Misère 2


FavoriteLoadingAjouter aux favoris

Peut-on continuer de prendre à la légère, le berger et la bergère qui manifestent chaque samedi, leur colère ? On ne sait pas trop jusqu'à quel point ils sont sincères de soumettre tout le pays à ce bras de fer ? S'ils sont vraiment des galériens qui ne supportent plus leur galère ? Ou s'ils sont infiltrés par d'authentiques révolutionnaires ?

En les regardant de près, on se dit que même si l'État dans tous ses états, leur remet le paradis, ils ne s'en remettront pas et lui promettront l'enfer... avec ses pavés de bonnes intentions.

Et on se demande par devers ces mauvaises manières, si c'est la vie chère qui a fait déborder le pot de la laitière ? Ou si c'est la persistance de la misère ?

Misère ? Quelle misère ? Que le lendemain sera pire qu'hier ? Que la vie est moins vivable sur terre que sous terre ? Qu'il n'y a plus assez de sources ou de ressources pour que tout le monde se désaltère ?

C'est l'étau qui se resserre. Il y en a trop pour les vipères et pas assez pour les vers de terre. C'est la guerre entre ceux qui font l'histoire et ceux qui veulent la refaire.

Misère ! Rien à faire, tout est à défaire. Même le plus éveillé s'y perd. Et tous les précaires se sont donnés le mot pour ne plus se taire et pourrir l'atmosphère.

Aucun débat, quel qu'il soit ne saurait les satisfaire. Ceux qui ont fini par déterrer cette hache de guerre, ne sont pas prêts de revenir en arrière. Ils veulent détruire le veau d'or qui les désespère. Guerre des nerfs à l'encontre du nerf de la guerre. Le plus grand nombre est désormais persuadé que le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours aux affaires. C'est désormais la liberté qui gère. Et elle préfère encore le n'importe quoi au moins que rien... Le vide au monde avide.

La question est amère : peut-on tout reconstruire si on n'a pas pris la peine de tout détruire ?

La question est plus qu'amère : Que répondre à des gens qui ne veulent rien au fond et qui font tout pour l'avoir ?

Share Button


2 commentaires sur “Misère

  • avatar
    jacou

    LE CHAOS, subst. masc.
    A.− COSMOGONIE
    1. MYTH. GR. Espace immense indifférencié préexistant à toutes choses, et notamment à la lumière.
    2. [Dans la tradition judéo-chrét.]
    a) État vague et vide de la terre avant l’intervention créatrice de Dieu :
    1. « En arrachant les choses au chaos originel, le Créateur a assigné à chacune d’elles sa place en un monde ordonné. » Théol. bibl.1970, s.v. vêtement.
    b) [P. amalgame avec le concept gréco-lat.] Confusion initiale, indifférenciée et informelle de la matière et des éléments, antérieure à l’organisation du monde par l’intervention de Dieu (cf. Genèse). Chaos primitif. Dieu débrouilla le chaos (Ac.1835-1932).Un chaos attendant le mot du Créateur (T. Gautier, Poésies,1872, p. 279):
    2. Avant tout, le Chaos enveloppait les mondes Où roulaient sans mesure et l’Espace et le Temps

    – Dans tout acte créatif il y a trois phases perpétuelles : création-maintien-dissolution-création…..Toute la création est soumise à ce processus , tout ce qui nous parait bien stable, figé, en réalité ne l’est pas , l’univers est en perpétuelle transformation, il se recrée a « chaque seconde » mais de façon si rapide au niveau « subparticulaire  » que bien sûr nous ne le percevons pas , mais chaque tri-phase du processus s’enrichit de la précédente , c’est ce qu’on appelle l’évolution .
    La société humaine dans son ensemble est dans la phase destruction ( chaos ) , mais en même temps se manifeste déjà les formes de sa nouvelle orientation que l’on nomme « paradigme  » , l’ancien monde des croyances étriquées se meurt et il ne sert à rien de s’y accrocher .

    …. » Votre planète et tout ce qui vit à l’intérieur comme à l’extérieur est en grande mutation. Votre système solaire est également en grande mutation et cette mutation se prolonge dans votre galaxie et dans tout l’univers.

    Pourquoi cette grande mutation ? Nous l’avons déjà dit, parce que la Source Père-Mère a décidé de transformer Sa Création. Imaginez que la Source ait fait un immense tableau de toute Sa Création, et qu’en regardant ce tableau, Elle dise : « là, Je vais changer quelque chose, ce sera beaucoup plus beau et il y aura encore beaucoup plus d’Amour. Pour l’instant ce n’est pas suffisant ». Elle regarde le tableau de la globalité de Sa Création et petit à petit, Elle change ceci ou cela pour que tout devienne absolument merveilleux.

    C’est la période des grandes transformations, non seulement de ce monde, mais aussi de votre système solaire, de votre galaxie et de l’univers.

    Pourquoi ces transformations se produisent-elles en cette période bien spécifique ? Bien sûr, nous ne pouvons pas parler à la place de la Source ! C’est parce que tout évolue, parce que que si la vie n’évoluait pas, si la Création n’évoluait pas, tout s’écroulerait sur lui-même. Vous évoluez, votre environnement évolue, toutes les structures humaines et non-humaines évoluent, et même ceux qui n’ont aucune conscience de leur évolution évoluent de même, mais à un rythme inférieur, tout simplement. »…
    https://ducielalaterre.org/rejouissez-vous/fr/

  • avatar
    Pascal

    Une perle sur la problématique de notre époque, question que nous pouvons nous poser sur effets du mouvement des gilets jaunes et cætera ; fort bien lu / déclamé.

    De prime abord,

    à la question amer, je répondrais que c’est une bonne question mais que quelle que soit la théorie, il faudrait pouvoir, et que pour pouvoir, passe ptêtre par capacité de convaincre / faire converger, et que pour ça, peut prendre du temps, demander connaissance philo telle que le concept du conatus de Spinoza / stratégie prenant en compte une certaine complexité pour faire évoluer paradigme (Frédéric Lordon qui s’est définit, me semble bien, comme spinoziste cherchant à compléter Marx, avait fait vidéo sur difficulté de mener à bien projet révolutionnaire, a fait conférences avec analyses sur ce sujet qui doivent encore se trouver sur youtube).
    Après, plusieurs versions sur le cas Robespierre au temps de la « révolution française » de 1789 (Retour sur l’Histoire – Robespierre sans masque : https://cortecs.org/mediatex/retour-sur-lhistoire-robespierre-sans-masque/ ), mais en tout cas, si pourrait considérer que si son aspiration / idéal politique, celui de son « clan », après la période 1792-1794, n’a pas pu perdurer, c’est parce qu’ils n’ont pas réussi à aller au bout dans « l’affrontement » (par rhétorique ou manque de moyens face à certaines forces en présence) face à la bourgeoisie – royalisme / pour un autre paradigme économique / qu’ils ont gagné des batailles mais perdu pour longtemps la guerre, d’un autre côté, pourrait le considérer comme un flambeau à raviver, une révolution permanente, en plusieurs étapes, et qu’ils ont pas forcément eu tort d’essayer.

    A la question plus qu’amer, je répondrais bien faire réfléchir.

    Je trouvais bien que le mouvement des gilets jaunes puisse réunir des divergences politiques, autour d’une cause commune tel que le référendum d’initiative populaire, je pense que c’est mieux que ce genre d’idée soit porté hors parti politique, je crois toujours en la capacité de convergence, mais sa « force » est aussi sa « faiblesse », c’est-à-dire tentatives de récup’, d’influences, de manips. Et y a ptêtre des divergences qui sont difficilement conciliables. Du genre, vu des vidéos d’affrontements entre gilets jaunes sur Toulouse.

    Et ceci dit, peut se poser des questions sur les voies de changement de paradigme économique-politique pour qu’il n’y ait plus de « misère », en prenant en compte les problèmes de notre époque. Le mouvement des gilets jaunes devrait continuer, n’a pas été sans effets sur des trajectoires individuelles et du collectif, et peut apprendre des diverses expériences des divers mouvements sociaux dans divers pays, mais j’ai des réserves. De même que d’autres qui croient à la potentialité tout en sachant que le résultat n’est pas prévisible. Pas encore vu grand-chose d’une conférence qui a dû être organisée par des gilets jaunes, qu’Etienne Chouard a donné sur le RIC et qui a été retransmise en direct sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=sjDUr3I-En0

    mais j’avais écouté la fin et tenait plus ou moins un propos du genre tout en évoquant l’intérêt d’apprendre de ce qui a été tenté dans certains pays cette dernière décennie.

    Re ceci dit, si peut comprendre les méfiances face à un horizon plus ou moins incertain, le fait que les politiciens défendent le système qui leur fait avoir un rôle de politicien, une place pérenne dans la civilisation, qu’il y a de quoi douter du résultat si appliquerait des revendications, que les bonnes intentions peuvent – passé le temps de l’action – avoir des effets négatifs non prévus, de quoi avoir peur ? Qu’est-ce qui a mené aux défis que nos générations vont devoir relever ?

    Je sais pas si je suis raccord avec la solution que pourrait envisager un François Bégaudeau, mais raccord sur l’idée que si le populisme peut être instrumentalisé sur la scène politique pour des partis pas glop qui auraient pas fait mieux, voire pire, le principal danger serait ptêtre plus en laissant le programme politique néolibéral des Macron et compagnie suivre son cours.

    En fait, de quoi considérer que le problème des ressources, en rapport, est lié à un système économique (et rouages politiques) qui pourrait être autre.

    – le couple Bourguignon, qui ont étudié la microbiologie des sols, essayent de sensibiliser depuis pas mal de temps sur les effets dévastateurs de l’agriculture intensive chimique, militant pour une durable, et c’est pas les lobbies à la Monsanto influençant les politiques qui devraient à priori apporter des solutions ;

    – je suis la page facebook de Sea Shepherd depuis un certain temps, du moins, je vois de temps en temps des actus d’eux sur mon fil d’actu facebook, et si j’ai lu sur une de leur publication que leurs navires ont été végétariens depuis 1979 et qu’ils se sont orientés cuisine végétalienne depuis 2002, impression qu’ils cherchent pas forcément à sensibiliser plus que ça sur l’alimentation végétale (et leurs militants ne suivant pas forcément une alimentation végé quand sur terre / de leur côté), ils essayent surtout de lutter contre les baleiniers, diverses pêches illégales, mais aussi de sensibiliser sur les problèmes de la pêche industrielle, de l’impact des politiques autour. Ils sont l’enfer de certains bateaux et de pêcheurs, mais plus que le souci qu’il pourrait y avoir sur les pertes économiques pour les bateaux de pêches / le pib, il y a le souci d’un certain équilibre de l’écosystème des océans qui participe de la pérennité de la vie sur terre, et qui est attaqué / mis en péril par les pêches, par les pollutions diverses et variées (plastique, filets de pêche à la dérive, déchets nucléaires, dérèglement climatique lié à l’ère industrielle, et cætera) ;

    – peut considérer que la question énergétique est liée à politique, les lobbies (lu que les effets de Fukushima, très loin d’être fini, et y a les lobbies du pétrole), besoins liés à un tout qui pourrait être organisé autrement ;

    et cætera.

    Certains sensibilisent sur la cause animale, en considérant les implications, mais si du changement peut passer par une liberté de décision de tout un chacun de ne serait-ce que manger beaucoup moins d’animaux pour ceux qui n’arriveraient à s’en passer totalement, que ça revient en général dans les listes des « gestes » individuels conseillés (tel que sur freaks, qui réunit un « collectif d’artistes qui s’engagent à adopter de nouveaux comportements pour lutter contre la sur-consommation, la pollution, et cætera » : https://www.the-freaks.fr/ ), peut considérer que les lobbies des carnistes, éleveurs et façon dont fonctionne l’éco-politique freine évolution, met des bâtons dans les roues du fait de la doxa.

    Il est prêté à Albert Einstein, qui aurait été plus ou moins végé, une citation du style « Rien ne peut être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre qu’une évolution vers un régime végétarien. » ; et vu sur la liste des végé célèbres, Darwin, qui aurait qualifié le régime alimentaire humain tel que « omnivore opportuniste à tendance végétarienne » ; sur un article abordant l’éthique de Léon Tolstoï (L’éthique de Léon Tolstoï : http://liberationanimale.com/2010/07/19/vegetalisme-ethique-leon-tolstoi/ ), il est expliqué les différentes phases militantes par où Tolstoï est passé, et que vers la fin de sa vie il semblait plus mettre l’accent sur la cause animale ; certaines études évoquent l’intérêt d’une alimentation se détournant de l’alimentation carnée (Comment réduire l’impact de l’agriculture mondiale sur la planète et nourrir tout le monde ? : https://www.facebook.com/watch/?v=1044392315709458 ) ; Aurélien Barrau, un astrophysicien militant aussi pour les animaux abonde plus ou moins dans ce sens ( Quand la Science appelle à l’aide pour l’humanité ? : https://www.youtube.com/watch?v=XO4q9oVrWWw ) ; mais me semble que ça doit aller avec réflexion sur organisation de l’utilisation des ressources.

    Bref, pas vue entièrement l’interview d’Aurélien Barrau, je ne sais pas encore trop comment il envisage l’organisation économique-politique, mais peut y avoir des variantes, comme des militants pour la cause animale de divers bords, et toujours est-il que si ça ne fait pas parti des préoccupation / revendications de la grande majorité des gilets jaunes, je me dis que des changements impulsés via référendum / changements / refondations de rouages, ça peut être moins pire. Quoique sur un des sites soutenant le mouvement des gilets jaunes et se revendiquant révolutionnaire, ils avaient publiés des préjugés / mal information contre le régime végé, je les avais d’ailleurs considérés plutôt « contre-révolutionnaire » (et assez trolleurs) sur ce sujet, mais d’autres sites se présentant comme révolutionnaires et soutenant aussi les gilets jaunes n’abondent pas dans leur sens, les autres représentent ptêtre plus une minorité, je ne sais.

    Et en tout cas, si certains s’essayent au recours juridique pour attaquer l’état pour ses inactions dans la problématique écologique, c’est pas explicite dans les revendications que j’ai lues / écouté donc j’ai un doute, je pense que ça va plus avec la façon dont fonctionne l’économie / utilisation des ressources, et ptêtre des rouages politiques, et de quoi douter que Macron et autres gouvernements si rien ne change, mettent au programme certaines idées qui pourraient, en théorie, « solutionner ».

    Et en fait, pour revenir à la révolution en plusieurs étapes, ou plusieurs souffles révolutionnaires à divers moments, et à la question amère, je dirais que comme il est difficile de prévoir tous les effets d’un programme / paradigme, l’expérience peut permettre de faire des « ajustements », de s’adapter quand il y a flexibilité dans les rouages, et que si pour ça faudrait ptêtre pouvoir prendre la peine de « tout détruire », arriver à en avoir le pouvoir collectif, pourrait ptêtre passer par des étapes tel que le coup du référendum, ou je ne sais (du genre sécu alimentaire de Bernard Friot, ptêtre étape avant refonte économique plus large : Conquérir la souveraineté populaire, sur la valeur et sur la monnaie : http://www.dailymotion.com/video/x27bph2_bernard-friot-et-frederic-lordon-chez-tropiques_news, voire encore ptêtre plus loin, plus révolutionnaire).

    ‘fin, par contre, si un certain nombre ont vu dans le mouvement des gilets jaune une potentialité révolutionnaire, que peut encore croire en la potentialité, ne serait-ce qu’en terme de pierre apportée, ou enlevée selon ce qui est considéré, et que peut être surpris, pour des changements effectifs, difficile de savoir combien de temps.

    Une activiste décoloniale concluait une « lettre-article » (https://www.revue-ballast.fr/nord-sinspire-sud/ ) par un certain pessimisme sur ce sujet, c’était bien avant le mouvement des gilets jaunes, mais je ne crois pas qu’elle a dû changer d’avis à ce propos :

    « Pour nous, activistes décoloniales, il est clair que nous sommes en plein virage — d’où les nombreuses sorties de route. Et nous savons aussi que nous ne verrons pas l’aboutissement de notre vivant de ce tournant ; nous avons aussi tout à fait conscience que l’on n’abat pas un système vieux de 524 ans en quelques décennies : il est question de changement de paradigmes et d’échelles, de valeur, et de grandeur. Mais pour nous, une chose est certaine, c’est que s’il reste une chance à ce monde globalisé de se métamorphoser (comme le souhaite Edgar Morin) ou (comme ambitionne de faire la revue Ballast) de rassembler ce qu’il y a de plus fécond dans les trois principaux mouvements d’émancipation nés en Europe dans le giron de la révolution industrielle — le communisme, le socialisme et l’anarchisme —, il va falloir composer avec ce qui pour nous est et sera la grande aspiration révolutionnaire du XXIe siècle, c’est-à-dire la décolonialité. Peut-être même que nous finirons par adopter un suffixe en -isme, et ce dans l’objectif clair et précis de rénover les utopies et de détruire le système capitaliste-racial-patriarcal. »

    Compte tenu du temps que peut prendre, sachant qu’il y a le quotidien à pouvoir assurer, peut se décourager, ptêtre d’ailleurs une partie de ce qui fait que les mouvements s’essoufflent en général sans trop faire craindre les pouvoirs en place, si y avait pas ce genre de crainte, ptêtre plus de monde à tenter de faire « bouger les lignes », mais bon, y a diverses idées / des thèses sur ce qui pourrait être fait, sur les voies pour « l’ancrage », actions à faire.


Pour participer, vous devez vous connecter, au préalable vous enregistrer puis vous abonner si vous n'avez pas de compte. Les explications sont données sur la page de présentation que nous vous invitons à consulter. Au plaisir !

CONNEXION        S'ABONNER