène, un épiphénomène, que l’on considère du destin,
    De même, sur le fil, au cours, des êtres deviennent, magie d’une présence,
    S’y dévoile à mesure de l’accoutumance une sorte de quintessence,
    Des étincelles, des voix accompagnant en conscience,
    S’apprend à aimer, à cheminer, à s’y ouvrir,
    Des cratères pansés, de l’humeur tourné vers la transcendance,
    Et vogue et trace de l’étoilé dans le ressentir.

  • avatar
    jacou

     » De même celui qui s’aime soi-même aura appris à s’aimer par cette voie-là : il n’y en a pas d’autre. L’amour aussi, il faut l’apprendre. »

    Entrouvrir la porte , l’amour ou la bienveillance de soi est la première nécessité pour aimer l’autre sans restrictions

    – Jacques Salomé : Le manque d’amour de soi – cet amour fait de bienveillance, de respect – a des conséquences directes sur nos relations avec autrui. Il se traduit par un manque de confiance, des doutes et de la méfiance qui vont générer ou entretenir soit des relations à base d’appropriation et de possessivité, soit des relations de type persécuté-persécutant. Si je ne m’aime pas, je ne pourrai pas aimer, puisque je serai dans le besoin et l’exigence d’être aimé.
    Dans le manque d’amour de soi, on est toujours, ou dans le « demander-exigence », ou dans le « refuser, parce que pas assez ». Dans les deux cas de figure, on a une grande difficulté à donner. Lorsque l’on ne s’aime pas, on pense que l’on n’a rien à donner de valable et d’intéressant, et lorsque l’on donne, on a le sentiment d’être dépossédé, par une sorte d’équation inconsciente d’avoir « un moins » en soi.

    Comment faire pour ne plus être étranger à soi-même ? :

    – S’aimer soi même » ça veut dire quoi au juste

     » par Liliya Reshetnyak
    C’est pas un peu énervant quand on vous conseille « il faut vraiment que tu prennes confiance en toi » ? Ou quand une vous dit « le plus important c’est d’apprendre à t’aimer toi même, et de là tout découle » ?
    Moi personnellement je trouve ça aussi vague qu’inutile. Non pas que ce soit faux, bien au contraire. Mais dire ça à quelqu’un qui en a désespérément besoin revient au même que de dire à un SDF « écoute, t’as qu’à trouver de l’argent, et tu pourras avoir un logement ». En plus, la personne qui le dit, pleine d’assurance, à quelqu’un d’autre, en aurait bien besoin elle même (sauf que pour elle c’est parfois pire: elle ne s’en rend même pas compte).
    Bref… Pourquoi je dis que c’est vague et inutile de dire ça ? Tout simplement parce que ok, super, je sais qu’il faut que je prenne confiance en moi… mais COMMENT faire ? Où chercher ? Par où commencer ? Quel premier petit pas je peux faire pour commencer à aller vers cette confiance en moi, cet amour de moi même ? Et comment savoir si je m’aime vraiment ? En quoi ça consiste ? Quels sont mes repères, en somme ?
    Dans ma compréhension des choses, voilà ce que je mets dans ce concept. Ce n’est ni la vérité absolue, ni un mode d’emploi. Ce sont juste les étapes par lesquelles je suis passée personnellement pour arriver à dire aujourd’hui « oui, même si le chemin n’est pas fini, je m’aime beaucoup plus qu’avant et j’ai envie de prendre soin de mon bien être. »…..

    http://lapressegalactique.com/2014/01/03/saimer-soi-meme-ca-veut-dire-quoi-au-juste/

  • avatar
    jacou

    LE BONHEUR SELON FRÉDÉRIC LENOIR ? TOUT SIMPLEMENT LIMPIDE ET BRILLANT
    Si l’idée du bonheur ne doit pas devenir une obsession, elle peut en revanche guider notre façon d’être. Les explications passionnantes de Frédéric Lenoir.
    Par Axel Leclercq – 13 février 2017
    Qu’est-ce que le bonheur et, surtout, quel est le chemin qui y mène ? Théoriquement, répondre avec simplicité, bon sens et clarté à ces deux questions relève de la mission impossible. Pourtant, le philosophe et sociologue Frédéric Lenoir y est parvenu haut la main. Son intervention, brillante, juste et optimiste, est une très jolie leçon de vie à ne surtout pas rater…

    https://positivr.fr/frederic-lenoir-bonheur-tout-le-monde-en-parle-quebec/

  • avatar
    Tony

    L ‘ étranger n existe pas , c est une fiction , il est de certitude qu il ya qu une terre , les autres a des années lumières , dans d autre dimensions de section d univers , chez tartempion
    il ya en vérité des humains qui se déplace depuis des millénaires , depuis toujours , qui sédentaire s attache a un morceaux de terre et si enterre

    Ces dents trouvées en Allemagne remettent en cause ce que nous savons sur l’histoire de l’humanité

    https://dailygeekshow.com/dent-fossile-decouverte-allemagne/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-10-24

    l accapare comme les matières premières , y trace des frontières des limitations , dans des changements d erre et d’ heurts sur des délimitations dans un changement d environnement , jusqua l ‘ état d esprit
    ce qui est étrange est tout ce pouvoir qu il donne a ce qu il croit comme certitudes , qu il va perdre des racines alors que ce n est que des conditions , a des aliénations , issue de sentiments , dans des expériences
    il ya plusieurs danses , musiques et celle de la peur est puissante , nous somme dans une société qui l entretient sans arrêt , ne nous raconte pas la vérité , que nous somme fait d émotions et pis c est tout .


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