Mystère 3


 

A chaque réveil, je me rends compte que j'en sais moins que la veille. C'est cela, la merveille des merveilles... le charme discret de l'ignorance.

Plus j'en sais et moins j'en sais parce que le mystère, le vrai, n'est jamais percé. Il s'épaissit au fur et à mesure que je rétrécis... Et ça me révèle ma véritable misère à chaque fois que je prends l'acte d'être à la légère. Ce n'est pas le vin qui me désaltère, ni la vanité qui m'altère... c'est votre part d'ombre qui m'éclaire... dans un imprescriptible jeu de lumière. Jeu de cache-cache entre esprit et matière. Entre ceux qui prétendent tout savoir et ceux qui prétendent tout pouvoir, je préfère encore vous raconter autrement l'histoire, quitte à vous paraître dérisoire...

Je vis pour vous écrire et non pour me décrire.

Écrire et prescrire d'autres délires que les miens... parce que les vôtres sont moins pires. J'y puise tout mon élixir.

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3 commentaires sur “Mystère

  • avatar
    Pascal

    Très joli texte philosophie sur le Mystère, etc.

    Mystère

    « Alors ? »

    « Mystère !!!! »

    « Mais encore ? »

    « Ah ah !!!! Vous aimeriez bien savoir ?! »

    « Vous jouez les mystérieux ? »

    « N’avons-nous pas tous une part de mystère dans notre âme ? La vie n’est-elle pas faite de mystère que nous pouvons tout au plus effleurer la durée de l’incarnation, dans un effort de mysticisme ? »

    « Vous êtes certain du fonctionnement du mécanisme ? Je veux dire, comment effleurer au moins l’essence du mystère, et ce qui se passe dans l’au-delà, une fois les yeux fermés vers l’éternité ? »

    « Certain, non, même part de mystère dans la prise de connaissance d’autrui que de soi, il me semble, il me semble que quand bien même nous pourrions faire de notre mieux pour que l’on sache tout de nous, tout ce qui compose le jardin secret compris, en plus du fait que ça demanderait une parfaite connaissance de soi qui peut varier au fil de l’existence selon des variables qui peuvent être imprévisibles, quand ça passe par les mots pour expliquer, on peut difficilement s’assurer que l’image forgée de l’être ou que la compréhension de ce que nous voulions répondre correspondra à ce que nous avions en tête. Vous connaissez la pensée de Bernard Weber sur la difficulté de la communication ?

    Et ceci dit, me fait penser à une philosophie sur le bord de la solitude qui, de ce que je me souviens, explique la découverte de soi et d’autrui, le chemin avec, l’être, les étants. J’étais ptêtre pas d’accord avec tout ce qui y était écrit, mais j’avais trouvé sa façon de le voir intéressante. Ah, voilou : Le bord de la solitude : http://cm.revues.org/462 »

    « D’accord, mais euh, quand même, vous voulez pas plus préciser ? »

    « Peut-être un jour, entre quatre yeux, j’essayerai de répondre à toutes les questions que vous me poserez ! »

    « Vous voulez pas me le dire dans le creux de l’oreille ? Au moins pour la question que je vous ai posée ? »

    « Je suis prêt à faire de mon mieux pour y répondre, comme vous voulez !!!! »

    « Alors ? »

  • avatar
    Ancolie

    je suis allez voir naitre le soleil tout près de la rivière
    j’avançais prudemment a travers les roselières

    sous un ciel si clair ne cachant aucun mystère

    je suis arrivée bien avant lui
    là ou la nuit rejoint le jour l’aube d’un grand amour
    quand l’astre apparait si flamboyant qu’il en paraitrai irréel une envolée au gré du vent
    une envolée de sentiments

  • avatar
    jacou

    Le savoir est un processus d’acquisition mental, il dépend de multiples facteurs : l’éducation, l’environnement familial et social , etc, etc ….
    La connaissance ou co-naissance ne dépend pas de l’acquisition des savoirs mais à la capacité de l’esprit humain, sa conscience, à être réceptive à la formidable  » bibliothèque vivante » de l’univers qui s’enrichit perpétuellement et qui ne peut être consultée que dans le silence intérieur hors du brouhahaha mental .

     » LA CONNAISSANCE EST STRUCTURÉE DANS LA CONSCIENCE

    Maharishi Mahesh Yogi a toujours enseigné que « la connaissance est structurée dans la conscience. » Cela signifie qu’au fur et à mesure que nous développons l’un ou l’autre des trois états supérieurs de la conscience, nous allons voir se modifier notre manière d’apprécier la vie, nous allons agir différemment, penser différemment, dire les choses autrement, et connaître toute chose, incluant nous-mêmes. À chaque état de la conscience correspond une connaissance particulière.

    Par exemple, durant l’état de rêve, la vie est perçue d’une façon unique. Les événements qui sont perçus et les pensées qui arrivent dans l’esprit durant les rêves donnent l’impression d’être bien réels, mais ils sont imaginaires. Au cours d’un rêve, nous pouvons changer d’endroit en une fraction de seconde et nous retrouver dans des circonstances tout à fait irrationnelles. La séquence des événements d’un rêve peut être sans aucun ordre prévisible.

    Dans l’état de veille active, cependant, là où nous passons une quinzaine d’heures chaque jour, nous sommes attachés à nos multiples conditionnements (langue, culture, connaissances apprises, degré de rationalité, attitudes, habitudes, influences du milieu, mémoires subconscientes, tendances, talents, conditions physiologiques, pression du milieu, etc.) et nous sommes ni plus ou moins enfermés dans une sorte de perception double car les événements objectifs s’entremêlent dans notre esprit avec nos propres événements subjectifs. À cause de cette réalité de l’état de veille, personne ne voit le monde tout à fait de la même manière que les autres même si nous partageons une réalité objective commune.

    Maintenant, je vais expliquer la même chose à partir d’un angle différent. Subjectivement, nous percevons nos propres pensées à un certain niveau de leur développement. Supposons qu’il y a cette gradation entre 0 et 10. Le zéro correspondrait ici au niveau silencieux de la conscience, là où aucune pensée n’a encore pris forme. Le niveau 10 serait l’état de la plus grande excitation mentale et sensorielle, complètement à la surface active de l’esprit. Selon le niveau de développement de la conscience, selon qu’elle soit habituée ou non à percevoir les états plus subtils et plus abstraits de l’activité mentale, notre connaissance de nous mêmes et des événements sera structurée à partir de ce niveau où nous percevons les pensées. Si nous percevons les pensées au niveau 8 ou 9, à la surface de l’activité mentale, nous n’aurons pas la même vision du monde que si nous les percevons dès leur point de départ, au niveau zéro ou au numéro un. La grande majorité des êtres humains perçoivent leurs pensées à la surface active de l’esprit. La plus grande partie du fonctionnement de leur esprit est subconsciente. C’est comme si quelqu’un était un peu sourd et il ne percevrait les sons que lorsque ceux-ci sont forts. Il raterait 90 % des autres sons qui demeurent voilés par sa surdité.

    Mai si quelqu’un a médité chaque jour pendant quelques années, il aura formé son système nerveux à devenir beaucoup plus sensible au silence intérieur et il pourra maintenant percevoir ses pensées à un niveau beaucoup plu subtil, tout à fait naturellement et sans même chercher à le faire volontairement. Petit à petit, il deviendra familier avec l’état transcendantal de la pure conscience, le silence et l’éveil sans activité mentale, et il gagnera l’habileté de perception du point d’origine de toutes les pensées et perceptions. Lorsque le système nerveux a gagné cette habileté d’être sensible au silence infini du niveau de l’être, alors la connaissance de la vie s’est élargie grandement et elle gagne une toute autre signification que ce qui était auparavant. L’Être est maintenant disponible dans le champ de l’esprit conscient, ce qui était tout à fait impossible avant.

    Percevant ce point de pure existence, ce point qui est le lieu unifié de toutes les impulsions de l’intelligence individuelle et universelle, un individu a gagné le pouvoir de connaître, de percevoir et d’agir à partir de n’importe quel niveau de sa conscience, selon son choix. Il n’est plus limité à la surface agitée de l’esprit dans lequel les humeurs sont instables, les pensées sont dépendantes des moindres vents de l’activité extérieure ou intérieure.

    Il est donc juste de dire que les connaissances, les pensées, les paroles et les actions sont structurées dans la conscience. Maharishi a toujours enseigné cela. Grâce à l’élargissement de la capacité consciente, de sa surface jusqu’à sa source dans l’état transcendantal, un individu gagne le soutien de toutes les lois de la nature. Son esprit se situe alors au foyer de toutes les connaissances et il profite de la liberté et du pouvoir qui se trouvent à la source de toutes les pensées.
    ( Roger Bouchard )


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