Le salon de l’Abriculture 4


On cherche tous à se mettre à l'abri. À l'abri de quoi ? Et pourquoi ?

À l'abri du lendemain... oui... je crois que c'est ça. On dirait qu'on se lève chaque matin en se demandant : qu'est ce qu'on va devoir s'interdire pour vivre et ne pas mourir... d'où mon concept d'un salon pour se mettre à l'abri du mauvais goût où l'on vient goûter, que dis-je savourer les nouveaux interdits... au salon de l'ABRI-CULTURE.

 

On n'est pas loin d'interdire la cigarette et l'alcool.

On n'aura bientôt plus le droit de les produire, ni de les consommer. Pour des raisons de santé publique ou de sécurité sociale. Et ça se situe par delà le bien et le mal, le moral et la morale.

On cherche à préserver le corps social pour des raisons économiques ou financières... lui éviter le déficit, la maladie ou la faillite. On y pense de plus en plus à ces mauvaises dépenses... à tout l'argent qui part en fumée... Et c'est difficile d'éteindre le feu qu'on a soi-même allumé. Avec ses lobbys ou ses lubies, en passant son temps à déplorer ce funeste débit ou cette vie à crédit, où l'on s'endette juste pour faire la fête. Ça tue et lorsque ça ne tue pas, ça rend moins fort. Faibles d'esprit ou physiquement affaibli. Au diable les sensations fortes ! la volonté frappe à la porte !

Comme quoi, messieurs dames, la santé est un capital qu'il ne faut plus dilapider sous peine amèrement de le regretter. C'est juste un calcul d'intérêt : ça coûte plus que ça ne rapporte de changer la serrure plutôt que toute la porte. C'est vous dire le lien qui existe bien entre écologie et économie. La vie importe moins que la survie.

Peu importe comment on vit, pourvu qu'on vive plus longtemps. Sans surplus, ni superflu...

Chienne de vie ! Non ! Hygiène de vie ! vive l'ennui !

 

On n'est pas loin, non plus d'interdire le divorce et le licenciement.

On n'aura bientôt plus le droit de se séparer de son conjoint ou de son employé en vertu du principe selon lequel les réparations coûtent moins cher que les séparations. Voilà de quoi ravir l'épiscopat et les syndicats.

On va non seulement re-rendre sacrés certains liens, mais surtout nous interdire par la loi de les désacraliser.

Quand on s'engage, on s'engage à vie ou pour la vie ! On ne dégage plus...

On n'aura plus le droit de licencier ou de démissionner. Plus le droit de jeter ou de se faire jeter mais le devoir de se supporter, de réparer au lieu de se séparer. Pour la famille comme pour l'entreprise, tout ne sera plus permis.

"Il faut faire AVEC" parce qu'on ne peut pas "faire SANS"... sans famille, sans entreprise, sans souci.

J'entends déjà des voix s'élever pour dire que ça minerait les familles et ça ruinerait les entreprises... Ou alors que plus personne ne se marierait, plus personne n'engagerait plus personne.

Et moi je dis, tant pis ou tant mieux... pour nous ou pour eux !

Ça nous épargnerait à tous cette débauche de vie et d'énergie... qui nous fait vivre l'enfer en nous promettant le paradis... hygiène de vie ! Non ! Chienne de vie ! Oui ! vive la nuit !

 

CONCLUSION :

L'abri n'est pas la solution. C'est peut être économiquement nécessaire mais existentiellement c'est loin d'être salutaire.

À la paix, je préfère la bonne guerre. Au beau temps, l'éclair, la foudre et le tonnerre !

 

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4 commentaires sur “Le salon de l’Abriculture

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet philosophie sur l’Abriculture, l’hygiène de vie et cætera.

    Pour ce qui est de l’hygiène de vie, pourrait difficilement l’interdire, mais le sucre peut aussi poser problème. J’ai jamais fumé, si ce n’est une fois en fin d’une année avec deux amis-camarades de classe d’alors, pour leur faire plaisir et le symbole, fait que nous nous reverrions ptêtre pas avant longtemps, fin cursus après le bac, et j’ai pas du tout aimé la sensation de la fumée s’insinuant dans les poumons, ça a été ma seule fois ; par contre, j’étais assez friand de sucreries pendant mon enfance et je sais pas si ça a impacté mon capital santé sur le long terme, mais entre le sucre et différents additifs / conservateurs qu’ils y mettent, ça a pas été sans effets négatifs, dont pour les dents. Bon, pour les dents et couronnes dentaires que ça peut obliger à faire faire et refaire au bout d’un certain temps (de quoi appréhender visites chez le dentiste même si in fine c’est pour notre bien), c’est pas qu’à cause du sucre, je ne me souviens plus si je me brossais suffisamment les dents, probablement pas, certainement que si je m’étais suffisamment bien brossé les dents, ça m’aurait évité ce genre de soucis, toujours est-il que dans ce qui peut nuire à la santé, y a la surconsommation de sucre (livre que j’ai toujours pas lu sur le sujet mais que j’avais mis sur ma liste à lire un jour, qui m’a été conseillé : Le Mal Du Sucre). Après, si j’essaye de faire attention, que je ne mange plus de bombons, ou très rarement, étant gourmand, je continue de consommer des trucs qui peuvent être assez sucrés (surtout sous forme de rapadura), je cuisine de temps en temps des trucs avec.

    Toc, toc !!!!

    Près d’une coquille géante, une femme toque : « Toc, toc !!! Sortez de votre coquille ! »

    « Euh, mais… je suis là, non loin de vous ! »

    « Euh, c’est une blague ? Ou c’est vous qui étiez dans la coquille ? Dans ce cas, comment avez-vous fait pour en sortir ? »

    « Vous ne voyez qu’une face, la porte est dans l’autre ! »

    « Ah, d’accord, bon euh… Je vous demanderais bien ce que vous faisiez dans une telle coquille, mais… »

    « Euh, en fait, j’allais y retourner ! C’est une coquille d’un oiseau géant, j’imagine que vous avez reconnu, et j’en ai fait mon abri de fortune ! »

    « Ah, un abri ? Mais pourquoi ? Je veux dire, pourquoi vous l’utilisez dans la journée ? Cela ne doit pas être très confortable, et c’est bien de s’aérer, non ? D’autant qu’il fait beau, alors ? Vous avez peur de quoi ? »

    « Ben, je confesse pouvoir être timoré, mais surtout, avec ça, je suis à l’abri des bêtises du monde ! »

    « Vous vous croyez plus intelligent ? »

    « Euh, non, du tout, mais j’ai pas le choix de devoir composer avec mes failles, ma connerie, je fais avec, je dois faire avec tant que je ne suis pas encore mouru, je dirais même plus, ça suffit pour toute une vie, pas besoin que je m’en rajoute ! Alors je vis un peu comme un ermite ! »

    « Bah, que vous dites, il ne tient qu’à vous de devenir comme un oiseau qui sort de sa coquille ! Qui en est sorti depuis longtemps même. Bref, d’être brillant en sortant de votre soi / moi ! »

    « Sauf que si je sors de moi, c’est plus un dragon qui devrait se manifester ! Un dragon non tueur, mais à faire peur ! »

    « J’aimerais bien voir ça ! 

    Mais ce que je voulais dire, c’est que vous pouvez vous élever, non ? Au sens de devenir plus intelligent, ou en tout cas au moins d’affronter vos peurs, de transcender ce qui vous fait mal à l’âme, d’apprendre des expériences de la vie ! De la philosophie, de la sagesse d’autrui, de tout ce qui pourra composer votre noosphère ! »

    « Vous avez ptêtre raison, certainement, mais… et si j’étais ainsi fait ? »

    « Est-ce que vous avez toujours été comme ça, été aussi peu courageux ? »

    « Comme vous y allez ! »

    « Ce qui veut dire oui ? »

    « Je ne crois pas, mais… »

    « Qu’est-ce qui a pu vous décourager ? »

    « Je ne sais pas trop, je dirais au fil du temps, ptit à petit, on s’installe dans un état d’esprit plus ou moins mou, poussif, et sans qu’on réalise trop, ou qu’on sache comment inverser le processus ou rebondir, nous redevenons un vers de terre, voire moins qu’un vers de terre. »

    « Bah, secouez-vous un peu ! Tout simplement. Commencez par ne pas vous enfermer dans votre coquille dès que vous vous sentez en état de faiblesse ! »

    « J’aime pas trop les y a qu’à, faut qu’on, mais j’admets que je pense que vous avez entièrement raison. Néanmoins y a un pont entre la théorie et la pratique, si je puis dire, alors… Mais vous avez raison, je vais essayé de faire des efforts… demain ? »

    « Et pourquoi pas maintenant ? »

    « Bah… euh, bonne question ! »

    « Et la réponse ? »

    « Oui, pourquoi pas, je vais commencer par méditer, si vous voulez vous assurer de mon effort sans trop vous ennuyer, vous pouvez méditer avec moi ? »

    « Dans la coquille géante ? »

    « Je puis vous la faire visiter, mais là, c’est bien, non ! »

    « Oui ! C’est parti ? »

    « C’est parti !!!! »

  • avatar
    jacou

     » L’abri n’est pas la solution. C’est peut être économiquement nécessaire mais existentiellement c’est loin d’être salutaire. »

    A cette affirmation il vous faut du répondant ou mieux …de la répondante : Helen Keller

    “La vie est une aventure audacieuse ou elle n’est rien.”

    “On ne pourrait apprendre le courage et la patience s’il n’existait que de la joie dans le monde.”

    “Le meilleur aboutissement de l’éducation est la tolérance.”

     » A la longue, il n’est pas plus sûr d’éviter le danger que de s’y exposer. Les peureux se font prendre aussi souvent que les audacieux.”

     » Gardez votre visage dans le soleil et vous ne verrez pas les ombres.”

    “Aucun pessimiste n’a jamais découvert le secret des étoiles, navigué jusqu’à des terres inconnues, ou ouvert un nouveau chemin pour l’esprit humain.”

    “Lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre ; mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu’on ne voit pas celle qui vient de s’ouvrir à nous.”

    “Tout a ses merveilles, l’obscurité et le silence aussi.”

    “De nombreuses personnes se font une fausse idée du bonheur. On ne l’atteint pas en satisfaisant ses désirs, mais en se vouant à un but louable.”

    “La science a peut-être trouvé un remède pour la plupart des maux, mais elle n’en a pas trouvé pour le pire de tous : l’apathie des êtres humains.”


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