CAP OU PAS CAP ? 2


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Cap ou pas cap ?

Ce n'est plus hélas un jeu d'enfants, mais la question imposée par l'air du temps à tous les biens portants.

 

Cap ou pas cap ? Capable ou non capable ? C'est terrible pour les enfants, c'est horrible pour les adultes... c'est reçu ou perçu comme une insulte... cap ou pas cap ? Drôle de question.

 

Question culte qui nous prend pour des incultes. Offense qui dispense de la réponse. Le présupposé qui est derrière est encore plus amer. Plus corrosif.

Car on ne parle pas de capacité au sens physique, moral ou juridique mais de "capabilité" : au sens existentiel : es-tu cap ou pas cap de tenir le cap ? Capable ou non capable de réussir ta vie, ton entreprise ? De doubler, tripler, quadrupler, quintupler ta mise ?

 

La question survient dès le réveil, au petit matin : capable ou non capable ?

De te lever, de soulever quelque montagne, de t'abreuver de cette foire d'empoigne... pour ne pas te retrouver sur le bas côté, privé de luxe, de calme et de volupté...

Capable ou non capable d'entendre la voix de ta conscience te murmurer : coupable ou non coupable ?

 

La capabilité est tout simplement le nom du nouveau complexe de culpabilité avec effet de miroir renversé : le non capable doit se sentir coupable et le capable doit se sentir non coupable.

Ici ou là on ne plébiscite que la réussite, non l'échec.

Échec et mat pour tous ceux qui sont à sec.

 

Êtes-vous capables de me suivre ?

Autrement je ne serais pas capable de poursuivre... ma quête d'une bonne raison de vivre.

 

Producteur : Émeline Becuwe

Réalisateur : Émeline Becuwe

Monteur : Émeline Becuwe

 

 

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2 commentaires sur “CAP OU PAS CAP ?

  • avatar
    jacou

    A chacun son cap et le garder , tout dépend de quelle base l’on part mais la destination est la même à l’image d’un train qui depuis sa gare de départ prend des voyageurs au cours de son trajet jusqu’au terminus , certains sont en route depuis très longtemps et d’autres moins si l’on se réfère simplement au voyage terrestre . Ce qui donne à dire par beaucoup qu’il n’y a pas de justice, hors , la plupart des êtres humains n’ont aucune conscience ni souvenirs ( ce qui est heureux car le vie présente est suffisamment difficile pour ne pas se taper en plus les vies passées ) du but de la vie, de leurs vies .

     » Aujourd’hui, nous sommes fascinés par la matière, prisonniers de notre propre labyrinthe mental reposant en grande partie sur la « pensée des impossibilités ». La majorité de l’humanité entretient et donc subit cette forme d’impuissance et de fatalité qui traduit si bien l’emprise de l’illusion sur les esprits. Une minorité sait en tirer profit. Dans ce jeu d’apparences, que devient la vérité de l’âme ? Elle serait plus que secondaire si les chercheurs de vérités ne s’activaient pas à la maintenir vivante et présente. En lisant ces nouveaux messages des Maîtres de Sagesse, vous percevrez probablement que la rencontre avec le monde de l’âme se fait par petites touches car il ne faut pas réveiller le monstre endormi : l’ignorance ! Tel Thésée, le héros de la légende du Minotaure qui, grâce au fil d’Ariane, s’aventure dans le labyrinthe où le monstre vit reclus, nous devons nous-mêmes poursuivre l’aventure spirituelle et garder le lien de nos valeurs pour combattre et vaincre toute résistance à la lumière. »

    Face aux troubles qui secouent la plupart des pays et l’incertitude de leur issue, le mot d’ordre des Maîtres reste inchangé depuis des années : devenir autonome en apprenant à passer par soi-même. Mais ils précisent qu’obéir à soi est une initiation moins facile que vous le supposez. Passer par soi en se reliant au moi profond est la garantie de disposer d’une information sûre parce qu’elle sera le juste reflet de ce qui se trame dans le monde de l’âme et qui est en train de « descendre ici-bas ». C’est pourquoi ils rappellent : « La force est en chacun et il est temps que vous l’utilisiez. » C’est aussi le meilleur moyen de ne pas succomber aux peurs suscitées par la manière dont les peuples tentent de se libérer des tyrannies de toutes sortes. Ce qui se joue sur la scène mondiale est l’exacte réplique de notre propre combat intérieur qui, avec sa représentation de la lutte du chevalier et du dragon, résume tout le drame cosmique à qui notre Univers doit son origine. »
    ( par Jean-Claude Genel )

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet sur « Cap’ pas cap’ », la capabilité, très touchante.

    Cap’

    « Alors, cap’ ou pas cap’ ? »

    « Cap’ !! Mais… »

    « Pas de mais, t’es cap ou pas cap. Alors ? »

    « Ben, je pense être cap’, je me sens cap’ dans l’instant, et ad vitam æternam, le souci c’est que personne n’est à l’abri d’une grosse baisse de moral, d’un burn-out face à / dans l’existence. Donc cap’, probablement ad vitam æternam, juste que j’ajouterais bien qu’on verra ensuite. »

    « Certains semblent doués pour y échapper, ou se reprendre à des branches aussitôt qu’ils sentent une baisse d’énergie ou je ne sais, ils sont toujours cap’, ou gèrent de façon à le rester, alors ? »

    « Ben, il y a environ 16 – 17 ans, je me souviens plus ou moins d’une dame qui dirigeait une sorte de stage de formation à l’entretien d’embauche, dans une structure en lien avec l’Anpe. Du moins, je me souviens surtout de quelques-uns de ses propos lors d’une sorte de dé-briefing en tête à tête. Elle m’avait dit que j’étais génial, que j’avais du génie, que j’en étais un, que je devais être capable de faire ce que je voulais à partir du moment où je savais ce que j’avais envie de faire. Pour le coup d’être génial, je m’étais dit qu’elle l’avait dit pour tenter de me donner confiance parce qu’avait senti mon doute, qu’en matière de génie, si j’avais pas trop à rougir de mes capacités, capabilité, que même si peut y avoir question de travail, j’étais quand même pas au niveau de facilité de ceux considérés comme tel dans tel ou tel domaine, mais qu’elle avait sûrement raison sur l’idée que j’étais capable du moment que, comme un peu tout le monde, me semblait. Ceci dit, elle avait aussi ajouté que je pouvais risquer de chercher des lustres sans tenter, avec histoire de problème de sorte de triangle, de mécanisme freinant.

    Bref, pourrait dire qu’elle était douée pour cerner, et pour dire qu’être doué, être capable au plan du potentiel ne rend pas nécessairement effectif, avec rôle du questionnement existentiel sur le fonctionnement de la civilisation, du paradigme éco-politique, et cætera. »

    « Si le fait d’être capable de mettre de l’éthique, des valeurs de côté, ou disons de passer à l’action sans trop s’en soucier peut faciliter la réussite, la capabilité effective, cela fait parti du jeu social, dans le tout à l’œuvre, donc tu joues un peu sur les mots, le concept, non ? »

    « Certes oui, certes oui et non, tout dépend de ce à quoi tu aspires ! Et ptêtre de la conscience. Cela peut rester / être très complexe. »

    « Bon, mais quand même, pour la question, présentement, tu te sens cap’ ou pas cap’ ? »

    « Cap’ !! 

    Capabilité,
    questionnement existentiel,
    au cœur de l’instant

    mouvement des cieux,
    création traçant de / suivie de terre,
    saveur d’une quête. »

    « Adjugé ! »


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