Attention, les enfants nous regardent ! 3


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L'innocent est celui qui ne comprend pas ce qui lui arrive.

Le bien, le mal ne lui disent rien.

C'est un enfant... ceux qui n'ont jamais entendu parler de Dieu... regardez bien les yeux d'un enfant !

Étymologiquement, c'est celui qui ne parle pas... n'en parle pas...

Mais il pleure quand on lui fait mal. Sans savoir pourquoi.

Comment peut-on supporter l'idée de le faire souffrir ?

De ne pas le secourir ou de laisser périr ?

 

Un tremblement de terre fait moins trembler qu'un enfant qui tremble...

Un ciel en colère m'effraye moins qu'un enfant qui désespère !

Tout peut devenir littérature, excepté un enfant qu'on torture.

Son bas âge en fait le plus fragile des otages !

Toute existence n'a de sens que si et seulement si elle se soucie de sa délivrance.

Et je ne professe ni angélisme, ni humanisme, ni moralisme.

Ce n'est pas intellectuel, c'est instinctuel.

Lorsque je m'apitoie sur son sort ou que je le retire des griffes de la mort... je confesse toute ma faiblesse et en même temps ce que j'ai de plus fort.

Je dis que je vis pour veiller sur lui.

 

Un enfant qu'on maltraite, qu'on enferme ou qu'on saigne et c'est le monde entier qui devrait se sentir coupable ou irresponsable...

C'est le mal radical... injustifiable et irréparable.

Hiroshima... Auschwitz... Gaza

Que des noms innommables pour narrer l'inénarrable

Qu'est-ce qu'un attentat ?

Ce sont d'abord des enfants qui ne verront plus jamais le printemps.

Des enfants qui n'ont jamais compris pourquoi on les a vidés de leur sang...

Peut être parce qu'ils sont innocents !

On me reprochera sans doute de faire de mauvais rapprochements

Mais c'est mon côté enfant, parmi les maux, j'ai toujours eu du mal à distinguer celui qui fait le plus de mal !

La douleur n'a ni ordre, ni grandeur, même si elle est infligée par les grands pour imposer leur désordre affligeant.

La douleur est muette comme un enfant... qui s'endort... et qu'on retrouve mort.

Parce qu'il est israélien, palestinien... ou parce que c'est le mien ?

 

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3 commentaires sur “Attention, les enfants nous regardent !

  • avatar
    jacou

    « L’innocent est celui qui ne comprend pas ce qui lui arrive.
    Le bien, le mal ne lui disent rien.
    C’est un enfant… ceux qui n’ont jamais entendu parler de Dieu… regardez bien les yeux d’un enfant !  »

    La naissance est une mort , la mort une (re) naissance , d’un plan immatériel nous (re) naissons à celui de la matière, ce plan immatériel de paix de joie de conscience et d’amour nous le « quittons » encore plein de lui , mais son souvenir s’efface petit à petit pour la plupart d’entre nous qui n’avons pas encore pu le conserver et le manifester dans ce plan si illusoirement mais réellement dense ;
    La nostalgie de l’enfance est la nostalgie de ce monde quitté bien plus vrai que celui que nous croyons si réel tellement limité dans ses possibilités ; bien qu’il soit restreint il offre cependant l’immense privilège… « laborieux » de pouvoir incarner dans la matière tous les aspects divins , mais c’est une entreprise colossale qui demande une infinité d’expériences diverses que nous devons vivre afin d’intégrer en physique , coeur et conscience cette réalité d’être être divin que nous sommes déjà mais si loin dans les profondeurs des multicouches de tout ce que nous avons pu expérimenter dans l’oubli de qui nous sommes vraiment .

    Si nous sommes sensibles aux détresses des enfants c’est parce que nous-mêmes avons vécu plus ou moins, peut-être de façons différentes cette douloureuse perte de l’enfance , ce « traumatisme » oublié et/ou nié est toujours présent tant que nous ne nous mettons pas à son écoute et cela n’est absolument pas en relation avec l’age de l’existence . Nous ne pouvons être pleinement heureux tant que cet enfant que nous sommes aussi n’est pas consolé et entouré d’affection

    – 5 étapes pour guérir son enfant intérieur
    Dans son livre Renouez avec votre enfant intérieur, Margaret Paul écrit :
    Nous ne pouvons pas soulager la souffrance de notre enfant intérieur ni l’aider à pourvoir à ses besoins et à vivre dans la joie si nous ne sommes pas conscients de ce que nous ressentons. La première étape vers la résolution d’un conflit intérieur consiste donc à reconnaître nos émotions.

    http://apprendreaeduquer.fr/guerir-son-enfant-interieur/

  • avatar
    Revolta

    C’es exactement ce que je ressens quand on sacrifie un agneau ou un petit veau. Donc je vous comprends tout à fait.

    Pour l’humanité, une récente émission de Pujadas avait pour sujet ou parmi les sujets la surpopulation mondiale des humains, que des scientifiques dénoncent comme menant droit à la catastrophe, aussi bien pour les ressources que pour cette race d’individus individualistes. Un perverti de gauche ne voyait pas pourquoi les plus pauvres de par le monde n’auraient pas le droit de vivre comme des occidentaux avec bagnoles et compagnie.

    Nous revenons donc à l’époque où je ne sais plus trop qui, Rockfeller il me semble, voulait limiter la population chinoise à 500 ou 600 individus. je me marre, et je le redis : allez-y les petites souris, les tremblements de terre, les raz de marée, les bombes atomiques, qu’on arrête un bon coup cette prolifération d’humanoïdes qui gangrène la terre !

    La vache qui pleure quand on lui arrache son veau, voilà qui m’émeut meuhhhh… Mais les tombereaux pince-mi et pince moi qui tombent à l’eau et nourrissent les poissons de méditerranée, non, ça ne me fait rien. Et je parie que ça ne fait pas grand chose à pas mal de monde. Mais il y a un réflexe pavlovien à se mettre soi-même à la place de… soi-même. Ainsi entend-on les lambda après un attentat s’esclaffer avec horreur que « ça aurait pu être moi » !!! Et vite d’aller réclamer des indemnités pour avoir failli avoir failli avoir failli voir l’ours qui a bouffé le voisin.

    Personne, vous n’êtes pas encore assez dure, croyez-moi. Pour les enfants, je serais assez d’accord avec vous, mais qu’ils ne s’avisent pas de grandir, alors. Blindez votre acier en les imaginant plus tard, presque tous, car les perles sont rares !

    Beaucoup moins dans la nature, nous épargnerons donc les mâles hippocampes…

  • avatar
    Pascal

    Cristallise très bien sur le mal radical, très touchante, très jolie scène, désolé pour la douleur-peine etc.

    Face à l’indicible

    Du Myanmar à la Somalie,
    en passant par l’Égypte et Gaza,
    de par le monde, matière à oraisons sur les parvis,
    soufis, femmes et enfants victimes de combats,

    du mal radical à l’œuvre par des mains
    d’hommes qui s’en sont imprégnés,
    couvrant de cratères et de cendres des chemins,
    laissant des mères dans le chagrin, endeuillées,

    des pères, frères et sœurs impuissants
    face au voile qui a recouvert des membres de leur famille,
    de la famille de l’humanité dans d’abîmes gisant,
    rendant des billes en état de grésille,

    des enfants en regardant d’autres partir
    sous une pluie de feus et de météores,
    qui devront surmonter les maux au for,
    garder en mémoire les êtres, leur souvenir,

    tout en cheminant, tournant les pages de leur histoire,
    en espérant éviter de revivre ces instants sans horizons,
    vers de nouveaux printemps, jusqu’à leur étendoir,
    en ayant essayer d’apporter à de l’innocence, tels échansons.


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