Hommes sous influence 10


Infâme vous êtes sous l'influence de l'Homme !

Première tentative : on commence par distinguer la bonne de la mauvaise influence et on finit par se rendre à l'évidence que notre petite distinction n'est pas dictée par un prétendu bon sens mais par le sens commun.
Autrement dit, nous sommes encore et toujours sous influence... de la doxa... de l'opinion, du "ON DIT" tout et le contraire de tout. Pas de chance !

Deuxième tentative : on s'échine et on affine en se disant qu'il y a influence et influence. Nuance ! Il y a tout de même une différence entre l'amour et la haine : l'une libère, l'autre enchaine. Mais ce répit est de courte durée parce qu'on aura vite fait de s'apercevoir que toutes les affections se valent. Disons que nous ne pouvons pas être libres et affectés en même temps.

Troisième tentative : on élève le niveau de conscience en évoquant une différence un peu plus probante. La différence entre la lumière et l'obscurité... entre le rationalisme et l'obscurantisme. Mais l'histoire a montré et démontré l'insuffisance de la lumière, les carences de la raison-mère.
La raison raisonne même lorsqu'elle déraisonne. Elle dissimule l'influence qu'elle fait subir sous couvert de convergence éthique, de conscience politique, de circonstance historique ou de raison d'État.
Et sous prétexte que l'État ne ment pas sans raison, on en a conclu qu'il a raison de mentir.

Quatrième tentative :
Comment ôter aux influences que nous subissons toute leur efficience, leur effervescence ?
Il y a une réponse d'école qui consiste à dire : qu'il ne faut pas que je sois ce qu'on a fait de moi mais CE QUE J'AI FAIT de ce qu'on a fait de moi. Une forme, ça se transforme si on ne veut pas être conforme à la norme : c'est à dire normal.

Cinquième tentative :
Nous avons aussi la réponse de la vie, qui est au courant du flux et du reflux des énergies et des mouvements de l'esprit.
Et que nous dit la vie ?
Que pour ne pas subir d'influence : il ne faut pas la faire subir... mais être et laisser être, en se disant que les influences ne sont ni bonnes, ni mauvaises, qu'elles constituent l'essence même de toute existence.

Conclusion :
La liberté ce n'est pas d'être ou de paraître SANS influence mais de savoir jusqu'à quel point nous sommes SOUS influence. C'est ce qu'on appelle l'intelligence.

 

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10 commentaires sur “Hommes sous influence

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    Ancolie

    Le libre arbitre consiste simplement à croire que vous avez le choix. Le seul libre arbitre que vous ayez, c’est de savoir combien de temps vous allez mettre à comprendre que vous êtes Libres. Le libre arbitre vous renvoie à la Dualité. La Liberté vous renvoie à la Grâce. Le libre arbitre n’est que le Jeu de l’ego ou le Je/Ombre. Vous êtes, entièrement et en totalité, déterminés par ce que vous Êtes et non pas par ce que vous croyez être. La seule responsabilité est, donc, de passer de l’illusion du libre arbitre à la Vérité de la Liberté. Il ne peut y avoir de Liberté avec le libre arbitre. Il ne peut y avoir de libre arbitre avec la Liberté. Le libre arbitre n’est qu’un Jeu. La Liberté est une Grâce. Le libre arbitre découle de l’illusion du choix, en résonance avec l’enfermement de la Conscience. La Liberté résulte de l’Autonomie, de la Grâce et de la Responsabilité. Dans le relatif et dans l’éphémère, vous avez le libre arbitre. Dans l’Absolu et dans l’Illimité (et au-delà), vous êtes déterminés. C’est exactement l’inverse de ce que vous croyez et c’est exactement l’inverse de la plupart des enseignements faisant appel à la réincarnation, au karma, à l’illusion Luciférienne, au miroitement astral et à la connaissance. Comment pouvez-vous connaître quoi que ce soit puisque vous êtes la Connaissance. Si vous acceptez cela, vous sortez de l’ignorance et vous rentrez dans la Liberté.

    Jiddu Krishnamurti

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    Bouchal

    Il est question surement de comprendre, d’admettre qu’il n y pas d’âge pour apprendre, qu’il ne s’agit pas de donner et de prendre, mais bien de connaitre ce que nous sommes, ce que sont les autres, comment chacun de nous raisonne… Il est question de préjugés, de mœurs de codes que l’autre croit maîtriser, et de vérité bien façonnée sur mesure au goût de son propre désir, sans douter qu’il s’agit de l’auto-esprit, qu’il se trompe à chaque moment où il croit avoir compris. Il m ‘arrive souvent de dire, en partant d ‘un principe simple que l’erreur provient de deux choses: l’excès de confiance et la précipitation. Il faut toujours se donner le temps, et surtout se douter de soi-même pour pourvoir se connaître. Autrement dit, admettre que l’on a tort un moment ou l’autre même si cela va l’encontre de nos certitudes les plus profondes et démolir cette forteresse d’arrogance, qui nous empêche d’accéder au monde et par la suite à nous-mêmes.

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    jacou

    La notion de libre arbitre est comme le dit si justement J. Krishnamurti reliée à la dualité et à son jeu d’ombre/lumière, c’est un libre choix ,mais relatif aux divers conditionnements. Lorsque nous avons suffisamment expérimenté le jeu de la dualité et son cortège de souffrances lié aux effets de l’illusion de la séparation entre ma personnalité que je considère comme seule réalité ( existence ) et ce que Je Suis, cette individuation ( essence ) du tout , illusion parce qu’il est impossible de séparer ce qui est lié de toute éternité, tout le jeu des incarnations et de ses multiples scénarios est d’explorer les infinies facettes de cette apparente séparation pour vivre pleinement , en toute conscience cette réalité d’unité .

    Lorsque nous vivons en conscience/corps et âme cette unité, le libre choix ( effet de la dualité ) ne se pose plus
    puisque nous sommes l’ unité , Toutes nos pensées et actions sont en accord avec le Tout puisque nous avons réalisé être une expression de Cela, le Tout , nous ne sommes plus « libre du choix, nous sommes Liberté ( que peut-il y avoir de plus libre que le Tout, l’Être, L’Intelligence Créatrice , …? Ce qui change tout, d’exécutant balloté aux quatres vents des histoires, nous devenons participant conscient , cela implique bien sûr l’abandon de toute prétention égotique , c’est le sens bien compris de  » que ta volonté soit faite et non la mienne (ego)  »

    Message de l’Ami reçu par Agnès Bos-Masseron le 14 septembre 2014

    Comment placez-vous votre attention ?

    Le choix est à chacun. Placer son attention inconditionnellement sur la lumière permet de créer des conditions lumineuses dans le concret de son existence. Offrez toute votre attention là-dessus. Créer des conditions lumineuses pour chaque moment de votre existence.

    Vivre exalté. Car la vie est grande est belle. La beauté est dans la simplicité. Dans la simplicité est la grandeur. La grandeur de la noblesse d’Être le Vivant. Cette noblesse se cultive et s’actualise à travers chaque choix, chaque pensée, chaque parole, chaque acte.

    Une nouvelle saison s’annonce. Ouvrez-vous à sa beauté. La récolte est belle et abondante pour celui, celle qui choisit de vivre en conscience, présence à la beauté naturelle de la Vie. Sans artifice, sans faux attrait, simplement présent maintenant à la beauté naturelle de la vie.

    Reliez-vous au Soleil de l’Amour à travers vos méditations, votre intention, et en vous rassemblant souvent autour de l’essentiel.

    L’ouverture s’actualise. Accompagnez-la. Le choix est à chacun. A chacun de créer l’ouverture. Et pour tous ceux qui font ce choix, les dons sont immenses. Maintenant.

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    Mohammed Mesmoudi

    Toute la problématique de la vie réside dans la faculté d’être « en relation avec le tout » comme le dit Lou ! Notre attention au vent et au temps est elle augmentée dès lors que l’on renie le vaisseau ? Je pense tout le contraire. Intensifier l’attention jusqu’à dissolution dans le vent, dans le temps, dans le tout… Affirmer le bateau… Je navigue ainsi depuis un bon bout de temps ! Et il n’est pas question de moralité, il s’agit de vitalité !
    Lettre ouverte à Freud de Lou Andreas-Salomé
    […] Nous sommes lancés, inéluctablement, dans le tourbillon de toute réalité, avec pour seul choix d’y consentir. Si sans aucun doute, cela veut dire : traverser un océan sur un frêle esquif, telle est bien notre condition humaine – et il ne serait d’aucun secours de s’imaginer qu’on navigue à la remorque du plus puissant des bateaux à vapeur, vers des destinations inexistantes : notre attention au vent et au temps ne pourraient que s’en trouver diminuée. Plus nous nous plongeons, sans en rien retrancher, dans l’ « exigence du moment », dans l’instant tel qu’il se présente, dans des conditions variables d’un cas à l’autre, au lieu de suivre le fil conducteur de prescriptions, de directives (écrites par l’homme ! ), plus nous sommes, dans nos actes, justement en relation avec le tout, poussés par la force vivante qui relie tout avec tout, et nous aussi. Qu’importe alors si les tâtonnements de notre conscience sont entachés de toutes les erreurs possibles. Si quelqu’un taxe ce comportement d’immoralité, d’arbitraire et de présomption, nous serions à plus forte raison autorisés à taxer de confortable incurie morale l’esclavage infantile de celui qui s’en tient au respect des prescriptions !

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    Pascal

    Une perle sur l’influence. Raisonne et résonne à mes sens.

    A propos de ce que nous sommes, au-delà du regard posé, on pourrait sûrement considérer que ce genre de lecture rejoint la troisième tentative, mais voilou un ptit conte des Contes zen d’Henri Brunel :

    Qui est le vrai Roshi ?
    Conte d’origine indienne

    Un notable indien appelé Roshi était un vrai grippe-sous, un Harpagon. Il y a deux sortes d’avares, le racle-deniers qui entasse pour le plaisir d’entasser, de « cajoler son argent mignon », et le pingre qui rationne sa maisonnée, son entourage, pour jouir seul de son bien. Tel était Roshi, un abominable égoïste.
    Un bel après-midi d’été, il partit dans la forêt avec pour compagnie un âne chargé de victuailles. Là, ayant repéré un endroit tranquille, il s’installa, s’étala, prit ses aises, et commença un plantureux repas. Il se goinfra de viandes, de riz au curry, de desserts – surtout les crèmes sucrées dont il raffolait. Il but en abondance les vins les plus rares, les plus chers, les plus capiteux. Enfin repu, heureux, il déclama à l’adresse du ciel, des oiseaux et des bêtes des bois :
    « Moi, Roshi, c’est maintenant mon festival !
    A mon gré j’ai du vin et grande est ma volupté.
    Je surpasse et passe tout homme.
    Et l’emporte sur Shaku, l’empereur des dieux ! »
    Or, ce jour là, Shaku (*) l’entendit par hasard. Il fut outré de l’impudence et de la vanité du personnage et décida de le châtier.
    L’empereur des dieux, qui règne sur trente-deux cités, prit alors la forme et le visage de Roshi et se présenta dans sa demeure. A peine entré, il ordonna que l’on ouvre les greniers et que l’on distribue sans compter le grain aux pauvres de dix régions. Quand il ne resta rien, il vida les coffres et dispersa l’or, chacun en reçut, du moindre serviteur jusqu’au plus petit marmiton. Enfin il fit mettre les tonneaux en perce. Et le vin coula à flots. On l’entoura, on l’embrassa, on le fêta. La liesse était à son comble, ce n’était que ripailles, rires et chansons, lorsqu’on entendit quelqu’un frapper rudement au portail :
    « Holà ! Maudits fainéants, il n’y a donc personne pour m’ouvrir ! »
    C’était le vrai Roshi qui s’en revenait de la forêt.
    Le vieux gardien arriva, les jambes un peu flageolantes, à cause du vin qu’il avait bu. Il articula avec difficulté :
    « Qui êtes…vous, mon-mon-monsieur ? articula-t-il avec difficulté
    – Vieil imbécile ! C’est moi, Roshi, ton maître !
    – Ce n’est pas po-po-ssible, mon maître est à l’in-térieur ! » bafouilla-t-il, et il s’éloigna avec dignité.
    Fou furieux, Roshi se mit à cogner au portail, il hurla, mena un tel vacarme qu’à la fin les gens de la maison accoururent. On le fit rentrer, et les deux Roshi se trouvèrent face à face. Qui était le vrai ? Mêmes yeux noirs et malins, mêmes double menton et ventre rebondi. Chacun donna son avis. Les serviteurs penchaient pour l’empereur des dieux, les enfants avec enthousiasme le désignaient aussi. L’épouse, elle, hésitait. Elle eût bien choisi le Roshi aimable et généreux, mais l’autre lui avait parlé à l’oreille d’un certain grain de beauté qu’elle avait sur le sein gauche et elle était troublée. L’intendant, qui était un homme prudent, déclara qu’il ne pouvait se prononcer et qu’il attendrait de savoir d’où soufflait le vent. La confusion risquait de s’éterniser quand l’épouse prit une décision :
    « Allons demander à Bouddha, dit-elle. Lui seul voit le secret des cœurs au-delà des apparences, il nous éclairera. »

    Bouddha recevant les deux Roshi dans sa demeure du ciel.
    « Le vrai Roshi, dit-il, est celui qui suit la voie, il pratique la justice, il manifeste l’Atma par sa compassion envers toute créature. »
    Roshi, le jouisseur égoïste, l’avare, sut alors que la cupidité, le mépris des autres qu’il avait montré jusqu’alors n’étaient que des accidents, des déformations, un masque qui cachait son vrai visage. Lui, Roshi, participait à la nature du Bouddha, c’était là sa vérité. Shaku au même moment reprit sa forme première, et redevint l’empereur des dieux, et Roshi retourna dans sa demeure, emportant avec lui la paix et la lumière.

    Le Zen sait ces choses. Il appelle à reconnaître derrière le kaléidoscope des apparences la nudité, la simplicité paisible de son visage originel. Ainsi a-t-il été rapporté par les sages du passé.

    « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa. » (Genèse, I, 27.)

    (*) Shaku, l’empereur des dieux, habite selon la légende la montagne Sumeru, qui est au centre du monde. Il règne sur trente-deux dieux et leurs cités qui regorgent de richesses.

    *

    Se pose un instant,
    Je regarde les filantes et les bolides,
    Le tapis d’étoiles et mes rides,
    Les vents faire tourbillonner le sable du temps,
    Les piles de parchemins éclairer,
    Des statues alimentant près d’une source,
    Des visiteurs passer,
    Des oiseaux voler vers la grande ours,
    Une salle vide tout en étant pleine,
    Un abîme et un ciel où s’écrivent des histoires humaines,
    Une barque sur les flots,
    Un souffle portant vers le haut,
    Des paysages s’effacer sur le tableau,
    Des craies dessinant des mots,
    Des cours contraires s’affronter à fleur de peau,
    Un tri au gré, pour idées hauts,
    Des tombes et des enfants courir,
    La contagion des maux, des sourires et des rires,
    Des explorations de rives qui apportent,
    Du feu pour l’hiver,
    L’air des notes et des portes,
    Puis l’instant poursuit la côte, au-delà de la chaire.

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    jacou

    Par Mohammed Mesmoudi :
     » traverser un océan sur un frêle esquif, telle est bien notre condition humaine – et il ne serait d’aucun secours de s’imaginer qu’on navigue à la remorque du plus puissant des bateaux à vapeur, vers des destinations inexistantes : notre attention au vent et au temps ne pourraient que s’en trouver diminuée »
    Cette affirmation est encore l’effet d’une conception , subtile certes, de la dualité de l’être humain et de la Vie: moi frêle esquif traversant l’Océan, pouvant perdre notre attention au vent et au temps…

    Un témoignage d’unité vivante…

    … »La vie n’est pas ce que fabrique notre esprit, avec ses certitudes et ses doutes. Elle est bien plus vaste. Comment pourrait-elle contenir dans ce cadre étriqué ? La vie n’est pas ce contenu. Elle est le contenant. Elle est ce que nous sommes. Ce qui m’a été permis de comprendre au fil de cette quête, c’est que la seule façon de vivre qui soit est de nous abandonner en confiance à l’énergie intelligente de la vie, de nous laisser couler dans le flux qui nous porte, sans permettre à notre esprit de venir l’entraver. La vie nous aime. Ayons confiance en elle et nous serons surpris de voir où son souffle nous mène…

    La vie est en se renouvelant. La paix ne peut rayonner qu’à partir de notre confiance envers ce mouvement à chaque instant renouvelé. Ce sont nos individualités qui, s’identifiant aux plaisirs et aux chagrins qui surviennent, puis souffrant dans la mémoire de blessures et dans l’attente de futurs meilleurs, bloquent le flot de la vie. Nos individualités, loin d’affirmer la liberté en s’imposant, comme elles le croient, l’entravent. Dés lors, le mouvement de la vie se fige au sein de notre espace… Cet espace est le lieu où tout se déroule, où l’intelligence de la vie prend conscience d’elle-même dans une danse spontanée et amoureuse. L’ouverture à cet espace de liberté ne peut se produire que si nous mourons à tout ce qui l’encombre, à nos pensées confuses, aux images que nous créons de nous-mêmes et des autres, aux liens qui nous enferment à travers nos plaisirs et nos blessures, que si nous mourons à tout ce à quoi notre esprit s’accroche. Celui-ci n’est jamais libre. Ne le laissons pas discuter sur tout. Il nous manipule sans cesse à partir de sa mémoire et de ses conditionnements. C’est lui qui fabrique et nourrit nos ego. Vidons-le, en toute sincérité et en toute confiance, de tout ce à quoi il s’attache au fil du temps, de tout ce qu’il accumule et qui fait écran à la tranquillité et à la clarté de notre être véritable. Etre vide de soi, c’est être plein de l’intelligence de la vie qui peut alors nous traverser sans obstacle. Sans vide, pas de plénitude. »…

    http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2010/01/derriere-les-apparences-de-lunivers.html

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    Revue de presse

    « Le billet d’aujourd’hui du Poétiste.

    Le pionnier et le suivant.

    Les aventuriers de l’Amour désintéressé ne font pas recette de valeurs spirituelles dans le monde de la sacro-sainte propriété privée, du profit pour le profit, de l’usure en marchés financiers. Certains pionniers sont peut-être le un pour cent de ceux qui détiennent la moitié des valeurs nobles, non cotées en bourse et on pourrait imaginer qu’ils fassent le pendant des un pour cent qui détiennent la moitié de la richesse matérielle du globe, là où on en est sûr, parce que ça se mesure. Entre l’ange et la bête humaine, mon cœur balance, ce qui fait que je me suis conduit comme un homme dit « normal », moyen, ordinaire, j’ai fluctué entre les deux pôles. Sans conscience suffisamment affinée de mon indifférence aux autres, j’ai jubilé d’être beau, riche et en bonne santé tandis que d’autres étaient fourbus d’être pauvres et malades. Il est des moments dans la vie où on a le bonheur prédateur.

    Le bonheur prédateur, sans vergogne aucune, est le ronronnement de l’ego sans trique. Vu de l’extérieur, il ne se distingue pas du bonheur qui vous échoit du ciel, rendu au centuple, à ce que l’on dit, mais ce dernier a une finesse, une délicatesse que le premier ne perçoit pas. Quel est le bon choix : prendre sans ne jamais être rassasié ou se contenter de ce que l’on reçoit avec frugalité ? Je dirais que l’avenir de la planète dépend de ce choix et que la deuxième solution ne devrait pas tarder à s’imposer. Autrement dit ceux qui imposeront les restrictions seront encore les plus nantis et le système va pourrir à la manière des pires dictatures ; les différences de fortune n’ont pas fini de se creuser. La tyrannie est plus difficile à contenir, bien plus stable qu’un peuple aux mille revendications plus ou moins justifiées. Le démocrate moyen et conforme n’est pas démocrate, il délègue son pouvoir, disons: sa responsabilité.

    Y a-t-il une évolution possible de l’humanité en laquelle on verrait l’éradication de la barbarie impérieuse chez les hommes et impérialiste dans les nations ? Le goût du pouvoir ne recule devant rien quand rien ne peut lui faire opposition. L’humanité a ainsi des « trous noirs » dans son histoire en lesquels la nature dite « animale » des hommes et la violence font les génocides et les charniers. C’est que l’on ne s’est pas encore entendu concernant l’adoption d’une Loi universelle qui supposerait la sauvegarde de cette humanité toute entière. C’est que nous ne nous sommes pas entendus sur l’éducation à donner aux enfants qui leur offrirait une vraie liberté de se réguler eux-mêmes avec toujours à l’idée une paix salvatrice pour tous. Comme nous sommes d’anciens enfants, nous avons été mal élevés ; si c’était le contraire, ça se saurait. Nous sommes passés du cadre carcan à la permissivité débridée.

    De ne pas être clair en soi on en perd la bonne autorité, celle qui fait grandir. Voilà que l’on voudrait créer une loi pour interdire la fessée. Et c’est la France qui légifère à tours de bras qui s’oppose à cette loi ; tout est vrai et son contraire, en effet ! A parler des droits de l’homme et des droits de l’enfant, on aurait tendance à en oublier les devoirs. Un homme avisé, (qui ne se mettait pas dans la ligne de mire), a dit un jour : donnez tout ce qu’ils veulent aux enfants, vous en ferez des délinquants. Le bon sens, si ça existe, demanderait que l’on commence par ne pas pourrir ces enfants afin que nous ne soyons pas obligés de leur coller une fessée. Là où il y a répression, il y a régression et c’est que nous n’avons pas assumé la prévention. Un enfant doit vivre sa vie d’enfant, se sentir en sécurité, cadré mais non sans amour en milieu familial, ainsi il pourra s’émanciper progressivement en progressant sereinement. Si on aime vraiment les enfants, on en fera des êtres aimants, donc libres.

    Il est extraordinaire que l’on s’offusque d’une fessée donnée à un enfant quand des milliers d’enfants vivent en guerre, affamés et que deux millions de femmes sont battues en notre doux pays de France. La disproportion de ces attitudes montre à quel point on aborde les problèmes, de mauvaise foi, sans réflexion révolutionnaire saine. On ne change rien, l’attentisme frileux est une fuite. Pas de changement dans la culture de la conscience qui puisse porter des fruits dans le jardin universel. Quand l’adulte est un enfant qui a mal tourné, il ne peut faire que les enfants se tournent pour une bonne révolution. Il serait temps d’arrêter de se polariser sur un arbre quand on ne voit pas la forêt. Ecoutons ce que les enfants ont à dire, question d’écoute en Amour universel, c’est le meilleur cadeau qu’on puisse leur faire.

    Pour finir, je voudrais dire le découragement qui nous prend quand on a laissé l’idéal partir à vau l’eau et que la situation semble sans issue. On se dit que le mal et le bien sont de chaque côté du fléau de la balance et on se dit qu’on n’y changera rien. Désespérance funeste ! Remet tes valises en place et repars de plus belle ! Tu es déçu ? Tu voulais changer le monde ? Aurais-tu oublié que la charité commence par soi-même et que le chef d’œuvre, c’est toi ? C’est là un égoïsme salutaire. Ou on fait lever la pâte, ou le soufflé se ratatine. Le choix n’est pas : « marche ou crève ! » mais vis sans désemparer, nuance ! Plus belle la vie n’est pas un feuilleton, c’est de faire l’enfant roi un sujet de contentement en un royaume qui n’a plus ni roi ni sujets. Et l’éducateur fut sage de dire aux enfants avant sa mort que l’Amour est un trésor. A la claire fontaine, m’en allant promener, j’ai trouvé l’eau si belle…….Triste est le rationaliste, passant à côté de la symbolique, ne pouvant s’y baigner ! »

    Poétiste

  • avatar
    Tony

    Rien ni personne n est sous influence
    toutes les danses de la vie entraine des mouvements de quelques fréquences qui soit
    du plus grand sage au plus petit passage du vend lol nos sens conscient , inconscient résonne et entonne une dissertation des éléments
    que cela vienne en soit ou autour de soit , nous somme contaminé et nous contaminons
    nous pouvons être éveillez de l intérieur ou par l extérieur , chaque façon est relié
    et sa va au delà de la communication classique , ya du rapt tout lol , du temps go
    j ose pas raie gaie lol , si j ai osez
    tout mouvement vue ou pas , ressentie ou pas , influence , Un flux ance lol

    Que la grande distribution et entreprises agroalimentaires aident les associations caritatives

    http://petitiondepatriciabelz.wesign.it/fr

    désoler ses mon coter influence heure lol

    Les Enfoirés – Toute la vie
    https://www.youtube.com/watch?v=gcILWXCIA7c
    http://www.leparisien.fr/musique/polemique-sur-le-clip-des-enfoires-l-etonnante-reponse-de-jean-jacques-goldman-04-03-2015-4575309.php#xtor=EREC-109—-2369449@1

    sale eau d enfoiré vi lol
    on est pas tout comprit c est vrai aussi
    on a nos maux aussi pour se comprendre entre genre lol
    aujourd huit j était a une conférence de médecin du monde , qui fêter ses 10 ans de programme pour les squats et la prévention
    suis arriver en retard comme dab lol
    trop souvent plutôt , mais j est entendue suffisamment et surtout pourquoi Roberto un roi , c est engager a vouloir aider , soutenir les damnées de nos société , les bannie du Partage
    ses en écoutant coluche a la radio lol
    un spectateur lui pose une question : pensez vous qu il est une vie après la mort ?
    et coluche lui répond , je pense qu il ya une vie avant la mort !
    et il ses engager sur les chemins enrager
    je comprend sont pessimiste dans ce monde et je comprend aussi sont optimiste dans le monde des profondeur
    sacré idée l ‘humanité !
    salutation fraternel .


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