Le retour de Martin Heidegger 27


Rien n'est simple. Tout est complexe.
Je ne me fie pas, jamais, à celui qui simplifie.
Le complexe ne me dérange pas... je ne suis pas complexée. Oui, je vous le confie, je ne suis pas une fille qui se simplifie la vie...
Je pense donc je me méfie de vous, mais de moi aussi.
Je me fais la guerre à chaque fois que je refais le chemin de Heidegger... chemin de croix...parce qu'il ne mène nulle part celui qui cherche à aller quelque part.Première page : on s'introduit déjà dans le couloir de la mort... on sait qu'on est condamné, qu'on sera exécuté mais on ne sait pas quand c'est : "mors certa, hora incerta".
Toutes vos certitudes reposent sur ce fond d'incertitude.
On ignore l'heure de la mort. Difficile d'en parler tant qu'on n'y est pas. Et quand elle sera là, on n'y sera pas. On a intérêt à réussir sa vie, parce qu'avec la mort ce sera raté.
On y va tous jusqu'à ce que le temps nous dise : rien ne va plus.
Première idée : l'homme est un être pour la mort... c'est quelqu'un qui va mourir.

Deuxième page : contient le passage le plus saisissant : la lourde distinction entre l'être et l'étant... c'est consternant pour le plus petit comme pour le plus grand, pour la fourmi comme pour l'homme, pour tout être vivant, il y a un commencement et une fin. Une vie et une mort. Génération et corruption comme on disait dans le temps.
Tout être dans le temps est appelé ÉTANT... c'est le participe présent du verbe être.
Quand le ciel fait l'appel : l'étant répond : présent.
Tout être hors du temps est appelé NÉANT.
Quand le ciel fait l'appel : l'étant ne répond pas, il est absent.
Il ne participe plus à l'être mais au non-être.
On n'y est pas encore, mais on y sera assurément.
Vu de loin, on dirait que c'est le temps qui fout tout l'être en l'air.
Ce que les chrétiens appellent : la chute.

Troisième page : nous n'avons jamais vu d'être nulle part mais seulement des étants. Des êtres dans le temps.
Être ou ne pas être n'est pas la question puisque nous n'avons affaire qu'à l'étant morbide ou mortel.
C'est tragique : nous mourons seuls
Solitude et finitude pour celui qui a fait comme pour celui qui n'a pas fait d'études.
Il faut être téméraire pour avaler du Heidegger parce qu'on y apprend à chaque page que nous sommes éphémères... qui s'allument et s'éteignent sans raison. Leur "étantité" est pour ainsi dire une quantité négligeable.

Quatrième page : il y a en moi, en toi, en nous plus de temps que d'être... une vie, ça passe vite même le plus jeune est assez vieux pour mourir comme disait Montaigne.
Le temps, l'étant n'est pas un fleuve tranquille mais cours parcours parsemé d'embûches : la souffrance, la maladie, la mort.
Aucune joie n'est retenue, niet, aux oubliettes !
C'est cette fragilité, la fragilité d'un être jeté dans le temps, qu'Heidegger appelle : déréliction... que l'on peut assimiler à un abandon... nous sommes tous des enfants abandonnés... des étants sur le bas côté... salut ! Non, il n'y a pas de salut.
Alors ne la ramenez pas avec votre précarité, parce qu'au fond, nous sommes tous mal logés... à mi-chemin entre l'être et le temps... tous des étants, voisins du néant.

Cinquième page : on sait tout sur l'étant, mais rien sur l'être, sur le sens de l'être. C'est cette question qui va remplir ou vider la vie de Heidegger.
Pour tout étant, pour tout existant, je sais ce qu'il en est ; mais pour l'être en tant qu'être, je n'en sais rien...
Je suis... l'être dit la Bible
Il est... l'être dit le Coran.
Et ça ne nous dit rien, dit Heidegger...
En tant qu'athée qui n'a pas vu et ne pouvait pas voir Dieu.

 

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27 commentaires sur “Le retour de Martin Heidegger

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    A-R

    Saisissant. Et si beau ce chemin sous les arbres. Dans ce que vous énnoncez, Personne, une seule chose qui m’ait toujours interpellée : apprendre tout cela, le grec ou le latin, et plouf dans le trou.

    J’attends Jacou sur le sujet.

    Même si je ne crois pas une chose plutôt qu’une autre, la mort ne me semble pas devoir être ou devenir un état réel. Il y a dans l’état de vivant une sorte d’éternité de l’instant qui rend notre mort hors sujet. Je dirais qu’on ne peut définir la vie en regard à cette certitude de mourir, qui me semble n’avoir aucune, mais vraiment aucune importance en soi-même.

    L’être en tant qu’être ne saurait se différencier de l’étant. C’est toujours le même, une seule entité, que Jacou dit « séparée » dans cette vie de la totalité de l’Etre.

    Mais si nous prenons les choses dans l’autre sens, c’est cette totalité qui est séparée, voire privée de notre « être étant ». La mort, c’est seulement que « l’Etre » ne peut se passer de nous, il nous fait rentrer dans son giron, peut-être pour d’autres aventures…

    Et toute forme de vie est soumise à cette loi de l’Etre total, aussi bien le grain de blé ou l’oiseau que nous. Il n’y a qu’une vie, la vie est une. C’est l’homme qui en fait des cases en se mettant en haut de la pyramide.

    Tant que l’homme ne ressent pas cette interconnection avec le vivant, il a peur de la mort. La carte du ciel qu’ont les oiseaux migrateurs dans la mémoire vaut bien notre grec et notre latin (l’expérience l’a prouvé, en inversant les étoiles du ciel dans une voute artificielle : les oiseaux migrateurs se fiaient aux fausses étoiles pour s’élancer, à leur carte du ciel visuelle, bien que pour certains la magnétite qu’ils ont dans le cou leur indique le Nord. L’acquis prenait le pas sur l’inné.)

    Quand on parle aux plantes comme moi, et que l’on sent qu’elles en sont aise, quand les animaux communiquent avec vous de mille manières, ou que même les araignées vous font confiance pour être déménagées sans piquer ni se sauver, on vit hors le champs réduit à l’humain, dans un champs plus élargi, où l’antropocentrisme semble absurde, dérisoire, et sans fondement autre que celui que nous lui donnons ; alors tel un arroseur arrosé, la mort s’immisce dans nos esprits. N’est-ce pas surtout que nous tenons tellement à nous-même ? Moins nous y tenons, plus la mort s’éloigne dans l’importance à donner aux choses. Est-ce que vous vous inquiétez autant de ce qu’^était votre être avant d’advenir sur terre ? Rien ? Un esprit ? Une autre forme de vie ? Tout le monde s’en fout, d’avant soi, alors faites pareil pour après soi, et la mort reprendra sa place de petit mur de Planck obligatoire mais pas si terrible que ça, d’avoir juste à le repasser dans l’autre sens, de l’étant vers le non étant. L’être que nous sommes ou ne sommes pas restera le même, quelque soit la réalité ou l’illusion d’être…

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    Moi meme sans chapeau

    La vie et la mort

    – Dois-je avoir peur ?
    – Pas un homme comme toi.

    Dernier échange entre Anthony Hopkins et Brad Pitt, incarnant la mort et emmenant son compagnon sur le pont du dernier passage.

    La mort, que de questions !
    La vie, que de questions !
    La vie et la mort, quelles réponses ?

    Tandem implacable face auquel, le plus souvent, je tourne le dos, préférant vivre sans me poser trop de questions. Le quiz est trop dur et je me comporte comme lorsque je délaissai mes devoirs de classe pour mes parties de billes, effaçant de ma conscience l’inévitable rendez vous du lendemain, et me réfugiant pleinement dans les plaisirs du jeu.

    C’est qu’il est grave le lendemain. C’est difficile de s’en aller. Partir, tout abandonner, tout quitter, ne plus posséder, ne plus appartenir, perdre tous les liens et tous les titres, ne plus avoir des traits de caractère ni aucune personnalité, demeurer par le souvenir pour seul avenir ; le froid et le néant que toute cette ruine suggère, tout cela, c’est trop grave, et je préfère lâchement ne pas y faire face, je m’évade pour profiter du temps et m’amuser.

    « On ne peut pas être tous des saints, des philosophes et des hommes de science. On n’a pas à être tous premiers de la classe ! Partageons les rôles, amusons-nous et déléguons la recherche et la connaissance. Profitons tant qu’il est temps ! » C’est en ces mots ou presque que nous estampillons nos lâchetés individuelles du sceau de l’acquiescement collectif, au nom de l’amusement ! Nous nous dispensons ainsi de nous assumer comme mortels et nous vivons comme si nous étions promis éternels, courant indéfiniment derrière nos espoirs. Tout devient facile alors, même s’il faut, certains soirs, pleurer nos morts… Par nos rites et nos prières, je ne sais trop si nous vénérons le créateur ou n’est-ce, bien souvent, qu’un autre style de conjurer le sort !

    Mais nous est-il demandé à tous de devenir des penseurs ?

    Il nous est demandé à tous de penser et il nous est vital de nous assumer comme mourants, tous les jours, à chaque instant et à chaque respiration. Il nous est demandé d’être vrais et braves. Il nous est demandé de faire face, de rester debout et dignes de notre vérité. Ce qui est important, ce n’est ni les questions ni les réponses, ce qui est important, c’est refuser de fuir et ne pas se suffire des amusements et des vaines ambitions pour vains refuges.

    Mais, il est invivable de faire face seul à telle vérité. La fragilité humaine ne peut s’accommoder aisément de telle charge. La vulnérabilité psychologique ne peut s’aventurer sans protection vers telle gravité. L’homme a besoin de soutien… l’homme a besoin de progresser dans sa conscience et son acceptation de sa mortalité par la compréhension de sa raison d’être. L’homme a besoin de savoir. L’homme a besoin d’exorciser sa peur en rétablissant, à sa place, la certitude de l’amour du seigneur. L’homme a besoin de se savoir aimé avant de se savoir mourant…

    La mort, n’y voyons pas que les questions qu’elle dicte, voyons-y les vérités qu’elle édicte. La mort, lorsqu’on y fait face, nous renvoie à l’essentiel et nous détourne du superflu. Elle nous impose notre futilité et nous apprend l’humilité. Elle nous fait prendre conscience que la vie est trop chère pour être dépensée au service du plaisir et à autres multiples servitudes infligées par la peur et par les individuelles illusions de grandeur. Elle nous renvoie à nos qualités de serviteurs.

    S’assumer comme mortel c’est accepter sa propre vérité et franchir ainsi le pas vers toute la vérité… c’est la clé de la vie, la mort ! En ôtant à mon ego ses vils espoirs, elle m’élève loin de mes tentations, et mes aspirations ne sont plus dictées par mes seuls instincts. Mes ambitions sont meilleures dès lors parce que je regarde en face, je vois clairement que ma condition m’invite à savoir les raisons de la vie et j’entends nettement l’appel de toute la condition humaine vers autrui, vers la responsabilité et le devoir, vers la vertu et la droiture, vers la dignité et la bravoure. La mort me détourne de moi-même pour que je voie les autres. Je comprends alors que ce qui importe ce n’est ni les questions ni les réponses, ce qui importe c’est d’ouvrir les yeux et d’aimer.

    Ce qui importe c’est de compter, lorsqu’arrive le si proche lendemain, parmi ceux qui aiment et n’ont pas à avoir peur.

    Leila, jeudi 10 décembre 2009.
    Emprisonnée au milieu de nulle-part, mais libre !

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    Moi meme sans chapeau

    Atypique !

    Une dame qui plane en déployant des ailes larges et agiles, fournies de belles plumes conceptuelles et gonflées de souffle spirituel…

    Vous n’avez pas traduit les mots que vous avez prononcés en arabe. Je n’oserai pas moi non plus !

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    Pascal

    Course pieds nus ? Waou. Belle course du temps.

    Pour le titre, on peut y voir une référence à l’histoire de Martin Guerre, le lie à Heidegger et le thème ?

    Savoureuse scène, perle sur le chemin d’Heidegger, l’être, le temps, l’étant.

    *

    Campagne de soutien du journal de Personne : jusqu’au 7 juillet 2015 vous êtes invité(e) à faire un don depuis cette page (vous y trouverez une ptite rétrospective d’extraits de scènes à voir et extrait pdf manuscrit à télécharger) : http://www.lejournaldepersonne.com/soutenir-le-journal-de-personne/

    *

    Le passeur : « Papiers d’identité ?! »

    L’être : « Mais voyons, je suis, et un papier ne peut refléter mon identité ! »

    Le passeur : « Pas de papier, pas de passage sur le cours du temps ! »

    L’être : « Même si je mets un costume pour un contrôle d’identité, cela ne sera pas réellement moi ! »

    Le passeur : « Si vous le dites, mais en attendant, il me faut un papier ! »

    L’être : « Si je vous donne un papier blanc, ça marche ? »

    Le passeur : « Non ! »

    L’être : « Bon, attendez une minute ! »

    Le passeur : « Le temps ne compte pas ici ! Mais allez-y ! »

    L’étant : « Voilà msieur le passeur ! Tenez ! »

    Le passeur : « Accrochez-vous ! Le cours va suivre son cours, un long fleuve pas tranquille avec parfois des accélérations, de l’amour à l’amour, de l’océan à l’océan ! »

    L’être : « Merci ! »

    Le passeur : « Mais… Vous n’êtes plus tout à fait celui que j’ai fait monter ?! »

    L’étant : « Oups…. Si, si ! Occupez-vous plutôt du trajet ! »

    Le passeur : « Que je vous y reprenne plus ! »

    L’être : « Euh, ben, si évolution il y a, je suis toujours là, c’est en partie le problème des cartes d’identité ! Si j’associe bleu et ciel, en dehors des nuances de bleus, la nuit, vous pourriez dire que je suis daltonien ! Et pourtant, le pote en ciel bleu est toujours là ! L’état apparent est relatif, après… »

    Le passeur : « Certes ! Néanmoins… »

    L’étant : « Tada !! Voilà ! »

    Le temps : « Tada !!! »

    Un étant : « Les pages se tournent,
    Le chemin se parcourt,
    Point de ristourne
    Des cendres au dernier jour

    S’y forge, s’y tombe, s’y re-trouve,
    Des volets s’entrouvrent,
    A chaque souffle son lot,
    Du germe à l’éclot

    Et de la vie aura été,
    Belle comme une filante au cœur,
    Douce comme la rosée,
    Verre, rocher, sel, sucre en saveur

    De solo ou de concert,
    Chacun y compose,
    Apprenti ou virtuose,
    Un début et une fin de l’air

    Les pages se parcourent,
    S’alternent nuit et jour,
    Intempéries et accalmies ;
    Regard de conscience de la vie

    Au temps, braises et flammes,
    Entre, un souffle qui inspire,
    Reste, au-delà de ce qui expire,
    De l’essence qui est dans la gamme

    Et de la vie aura été,
    Et la faucheuse sera passée,
    Et des poussières d’étoile
    Comme du ciel sous le voile. »

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    Tony

    lol pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple

    Ce docteur utilise de simples poissons en fer pour guérir les personnes souffrant d’anémie
    http://soocurious.com/fr/poissons-fer-anemie/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2015-06-23

    oui on aime ce compliquer , moi j adore aussi me fignoler le cervelet , on a donner au temps de pouvoir sur nos vie que de courir après en prétextant qu on en manque toujours autant cruellement
    on peut finir usez a courir après du vend
    cette capacité de vouloir chercher comment voir pourquoi va t on être bouffer par les vers ou jeter aux poissons nous rappel sans arrêt que nous somme que passager et donc pourquoi ne pas faire n importe quoi
    pour autant on cherche a savoir comment devenir immortel et comment continuer d évoluer plus loin que l on ne sait
    ouai ses compliquer , mais ceux n est qu un air lol
    dans le néant on cherche a s éclairer a y voir plus clair , perdu dans l immensité de nos idées
    ya martin luther king qui a aussi luter pour sortir les noirs des obscure idées , je connait a peine celui qui est aussi en guerre martin heiddeger , un bon frère qui cherche aussi lol , ya martin matin aussi lol7
    salutation fraternel .

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    jacou

    Beau sujet de philosophie éclairée

    « Pour tout étant, pour tout existant, je sais ce qu’il en est ; mais pour l’être en tant qu’être, je n’en sais rien…
    Je suis… l’être dit la Bible
    Il est… l’être dit le Coran. »

    « Ce qui est dans les Livres reste dans les Livres  » ( Maharishi Mahesh Yogi )
    Les mots sont adaptés à notre monde duel et temporel et ne peuvent nous donner la réponse intérieure propre à chacun, qui attend d’être découverte au fond de nous. Cependant ils peuvent esquisser ,suggérer, préparer , sensibiliser l’intellect à des concepts qui permettent de mieux comprendre la distinction entre l’existant appréhendé par la personne à travers son moi je suis ( corps/mental/émotion ) et les aspects plus fins , plus étendus de l’âme et de l’esprit , la conscience et le sentiment d’être relié à quelque chose d’infiniment plus vaste que je suis , l’étant, l’existant .

    Ce sentiment de vastitude dont on peut ,parfois, faire l’expérience , les a-croyants l’appelle l’Être; Dieu est beaucoup trop chargé , connoté d’appréciations partisanes, claniques, templières , à chacun son Dieu , même s’il est proclamé Dieu unique ! ? C’est ce qui fait la très grande différence entre ceux qui le vivent , « les mystiques » et ceux qui y croient , les religieux . Même si les mystiques sont issus de pays différents , ils se comprennent dans leur langage commun qui est le silence , la source de toute la création, l’Être .

    L’Être pur silence , conscience, béatitude, non manifesté dans son statut originel , se connaît, révèle sa magnificence par le jeu apparent de la création d’une infinie diversité et en constante évolution, jeu apparent parce qu’il conserve éternellement son statut originel, sous peine de « décomposition » au cours « des temps » . C’est l’Amour qui maintient dans l’unité la diversité de la création, c’est un amour inconditionnel partout , pour tout, dans tout; les êtres humains, de par leur expérience égotique , se sont , momentanément et seulement apparemment éloignés de leur source, leur profonde réalité , l’Être qu’ils sont, car il n’y a que Lui/Elle

    Je recommande vivement de lire le témoignage de Nicole Montinéri qui à vécu et vit l’éveil de notre propre nature

    … »La vibration qui m’enveloppait et me pénétrait était celle de l’Amour, un Amour infini, impersonnel, qui rayonnait dans le silence – matrice de l’univers. Nous venons de lui, nous sommes nés de lui et vivons en lui. Il n’est autre que la Vie. Cet Amour sans condition était perçu comme l’essence même de l’espace dans lequel ma conscience s’était absorbée, une énergie tendre et puissante qui laisse être ce qu’il y a d’éternel en nous. »…

    http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2010/01/derriere-les-apparences-de-lunivers.html

    Et aussi, quelques paroles du Cheikh Ahmad al’ Alawi ( Un Saint Musulman )

    Auprès de lui est il aucune chose qui Lui soit opposable ?
    Non certes, Il était seul, Il l’est et le sera.
    ***
    Je suis donc, absolu en essence, infini,
    Mon seul  » où  » est  » en moi-même je suis  »
    Ignorance que de me connaître  » ici  » ou  » là « .
    Nulle cime ne limite l’Au-dessus de tout au-dessus.
    ***
    Il n’est de plus profond abîme que le Dessous de tout au-dessous.
    Je suis le secret de l’essence, l’inscrutable trésor.
    Ma largeur est sans fin et sans fin ma longueur.
    Je fus évident au sein de l’intérieur
    ***
    Avant qu’il ne se fût extérieurement manifesté. Je m’interrogeai
    Sur moi-même et la réponse fut affirmation pure,
    Car, dans la vérité de Dieu, autre que Dieu pourrait-il apparaître ?

    « Et ça ne nous dit rien, dit Heidegger…
    En tant qu’athée qui n’a pas vu et ne pouvait pas voir Dieu. »

    Ce qu’il y a de tragi-comique c’est que les athées sont aveugles à eux-mêmes , mais cela fait partie du choix de l’âme que sa manifestation physique fasse l’expérience de l’oubli du Soi afin de vivre les limites du moi de la personnalité .

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    Ancolie

    Que vaut-il mieux être ou ne pas naître Question réponse c’est pas net Qu’y a-t-il après le non être Est-ce le néant quand tout s’arrête Ou continue, l’amour peut-être entre deux êtres. BIRKIN

    et si meme

    perdu dans ta peine

    entre amour et haine

    ici meme

    elle t aime

    garde yeux ouverts

    entre ciel et terre

    sous des cieux plus clairs

    dans un souffle d elle

    elle t emmene

    elle t aime

    eclair de passage

    dans ton paysage

    foudroyé d elle

    tout s eclaire

    tu aimes

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    jacou

    @ Ancolie

    La vie est éternelle , nous sommes des êtres multidimensionnels , dont le corps physique dense est une de ses dimensions ( fréquence vibratoire ) c’est à la fois un privilège et une épreuve car il s’agit ni plus ni moins que de transmuer un être de chair obscur en un être de chair radieux et pour cela animer la joie :

    Message de l’Ami reçu par Agnès Bos-Masseron le 2 juin 2013

    Célébration de la joie

    Célébrer la joie pure, le plus beau service. Faire le choix inconditionnel d’être bonheur et d’être célébration de la pure joie.
    L’humanité a inversé les données.
    L’humanité a cru que la joie est conséquence alors que la joie est la source et la cause de toutes les conséquences.

    Célébrer la joie comme l’au-delà même, célébrer la joie dans la gratuité.
    Incarner la joie, cette joie pure d’où tout naît, à laquelle tout retourne.
    Le sous-produit de la célébration est la vie vécue dans l’abondance, la plénitude.
    L’humanité a cru que la joie est la résultante des circonstances donnant de la joie.
    Cela n’est pas la joie. La joie est la vie, la source.
    L’incarnation est célébration de la joie.

    A célébrer la joie, l’être incarné s’emplit de sa propre plénitude.
    A célébrer la joie, l’être incarné est présence pure.
    Le sous-produit est une existence emplie des dérivés de la joie, tout est possible, tout est plein.

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    poetiste

    Entre haut et bah !
    Le retour de Martin Heidegger, c’est bien vu mais est-il jamais revenu du Nazisme ? Et ne s’est-il pas fait passer pour un autre toute sa vie durant, Etre et temps, Il est tombé dans l’étant comme tout le monde mais quel être était-il ? Un grand penseur certes qui a volé dans les hauteurs, de Nietzsche à Kant, des cartésiens aux existentialistes, il a beaucoup survolé et peu atterri. Pardonnez-moi de ressortir une vieille patate chaude encore brûlante mais il ne serait pas par hasard Jonathan le Goéland qui fait rêver petits et grands ? Quel politique ambitieux n’a pas fait allusion à Heidegger ou Nietzsche ?
    Pour parler de Heidegger, il conviendrait de le suivre. Si je disposais d’une autre vie, je lui collerais aux basques et en ferais un mémoire mais j’aurais cloné mon parcours sur le sien. Les grands penseurs, grands rêveurs nous entrainent comme les sirènes. Et nous tombons en un mécanisme de pensée qui ne tient pas du « mécanisme » scientifique qui recherche la relation de cause à effet en toute chose. Vingt ans d’industrie m’ont rivé à la terre et paradoxalement aussi au ciel mais je ne le démonterai ni le démontrerai comme on voudrait le faire d’un raisonnement. La philosophie n’est pas une horloge.
    Le raisonnement est toujours résonnement, nos pérégrinations et spéculations intellectuelles sont des retours sur images passées. Les Philosophes Grecs ont eu la chance de naître avant nous ; ils étaient tout neufs devant l’œuf de Pâques qu’ils découvraient dans le jardin. On a planché sur les sujets qu’ils nous ont proposés dans les universités, à la Sorbonne où git Richelieu, un cardinal, comme c’est étrange ! Comme les Grecs anciens, je me réjouis de toute découverte car d’études, je n’en ai point faites. Etudier, c’est comme d’apprendre à nager, quand l’enfant sait nager, on lui demande de ne pas s’arrêter sinon, il coule en se coulant dans la foule.
    Personne, je ne me fie jamais non plus à celui qui simplifie mais pas plus à celui qui complexifie car les deux, à leur manière ont quelque chose à cacher de l’évidence. La simplicité n’est pas le simplisme, encore un mot en « isthme », en étranglement. Et il ne manquait pas d’en inventer Heidegger. Existence, existentialisme ; les mots simples me « parlent » plus que les mots complexes. Un suffixe vous change un mot, vous le rhabille en blanc ou en noir, en laudatif ou péjoratif, un peu comme child like ou childish ou selfish. Les Anglais n’usent pas des mêmes suffixes suffisants pour donner une autre allure aux mots et éventuellement en faire des maux.
    La vérité doit être simple et on se la complexifie à loisir : chercher à qui l’opération profite. Qui a intérêt à accaparer les clés et partir avec la caisse ? Je ne parle pas d’argent mais de culture, d’un gotha éthéré qui se la pète sur plateaux télé quand le feu est à notre porte. Brasser le brouillard n’a jamais nourri son homme. Oui l’étude philosophique est importante, oui la poésie est importante, qu’on l’habite ou que nous habitions chez elle car elle a ses musiciens et ses mélomanes. Je ne suis pas obscurantiste mais néophyte pour revisiter toute pensée d’un œil nouveau. Pas de complexe du complexe ni de la simplicité.
    Petite histoire : Henry Miller dans son retranchement de Big Sur avait invité un ami chirurgien de Paris. Quand celui-ci arriva dans sa maison, Henry était en train de faire la vaisselle. Le chirurgien posa sa valise, prit un torchon et essuya la vaisselle en entamant une discussion avec lui. L’homme à la culture compliquée avait montré sa simplicité. A l’inverse penser que des hommes simples ne puissent concevoir la grandeur d’une connaissance qui leur est donnée, c’est là où le « bah » blesse. L’incommunicabilité ontologique est dans ces diverses modes d’appréhension de la pensée, mécanique, symbolique, allégorique, spirituelle. Il y en a pour tous les goûts et pour le tout à l’égout.
    Se simplifier la vie côté simplicité : O.K ! Mais se la simplifier côté simplisme, nous crevons politiquement de ça, particulièrement en France et ça fout la nausée, l’impuissance de la maladie, la fatigue et la déprime, la drogue comme solution finale après la déréliction. Personne, entendons-nous bien sur les mots. Les miens ont la passion de la vie, les vôtres aussi, même quand vous parlez de la mort. Que seraient nos pensées et actions sans la conscience de la mort ?
    A.C

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    Georges Dubuis

    Il était une foi dans l’ouest sur la voie royale bordée de platanes qu’il faudra couper, ils se jetteraient sur les automobilistes parait il, la sécurité n’a plus de prix pour ne plus pouvoir mourir, tout est assuré dans l’étang du lac des signes où le fantôme/client est un roi si fragile, à la merci d’une cellule psycho soi disant logique.
    GPS: name dropping, l’ illustre inconnu Christopher Macann, un ami, qui a écrit le 3eme volet, l’être et le devenir, 50 ans de sa vie, quand maime, se la coule douce, chichement, dans un joli château avec la gentille comtesse Béatrice de Castelbajac. Jeu l’a rencontré, grâce à un ami juif éditeur numérique, qui l’a arnaqué depuis, sur ses droits d’auteur, ah l’homme du milieu, on peut compter sur lui, sa soif de notoriété et d’en acheter, le perdra.
    Jeu cuisinait au château (qui est aussi un gîte, à Brossac) pour des rencontres d’auteurs,la cuisine mène au tout, oeuf course,OSEZ poser question, par chance et dieu est là tout simplement. Le royaume des cieux appartient à ceux qui le ravissent, quel soulèvement incroyable….çà se sent et jaillit dans la joie, tous les jours que vous faites.
    Tout n’est que rencontre et combinaison. No de téléphone du bonhomme sur requête pour ce compte de faits. Il est très approchable et adore bien sûr….les bergers allemands !
    https://philosophynow.org/issues/61/Being_and_Becoming

  • avatar
    jacou

    Je ne connaissais pas Heidegger, Personne à titiller ma curiosité .

    En fait son approche philosophique est intéressante compte tenu de ce que j’ai pu en lire et que je rapporte ( La philophie .com ) :

    « Heidegger était-il Nazi ?

    Oui et non

    Oui, car Heidegger a été recteur d’une académie allemande sous le nazisme, acceptant de travailler sous leur conduite. De plus, Heidegger a payé sa cotisation au parti National-socialiste jusqu’en 1944.

    Non, car la philosophie de Heidegger ne reflète en rien son adhésion personnelle au nazisme. Mais certes, Heidegger n’a rien d’un démocrate.

    Les philosophes ont formé le substantif Dasein, qui peut s’entendre en deux sens :

    au sens passif, comme le fait d’exister, l’existence.
    au sens actif, comme l’être qui est présent au monde en y existant.
    C’est à partir de ce second sens que Heidegger a formé sa notion de Dasein, par laquelle il désigne l’homme.

    Le Dasein est le concept fondamental de la philosophie existentiale de Martin Heidegger. Le Dasein renvoie au sujet, constitué par la temporalité, qui éclaire la signification de l’Etre. Ainsi, Da-Sein doit être compris dans sa relation au “Sein”, à l’Etre :
    “Le Dasein est cette entité qui, dans son Etre, traite l’Etre comme un problème” (Etre et Temps). Autrement dit, le Dasein est le fait, pour l’homme, d’être le “là” de l’Etre, c’est-à-dire une ouverture et une présence à cet Etre.

    Ainsi, le Dasein est un étant en étroite relation avec ce qui le dépasse et ce qu’il porte, à savoir l’Etre. »

    – L’Être est l’existence qui se manifeste dans l’existant , la création . La grande confusion des philosophes vient du fait qu’ils séparent les deux en des « entités » distinctes de l’approche duelle de la réalité : l’essence et l’existence, hors, elles sont liées toutes les deux , l’existence étant l’expression de l’essence, l’Être . Cette séparation, différenciation est due principalement à la vision occidentale de la philosophie moderne qui à mis l’accent sur la réflexion, la conceptualisation ; à la différence de l’approche orientale pour qui la connaissance de l’existence est étroitement liée au contact de l’essence vécue dans la méditation silencieuse , car, comme il est dit dans le Tao :  » L’homme ne peut se voir dans l’eau d’une cascade, il faut le miroir d’une eau calme . »

    Cette distinction , pour ne pas dire opposition se retrouve également chez Sartre qui nie « Dieu » dans sa réalité conceptuelle ,en ce sens il a raison , mais , singulièrement il parle du silence transcendant …

    « Sartre, Dieu et l’athéisme :
    – “Dieu est mort, mais l’homme n’est pas, pour autant, devenu athée. Ce silence du transcendant, joint à la permanence du besoin religieux chez l’homme moderne, voilà la grande affaire aujourd’hui comme hier”

    – “L’absence de Dieu n’est pas la fermeture, c’est ouverture sur l’infini”

    – “Dieu, c’est la solitude des hommes… Si Dieu existe, l’homme est néant” « 

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    poetiste

    Causeurs de complexes.
    Heidegger, Nietzche, Shri Aurobindo, Vandana shiva, Confucius, Mohamed le Koraïchite, Jésus Christ, nous aurions tendance à mettre tout le monde dans le même paquet de nos idolâtries. Quand une phrase de l’un d’eux nous plaît, on prend sa carte au mimétisme volontaire du fan club, ou plusieurs cartes si on a des goûts éclectiques et dans ce cas, on s’invente un syncrétisme pluridirectionnel, on a élargi un peu la croyance. A n’en prendre qu’un seul et l’idolâtrer, on opte pour le sectarisme, en s’appropriant l’idole. Certes il y a des valeurs spirituelles à glaner chez tous les hommes mais se réclamer de l’un ou de l’autre en affirmant qu’on a fait le bon choix et à la limite d’imposer ce choix aux autres, c’est un terrorisme extrémiste. Chaque croyant, en quelque doctrine ou religion que ce soit devrait se demander ce qu’il s’approprie de sa croyance et pourquoi il ne pousse pas la recherche plus loin. Par contentement ? Le refuge lui semble confortable ? Pour se prémunir d’un expansionnisme d’une autre croyance ? Allez savoir !
    Qu’est-ce que l’appropriation ? Elle commence par une séduction intellectuelle « Tu défends des idées que j’approuve, je te suis », je prends ma carte d’identité chez toi. On pourrait dire aussi : « Tu es riche, tu as un certain train de vie qui me correspond, je te suis ». Et ainsi de suite puisqu’il s’agit de suivre. A ma connaissance, il n’y en a qu’un qui ait dit : « Qui m’aime me suive ! ». On en pensera ce que l’on voudra mais la formule était osée. Fallait-il qu’il eût la mission de sauver le monde de son amour pour dire ça et finir d’embrasser l’humanité les bras cloués sur une croix. Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! Imaginons que Jésus Christ n’ait jamais existé, comment avons-nous pu inventer une histoire pareille ? Quelqu’un qui prend toutes les fautes, en porte toute la souffrance et pardonne à ceux qui l’ont chargé à mort dans leur hâte de charger le bouc émissaire, le plus innocent. L’histoire, qu’elle soit crue ou cuite, comme dirait Marie Chantal : « ça m’interpelle dans mon vécu » quand je vois les tortionnaires de l’Occident et ceux de l’Orient avec motifs différents et même soif de sang.
    Il n’y a de sérieux que ce que l’on veut bien prendre au sérieux. Où allons-nous voir le sérieux ? Où allons-nous poser la caricature ? Prendre l’autre au sérieux, c’est lui donner de l’importance, le rassurer sur lui-même, l’encourager à poursuivre son pèlerinage sur terre, hé oui car la vie a un certain sérieux quand même. En revanche, la caricature rigolarde qui pense défendre la liberté est un droit d’agression qu’on se donne et il n’est pas étonnant de voir le boomerang violence revenir vers le moqueur sans cœur. La croyance idolâtre de la liberté n’a pas respecté la liberté ; une croyance idolâtre est toujours une réduction à l’échelle humaine de la foi. Se donner la préséance par ce que l’on croit ou par la foi incompréhensible qui ne peut s’expliquer que par un don du ciel, c’est trahir ce don et il finit bien par s’évanouir subrepticement aussi discrètement qu’il était venu. Tout ceci pour dire que le manque d’écoute de l’autre et particulièrement du plus démuni, engendre la complexité négative en une société, appelée aussi zizanie.
    On peut réprouver l’acte violent mais si on juge celui qui le portait, on rejoint un tribunal d’exception subjectif qui est notre tendance à voir la paille, aie, aie, aie, et pas la poutre, ouille, ouille, ouille ! Nous sommes coincés de pouvoir juger sans être jugés. Condamnés à aimer nos ennemis au même titre que les autres et à comprendre tous leurs actes dans une relation de cause à effets. Tout cela est bien compliqué et il ne faut pas craindre la complexité pour démêler l’écheveau et remettre tout le monde à cheval sur les bons principes des bonnes vertus. Le vrai miracle tient plus de la conversion de l’âme que de la guérison du corps et c’est pourtant ce dernier qui surprend dans le monde du paraître. Ah que tout cela est compliqué ! Puissiez-vous en prendre que l’esprit plutôt que la lettre ! Suggestion pas sujétion, telle est ma devise. Notre culture judéo-chrétienne est une maison peu engageante de l’extérieur vu ce que l’on en fait en un contexte bien touffu, mais entrez et vous verrez : la table est mise ; la cuisine spirituelle y est un cran au-dessus de la cuisine traditionnelle. Le culte n’est pas le même. Entrez, fermez la porte que l’on n’entende plus les politiques s’invectiver. Merci !
    Et je vous conseille la lettre encyclique du père François : « Laudato Si’ ». Il nous montre dans un langage concis l’état des lieux, ce n’est pas trop dur à comprendre. Quand la légende fondatrice de notre civilisation se met à vouloir éclairer les choses à ce point, elle se fait pardonner les périodes sombres de l’inquisition, toujours rappelées par des esprits chagrins qui se sont mis dans la tête que la religion pouvait donner une assurance de probité. Tout le monde est bien, pour vivre, croyant en quelque chose et de ces croyances exacerbées on fera des guerres de croyances. Guerre de religions, c’est un oxymoron ou si l’on y croit, le pire blasphème qui soit. C’est qu’on a fait de « Dieu » son idole à se partager. Fiat Lux pour les gens de bonne volonté !
    A.C

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    A-R

    Jonathan le Goéland, un nadzi… et Hop Prisunic, c’est reparti ! Jojo est un naze, forcément, et ceux qui suivent jésus, Shri Aurobindo, Heidegger ou Personne pas mieux. Il y aurait des choses à retenir s’il n’y avait tout le reste, étouffe-chrétiens pour crétins qui ne comprennent rien à rien, mais fiat lux of course et heureusement comme dirait notre ami Georges !

    Au moins avec lui on rigole, quand il oublie d’être odieux. Sa vie de château derrière les fourneaux mériterait un film, son style et ses dialogues valent ceux d’Audiard.

    Je ne faisais que passer, et ce qui me met en joie c’est que cette « partie de campagne » est un succès ! L’eau continuera à passer sous les ponts et les réverbères à s’allumer, c’est plus important que de savoir si Jojo a des plumes noires et rouges : il en a de belles blanches en dessous, il est courageux et obstiné, je l’adore….

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    jacou

    La voix étroite

    Ce qui fait la valeur de ce blog, c’est que chacun peut y exprimer son point de vue, qu’il soit personnel ou partagé , dans un buffet de l’abondance on n’est pas obligé de goûter à tous les plats , de même sur ce blog on n’est pas obligé d’apprécier l’esprit et la lettre de quelque contributeur, et, si un plat qui pèse sur le foie peut susciter l’interrogation sur la cause du mal-aise, de même il peut-être bon de s’interroger sur ce qui me dérange , à creuser très profond on peut être surpris de ce qu’on peut découvrir, mais cela demande de l’authenticité, de la lucidité une capacité d’introspection sans jugement , le chemin vers la vérité de soi-même est une voie étroite .

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    poetiste

    Sauve qui peut ! Revolta, si je te vends quelque chose qui ne veut pas cuire, dis-le moi, je t’expliquerai. T’as rien compris à mon texte et tu ne veux délibérément rien comprendre. Alors évite de le commenter, tu me feras plaisir.
    Imagine que tu me fasses plaisir, juste une fois même en ne comprenant pas ce que j’écris; tu vois le progrès que tu ferais de savoir qui tu es?
    Bisous ma grande !

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    poetiste

    La voix étroite
    Jacou, je t’approuve cent pour cent quand tu dis que ce qui dérange de l’autre doit nous interroger sur une faiblesse quelque part en nous. Et tu rajoutes : on peut être surpris ; c’est vrai si on surmonte l’obstacle. Personnellement, je ne m’adresse pas spécialement aux commentateurs du site ; j’imagine qu’il y a beaucoup plus de lecteurs que les trois ou quatre qui écrivent ici. Ce que je comprends de l’info scénario, d’une part, c’est que c’est de l’info scénario, pas une discussion en aparté entre nous, d’autre part c’est qu’il convient de rester dans l’esprit de ce site sans digression, c’est-à-dire : donner matière à réflexion même si le langage est un peu rude. Le mien l’est, je le sais mais, que diable, ma vision sur un certain goéland peut être contestée mais je ne m’en prends pas à ceux qui aiment ce goéland. Admettons que j’ai la phobie des goélands et tout sera classé, ma liberté de penser sera sauve. Je viens de dire que j’ai été agressé par un skinhead, coup de boule et nom d’oiseaux de toutes les couleurs et que je n’en veux pour rien au monde à ce jeune homme ; que je suis allé voir sa maman pour lui demander si je pouvais faire quelque chose pour son fils. Je ne me vante pas, j’ai traité la violence pendant six ans, j’ai appris à la connaître. Et détail pas anodin, sans l’humour on ne peut lutter contre elle. C’est tout un art. Là, dans le concret, après l’attaque du garçon en question, je n’ai pas mis deux minutes pour oublier, j’étais en paix. Et s’il vient s’en excuser, il va sans dire que je lui ferai une bise fraternelle. Vois comme les mots sont trompeurs quand ils ne sont pas incarnés. Dépasser sa violence est effectivement une victoire sur soi mais je n’y parviendrais pas sans une certaine foi dans la vie. Pour moi, il n’y a pas de malaise sur le JDP tant qu’on n’en vient pas aux noms d’oiseaux, agression à la personne. Tu as dit vrai, c’est une voie étroite comme aurait dit André Gide.
    A.C

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    A-R

    Non, Gide c’est pas la voie étroite, mais « La porte étroite ». On ne peut pas tout savoir même si on a porté le scapulaire dans les salles capitulaires…

    @Jacou
    Doit-on vraiment faire de l’introspection pour savoir d’où viennent nos allergies ? Le vécu est parfois suffisant, suivre son instinct aussi. Ca me fait penser à une vieille comtesse de tante très pieuse qui après m’avoir grugée dit « quand une pierre menace l’édifice il faut s’en séparer, même si on l’aime ». Ces baisers chrétiens empoisonnés me font horreur, pas besoin d’introspection.

    @Vous
    Ce n’est pas la première fois que vous m’interdisez de répondre. Alors moi je vous interdis formellement et définitivement de me dispenser vos baisers de Judas. Evitez aussi vos commentaires sur ma personne au prétexte de mes idées : vous confondez tout. Contentez-vous de vos commentaires à rallonge moralisateurs, ces meubles meublants très appréciés des sans-abris.

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    Moi meme sans chapeau

    Rùmi en Ramadan…

    Le cheminement dans la voie exige, hormis le respect des prescriptions de la religion (prière, jeûne, aumône, pèlerinage), une certaine discipline spirituelle et ascétique que Rûmî apparente à « la plus haute Guerre sainte » (djihâd akbar). Elle comprend la fréquentation des soufis, la modération dans la nourriture, le jeûne surérogatoire, les veillées, et l’invocation continue du nom de Dieu.

    Cette discipline a pour premier but l’élimination ou la transformation de l’ego qui empêche l’homme d’atteindre à son être véritable118. Le rappel de cette nécessité revient inlassablement comme un leitmotiv dans la poésie de Rûmî. L’inconscience ou la perte de soi (bîkhudî, bîkhîshî) est synonyme de l’acquisition de l’Etre véritable, du Sens, dont l’ego est seulement la forme.

    Pour parvenir à l’existence réelle, l’homme doit dépasser le soi illusoire, et admettre sa non-existence : seul Dieu est Existence. Notre être est dérivé de Lui, il ne nous appartient pas en propre. Nous avons un jour reçu un rayon de la lumière de son Être et ce rayon retournera vers sa Source. En réalité, Dieu est au-dessus de l’être et du non-être, mais Il est néanmoins la source de toute existence, et c’est donc en Lui que nous devons chercher l’Être véritable.

    Si tu veux être à l’abri de tout mal, ferme tes yeux à tout ce que tu perçois de prime abord, et regarde au loin.

    Vois que toutes les choses non-existantes existent en réalité !

    Vois que toutes les choses existantes sont assurément viles.

    Vois au moins que quiconque possède l’intelligence cherche le non-être jour et nuit.

    En mendiant, ils cherchent un bienfait qui n’existe pas ;

    au bazar, ils cherchent un profit qui n’existe pas.

    Dans les champs, ils cherchent une récolte qui n’existe pas ;

    dans les bosquets, ils cherchent un palmier qui n’existe pas.

    Dans les écoles, ils cherchent un savoir qui n’existe pas ;

    dans les monastères, ils cherchent une abstinence qui n’existe pas.

    Ils ont jeté les choses existantes derrière eux, ils sont les chercheurs et les esclaves de choses qui n’existent pas.

    Car la mine et le trésor des actes divins n’est autre que le non-être se manifestant.

    Différentes images et allusions sont utilisées pour signifier le retour au non-être. L’une des plus fréquentes chez Rûmî, et des plus percutantes, est celle de la mort et du sacrifice. Elle s’appuie sur une parole prophétique, « Mourez avant de mourir », et sur sa glose par le célèbre mystique Hallâj, « Tuez-moi, fidèles amis, car dans mon meurtre est ma vie. Ma mort est dans ma vie, et ma vie dans ma mort » : Mourez, mourez, en cet amour, mourez ! Quand vous serez morts en cet amour, vous recevrez l’esprit tout entier Mourez, mourez, de cette mort n’ayez crainte Car vous atteindrez le ciel, quand de cette terre vous vous relèverez Mourez, mourez, de ce soi il faut vous couper Car ce soi est comme un lien, et vous en êtes les prisonniers Prenez une hache, à cette prison creuse il faut vous attaquer Vous serez rois et seigneurs une fois la prison brisée Mourez, mourez, auprès du roi au beau visage Vous deviendrez tous rois et princes, si auprès du roi vous mourez Mourez, mourez, levez-vous de ce nuage Vous serez la pleine lune, si de ce nuage vous sortez .

    Une autre explication reprend une interprétation de la profession de foi musulmane (shahâda), « Il n’y a de Dieu que Dieu ». La première partie de cette phrase (lâ ilâha) est une négation (nafî), la seconde partie (illa-llâh) est une affirmation (ithbât) : négation de tout ce qui autre que Dieu, et affirmation de l’existence de Dieu. Pour le soufi, rien n’est réel hormis le Réel, donc tout ce qui existe est Dieu. Pour combiner ces deux aspects de la profession de foi, il doit donc d’abord nier le monde et soi-même en tant qu’existences séparées, puis les réaffirmer en tant que manifestations de l’Etre divin.

    La pauvreté (faqr, darwîshî), synonyme de soufisme, n’est pas seulement l’absence de biens, mais aussi et surtout l’annihilation et la non-existence : le soufi est pauvre, parce qu’il est vide d’individualité, il subsiste uniquement en Dieu . Rûmî emploie fréquemment les termes du soufisme classique : l’annihilation (fanâ’) et la surexistence en Dieu (baqâ’), extinction de ce qui ne fut jamais et subsistance de ce qui ne cessa jamais d’être. Dans la surexistence, le mystique n’est plus, pour que Dieu seul soit ; il réalise alors pleinement qu’il n’est que le rayon des attributs divins qui manifestent le Trésor caché.

    C’est dans un tel état que Hallâj a pu dire sans blasphémer : « Je suis Dieu ». En réalité, c’était Dieu qui parlait avec la langue de Hallâj.

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    Georges Dubuis

    Poétiste , étant extrêmement curieux, dites moi comment ce skinhead vous a choisi dans la rue, n’avez vous pas de chance à ce point là ?
    Jeu sait au moins, pourquoi un gros qu’on, potentiel Charlie, l’a fait sur ma personne, et le reste approuve par leur silence, qui est de l’or dur sage du mourir ensemble. La violence potentielle des muets est aussi phénoménale que leur honte de ne pouvoir converser, à part le bonjour/ bonsoir de rigueur.
    GPS: Mes lunettes Dieudo « ferme là » sont un excellent détecteur, essayez les, c’est un real eye opener dans une société anonyme.

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    jacou

    @ Moi meme sans chapeau

    Ah les mots, les maux , ils sont redoutables quand semblables ils n’ont pas le même sens ou, quand , différents ils ont le même sens , ce peut-être , entre autres, une cause de la mésentente entre les religions, ce qui montre bien que l’esprit doit supplanter la lettre. Il y a aussi le fait qu’au cours du « temps » le sens a pu s’affiner, se préciser ex, selon mon interprétation :

    « . L’inconscience ou la perte de soi (bîkhudî, bîkhîshî) est synonyme de l’acquisition de l’Etre véritable, du Sens, dont l’ego est seulement la forme. »
    Il ne peut-y avoir d’acquisition car nous sommes déjà l’Être véritable , seulement , la conscience de cette réalité est voilée par l’identification de l’ego à la personne et à ses limites , c’est l’ inconscience dont parle Rûmi .

    « Pour parvenir à l’existence réelle, l’homme doit dépasser le soi illusoire, et admettre sa non-existence : seul Dieu est Existence. Notre être est dérivé de Lui, il ne nous appartient pas en propre. Nous avons un jour reçu un rayon de la lumière de son Être et ce rayon retournera vers sa Source. En réalité, Dieu est au-dessus de l’être et du non-être, mais Il est néanmoins la source de toute existence, et c’est donc en Lui que nous devons chercher l’Être véritable. »

    – Le soi , le moi-je est illusoire . » seul Dieu est existence  » et sa création, sa manifestation alors ? « Notre être est dérivé de Lui  » ceci est ambigu car cela peut impliquer un sens de  » détournement » de « déviation » , je préfère -expression, émanation – de Lui .  » . Nous avons un jour reçu un rayon de la lumière de son Être »; qui à reçu et quand ?? je préfère :- être étincelle de conscience ( lumière ) de l’Être depuis l’origine de la manifestation-  » ce rayon retournera vers sa Source » , – oui, à la fin des temps –
     » En réalité, Dieu est au-dessus de l’être et du non-être, ( la conscience d’être ou non existant ) mais Il est néanmoins la source de toute existence, et c’est donc en Lui que nous devons chercher l’Être véritable. » ; là aussi , il peut-y avoir confusion entre Dieu et l’Être , je préfère la notion des deux aspects de l’Être: – non manifesté – , éternellement silencieux, immuable, non changeant ; et manifesté ( l’existence ) éternellement changeant .
    « c’est donc en Lui que nous devons chercher l’Être  » – oui, dans le silence de son aspect non manifesté : la Source .

    « Si tu veux être à l’abri de tout mal, ferme tes yeux à tout ce que tu perçois de prime abord, et regarde au loin »
    – ne regarde pas seulement avec les yeux physiques , mais avec le regard de l’âme .

    « Car la mine et le trésor des actes divins n’est autre que le non-être se manifestant. »
    – C’est la manifestation de l’Être

    « Différentes images et allusions sont utilisées pour signifier le retour au non-être. L’une des plus fréquentes chez Rûmî, et des plus percutantes, est celle de la mort et du sacrifice. Elle s’appuie sur une parole prophétique,
    – Le retour au « non-être » , la non identification de l’individualité à la personne est le retour à L’Être .
    « « Mourez avant de mourir »
    – ceci peut-être lourd de conséquences si mal compris , c’est l’identification au moi/je , la personnalité , patchwork de multiples conditionnements et croyances, sans fondements du soi véritable , qu’il faut voir comme inexistant , donc sans vie réelle .

     » Dans la surexistence, le mystique n’est plus, pour que Dieu seul soit ; il réalise alors pleinement qu’il n’est que le rayon des attributs divins qui manifestent le Trésor caché.’
    – Ce qui n’est plus c’est l’identification à la personnalité, ce qui est : c’est la conscience d’être l’expression de l’Être sous la forme d’un rayon de lumière condensée ( la matière ) : Le fils du Père

    – Les temps de la révélation arrivent , tous les voiles qui ont obscurci la conscience des hommes vont se lever , les interprétations diverses et variées de ce qui Est seront comme les brouillards au lever du soleil . Ne subsistera que l’ultime quintessence des religions : la Source .

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    poetiste

    @ Georges.
    L’idée qu’on se fait des autres.
    Pour la curiosité : ce garçon m’a agressé alors que je parlais à son copain, il s’est immiscé dans la conversation et il a explosé. Il avait je ne sais combien d’alcool dans le sang. Tu me dis : « pas de chance », je ne me focalise pas là-dessus. J’estime au contraire avoir beaucoup de chance et je chante gracias a la vida tous les jours. Son copain n’est pas intervenu, les héros sont fatigués. Ensuite, je suis allé chez des amis : tout le monde avait apporté de quoi manger et boire. Nous étions quinze, ce qui a fait quinze bisous. Que des personnes adorables en une superbe maison en un village médiéval : un temps fort !
    Sur le JDP, je fais le rapport entre cette agression et les injures haineuses que je reçois de Revolta et je me dis que si elle m’avait envoyé une bugne, je me serais drôlement marré. Comme pour ce garçon paumé, je pardonne d’avance à Revolta, car ni l’un ni l’autre ne pipent quoique ce soit de leurs propres impulsions. J’ai un texte où elle me dit que je suis un « saint », elle me raconte qu’elle est de la famille de Lanza del Vasto. Après l’adoration inconsidérée, vient la haine ; les idoles c’est fait pour être renversées un jour ou l’autre. Je garde tous les textes sur clés USB. Maintenant, il serait bon que Revolta se « défocalise » de son obsession tendue à mon endroit, ce serait surtout bon pour elle.
    Le JDP, pour moi, c’est un pari : Je veux voir si on peut définitivement jeter les acrimonies intempestives hors d’un site du NET. Parce que jusqu’à présent, j’ai appris plus de noms d’oiseaux que je n’en connaissais à voir cette foire d’empoigne des commentaires sur tous les sujets en d’autres sites. C’est fou comme l’invective est facile devant un écran et comme c’est un défouloir pour beaucoup. Avec une personne telle que « Personne », j’ai une dernière chance de voir des commentateurs qui ne sont pas sous pression, qui ont le sens de l’humour, qui ne se la pètent pas, qui ne résisteraient pas de se marrer en se regardant le matin dans leur miroir.
    Alors, si on parlait d’humour, ça décoincerait, non ? Ou poésie, comme Pascal, ou bouquets de fleurs, comme Ancolie, ou sagesse orientale, comme Jacou, ou humour sarcastique comme toi, ou info scénario, magistralement, comme « Personne ». Tout cela sans présumer que l’autre nous regarde d’un mauvais œil. Il y a un challenge à gagner sur le JDP, j’y crois. Revolta est une délicieuse personne, ses éruptions et irruptions, c’est son expression et toute expression est une forme de l’art. Je suis aussi curieux de voir ce que peuvent exprimer les humains devant un clavier, c’est relativement nouveau et peut-être pas encore bien maîtrisé. Je me sens solidaire de l’expérience du JDP. Moi, c’est cadeau, le temps que j’y passe et je suis dans l’expectative de la suite. Si nous-nous bouffons le nez, comment pourrions-nous critiquer les politiques et les médias, payés dans leur cour de récréation par nos soins, à nos dépens ?
    Bref : vive le JDP, que la diligence passe ! Cool Raoul !
    A.C

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    A-R

    @Jacou

    Vers la fin du témoignage de votre lien, une phrase pourrait résumer cet état où l’on se trouve lorsque l’on est plongé dans la nature, comme c’est le cas lorsque l’on s’active au jardin.

    « Etre vide de soi, c’est être plein de l’intelligence de la vie qui peut alors nous traverser sans obstacle. Sans vide, pas de plénitude. »

    Vivre « à ras des pâquerettes » est une expression négative pour désigner les matérialistes. Ils ont bien mal choisi l’expression, car véritablement le bonheur est dans le pré. En tous cas pour ceux comme moi qui vivent l’instant.

    Ce n’est pas un choix, mais ce que d’aucun voient comme une déficience mentale : l’incapacité de se projeter dans le temps à venir, totalement abstrait pour moi, d’où cette facilité et ce manque de mérite à ne craindre ni vieillesse ni maladie ni mort. Ce n’est pas là donc ça n’existe pas.

    Par contre sont inscrites dans mon éternel présent les impressions du passé dés lors qu’elles surgissent « en poésie ». Une odeur, une lumière, un bruit lointain de train ou de ramier, et c’est toute la magie de l’enfance qui est là, qui me fait « entrer dans l’image », là où tous les temps sont vivants en un seul.

    Ce sont des moments de grâce qui n’ont rien à voir avec ce que les évènements du jeune âge ont pu avoir de cruel, peut-être parce que c’est cette incertitude même qui permet à l’enfant de bâtir son univers en dehors des évènements et des gens traversés. L’enfant ne sait pas que l’humain est menteur ou cruel. Il n’interprète rien, il dévie le tir en bâtissant un monde poétique qui restera toujours le sien, sa maison, celle qui est « dans l’image ».

    Je soupçonne tous les artistes d’avoir en commun ce paradis caché, et que créer soit le seul chemin pour s’y retrouver le plus souvent possible. Lorsque l’on crée, il n’y a plus de temps, on est dans l’acte de créer, on fait toc toc à sa propre maison…

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    A-R

    Je n’ai pu prétendre que l’auteur de « Le retours au source » soit de ma famille. Je peux faire des erreurs, mais pas de mensonge volontaire. Il fut le précepteur d’un oncle et assista à son mariage en bleu de travail, sacoche de cuir en bandoulière et sandales au milieu des queues de pie (ce qui horrifia mon père non par la tenue, mais par le côté ostentatoire). C’est cette allure volontairement prolétaire qui m’a évoqué Saint Poetiste en son temps. Pas la peine de faire des clés USB, Le Journal de Personne contient tous les commentaires, visibles ou invisibles.

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    Moi meme sans chapeau

    @Jacou

    Les mots ne sont pas juste ambigus, ils sont impuissants ! Lorsqu’on effleure le sens premier, à la « source », et qu’on souhaite l’exprimer, la prose déclare faillite et la poésie vient à la rescousse pour tout au plus suggérer ce que son amie n’a pu restituer.

    Le sens, à la « source », c’est juste de l’émotion pure, du sentiment, de la sémantique plein les oreillettes, du sang plein les artères, du BB King plein le torse, des poumons qui savourent du BB King à pleines bronches… Vous voyez que la « mésentente des religions » est absente de ce discours, aucune autre n’est possible dans le domaine de la SAVEUR… lorsque « Soldier of love » de Sade vous inspire la paix et vous rappelle le sacré…

    « L’esprit doit supplanter la lettre ». Oui, la lettre ne peut que suggérer : « La langue n’a d’autre client que l’oreille ». Le cœur n’est pas client de la langue, c’est lui qui dicte les mots et les charge. L’échange n’est alors possible qu’entre cœurs compatibles et à capacités d’hébergement équivalentes. La religion n’intervient que pour le formatage et la configuration en préparation à l’interception du message. Il y a des configurations plus récentes que d’autres et donc plus complètes. Des versions évoluées, achevées, parfaites…

    Les mots éclairés des jaillissements du cœur servent parfois à la construction de la raison. D’autres mots assombris des rejaillissements de l’ego construisent souvent d’autres raisons.

    « Nous sommes déjà l’être véritable ». Oui ! Mais là nous sommes franchement dans la sphère de l’indicible, là où les mots n’existent plus parce qu’ils n’ont rien à rajouter. Dans cette sphère là, n’existe que l’invocation, celle que Personne a prononcée en fin de billet « la Ilaha illa Houwa ».

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    Moi meme sans chapeau

    Recueillement :

    Meurtris. Le seul mot pour le seul sentiment face à la barbarie.

    Condoléances et Consolation. Peu de mots pour les sentiments envers les proches des victimes des attentats d’aujourd’hui.


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