Balance ton proc 2


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Balance ton porc !

Oui, mais lequel ? Parce que des porcs, ce n'est pas ce qui manque. Il y en a au moins autant que des redresseurs de torts. On ne peut pas les jeter tous par dessus bord.

Alors, non, je ne balance pas le porc mais le proc qui fait de moi une balance !

Et de procs, j'en vois trois qui mènent la danse et troublent les consciences :

 

L'ennui. Le dépit. Et l'envie.

 

L'ennui : c'est cette impression de vide... vide existentiel ou essentiel qui exerce sur vous la pire des pressions, celle de la dépression. Vous avez du mal à vous accrocher et du mal à raccrocher. Vous ne tenez plus debout, vous êtes à bout, esseulé ou délaissé dans votre espace monotone, votre temps monocorde comme un serpent qui se mord la queue, parce qu'il n'a plus toute sa tête... la vermine en vous ne supporte plus la routine, elle balance pour combler le vide, pour se débarrasser en même temps de sa solitude et de sa lassitude.

 

Le dépit : on dit qu'il est amoureux, alors qu'il est la fine fleur du désamour. Il est dû à un sale froissement de l'amour propre.

Vous êtes déçu et votre déception vous semble indue, irritante et non méritée.

Vous avez visé la lune et vous vous êtes retrouvée seules avec vos lacunes. Vous avez commandé des fruits et n'avez reçu que des prunes.

Il n'y a pas plus amer que l'amertume... ce n'est pas du miel... mais du fiel : votre ciel s'est couvert, vous balancez toutes les propositions circonstancielles, pour vous venger non pas d'elles mais de vous-même.

 

L'envie : ce n'est pas de l'amour mais de la haine... ce n'est pas un désir, mais de l'aversion... éprouvée à l'encontre de celui qui a ce que vous n'avez pas.

Jalousie ? Oui et non... je préfère dire envie, parce qu'il s'agit d'ôter à autrui, jusqu'à l'envie d'avoir envie sans pour autant lui ôter la vie...

Le voir en train de souffrir à l'infini, le savoir non pas mort mais meurtri. Lui c'est le porc et vous le proc. Vous le balancez pour entrer dans l'histoire.

Balance ton proc !

 

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2 commentaires sur “Balance ton proc

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet vidéo d’invit’ à #balancetonproc

    En balance

    « En route ! »

    1989-2001 Rue de la forêt obscure, en lisière, face à une version de soi dans un hamac gris en train d’envoyer des posters géants sur des troncs d’arbres à l’aide de fléchettes : « Qu’est-ce que tu fiches ? »

    « Ben, ça ne se voit pas ? Les photos sont suffisamment grandes, non ? »

    « Tu fiches… Oui, je vois, certes, avec des fléchettes de différentes couleurs qui ont sûrement une signification, mais je voulais dire… Tu as une drôle de mine… Tu ne sembles même pas y prendre plaisir ! Je vois pas l’intérêt de ce sorte de fichage, et pense aux arbres ! »

    « Bah, les autres, les pas glop, tout ce qui s’est mal passé, les crashs, les pertes, ce que je trouve qui va pas dans la société, tout ça, tu comprends ? »

    « Ce que je comprends, c’est qu’il faudrait que tu te reprennes ! En laissant ces fléchettes ! Je sais pas moi, repose toi un peu dans le hamac sans lancer ça, ou sors et fais quelques pas de danse, écris, ou que sais-je ? »

    « Mouais, je ne sais pas, tu as sûrement raison, j’essayerai un de ces jours ! »

    2008-2012 Rue de la grande rivière lunaire, s’arrive face à une version de soi sur une barque, se servant de la rame non pas pour naviguer, mais pour renvoyer des boulettes de papier sous un ciel couvert : « Qu’est-ce que tu fiches ? »

    « Ben, je ne sais pas trop, je crois que je me suis perdu ! »

    « Et c’est en faisant des boulettes de papier sans les lire que ça va t’aider à retrouver du chemin ? »

    « Ben, je fais comme le Petit Poucet ! »

    « Euh, à d’autres ! »

    « Ben, accumulation de malentendus, et deuils et compagnie, on va dire ! »

    « Cela me dit pas pas tellement plus sur les circonstances, mais surtout, pas sur à quoi tu t’occupes ?! »

    « Bah, euh, je crois que j’ai été Touché coulé ! »

    « Perdre une partie de bataille navale ne devrait pas provoquer ça ! Même si tu l’avais fait grandeur nature, dans une vraie guerre, le fait que tu sois là prouve que ça t’a pas tué, alors ?! »

    « Pas littéralement ! Et arrête de faire ton proc ! »

    « Moi, faire le proc ? Ben, euh, et qu’est-ce qu’elles t’ont fait les boulettes de papier ? As-tu lu les messages écrits dessus qui t’ont été envoyés ? »

    « J’en ai perdu dans la rivière sans que je puisse les lire, alors depuis… »

    « Arrête de faire ça avec ta rame, reviens par ici, et tu pourras tenter de suivre une voie sans être perdu, non ? »

    « Mouais, je ne sais pas, tu as sûrement raison, j’essayerai un de ces jours ! »

    Rue du tribunal, s’arrive face à une version de soi en train de crier à tue-tête : « Bien, pas bien, bien ! » aux passants, tout en tenant un chalumeau face à une grille de prison, en allumant et éteignant le feu quasiment toutes les 8 secondes, comme si il faisait mine de vouloir libérer une personne mais sans se donner les moyens que ça aboutisse.

    « Euh, pas bien toi-même ! Tu serais pas en train de dérailler ?! Tu serais pas hors histoire !»

    « Bah, nonobstant que je ne suis pas un robot, je veux dire par là que… euh, je sais plus trop, mais ça veut dire quelque chose, non ? Comme une invitation à la transcendance ? Je crois qu’au départ, c’était parce que je me suis dit qu’un truc de moi était pas bien du tout, alors voilou. »

    « Euh, ben, tu peux aussi bien te dire que c’est pas de niveau bien, mais pas si mal, et puis que ce qui est pas bien peut être excellent, au moins à d’autres ? Et si tout le monde n’a pas forcément le même avis, surtout, je vois pas du tout pourquoi tu fais comme si tu rendais un jugement d’appréciation, alors qu’on sait même pas de quoi il s’agit ? »

    « Certes, euh, moi non plus ! »

    « Bon, alors ? Arrête tes bêtises, finis de faire fondre, et que vive l’histoire !!!! »

  • avatar
    jacou

    Balance ton froc *
    * Le sens intrinsèque de « vêtement masculin », peut convenir pour celui de « culotte », mais a pu être influencé par l’anglais frock (« habit d’homme ») qui donne également frac.

    Balance tout ce qui n’est Toi , tous les conditionnements qui t’ont habillé de pied en cape à tel point que ton enfant intérieur de n’essence , ce que tu es VRAIMENT s’est étouffé , rabougri, flétri pour satisfaire aux « des idées ratas » sociétaux et religieux et devenir addict des produits conditionnés ou virtuels dans l’espoir illusoire de simplement respirer .

    – Nos peurs nous empêchent d’être simplement nous-même

    … » La peur de l’inconnu se maintient par l’idée de perdre le connu, les références, les croyances, les buts et les conditions que l’on instaure à des fins personnelles, qui délimitent le parcours du chercheur dans son expression et dans sa rencontre intime hors conceptualisation.

    Nous avons peur de nous même tout bonnement car nous ne nous connaissons pas et cette peur suit son cours à travers les âges, colportant son influence néfaste dans l’innocence nouvelle. Cette peur est ancrée en l’homme comme les veines dans la chair. Nous avons peur de nous connaître, tout simplement parce que nous avons adopté une idée fallacieuse qui nous pousse à rechercher un autre soi même, meilleur ou supérieur à ce que nous pensons ou croyons être. Nous avons peur de nous même quand nous commençons à douter sérieusement de nos capacités, souvent sous l’influence de notre entourage formé dans le moule répétitif. Nous avons peur de nous même quand la comparaison et le jugement prennent les rênes de nos vies, nous poussant et nous enfermant dans le carcan de la dépendance et de la jalousie, de l’envie et de la haine.

    Tant que nos esprits seront soumis à ces fausses idées adoptées qui brisent le sens naturel de nos existences, nous ne serons pas réellement nous même. Nous resterons les marionnettes ou les pions fragiles d’un jeu égotique qui a pour seul dessein de tout réduire à sa mesure, détruisant de ci de là toutes les valeurs réelles, jouant avec les êtres vivants comme un enfant joue avec ses soldats de plomb. Nous savons que nous ne sommes pas des jouets et pourtant nous réagissons comme tels. Arrêtons seulement de croire que nous sommes comme ceci ou comme cela, d’après ouï dire. Arrêtons ce tourment intérieur séparatif d’avec l’autre qui déchire l’unité de nos cœurs et de nos âmes. Arrêtons ce continuum psychologique basé sur le connu qui nous apeure, nous fait souffrir et nous éloigne de l’inconnu, l’inattendu et l’imprévisible qui sont la source régénératrice de ce qui Est. Et servons nous avec conscience de toute cette énergie pure falsifiée par le fantôme égotique pour nous découvrir et nous reconnaître en tant que Présence libre en deçà de toute cette mise en scène chaotique. Il n’y a qu’une Énergie mise à notre disposition, elle est malléable comme de l’argile, prenant l’aspect souhaité. Cette Énergie est aussi utilisable pour nous élever au delà du marasme égotique et de toutes ses confusions.

    Être simplement soi même ne demande aucun besoin, aucun effort, aucun sacrifice, aucune ascèse car nous sommes déjà Cela avant, pendant et après quoi que ce soit, à nous de nous en rendre compte lucidement pour remédier une fois pour toute à ces viles idées prises en compte…

    http://du-tout-et-du-rien.blogspot.fr/2012/01/nos-peurs-nous-empechent-detre.html


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