Les résidus 2


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Dans le paysage comique français, nous avons toujours retenu deux images :

celle des nuls et celle des inconnus.

Il en est de même dans le paysage politique français...

Nous avons vu deux visages se succéder :

Celui  des nuls et celui des inconnus.

Les premiers ont cherché à rhabiller la France sous prétexte qu'elle est toute nue.

Les seconds cherchent à la déshabiller parce qu'elle est, selon eux, un peu trop vêtue.

Nos résidus ont compris que le vêtement constitue l'essence de tout gouvernement.

On ment à ceux qui cherchent la vérité.

Et on dément ceux qui prétendent l'avoir trouvée.

Ce qui est comique dans la politique actuelle, c'est que les nuls ne sont pas inconnus, ce sont nos résidus.

On joue au jeu de cache-cache où l'on met la contre vérité en marche pour que celui qui tombe dessus la tienne pour vraie.

C'est Gattaz qui met de l'eau dans le gaz pour que notre Jupiter se sente toujours en phase et pour rendre un peu moins apparentes nos métastases...

On vient de nommer Roger-Petit pour son génie de l'emphase...

Et pour rapprocher un peu plus le sommet de la base, on fait de notre petite intelligence, table rase !

La connivence n'est plus du tout masquée mais révélée à tous les nazes.

 

Le patronat et les médias font la Holà pour que le président puisse cocher ses cases ou régler n'importe laquelle de ses ardoises.

Plus de leurre... l'heure c'est l'heure, le président l'a expressément dit à ses ambassadeurs, l'alternance est de rigueur entre les compresses à l'intérieur et les caresses à l'extérieur.

Pour convaincre, il faut vaincre en même temps les soumis et les insoumis, le radicalisme politique et le radicalisme islamique.

Parce que le nerf de la guerre est toujours au milieu des deux.

Résolument résolu, Macron n'a pas besoin de la majorité absolue pour nous uriner dessus.

Ses forces économiques  associées à ses forces médiatiques le dispensent de faire de la politique.

Le roi nu, ne craint plus, ni le chaud, ni le froid...

Il peut désormais gouverner la France avec des inconnus qui n'y connaissent rien et ne se connaissent même pas entre eux.

Ce n'est pas de lui, mais de nous que je ris !

 

 

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2 commentaires sur “Les résidus

  • avatar
    Pascal

    Cristallise très bien les résidus et cætera.

    Sur avec qui il peut gouverner, me fait penser que j’avais vu passer des articles où il était question du manque de connaissances de certains députés de son mouvement LREM, et aussi du fait qu’ils votaient / votent pas mal avant tout par « réflexe », en fonction des ordres, sans forcément bien prendre connaissance des articles de lois et parfois voter contre pour une dont ils étaient censés être pour, du moins eu des cas où il en est question, où ils auraient rejeté une loi à l’assemblée par inadvertance. Comme d’autres partis, pourrait-on considérer pour le vote de groupe, mais quand même. Ceci dit, si de leur « amateurisme » est raillé avec raison, je pense que c’est pas pour autant que des amateurs / non professionnels / lambdas seraient moins compétents en matière de prise de décisions, pour peu qu’ils ne soient pas affiliés à un parti donnant des consignes de vote, qu’ils soient vraiment prêts à étudier les divers points de vue comme pour un référendum avec docs’ / dossiers ou lors de forum citoyen, « conventions de citoyens » (avec de ses expériences avec des citoyens pour des réflexions sur les enjeux scientifiques, Jacques Testart a encré une thèse / concept d’Humanitude).

    Sur le rire, il est question du fait que c’est très bon pour la santé, mais aussi zyeuté un article qui évoque le fait qu’on rirait de moins en moins avec l’âge. Alors même si il aurait été mieux pour nous que le rire soit pour d’autres « circonstances », tant mieux, riez !! ;o

    Humour élyséen à l’ère Macron

    Roger-Petit : « TVA bien ?! »

    Gattaz : « Euh, Élysée : Téléphone maison ?! »

    Roger-Petit : « J’ai pas compris… »

    Gattaz : « Vous me faites de l’humour des nuls, non ? Je vous réponds avec une autre de leur citation ! A l’origine c’était : Haïti : Téléphone maison. »

    Macron arrivant sur ces entrefaites : « Ah, les nuls ? j’adore ! Mais il y a des me députés qui n’ont rien à leur envier ! Du genre un a tapé son rapport directement sur un ministre. Il est inculpé pour faute de frappe ! »

    Roger-Petit : « Euh, j’imagine que c’est de l’humour, aussi des nuls ? Non, mais, à la base, ma blagounette, c’était des inconnus, pas des nuls ! »

    Gattaz : « Aaah ! Au temps pour moi, oui, maintenant que vous le dites, je vous répondrais bien donc euh… Un instant… »

    Pendant que Gattaz cherche sur son smartphone, Roger-Petit : « Sur les nuls, à brûle pourpoint, une de leur réplique qui m’a marqué, c’est les français au championnat du monde de constipation ! »

    Macron : « Euh, moui, elle est pas mal, mais j’espère que vous éviterez ça pour votre rôle de porte parole ?! Qu’on puisse rire des citoyens entre nous mais qu’on se rit pas de nous ! »

    Gattaz, relevant la tête de son smartphone : « Ah, une de circonstance avec la TVA et l’Isf, d’une certaine manière ! Je vous réponds donc : Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto ! »

    Roger-Petit : « Bien trouvé, euh, ben, Emmanuel ? C’est vous le chef, mais cela pourrait être bien pour l’image de l’Élysée que nous montrions que nous avons de l’humour ? J’ai appris que vous faites bien le mouvement chorégraphique du dab ! Ce qui doit vous permettre de paraître fun auprès des jeunes et décontracté et dans l’ère du temps auprès des plus âgés, alors ? »

    Macron : « Si vous le faites bien, peut-être, néanmoins, dab ou pas dab, je doute que cela change grand-chose à ma cote de popularité ! Qui a grandement diminué. D’ailleurs, je le fais pas tant par calcul politique pour paraître ceci ou cela, je le suis, jeune ! Si l’on peut dire, pour un président ! Je suis plus jeune que vous deux, pas loin d’être… euh, 3 fois plus jeune que vous deux réunis ! »

    Roger-Petit : « Et avec votre épouse Brigitte, si l’on considère l’âge du couple présidentiel ? »

    Macron : « Heureusement, elle garde un esprit joueur. Hier, nous avons joué à cache-cache ! Et aujourd’hui encore ! »

    Roger-Petit : « Euh… J’imagine que je devrais éviter de rapporter ce genre d’anecdote ? »

    Macron : « Bien entendu ! A moins que vous trouviez une formulation pour bien le tourner sans que cela paraisse tel quel ! »

    Roger-Petit : « Du genre, sous cette forme ? : Durant mes premiers jours, j’ai appris à mieux connaître le président, et j’ai eu l’immense honneur de constater que le couple présidentiel est moderne mais reste attaché aux valeurs de leurs ancêtres. Ils ont un immense respect pour les opinions religieuses et politiques diverses et variées, espèrent que même si des désaccords peuvent être marqués entre des courants, tout un chacun pourra, à la fin du mandat, être fier de vivre en France ! Ce sera digne d’une belle révolution sans heurts !

    Cela devrait plaire aux citoyens de gauche et de droite ! »

    Macron : « Euh, peut-être, plutôt bien trouvé ! Néanmoins, avec la loi travail, je doute que mes opposants soient convaincus ! »

    Gattaz : « Bon, c’est pas tout ça, je vais devoir y aller. Mais avant, à propos d’affaires, nous sommes d’accord pour l’ISF ? Les dernières propositions de réformes ? Et ne t’inquiètes pas trop des oppositions. Nous présenterons ça comme une réforme qui sera bénéfique à l’économie, même si des esprits rebelles devaient penser le contraire ! Avec le nombre de tes députés, ça passera comme un sms envoyé par ordinateur, et pour la suite, tes troupes géreront ! »

    Roger-Petit : « Ah, euh, j’y pense, il y a des journalistes qui se demandent pour la loi travail, si ça ne va pas renforcer les mobilisations jusqu’à un mai 68 en hiver avec la rentrée et les forces syndicales, les arguments pour rassurer les français quant à l’horizon de son application, contre les risques de précarisation, si le projet est suffisamment réfléchi pour être ainsi appliqué. Et d’autres préparent des papiers très critiques mais ont envoyé des messages pour savoir si nous souhaiterions avoir un droit de réponses, voire un débat qui serait l’occasion d’un numéro hors série entre un économiste de l’Attac et vous ou un ministre, ou un de vos représentants qui serait suffisamment calé sur la question ! »

    Macron : « Aux premiers vous direz que le dossier est béton, que nous leur enverrons de la documentation avec projections, qu’ils pourront synthétiser suivant leur ligne éditoriale ; aux autres, que si nous devions le faire, nous les mettrions au chômage, huhuhu, non, mais tournez-le comme vous pensez le mieux. »

    Roger-Petit : « Entendu ! »

    Un peu plus tard, Roger-Petit, aux journalistes opposants contre la loi travail : « Madame, Monsieur,

    Nous vous remercions vivement pour l’intérêt que vous portez aux actions du gouvernement, à votre inquiétude pour l’économie du pays et le sort de tout un chacun. L’idéal serait bien entendu que nous prenions le temps de vous convaincre que le programme du président de la république et de ses marcheurs aura un bilan très positif, qu’il est génial, que vous ne l’avez pas bien compris, mais en matière de théorie économique, les théories peuvent trouver de quoi s’opposer, et la pratique est une autre histoire, qu’il faut faire petit à petit, mais bien commencer par un pas. Je puis vous assurer que celui de la nouvelle réforme de la loi travail pourra apporter une voie, un avenir fantastique aux Français, pour peu que nous sachions lui faire confiance, si nous acceptons de ne plus diviser le pays. Ne souhaitez-vous pas le meilleur pour vos concitoyens ? J’imagine bien ne pas vous convaincre par ces seules paroles, toutefois, par exemple, contrairement à ce que vous et de vos pairs pensez, la réforme de l’Isf ne sera pas un cadeau aux plus riches mais in fine une opportunité, une sacrée chance pour tous, qui vous fera tomber des nues de pas l’avoir vu venir, de ne pas l’avoir envisagé sous cet angle. Vous le verrez le moment venu ! Même ceux qui ont décidé de vivre en autonomie, hors système, verront que ça sera positif pour eux aussi de fil en aiguille, pour le climat social et tout !

    Si vous potassez la question comme j’ai pris le temps de le faire, hors de tous les préjugés que nous pouvons avoir (j’étais moi aussi sceptique comme vous avant de le faire), je vous le garantis !

    Très cordialement,
    le grand Roger-Petit »

    Un peu plus loin, à une fenêtre donnant sur le parc, Macron : « Hou-ou, Brigitte d’amour, où te caches-tu ?! »


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