L’amer à boire 2


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Je ne vous demande pas de me croire
Mais je n'ai plus rien à boire...
À part l'amer, l'amer à boire...
Mes fruits n'ont plus de jus... un zeste de citron, une écorce d'orange...
Et pourtant, je n'ai jamais été... aussi heureuse... aussi épanouie... aussi ravie.

Je ne suis pas tentée par les bras cassés, mais par la main tendue...
J'ai envie de redonner de l'espoir, pas d'en recevoir.
De prier... dans la nuit, pour m'approprier le jour !
Je ne dirais pas à celui qui ne croit pas, de croire
Ni à celui qui ne voit pas, de voir...
Mais de faire en sorte de ne pas décevoir... NE PAS DÉCEVOIR !
Je n'ai pas d'ami... et n'en aurai peut être jamais...
Mon souci, comme dirait l'autre, est d'être-pour-autrui...
L'écho prochain ou lointain de son souci.
On dit que cette utopie est sans lieu. Et moi je dis que je n'ai pas trouvé mieux dans le temps... pour y être domiciliée.
Je ne rêve pas, je me bats pour que d'autres ne crèvent pas...

Il y a un migrant qui frappe à la porte...
Est-ce que je lui ouvre ou pas ?
Si je ne lui ouvre pas, personne ne lui ouvrira...
Je ne peux pas ne pas lui ouvrir !
Parce que je ne suis pas plus chez moi que chez lui... ici-bas.
Je ne peux pas plus le fuir que me fuir...
L'ignorer sans m'emmurer !

Ma propriétaire m'a juré de me mettre dehors dans les jours qui viennent...
Mort à venir... elle est persuadée que je me paye sa tête avec mes impayés...
Autrement dit : l'étranger arrive à point nommé.
Je n'hésite pas une seconde... je cours et j'ouvre...
Et qu'est-ce que je découvre ?
Celui que d'autres ont chassé... des cieux.
DIEU en personne.

Auteur : Emeline Becuwe

Réalisateur : Emeline Becuwe

Producteur : Emeline Becuwe

 

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2 commentaires sur “L’amer à boire

  • avatar
    Tony

    On est tous le réfugier de quelqu un , migrant ou l immigré sur une terre accaparer par des idées plus ou moins dévaluer
    comme si quelques choses nous appartenez ou que nous appartenons a quelqu un , a part a la création a l existence , je ne voit pas , des gens on la prétention de si substituer alors qu ils ne connaisses ni les secret de la mer qui a enfanté les créatures sur cette terre ni celle de l éther qui nous permet de la respirer , de l inhalé , l humain est extraordinaire , pour la plupart sa vie ne lui appartient mais il voudrez se l accaparer de toute part
    et la votre ? elle vous appartient ou pas , vous faite ce que voulez faire la ou vous le voulez , vivre de votre art , mais dans la dureté , c est amer dans les mini stère , l art dévolue , la culture est une propriété , ya des langage , langue de bois , pas vous , vous c est langue de puce , vous piquée , faut que sa gratte , l humain vous tâte , il vous éblouie , vous ravie mais vous emmerde aussi , surement le coter divin , ou le nectar est plus qu ultra mais on se sent a l étroit , on se demande quel choix , quel voie , pourquoi mériter sa , ses l envers dans le décors , aussi belle za bo en dedans quand dehors , dur sort , il faut accepter d aimer et d être aimer , nous somme né pour sa , mais dur de voir que beaucoup ne le sont pas , alors on combat , l enjeu en vaut toute chandelle mais on en voit pas le bous , ya tellement a faire et on oublie de vivre , on survie ,on oublie , suis impardonnable , je vous inonde d immonde sans arrêt , j oublie trop souvent l autre monde mais fait planer les ombres

    https://www.youtube.com/watch?v=gxgTGlTa7ME&feature=youtu.be

    madame rester vrai , comme vous est , une artiste , engager , parfois enrager , bon pour ma part vous est dans le vrai et j aime suivre vos aventure sa me rappel a moi aussi
    bonne soirée , bonne fête , amusez vous bien et salutation fraternel

  • avatar
    Pascal

    Une perle sur les migrants et la précarité, l’amer et l’espoir, le souci et cætera.

    Je vous souhaite de pouvoir débuter 2018 sans craindre de ne plus avoir de logement, de pouvoir vous et les enfants manger à votre faim, boire à votre soif etc.

    Au cours

    Au cours de la vie, de l’existence,
    Sur les remous des histoires humaines,
    De la société, ses guerres et ses alliances,
    Des hommes et femmes migrent, leur voie incertaine,

    Avec la précarité en épée de Damoclès,
    Mais aussi le plaisir de la présence au monde,
    Le potentiel de ses saveurs, de l’âme enchanteresse,
    D’instants en création sculptant et navigant ses ondes,

    Et si parfois, souvent, se risque l’abîme,
    De laisser, le long, des regards dans la brume,
    Dans les verres, de l’amertume,
    Toujours du souffle et des cimes

    Pour continuer, tracer, bâtir vers un horizon,
    Une idée, un projet, un rêve, une partition,
    Aviver, avec, sous les cendres, des braises,
    Au cours, des reliures entre ciel et terre, de genèses.


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