Songes d’une endettée 8


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Songe n°1
Songeons à Alain pour faire jaillir la lumière. Il écrit : "Obéir en résistant, c'est tout le secret. Ce qui détruit l'obéissance est anarchie ; ce qui détruit la résistance est tyrannie".
Vous l'avez compris : nous ne pouvons vivre, ni survivre dans une société sans ces deux substances : obéissance et résistance.
Mais pour obéir, il faut qu'il y ait un ordre. Et comme il n'est pas donné, il faut l'ordonner nous-mêmes pour mettre un terme à ce désordre établi par les forces de l'argent et des détergents.
Et même si nous rétablissons l'ordre dans cette jungle financière et outrancière, nous ne sommes jamais à l'abri de la tentation de l'avidité, de la cupidité et de l'ambition... auxquelles il faut sans cesse résister. RÉSISTER... par exemple : ne pas porter de costume cousu de fil blanc... parce que l'habit fait le patrimoine.
Moralité : on n'obéit qu'à l'ordre qu'on se donne et on résiste à tout penchant pour le désordre qu'on nous donne.

Songe n°2
Songeons à Saint Augustin qui interpellait le plus malin en disant : "Aime et fais ce que tu veux."
Il ne dit pas : "aimez-vous les uns, les autres"... il dit qu'avant de se mettre à table, il y a un préalable : l'amour de l'autre, gros ou gras, immigré ou immigrant, paumé ou abîmé... tu le reçois, tu lui ouvres les bras avant de voir s'il a, oui ou non, un droit de chapitre dans ton contrat.

Songe n°3
Songeons à Voltaire, aux Lumières qui priaient chacun de cultiver son jardin. Mais je n'ai pas de jardin dit l'un. Moi, non plus, dit l'autre. Ni pour jardiner. Ni pour faire du jardinage. À moins que le mot "jardin" ne soit qu'une image.
L'image de ton esprit, qui doit se mettre à l'ouvrage pour dévorer quelque fruit ou savourer quelque parfum. Cultiver son esprit, c'est se cultiver. Fleurir au lieu de flétrir.
Et si je vous dis qu'au lieu de le cultiver, chacun de son côté, nous pourrions le cultiver ensemble, de concert en se concertant pour avoir encore plus de fruits et de fleurs à partager.
C'est ce qu'on appelle : une conscience politique... sans laquelle, il n'est possible, ni de vivre bien, ni de vivre ensemble.

 

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8 commentaires sur “Songes d’une endettée

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    Pascal

    Une perle sur les songes d’une endettée, philosophies cristallisées.

    Pour ceux qui n’ont pas de jardin au sens du premier degré, pour l’un et l’autre, il y a divers montages possibles pour cultiver sur son balcon ou à sa fenêtre, en intérieur, faire de l’agriculture urbaine. Il y a sur le net des montages, dont des avec bouteilles recyclées. Ceci dit, j’en ai pas testés, juste essayé le coup de la tour de pomme de terre l’année dernière. J’ai pas obtenu grand-chose, mais c’était du fait que j’ai fait une tour de pomme de terre de fortune pas du tout adaptée (deux sorte de ptites serres en « plastique » collées l’une à l’autre verticalement, un peu trop hautes, ou alors pas suffisamment mis de terre au fur et à mesure, où l’arrosage s’est alors mal réparti – une partie de la terre de la tour était beaucoup trop sèche alors que j’avais arrosé assez régulièrement -, pas forcément bon environnement pour la terre et les tiges – effets de serre avec apparition d’un champignon sur un côté -, et puis ptêtre aussi dans un endroit trop à l’ombre). De témoignages que j’ai lus hors articles, semble vraiment possible d’obtenir un très bon « rendement », à partir du moment où prépare bien la terre etc.

    La tour à pommes de terre : http://www.mieux-vivre-autrement.com/tour-a-pommes-de-terre-rendement-extraordinaire.html

    Fiches pratiques de jardinage – Potager sur balcon : http://www.potager-de-balcon.com/fiches-pratiques-et-astuces/39-comment-cultiver-des-pommes-de-terre-sur-son-balcon

    Après, j’ai vu une technique de culture de pommes de terre où y a aucun entretien à faire tout en permettant un assez bon rendement et qui contrairement à la tour de pommes de terre semble réussir à la plupart de ceux qui ont essayé, par contre il faut pouvoir disposer d’un petit espace dans un jardin : Culture des pommes de terre facile à même le sol : https://www.facebook.com/IncroyablesComestiblesFrance/videos/1347237768665634/

    Et euh, j’en ai parfois partagé les liens et m’intéresse au développement du mouvement bien que n’y ai pas encore participé, mais de la même façon qu’on peut cultiver son esprit ensemble, il peut y avoir moyen de cultiver des jardins ensemble même en zone urbaine, même si on a pas de chez soi de jardin / de sol dont on pourrait disposer comme on veut. Bon, cela peut nécessiter des « démarches administratives » (à moins d’être adepte de la « guérilla potagère »), mais peut y avoir un intérêt à impliquer la municipalité et ou / des particuliers prêts à partager de l’espace, et toujours est-il que des témoignages que j’ai lus, certaines communautés retrouvent / développent le « vivre ensemble » (et de l’autonomie alimentaire) autour des potagers mis à la disposition de tous dans certaines zones, avec le mouvement des incroyables commestibles / Incredible Edible (pourrait considérer que ce mouvement, qui est parti de Todmorden en 2008 qui faisait face au problème du post-industriel avec délocalisations, a d’abord pris racine sur une culture de l’esprit en commun).

    Bref, en tout cas, je vous souhaite de finir par ne plus avoir de soucis d’argent.

    Songes

    S’écoute une note faire écho
    Au creux d’une autre, dans le terreau,
    Puis une autre fleurir en suite,
    Et une autre au cours de l’orbite,
    Sous le souffle d’esprits
    Le long de jardins réunis ;
    Se forge de la baguette,
    Transcende de la disette
    En faisant surgir des fruits
    D’une marée ancrée en partition,
    Tendus à l’autre, à l’horizon,
    Dans un élan, un sillon ravi ;
    Une voix accompagne le tout,
    L’orchestre et des spectateurs
    Qui partagent, toilés, le goût,
    Aux falaises d’aube effleurent,
    En dansant avec, le flux éternel, résistant
    A l’érosion des tempêtes de l’hiver se terminant,
    Sous le regard de fées enchanteuses
    Qui r-assemblent les pensées
    Et tissent aux heures veilleuses
    Les napperons et les voiles
    Qui permettront à chaque un
    D’humer les fragrances sur le chemin
    (L’)ensemble du jour et à la belle étoile,
    Forger et savourer du printemps,
    Cultiver en conscience, sur le fil des instants,
    Continuer l’été, l’automne, et cætera cycles et airs,
    Au-delà des ardoises, la joie dans l’ère.

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    Tony

    On est tous endettés quelques part , soit pas l art gens soit par autre choses et l Humanités les dans sont entier avec l de êtreté du souffle la vie
    ce system endette exprès car ceux qui détienne les renne sont endettés avec la avidité , la cupidité et parfois la stupidité
    l art gens , l art et les gens , un moyen pour les uns de dominer le temps l energit , la vie parfois des autres , qui pense que ya pas d autre moyen
    les financiers qui endette les peuples , les états on trouver ce moyen facile pour asservir puisque la plupart des esprit le sont par cet outil
    L idéologie de la logique du fric
    en vérité nous somme endettés les uns envers les autres et envers mère terre qui nous a laissez nous installer et nous a bercer *
    l argent crée des drames c est tragique c est logique , jusuq a la vie elle meme sur terre et tout c est univers
    bon je vais pas en rajouter , mais quand meme

    Danger, contamination de l’Europe : Fuite radioactive critique dans une centrale nucléaire norvégienne :

    http://echelledejacob.blogspot.fr/2017/03/danger-contamination-du-nord-de-leurope.html

    En Norvège ses grave en France c est pas grave , c est la frontière …
    une dette d empreinte de l Humain , une dette pour nos enfants , pour les génération futur , celle des guerres ou la moitié de la planète vise l autre moitié et vice versa pour des histoire de territoire , de pouvoir et de matière première , l une des grande leçon de la vie , l humain na toujours pas apprit , enfin ceux qui domines sont surement prêt pour certains a allez jusqu a exterminés
    une dette envers les autres oui , la terre appartient a tous , la roue tourne et l humain aime voyager mais aussi emmerder ses voisin pour les faire déplacer , toujours pour les même problème pas encore dépasser , a peine traiter

    ÉLECTIONS 2017 : JE VEUX UNE FRANCE TERRE D’ACCUEIL ET DE LIBERTÉS

    https://www.amnesty.fr/petitions/elections-2017-je-veux-une-france-terre-daccueil

    et si on fessez une amnistie lol
    ba quoi le ps l ump le fn le font parfois dans les base court lol ou des agents court toujours

    dette de solidarité de fraternité de social , écologique , naturel avec la belle , sphère bleutée et ses créatures
    a tenez athena on a la denrée qui a débarquer lol

    https://www.facebook.com/265418156817835/videos/1361839180509055/?pnref=story

    a Londre , il cache cache , normal ne connaisse pas encore la city lol

    allez on va éduquer tout sa lol

    https://www.youtube.com/watch?v=JKQwgpaLR6o

    faite de beaux rêves
    salutation fraternel

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    Revolta

    @Personne

    Ne connaissant pas la pensée de Voltaire, que vous citez comme une lanterne des Lumières propre à nous inciter à aimer tous nos frères, notamment les migrants d’aujourd’hui, j’ai cherché en quoi il avait fait progresser ce « vivre ensemble » que vous invoquez et appelez de vos voeux. J’extrait ce petit passage du texte qui suit, et m’interroge donc sur ce référent :

    « Et aussitôt, Voltaire se fait le défenseur de la supériorité des Blancs, « hommes qui (lui) paraissent supérieurs aux nègres, comme les nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce. »

    De tous les textes que je viens de consulter, il ressort que c’est l’Eglise Chrétienne et ses Saints qui induisirent un changement de perception sur ce sujet. Non pas qu’ils aient eu une vision très différente de celle de Voltaire ou des anciens Grecs sur le sujet, mais parce qu’ils considéraient que dés lors que ces « barbares » étaient baptisés, ils devenaient frères de tous les hommes dans le Christ. On peut donc dire que l’Eglise a contribué, de siècle en siècle, par sa vision christique, et plus que les Lumières, à l’idée que tous les hommes se valent, qui a conduit à l’abolition de l’esclavage.

    L’on voit bien ici que c’est une idée (l’égalité des hommes dans le Christ par le Bâptème) plus qu’une évidence pour ces hommes habitués depuis des siècles à pratiquer l’esclavage, qui en est venue à bout.

    Où est-ce que je veux en venir ? Eh bien que c’est aussi une idée, plus qu’une évidence pour la plupart, qui fait progresser le statut des animaux. L’idée étant que la vie est une, et qu’elle ne peut être hiérarchisée comme nous le faisons, et à travers quoi nous nous permettons de priver du sel de la vie tous ces animaux de « consommation » en les martyrisant jusque dans la mort après les avoir privés de liberté et entassés comme de simples assiettes sur pattes au kilo.

    Les progrès sont lents, pour ces éternels esclaves de notre imposture de supériorité sur la vie elle-même, et ils continuent à servir des intérêts financiers comme le faisait l’esclavage. Ainsi on donne enfin par un texte de loi un statut d’être sensible aux animaux de compagnie, mais pas aux animaux de consommation.

    Ce changement de vision sur l’essence de la vie elle-meme, qui est une dans sa diversité, c’est cela l’évolution en marche des sociétés.

    Le combat pour l’homme est terminé, c’est un combat d’hier dont nous souffrons aujourd’hui les excès propres à l’homme, entre guerres iniques et égalitarisme forcené.

    Le combat pour les animaux est d’un autre genre. Il ne parle pas d’égalité, une absurdité face à la diversité de la nature. Une pomme ‘égale pas une poire ni un loup une girafe. C’est pourtant cette vision égalitariste qui fausse tout, et rend long et difficile ce combat pour le vivant, après avoir duré des siècles pour les populations indigènes d’autres continents. Oui, le dénominateur commun des bêtes et des plantes, hommes compris, c’est d’être vivant.

    Il n’y a pas deux manières d’être vivant, je ne le répèterais jamais assez. Et toute vie participe de cette création. Aujourd’hui mise en coupe réglée par la finance, elle mène la planète à sa disparition. Nous sommes plus que jamais sous le règne du veau d’or qui empoisonne les possédants possédés comme les dépossédés. Il n’y a pas de solution inter-humaine dans cette course folle à la destruction, étant donné le caractère qui est propre à l’homme. C’est en se tournant vers ses frères de la nature qu’il trouvera le chemin, le retour aux sources, quand les hommes « parlaient aux animaux ».

    Je vous laisse tout de même cet extrait sur la pensée de Voltaire, pour ce qui est de la distinction entre poirier et sapin. Ils ont tous deux le statut d’arbre, bien que le sapin ne donne pas d’abricot. Il faut donc chercher plus loin leur point commun invariable : c’est d’être vivant.

    Tout ce qui sort de cette vision amène destruction et malheur. Le premier attribut du créateur est de créer. Et toutes les religions semblent l’avoir oublié, sauf peut-être le bouddhisme qui nous responsabilise sur le vivant, sans lui donner un point central que nous nommons Dieu. Nous sommes responsables du vivant. Il est ce que nous en faisons. C’est la seule primauté de l’homme qu’il devrait prendre en considération. La seule que lui ait confié « Dieu » !

    photo : « Un hêtre ou un être ? »
    « Les arbres des forêts sont des femmes très belles / Dont l’invisible corps sous l’écorce est vivant. » écrit Pierre Louÿs dans Les hamadryades.
    *****************************************************

    (exttrait sur la pensée de Voltaire) :

    Fondement des théories racistes du XIXe siècle, le polygénisme, modèle selon lequel les races humaines descendraient de plusieurs couples et non d’un seul comme le soutient l’Église, est défendu dès le XVIIIe siècle par plusieurs figures emblématiques des Lumières, dont Voltaire : l’invoquant pour établir une hiérarchisation très stricte du genre humain, le philosophe se fait en 1756 le défenseur de la supériorité des Blancs et justifie sans ambages l’esclavage, avant de le dénoncer trois ans plus tard dans Candide en ajoutant in extremis au sein de son œuvre le passage sur « le nègre de Surinam »…
    Dès son Traité de métaphysique (1734), le philosophe français expose ses opinions polygénistes, se situant entre un polygénisme élaboré à partir d’intuitions philosophiques marquées de forts accents polémiques, et un polygénisme déjà empreint d’un souci taxinomique propre à l’anthropologie des Lumières : il en est des hommes comme des arbres, et s’il est clair pour tous que « les poiriers, les sapins, les chênes, et les abricotiers ne viennent point d’un même arbre », il est tout aussi évident que « les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crin et les hommes sans barbe ne viennent pas du même homme. »

    Et aussitôt, Voltaire se fait le défenseur de la supériorité des Blancs, « hommes qui (lui) paraissent supérieurs aux nègres, comme les nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce. »

    Voltaire
    Vingt ans plus tard, Voltaire développe davantage ses idées dans une œuvre monumentale comportant 174 chapitres et constituant l’une des pièces maîtresses de la philosophie des Lumières : l’Essai sur les mœurs et l’esprit des nations (1756). À maintes reprises, il réaffirme que des dissemblances aussi nettes, tant sur le plan physique qu’intellectuel et moral, entre les groupes humains, ne peuvent provenir que d’une diversité d’origine.

    Partisan convaincu de la fixité des espèces, Voltaire se refuse de considérer le climat comme la cause fondamentale de la diversité humaine. Si les différentes variétés sont immuables, elles ne peuvent procéder les unes des autres, ni a fortiori provenir originellement d’un unique couple. Ainsi, explique-t-il, voit-on le nègre donner systématiquement naissance à un être semblable à lui-même, quel que soit l’endroit où on le transplante.

    Dans le deuxième chapitre du premier volume de son Essai, il écrit en effet qu’ « il n’est permis qu’à un aveugle de douter que les Blancs, les Nègres, les Albinos, les Hottentots, les Lapons, les Chinois, les Américains, soient des races entièrement différentes. Il n’y a point de voyageur instruit qui, en passant par Leyde, n’ait vu la partie du reticulum mucosum d’un Nègre disséqué par le célèbre Ruysch. Tout le reste de cette membrane fut transporté par Pierre le Grand dans le cabinet des raretés, à Pétersbourg. Cette membrane est noire ; et c’est elle qui communique aux Nègres cette noirceur inhérente qu’ils ne perdent que dans les maladies qui peuvent déchirer ce tissu, et permettre à la graisse, échappée de ses cellules, de faire des taches blanches sous la peau. »

    Il poursuit : « Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des Nègres et des Négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un noir et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une noire.

    « Les Albinos sont, à la vérité, une nation très petite et très rare ; ils habitent au milieu de l’Afrique : leur faiblesse ne leur permet guère de s’écarter des cavernes où ils demeurent ; cependant les Nègres en attrapent quelquefois, et nous les achetons d’eux par curiosité. »

    Face à la question litigieuse du peuplement de l’Amérique, Voltaire opte dans son Essai sur les mœurs pour une réponse très simple cadrant parfaitement avec ses conceptions : chaque terrain élabore des productions particulières, que ce soient des minéraux, des plantes, des animaux… ou encore des hommes. Inutile donc de recourir à l’hypothèse des migrations en provenance du vieux continent pour rendre compte du peuplement humain du Nouveau Monde, ou de toute autre terre aussi isolée.

    Un autre trait le démarque par ailleurs de la théorie première du polygénisme. Il est en effet parmi les premiers à utiliser cette théorie pour établir une hiérarchisation très stricte du genre humain, dans laquelle le monde blanc occupe évidemment le sommet. Les Albinos — qui forment, rappelons-le, selon lui, une espèce d’hommes à part entière, se situent au niveau le plus bas : « Ils sont au-dessous des nègres pour la force du corps et de l’entendement, et la Nature les a peut-être placés après les nègres et les Hottentots, au dessus des singes, comme un des degrés qui descendent de l’homme à l’animal ».

    La proximité entre les espèces humaines inférieures et l’espèce simiesque est telle, selon lui, qu’il n’exclut pas la possibilité de croisements entre eux, donnant toutefois pour résultat des hybrides infertiles. Cette idée, émise par celui dont l’histoire a voulu faire le coryphée de la tolérance, sera reprise par d’autres polygénistes après lui et bien plus durement encore.

    L’homme noir retient assez longuement l’attention de Voltaire. Physiquement, l’une des espèces les plus éloignées de la « perfection blanche », elle l’est tout autant du point de vue intellectuel et moral, explique-t-il dans le tome II de son Essai sur les mœurs : « On peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu, et ne paraissent faits ni pour les avantages, ni pour les abus de notre philosophie. Ils sont originaires de cette partie de l’Afrique, comme les éléphants et les singes. (…) Ils se croient nés en Guinée pour être vendus aux blancs et pour les servir ».

    Signature de Voltaire
    Signature de Voltaire
    La théorie polygéniste fournit à Voltaire l’occasion de proposer des justifications naturelles à l’esclavage, comme l’avait fait Aristote de nombreux siècles auparavant. Etant par nature inférieurs aux Blancs, les Noirs deviennent logiquement et sans révolte leurs esclaves. Ils participent d’ailleurs lucrativement à ce commerce puisqu’ils se vendent eux-mêmes et, conclut le philosophe : « celui qui se donne un maître était né pour en avoir ».

    Ainsi, chez Voltaire, les implications pratiques sont indissociables des considérations intellectuelles. Remarquons d’ailleurs que ces dernières sont loin de reposer entièrement sur une analyse dénuée de préjugés : le fait que l’option polygéniste contredise fermement l’affirmation biblique concernant l’unité du genre humain défendue par les théologiens, n’est certainement pas étranger à la position du célèbre philosophe. Durant le XVIIIe siècle, d’autres polygénistes se montreront plus scientifiques dans leur approche initiale, et plus réservés dans leurs conclusions. Tel sera le cas de deux médecins : l’Anglais John Atkins (1685-1757) et l’Allemand Johann-Friedrich Meckel (1717-1774).

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    jacou

    Sortir du songe d’une nuit de l’être :

    L’économie, le capitalisme et la spiritualité ( Philippe Derruder )

    … » Pire, survivre, exister, qui est l’obsession permanente de l’ego est menacé puisque voilà se profiler à l’horizon la possibilité d’une catastrophe écologique dévastatrice, dont les causes plongent dans le « toujours plus » si essentiel à la survie de l’ego. Quel drame pour l’ego ! Risquer le mourir de ce qui le fait vivre ! Quelle souffrance intolérable. Y-a-t-il une issue ?

    Oui sans doute, tout dépend de ce que l’homme choisira. Ou bien il reste enfermé dans les prisons de son ego et la peur le conduira à jouer l’autruche en restant crispé, campé sur ses certitudes suicidaires jusqu’au bout… Ou bien il « cède », il s’ouvre à l’inconnu de la Vie et s’abandonne en confiance à l’expérience de la découverte de « Qui il est ».

    Les deux dynamiques sont à l’œuvre en ce moment. Pour utiliser des « étiquettes connues », je dirai que la crispation de l’ego s’incarne dans le néo libéralisme économique très dominant et que les sursauts d’éveil se traduisent dans les démarches dites « alter »… La nourriture et la santé autrement – les mouvements « alter » mondialistes – le respect de la planète – le désir d’équité, de solidarité – le besoin de sens… Des pistes encore floues souvent, qui partent dans tous les sens aussi, teintées des préoccupations de l’ego fréquemment, mais dont l’expression ne peut s’empêcher de traduire les premiers signes d’éveil, comme le soleil traduit sa présence, là bas à l’est, alors même que la noirceur de la nuit enveloppe encore le paysage. C’est ce que j’appelle le passage de la conscience de rareté ou de manque à la conscience d’Abondance. Le capitalisme libéral est l’enfant chéri de la première, une nouvelle économie, que l’on pourrait appeler « sociétale » si on veut lui donner un nom, serait l’enfant à naître de la seconde, autrement dit une économie dont la finalité serait l’épanouissement de la personne humaine dans toutes ses dimensions, dans le respect de la planète, au lieu de la recherche de la maximisation du profit financier à court terme. »

    http://www.meditationfrance.com/archive/2007/1000.htm

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    Revolta

    @ Stan, une petite réparation s’impose :

    Benedic, Domine, nos et haec tua dona
    quae de tua largitate sumus sumpturi.
    Per Christum Dominum nostrum. Amen.

    @ en général

    Ah ? Il y a à nouveau un modérateur sur LJDP ? Je n’ai pas eu le temps de dire son fait à Stan Léonidovitch. Et puis il m’a fallu le temps de comprendre que le mépris dont a parlé Gaelle , et dont il aurait fait preuve, avait pu s’adresser, peut-être, à l’un à l’autre de mes propos.

    Si c’est au sujet des particules élémentaires, j’ai toujours dit ici que j’étais ignorante, que je n’ai pas fait d’Etudes, et que seule la passion des sujets m’incite à les explorer, lorsqu’ils sont à ma portée, c’est à dire vulgarisés.

    Monsieur le physicien Stan s’est peut-être gaussé de mes approximations ou des erreurs de ma mémoire. Il a en tous cas taclé mon « six kilos » de tubes de peinture. Eh oui mon vieux, c’était un trésor pour moi ces 1000 € de tubes, que j’ai immédiatement partagés avec un autre peintre sans tube comme moi-même. Comme pourrait être un trésor pour un écrivain six kilos de cahiers et de crayons, ou de plumes d’oie pour Personne.

    Vous êtes certainement un ponte en physique théorique, mais vous ne faites rien pour partager vos connaissances ici. Je partage mes méconaissances, soit, mais vous quelle nécessité d’agrémenter ces connaissances dont vous nous privez de divers « Salamalec » . Est-ce que je fais précèder mes propos d’un bénédicité en latin… (c’est réparé) Est-ce que j’accompagne mes critiques d’un « je vous aime bien quand-même » tel l’insupportable « te absolvo » … La pommade sur la claque, on a déjà donné ici .

    Vous avez perdu votre avatar. Vous boudez sans doute, parce que nous avons perdu notre tube à pommader ? On est prié de le laisser à la porte avant d’entrer sur LJDP , comme vous laissez vos babouches avant d’aller prier. Ici on croise le fer, mais on ne couvre pas l’autre de poix pour faire tenir ses plumes de paon

  • avatar
    jacou

    La table du temps renversée ?

    Réponse de St Germain à la question « Comment est réellement née la race humaine

    Message de St Germain reçu par Agnès Bos-Masseron le 4-3-17
    Et s’il n’y avait pas de comment ? Et s’il n’y avait pas de commencement ? Et s’il n’y avait pas de plan ni de temps, ni de division ? Et s’il n’y avait pas d’histoire ?
    C’est là que se place notre réponse, au-delà de l’histoire. Les historiens et d’autres, au fil des enfermements, ont créé la croyance du temps comme une ligne où il y a un avant, un commencement, une progression, un devenir, d’autres espaces. Notre réponse ne peut qu’être maintenant. Car tout est là, maintenant, maintenant hors du temps, maintenant dans l’éternité.
    L’Être, énergie-conscience illimitée, amour, le tout – peu importe le terme – pour être pleinement conscient de sa propre nature, de sa propre beauté, précipite en création.
    S’il est une notion de temps qui puisse être acceptable, c’est le temps simultané. Le temps linéaire appartient à la sphère mentale, et la sphère mentale sait bien répondre aux comment, créant d’autres comment ou d’autres pourquoi. La vie est hors de la sphère mentale. La sphère mentale n’est que le rêve ou l’illusion.
    Maintenant. Maintenant, dans l’éternité de maintenant, l’Être-conscience-amour précipite en des milliards de facettes, des milliards d’unicités pour prendre toujours plus conscience de sa propre nature, de sa divinité, de son unicité. Maintenant, le non-créé précipite en création avec toutes ses formes, toutes ses facettes et toutes ses unicités.
    La beauté est que, tout en précipitant ses expressions de création, le non-créé reste le non-créé, et que ses expressions de manifestation sont complètes maintenant. Le devenir est une illusion, l’une des grandes illusions. Le temps est une illusion, l’espace est une illusion, la souffrance en est une aussi.
    S’il est une réponse que notre cœur exprime, elle est qu’il n’est ni commencement, ni comment et que maintenant, si l’attention se repositionne en identification exclusive avec cette conscience qui est la source éternelle et l’expression de la source, maintenant, l’Être précipite en création tout en restant non créé.
    Magnifique est le jeu. Splendide est la création.
    Médite sur maintenant. N’essaie pas de comprendre. La tête ne peut appréhender maintenant. La tête ne peut appréhender que ce qui est de sa texture. Elle peut se questionner sur le temps linéaire, et avec le temps linéaire sur les origines, les conséquences, les pourquoi et les comment.
    La méditation dans l’amour, par la simple présence à maintenant, ouvre à l’éternel mystère du non-créé qui précipite en création, tout en restant le non-créé dans la simultanéité de maintenant, le temps éternel.
    Le temps éternel, cela semble une boutade, n’est-ce pas, car le temps dans sa linéarité semble tout sauf éternel. Pourtant, il n’est que maintenant, et maintenant est éternel. A vivre pleinement, simplement la réalité de maintenant, tu t’ouvres à l’au-delà du temps, à l’au-delà de la sphère mentale, et la sphère mentale se dissout et redevient la clarté de l’intellect qui perçoit ce jeu du non-créé qui précipite en création pour toujours mieux se connaître, être conscient à l’infini. Et l’infini est infini. De sa nature, le un crée la diversité pour savourer son unicité.
    N’essaie pas de comprendre. Ouvre-toi pleinement à maintenant.
    Nous vous remercions et nous vous saluons.
    Auteur Agnès Bos-masseron

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    Revolta

    @Bonjour Jacou

    Dans votre texte l’idée du non créé qui « précipite en création » évoque la chimique ou alchimique « précipitation ». Aussi bien que plus récemment le passage du potentiel quantique à la matière macroscopique. Ou encore l’idée d’Ibn Arabi (XIIème s.) qu’avant d’apparaître comme créé dans notre monde macroscopique, les choses se forment d’abord dans les différents « Royaumes » de l’esprit.

    Cependant ce qui me gêne dans les propos de tous ceux qui présentent l’ego comme un empêcheur d’accéder à la compréhension, la préhension, la vision etc d’un tout ultime, c’est que cela prend la forme d’un reproche de notre nature même, individualisée dans cette « précipitation en création ».

    Ce tout ultime, que d’aucuns appellent Dieu, ne saurait reprocher à un jaune d’oeuf d’être jaune, puisque c’est sa nature propre. C’est le côté moralisateur qui me gêne dans toutes ces approches, pour ne pas dire le côté « pan-pan cul-cul ». Qui met « Dieu » en porte à faux avec ce qu’il est censé créer. Alors soit il crée les choses comme elles sont, et est content de lui, soit il change de logiciel, soit il ne s’en prend qu’à lui des imperfections de cette création.

    Le « pêché originel » de l’ego, d’être orgueilleux, de se prendre pour Dieu, de désobéir à Dieu, etc, me semble incompatible avec l’idée de choix et de liberté dont bénéficierait notre conscience. Ce qui touche à l’Un, à la création, à tout ce qui fait que nous sommes plutôt que de n’être pas, ne peut se contenter d’arguments moralisateurs qui nous chargerait de la faute de ne pas être réunis « en Dieu », ou pour le moins de ne pas être parfaits. Il me paraitrait plus juste que nous ayons à vivre selon notre nature qui est celle que nous assigne le créateur. Et que nous puissions la faire évoluer selon nos aspirations, et non sous la menace d’un enfer ou de ses équivalents qui parsèment toutes les religions monothéistes.

    Vivre pleinement notre nature imparfaite, sans négliger nos aspirations à la transcendance, mais surtout sans le joug de tous ces pré-suposés, à travers lesquels il n’y a pas de vraie Liberté.

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    jacou

    Chère Revolta,
    Bonjour et merci pour votre pertinente attention ,
    Vous dites :  » Le « pêché originel » de l’ego, d’être orgueilleux, de se prendre pour Dieu, de désobéir à Dieu, etc, me semble incompatible avec l’idée de choix et de liberté dont bénéficierait notre conscience. »
    Ce qui est en cause ce n’est pas l’Ego, qui se connaît comme particule individualisée, mais non séparée du Soi , l’Être ; mais l’ego humain qui s’identifie à la personnalité humaine extrêmement réductrice de par sa vision égocentrique et qui, « justement » nie l’Unité de toutes les myriades d’autre facettes de l’Être manifesté ou Soi, ou Dieu, ou …Le jeu de la manifestation au stade humain n’est pas de restreindre l’ego , mais bien au contraire qu’il retrouve sa source d’être l’Être et pour cela, nul besoin de se revêtir d’une quelconque tunique mais d’ouvrir l’oeil du coeur afin de croître et croître en  » être/conscience/plénitude  » et ça , l’ego humain ne le peut pas, tellement il s’est fabriqué de croyances auto-centrées et, qu’il lui est difficile de lâcher à moins que sa liberté de choix ne lui conduise .

    De Serge Carfantan :

     » Selon la parole du poète : « aucun homme n’est une île », mais tous existent au sein du même continuum, si bien qu’aucun d’entre eux n’est en réalité séparable d’un autre. Pas plus qu’il ne peut être séparé du continuum de la Vie, de l’unité vivante de la Terre et de l’univers tout entier. C’est le fait métaphysique fondamental. Impossible à défaire, impossible à nier car c’est le tissu même de l’existence et sa vérité la plus essentielle.

    Cependant, il est tout de même possible de croire dans la séparation. Et c’est bien ce que l’humanité a fait. L’implication en est que sur l’unité réelle, le mental doit dès lors projeter la dualité jusqu’à la rendre à force d’auto-persuasion irréductible. La pensée de la séparation une fois apparue, engendre la croyance dans la séparation et comme la croyance agit et qu’elle est ce sur quoi se fondent les actes, il en résulte que le mental manifeste dès lors une expérience de la séparation, une expérience qui en définitive ne sera jamais réelle, car elle ne se fonde sur rien, mais elle permettra pourtant d’édifier un monde de séparation peuplé d’une infinité « d’autres ». Des moi séparés. Des identités séparées, des cultures, des religions, des histoires, des mondes séparés etc. Alors chacun sera à même de penser et de croire qu’il est un ego « spécial », différent des « autres ». Croire qu’il est une île. Chacun pourra revendiquer sa différence, s’arroger le droit d’ériger sa différence en « principe » et de la proclamer, de sorte que de ce processus naîtra implacablement l’idée de supériorité.

    Dans la Réalité, chaque existence est une vague du même océan, une vague ne peut pas être séparée des autres et encore moins être dissociée de l’océan qui forme la matrice de toutes les vagues. Dans la Réalité donc, l’idée de supériorité n’existe pas. La rose n’est pas supérieure au lilas, qui n’est pas supérieur au muguet, chacune expression est l’efflorescence radieuse de la même Vie et offre une touche irremplaçable à la même beauté. Mais à partir du moment où la dualité fait son office, à partir du moment où la dualité devient rigide et prend la forme de la séparation, l’ego qui en est le seul sujet se trouve dans une situation paradoxale. Il a besoin d’un « autre » pour se prouver à lui-même qu’il est bien un ego « spécial » séparé et autonome, il exige d’être confirmé et reconnu dans sa différence. Il ne peut pas l’être dans la Réalité et il ne pourra jamais l’être, car il n’existe rien de tel qu’une individualité séparée et indépendante, car l’Être est essentiellement Un. Aussi l’ego, qui n’est jamais qu’une pensée séparée et nombrilique, doit s’affirmer dans l’illusion, aussi a-t-il besoin de réassurer à l’aide de l’autre la pensée de la séparation. De réitérer l’illusion. Chaque ego appelle la pensée d’un autre ego pour qu’il le confirme dans son inaccessible différence. Seulement, dès qu’il s’est posé séparé et indépendant,

    Pour maintenir l’illusion d’une existence séparée, j’ai besoin d’y croire et de me faire croire, j’ai besoin que les autres soutiennent la dualité qui est la condition même de mon affirmation et sans laquelle elle ne pourrait pas tenir la route. Il faut que je puisse enfin affirmer ma particularité de manière irréductible, élever ma propre statue au point de me convaincre qu’elle est réelle. « 


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