Pourquoi sommes nous à la rue ? 3


Rien ne va plus... on vit comme si le paradis était vraiment perdu.

Ce qui fut et ce qui sera sont désormais confondus.

Le charme est rompu. Le passé est dépassé, l'avenir n'est pas encore advenu... Il n'y a plus que le présent de nos représentations pour être reçus ou déçus.

Il faut être tordu pour croire que l'être puisse être mordu. L'être avec un grand E ;

En noir, en jaune ou en rouge, nous sommes déchus... Pire, nous sommes persuadés que notre déchéance est voulue.

Comme si notre perte, nous l'avions nous- mêmes désirée et obtenue.

Suicide ou homicide volontaire, qui l'eut cru ?

La perte de la magie est devenue magie de la perte. La pulsion de mort a pris le dessus.

Question :

Qu'est-ce qui nous a valu cette perte d'identité ?

La vacuité de tout point de vue ?

La vanité de toute aspiration à l'absolu ?

Pourquoi sommes-nous à la rue ?

Réponse :

Parce qu'il n'y a plus que des électeurs et pas un seul élu.

Plus d'examen pour les consciences, tout le monde s'estime déjà reçu.

Au royaume des ténèbres, il n'y a ni percevant, ni perçu.

On navigue à perte de vue depuis qu'on a confondu le supérieur et l'inférieur, le haut et le bas de gamme.

Rien ne va plus depuis qu'on ne hiérarchise plus.

Depuis que tout se vaut avec ou sans plus value.

Depuis que les valeurs ne valent plus.

Depuis que l'esprit est mal vu.

Depuis que le génie n'est plus le bienvenu...

Depuis qu'on ne distingue plus entre l'essentiel et l'inessentiel.

Depuis qu'on a vidé le ciel en se réfugiant derrière des murs circonstanciels.

Pour les uns, c'est bien fichu, pour les autres, c'est mal fichu. Mais c'est tout de même fichu.

Et quelle leçon de choses avons-nous retenue ?

Qu'il n'y a pas qu'un mais trois sous-entendus. Que la vérité, nous l'avons trois fois perdue :

La vérité naturelle : boire de l'eau quand on a soif

La vérité artificielle : exiger une coupe en or pour boire

La vérité surnaturelle : croire que l'on peut changer l'eau en vin et mettre fin à nos déboires.

Nous n'en avons retenu que la soif, et pour que notre vérité ne paraisse pas dérisoire, nous nous disons qu'il nous restera toujours la mer à boire.

Au revoir !

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3 commentaires sur “Pourquoi sommes nous à la rue ?

  • avatar
    jacou

    Nous sommes à la rue de nous-mêmes, nous ne connaissons qu’une face de notre feuille de route .
    Paroles d’un frère de lumière ( être humain « ascensionné  » qui ne vit plus que dans son corps de lumière que nous avons tous ) :

    –  » C’est le moment de vous investir !

    Je vois un Être que je connais bien. C’est celui qui fut appelé « El Morya ». Il me dit :

    « Je dois tout d’abord vous dire que vous devez comprendre et accepter qu’il y a en vous deux parties : l’une d’ombre et l’autre de Lumière. La partie d’ombre fait partie de votre incarnation dans la matière. (Je ne parle pas dans du sens inférieur de la lumière sombre). Elle correspond à votre personnalité humaine et à votre ego. Je le répète, ce n’est pas quelque chose d’inférieur, c’est tout simplement votre réalité humaine.

    En face se trouve l’autre partie constituée par les plans les plus hauts de votre réalité humaine, c’est-à-dire celle qui fait partie de vos multi dimensionnalités de Lumière, de votre âme et de votre Partie Divine. Cette partie crée une merveilleuse Lumière. Maintenant, il faut que vous appreniez à de plus en plus voir cette partie de lumière non éclairée qui sera peu à peu transformée par votre partie très lumineuse.

    Actuellement, vous êtes réellement à la croisée des chemins ; c’est le moment important où vous devez vous investir, où vous devez réellement prendre conscience de ce que vous êtes, prendre conscience de votre partie de Lumière et de votre partie d’ombre.

    La partie d’ombre est constituée de vos actions, de vos réactions et de vos pensées qui font partie de votre personnalité humaine et de votre ego ; elle génère en vous beaucoup de désagréments. Votre partie de Lumière, de plus en plus lumineuse, doit absorber puis transformer la partie d’ombre encore en vous

    Imaginez que votre partie d’ombre soit composée de très nombreuses couches superposées qui voilent ce que vous êtes réellement. Ces couches vous cachent l’autre côté de vous-même, ce que vous ne pouvez pas encore percevoir ou que vous commencez à percevoir.

    Nous vous demandons d’avoir conscience de ce que vous êtes et d’avoir conscience de ce qu’il y a encore en vous de réactivité, de colère intérieure, de jugement, de tout ce qui correspond à la partie non éclairée de vous-même, et qu’en face, il y a une immense Lumière qui ne demande qu’à consumer les voiles qui obscurcissent votre conscience profonde…..
    https://ducielalaterre.org/cest-le-moment-de-vous-investir/fr/

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet réflexions sur de l’époque et cætera.

    Pour ce qui est de « Parce qu’il n’y a plus que des électeurs et pas un seul élu » et « Rien ne va plus depuis qu’on ne hiérarchise plus. »

    me semble qu’il y a plusieurs façons de le comprendre, ou en tout cas d’y apporter une potentielle solution / de théoriser des solutions.

    Au passage, me fait penser que j’avais lu que d’aucuns considéraient, du moins une thèse, que le système politique qui était sorti gagnant de la révolution française de 1789, après période de 1792 à 1794 (de ce que je me souviens de bribes de conférence d’Henri Guillemin), venait d’une plus ou moins entente entre de la bourgeoisie et des royalistes, que l’élection / des rouages telle qu’organisée/s en découlait.

    Je ne sais plus où j’avais lu cette thèse, toujours est-il que si on considère nécessaire des rôles définis, dans le « paradigme économique » de notre époque, sans remettre en question toute idée d’élire, pour ce qui de l’organisation politique de la France / d’un pays, plus que de compter sur les vertus, espérant mettre un homme ou femme vertueux au rênes du pouvoir / qui aurait les qualités pour diriger, le temps d’un règne de roi / tyran ou le temps d’un mandat, il me semble qu’il faudrait des institutions / rouages politiques qui puissent permettre une certaine flexibilité / s’adapter et qui évitent des abus de pouvoir et permettent une certaine forme de démocratie économique, et cætera. Dans un de ses textes, le philosophe Alain évoquait sa définition de la démocratie et ce qui manquerait selon lui : Les propos d’Alain : démocratie, anarchie, monarchie, oligarchie, constitution, abus de pouvoir : https://youtu.be/v1GJfK6IJIg

    Je ne suis pas forcément raccord sur tout de sa vision de la problématique / solution, mais résume l’idée.

    Pour revenir sur cette histoire de hiérarchisation, en fait, je pense qu’il y a « hiérarchiser » et « hiérarchiser ». En gros, une façon de « hiérarchiser » une société qui peut mener à la tyrannie (comme les rois-tyrans ou le système des castes en Inde à une époque, de ce que j’ai compris) et une façon de « hiérarchiser » où tout un chacun est considéré ayant un certain potentiel et n’ayant pas à subir des abus de pouvoir sous prétexte qu’il serait « inférieur » à un autre.
    Par exemple, à un niveau personnel, me semble « naturel » d’avoir des « préférences », de faire plus confiance à certaines personnes pour tel ou tel domaine, de hiérarchiser dans une maison / dans un groupe les rôles, pour autant, si nous pouvons être prêts à écouter tout conseil pour s’améliorer, c’est à soi de décider si écoute ou non le/les conseil/s, pas interchangeable dans un cadre perso du fait des compétences, ni à ne pas faire juste parce que moins compétent sur l’instant (par exemple cuisiner un plat / partager des tâches même si pas le/la plus compétent/e).
    Et peut considérer un ou une philosophe dont on considérera l’avis sur des sujets avant tous les autres, mais ne pas déconsidérer d’office les avis des autres pour tout. En écrivant ça, je pense aux expériences d’éducation / d’écoles / classes où les profs peuvent être formés à / appliquer plusieurs pédagogies et où les élèves peuvent s’entraider, ceux qui ont tout compris aider ceux qui rament, faire des fiches pour les autres, où finalement le prof n’est pas que le gardien du « savoir », où même si y a une forme de hiérarchie, un / des profs et des élèves dans une classe, il n’empêche que l’ambiance et l’organisation de la transmission est autre que dans les classes classiques que nous avons pour la plupart connues.

    Un livre qui traite plus ou moins du sujet de ce que j’ai compris, et que j’avais mis sur ma liste de livres à lire un jour, qu’on m’a recommandé pour m’informer dessus (mais pas encore lu) : Le maître ignorant, Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, par Jacques Rancière.

    Un autre exemple de « hiérarchisation » sans pour autant considérer des « supériorités » qui sont relatives au regard, à l’instant, à divers facteurs, c’est l’antispécisme, sorte d’antiracisme élargi à toutes les espèces animales. Il ne s’agit pas de considérer qu’il n’y a pas de différences entre les espèces et entre les individus d’une même espèce, entre les chiens et les chats, et cætera, mais de partir du principe que tout être vivant dont on sait qu’ils peuvent ressentir le plaisir, la douleur et cætera, devrait être considéré comme ayant des droits fondamentaux à respecter. Dans une citation, Peter Singer le définit comme « étendre le principe fondamental d’égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces ». Bon, cela peut se compliquer en cas de conflits, pour protéger de ses intérêts, mais l’idée de base est là, qu’avoir du pouvoir sur des espèces devrait s’accompagner de responsabilité ou disons respecter un minimum leur droit à la vie, que cela ne signifie pas forcément sacrifier ses propres droits (sachant que nous pouvons nous nourrir et vêtir sans les manger / tuer).

    Bref, de quoi douter de l’évolution de l’éco-politique en France et autres pays où y a des mouvements sociaux (ou même sans), mais peut toujours revoir, peut-être que l’éco-politique finira par évoluer « positivement » selon une certaine considération ?

    Et en tout cas, je vous souhaite de finir par vous y retrouver.

  • avatar
    jacou

    Dans le même cheminement de l’intégration du soi ( le moi authentique )

     » Votre corps ne ment jamais
    Par Kali Getty

    «Le corps humain est chez soi sur la terre. C’est un éclat dans l’esprit qui est la racine douloureuse d’une grande partie de notre exil.» ~ John O’Donohue

    J’ai connu un jour un pasteur qui souffrait de ces horribles migraines qui lui tombaient dessus comme une tempête, le plus souvent juste avant qu’il n’aille prêcher sur scène. Pour endurer la douleur, il avalait une douzaine d’aspirine d’un coup, puis présentait son discours comme si de rien n’était, puis prêchait son troupeau jusqu’à ce qu’il puisse enfin rentrer chez lui, où il s’enfermerait dans sa chambre, restait au lit pendant des heures avec la lumière éteinte et les rideaux tirés.

    Cela restait son quotidien. Jusqu’au dimanche où, juste avant de sortir pour parler, il a perdu toute sensation dans son bras gauche. Paniqué d’avoir de pouvoir avoir une crise cardiaque, il rassembla son équipe de direction autour de lui et ils prièrent ensemble. Ils ont essayé de le convaincre d’aller à l’hôpital, mais il a refusé. Il prit une autre poignée d’aspirine et prononça le message comme d’habitude, cachant tellement son engourdissement que personne dans l’auditoire ne le remarqua. Son équipe l’a ensuite conduit à l’hôpital, où il a rapidement diagnostiqué une anxiété grave. Il a d’abord résisté au diagnostic. Il prêchait depuis des années et ne se sentait pas du tout nerveux à l’idée de monter sur scène.

    Mais le corps ne ment jamais.
    Certains pensent que plus vous devenez spirituel, moins votre corps devrait être important; mais en réalité, le contraire est vrai. La vraie spiritualité consiste à devenir un être humain entier et pleinement intégré, ce qui implique de reconnaître que votre corps n’est pas seulement un aspect clé de votre moi actuel, mais qu’il contient également la sagesse et la perspicacité critiques dont vous avez besoin pour devenir complet.

    Par exemple, lorsque votre cœur ou votre esprit subit des traumatismes et des blessures que vous ne savez pas comment traiter, où va-t-il garder toute cette douleur jusqu’à ce que vous soyez prêt à y faire face? Cela se passe/s’accumule dans ton corps. Que vous vous en rendiez compte ou non, votre corps a été votre grand protecteur dès le début. Il porte les blessures que vous ne savez pas porter. Il les tient pour vous. Et si vous écoutez avec compassion, il ne vous mentira jamais au sujet de la douleur que cela vous cause.

    Pour devenir tout ce que nous sommes censés être, nous devons apprendre à écouter notre corps avec respect. Ils sont des parties fidèles de notre vrai moi, souffrant stoïquement sous le poids de notre détachement forcé, mais néanmoins fidèles à notre cause, attendant patiemment que nous les invitions dans nos cœurs et entendions la vérité qu’ils ont à dire, qui est souvent la vérité nous avons besoin d’entendre le plus.


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