La flamme du Prophète 4


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Le papillon se demande en tournant en rond :

Qui peut prétendre atteindre son but,

s'il ne se moque pas de la chute ?

 

Le prophète nous avait pourtant prévenus...

mais en vain, je crois

"Éloignez-vous du feu, éloignez-vous du feu"

dit l'envoyé de Dieu

La lumière que vous voyez n'est pas la vraie lumière !

Elle ne vous promet pas la paix mais la guerre

Pas la cime mais l'abîme

Le leurre plutôt que le bonheur...

 

Éloignez-vous du feu qui brûle les ailes de tous les curieux,

dit le prophète qui sait que ce genre de fête assure la défaite.

La flamme crépite pour que l'âme s'y précipite

Elle n'éclaire que ceux qu'elle s'apprête à défaire

 

Il n'y a qu'un message pour les âmes sensibles :

La vraie flamme est invisible

On ne peut ni l'étreindre, ni l'éteindre

C'est elle qui nous atteint,

si nous ne cherchons pas à l'atteindre

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4 commentaires sur “La flamme du Prophète

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet sur la flamme du prophète. Très touchante.

    Désolé

    Un vent déversant un tas de mots
    aux 4 coins de la terre
    souffla une bougie dans le flot
    et emporta au passage un papillon de lumière,
    il ne les avait pas visés en particulier,
    mais par mégarde, le mal fut fait,
    il ne put revenir un instant en arrière
    ni porter de nouveau du feu, de par l’air,
    d’un souffle il murmura ses excuses,
    dansa autour / avec le papillon et la tige de la bougie,
    ils s’empressèrent d’en rire pour n’avoir à en pleurer,
    puis le vent, soulevant des cendres, se mit en tête d’aller trouver Uranie la muse,
    dans l’idée qu’elle pouvait accorder de nouveau de la flamme, exaucer son souci,
    que la belle de cire et le beau papillon puissent ensemble de nouveau briller
    et lui veillant à ce que l’ailé puisse voler sans se consumer ;
    il n’eut toutefois pas assez de souffle pour se hisser
    jusqu’aux monts où elle résidait avec les Grâces,
    et puis la lave d’un volcan lui expliqua que la bougie pouvait toute fondre, comme expirer,
    avec le pouvoir d’Uranie, et même, sans repos, sans renouveau, au fil du temps,
    telle elle pouvant faire fondre de la pierre, l’ajouter à sa masse,
    mais au fur et à mesure se figer sans apport de Vulcain à attiser,
    le vent dû se résoudre à aller de l’avant, à en rire de temps en temps
    tout en s’excusant éternellement à chaque fois qu’il revit les « âmes » de la bougie et du papillon,
    c’est ainsi que quelque part, qu’il pleuve, neige, et même en accalmie, s’entendit résonner un « pardon ».

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    jacou

    Très beau poème inspiré

    « C’est elle qui nous atteint,
    si nous ne cherchons pas à l’atteindre »

    Certes, certes, mais pour que la flamme invisible puisse être , il est nécessaire de préparer son foyer , la simple attente ou espérance ne suffit pas .

     » L’intensité de la manifestation divine varie d’une personne à une autre , sans qu’on puisse à cet égard établir aucune règle , ses modes n’étant pas constants, mais l’oeil intérieur de chaque homme prend place dans une hiérarchie et le réceptacle secret est chez certains plus vaste que chez d’autres . C’est ainsi que Dieu se révèle à chacun selon sa capacité de recevoir les manifestations de Sa Très Sainte Beauté, à la quelle on ne peut assigner aucun terme ni aucune limite . » ( Cheikh Ahmad al Alawi )

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    Dan ARDUYNNA

    La flamme rayonne, transforme et consume. Qu’il s’agisse de durée, d’intensité, la vie est ce chemin sinueux et étroit menacé par les excès, dont il faut sans cesse vérifier et repousser les limites. C’est le prix de la Vie, la nécessité du sacrifice de quelques uns, jusqu’alors pour le plus grand nombre, et demain, la démographie et les Valeurs ayant été renversées, pour les plus Aimants, les plus Sages et les plus Humbles.
    Un prophète n’est qu’un visionnaire, qui ne détient que sa part de vérité. Chacun doit contribuer en apportant la sienne, dans l’Humilité, qui permet de reconnaître notre faillibilité, et comme le dit la belle histoire de Pascal, de demander Pardon et de racheter nos fautes dans la Fraternité et la Solidarité. Cette Humilité n’est pas soumission, ni attentisme, mais la part d’aventure que l’on accepte de vivre ensemble sans se désunir, égaux en droit, et complémentaires.

  • avatar
    jacou

    Message de l’Ami reçu par Agnès Bos-Masseron

    Certains, au nom des répétitions ou au nom d’anciens savoirs, pourraient croire savoir. Croire savoir est la plus grande des prisons. Car il n’est pas un seul niveau de l’enseignement, il est des milliers de couches. Peut-être, vous savez, comme vos gâteaux aux milliers de couches, et chaque couche va directement enseigner celui ou celle qui est enseignable selon sa disponibilité. Celui ou celle qui s’arrêterait ou s’enfermerait dans de faux savoirs, se coupe de l’enseignement. Car vous le savez, tout savoir est faux. Toute histoire, quelle que soit l’histoire, et principalement peut-être l’histoire spirituelle, est prison. La seule réalité est que l’être est éternellement nouveau, éternellement le dévot de la joie.

    La seule invitation est de ne s’accrocher à aucune histoire, à aucun vécu, éternellement neuf. Les dévots ou dévotes de la joie, éternellement innocents sont les membres de la fraternité. Ne porter aucun carcan ni aucune carapace d’histoire ou de vécu spirituel, ils sont insignifiants. Pour l’ego peut-être, ils sont précieux…

    Ne pas écouter en référence à quelque savoir. Ne pas se positionner en référence à quelque vécu ou à quelque histoire…

    Vous écoutez, réécoutez ou relisez l’enseignement bien des fois. Vous le lisez et laissez le nectar du don unique s’imprégner dans la structure de vos corps subtils. Bien sûr, les yeux emplis de l’ornière du faux savoir pourraient croire lire et relire la même phrase, le cœur offert écoute, ouvert, et laisse le don œuvrer dans sa structure énergétique, celle de ses corps subtils et celle de son intellect le plus fin…

    Il est vrai, certains pourraient croire que l’érosion de l’ego ou des habitudes de faux savoirs s’installe dans une durée de temps, cela est erroné. La sincérité du cœur franchit la porte avec détermination, laissant de l’autre côté de la porte tout poids des carapaces égotiques ou d’enfermement. Et l’on franchit cette porte encore et encore et encore, faisant le don avec toujours plus de sincérité, avec toujours plus d’innocence, avec toujours plus de puissance. L’on s’installe au cœur du temple, et l’on écoute et l’on entend. L’ouverture fait que la seule certitude est que le don le plus précieux est celui du nectar unique offert à chacun et à chacune.

    L’on ne parle pas du nectar, on l’intègre pour l’offrir à travers son rayonnement. L’on ne parle pas d’histoires spirituelles, elles font partie des faux carcans.

    Souvenez-vous, l’invitation de votre frère St Germain. Il vous a invités si souvent à déposer les masques. L’histoire spirituelle est sans doute le masque le plus crispé même si, en apparence, belle est l’histoire. L’histoire est erronée. L’Être est l’au-delà des histoires. Le dévot est l’au-delà de la personne. L’Être est l’éternel dévot, et là sont libres les jaillissements des dons offerts et des dons que l’on offre.

    Reçu par Agnès Bos-Masseron le 24 Février 2018


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