Nietzsche en Personne 74


 

Mon frère, veux-tu t’isoler ?

Veux-tu chercher le chemin qui mène à toi-même ?

Tarde donc encore un instant et écoute-moi.
Tu te dis libre ?
Je veux entendre ta pensée maitresse, et non pas apprendre que tu t’es débarrassé de tes chaînes.
Il en est qui ont perdu leur magnitude en rejetant leur état de servitude.
Libre de quoi ?

Que m’importe !

Mais que ton œil clair m’annonce : Libre pour quoi ?
Peux-tu te donner à toi-même ton bien et ton mal et suspendre ta volonté au-dessus de toi comme une loi ?

Peux-tu être ton propre juge et le vengeur de ta propre loi ?

A certains hommes tu ne dois pas donner la main, mais seulement la patte : et je veux que ta patte ait aussi des griffes.
Mais l’ennemi, le pire que tu puisses rencontrer sera toujours toi-même…
Il faut que tu veuilles brûler dans ta propre flamme : comment voudrais-tu redevenir neuf si tu n’es pas d’abord devenu cendre !

 

Share Button


74 commentaires sur “Nietzsche en Personne

  • avatar
    A-R

    @Mohammed, c’est intéressant, mais croyez-vous vraiment que l’homme ait conscience de sa lâcheté ? En fait l’homme étant un prédateur, soit il est en vacances et ne pense plus trop boulot télé dodo, soit il fait la guerre ou se distrait dans la violence… Vous parlez à quelqu’un qui n’a rien d’un humaniste…

  • avatar
    Mohammed Mesmoudi

    @A-R, Il ne s’agit pas d’une démarche autocentrée et encore moins égocentrique, il est question d’une bataille sans merci livrée ad vitam aeternam à soi-même.

  • avatar
    A-R

    @Sympatin, vous dites veiller sur la justice, c’est essentiel. Il arrive que l’on réagisse à ce qui nous touche particulièrement Peut-être a-t-on été injuste avec vous, c’est votre combat, et il est par essence… juste !

  • avatar
    André

    Il est vrai qu’il ne faut pas s’arrêter aux regards des autres et du même coup l’ego prend le bord des orties.
    Moi non plus, on m’a déjà traiter de SDF intellectuel, hihihi. D’anarchiste, de terroriste et j’en passe et peu importe.
    Je suis un simple cogneur au cœur tendre!

  • avatar
    A-R

    @Rac Hi hi, revenez quand vous voulez, le Journal de Personne est une famille, vous verrez… Bonne nuit, et encore merci pour votre jolie plume pour Personne, je la mettrais ici tout à l’heure, pour signer votre premier passage…

  • avatar
    Mohammed Mesmoudi

    @A-R, Je parle de l’individu qui se rend compte un beau jour que la prédation ne suffit pas à son bien-être ! Celui qui se déteste avec des pattes et des griffes et veut recouvrer son humanité, être surhomme selon Nietcshe !

  • avatar
    Rac Guiz

    Oui une grande famille soudé 😉
    Merci à vous aussi Revolta

    Passez une bonne nuit les amis 🙂 (et vous couchez pas trop tard hihi)

  • avatar
    A-R

    @Mohammed, Personne nous parle souvent dans cette langue du combat contre soi-même. Certains billets en témoignent, par des interpellations à faire ceci ou cela « toi-même », comme…. cherchez, il ne manque pas d’exemples dans le Journal…

  • avatar
    A-R

    @André : Je la retiens, j’adore : « l’ego prend le bord des orties » ! SDF anarchiste terroriste, ha ha ha !

  • avatar
    Mohammed Mesmoudi

    @A-R, Je me suis fâché ces derniers temps avec Nicolas à propos de choses essentielles, à propos de nos conceptions réciproques de la sincérité. Ne vous étonnez pas que je ne réagisse pas à ses commentaires ! On règlera ça entre hommes, le moment venu. On s’est même fixés rendez-vous moral et non pas temporel !

  • avatar
    A-R

    Bonne nuit, à bientôt. Pour ceux qui restent, je propose qu’on se retrouve sou le dernier billet de Personne, enfin ceux qui n’ont pas encore visionné ou commenté… Et sinon à plus tard ou à bientôt, et merci pour votre participation.

  • avatar
    Pascal

    Bonsoir !

    Partages de textes, réflexions intéressantes.

    Je rejoins l’idée de l’importance de savoir évoluer. Ce qui passe à mes yeux par l’écoute des divers points de vue , l’ouverture, tout en restant, étant dans l’idée que « Se libérer de l’image que les autres ont de soi-même, n’y accorder que peu d’importance ».
    J’accorde beaucoup d’importance aux propos des autres, et si une part de moi est du genre à relativiser, l’autre part a l’impression que la parole qui vient d’en face est dans la raison à écouter plus que soi, même quand il y a la conscience que pas forcément, jusqu’à un certain point qui fait que je peux autant être doux que piquant si je lâche les chevaux. Et je pense au passage de la vidéo La bonne nouvelle, où Personne conseille de « N’ouvrir son coeur qu’à la bienveillance », qui me semble à appliquer pour un souffle porteur de liberté.

    A propos de la liberté, passage d’un article que j’ai découvert récemment, que j’ai trouvé aussi assez intéressant :

    « En réalité, ce que l’on peut appeler ’liberté’, si vraiment nous tenons à conserver ce terme, c’est l’indépendance très relative que l’homme peut acquérir en découvrant, partiellement et progressivement, les lois du déterminisme universel. Il est alors capable, mais seulement alors, d’imaginer un moyen d’utiliser ces lois au mieux de sa survie, ce qui le fait pénétrer dans un autre déterminisme, d’un autre niveau d’organisation qu’il ignorait encore. »

    L’acceptation et la compréhension de ces logiques ne provoquent pas l’inhibition, mais nous renforcent dans une autre dimension inexpliquée, aux ramifications infinies et aux possible impensables, ceux de la « fuite » constructive dans la création.

    « L’imaginaire s’apparente ainsi à une contrée d’exil où l’on trouve refuge lorsqu’il est impossible de trouver le bonheur parce que l’action gratifiante en réponse aux pulsions ne peut être satisfaite dans le conformisme socio-culturel. C’est lui qui crée le désir d’un monde qui n’est pas de ce monde. Y pénétrer, c’est ’choisir la meilleure part, celle qui ne sera point enlevée’. Celle où les compétitions hiérarchiques pour l’obtention de la dominance disparaissent, c’est le jardin intérieur que l’on modèle à sa convenance et dans lequel on peut inviter des amis sans leur demander, à l’entrée, de parchemin, de titres ou de passeport. C’est l’Eden, le paradis perdu, où les lys des champs ne filent, ni ne tissent. On peut alors rendre à César ce qui est à César et à l’imaginaire ce qui n’appartient qu’à lui. On regarde, de là, les autres vieillir prématurément, la bouche déformée par le rictus de l’effort compétitif, épuisés par la course au bonheur imposé qu’ils n’atteindront jamais. »

    C’est là le seul moyen, finalement, de laisser une empreinte sur la terre. Vivre dans l’esprit des autres. Eviter les logiques de domination et l’angoisse qui en résulte. Avancer. Faire quelque chose d’utile de sa vie. »

    Extrait de : http://www.article11.info/?Sur-l-Eloge-de-la-fuite-ou-la

    Bonne fin de soirée / bonne nuit !

  • avatar
    Mohammed Mesmoudi

    Chère Revolta, Je me suis abstenu d’introduire la discussion mais je suis incapable de partir sans relire tout ce qui a été dit. je l’ai fait. Je retiens un mot : « Volonté ».

    L’homme se leurre en pensant qu’il est capable de volonté. les hommes ne veulent pas. Ils en sont incapables. Ils s’imaginent vouloir, ils imaginent insuffler de la force à leurs volontés alors qu’ils sont dépourvus de tout pouvoir sur le verbe vouloir. La seule forme de conjugaison possible de ce verbe surhumain, pour les humains, c’est le futur du conditionnel. La condition c’est la dernière question exclamative du billet de Personne « Comment voudrais-tu redevenir neuf si tu n’es pas d’abord devenu cendre! »
    Or, nous ne voulons pas nous défaire de notre illusion d’êtres dotés de volonté. Il est tellement confortable de se leurrer soi-même. Il est tellement confortable et facile de s’affranchir du devoir de sincérité. Il est tellement glorieux aux yeux de soi-même de nier sa propre lâcheté !
    Dernière chose, Libre pourquoi ? Pour voir enfin, pour reconnaître la beauté. Condition sine qua non, être beau !

  • avatar
    A-R

    @Bonsoir Pascal,

    je venais comme promis mettre le dessin de la petite Rac, et je trouve votre post, très intéressant ! Dommage que vous n’ayez pu participer, ils vous auraient lu avec intérêt. J’en retiens surtout « la fuite constructive dans la création ».

    Et aussi cet extrait superbe :
    « L’imaginaire s’apparente ainsi à une contrée d’exil où l’on trouve refuge lorsqu’il est impossible de trouver le bonheur parce que l’action gratifiante en réponse aux pulsions ne peut être satisfaite dans le conformisme socio-culturel. C’est lui qui crée le désir d’un monde qui n’est pas de ce monde. Y pénétrer, c’est ’choisir la meilleure part, celle qui ne sera point enlevée’.

    Une contrée d’exil….. la meilleure part, celle qui ne sera point enlevée » : c’est exactement ça, le monde de l’artiste.

    A bientôt Pascal..

  • avatar
    jacou

    Nietzsche est Nietzsche, Personne est Personne, au-delà des personnes , au sein du sein des personnes se trouve la réalité que chacun capte comme il le peut et en fait sa vérité , il y a autant de points de vue de la réalité qu’il y a d’êtres capable de penser . Le sein des seins ou le saint des saints est ce qui est notre comme une vérité, celle qui est partagée sans aucune restriction, là où les « grands esprits » se rencontrent .

  • avatar
    Rac Guiz

    J’ai eu une sorte de flash ce matin, je me suis rappeler de la chanson « libérée, délivrée » si vous avez des enfants vous devriez surement connaître cette chanson du Disney « La reine des neiges ».
    Dans les paroles de la chanson on entend souvent « Libérée, Délivrée je ne mentirai plus jamais » Cette chanson explique en résumé qu’il ne faut plus se mentir, et qu’il faut assumer ce que l’on est peut importe le jugement des autres. Elle dit ensuite « Le froid est pour moi, le prix de la liberté. » Je vous résume un peu l’histoire pour comprendre la phrase, la jeune fille qui chante à le pouvoir de glace et tout ce qu’elle touche devient glace, ça fait parti d’elle, de sa nature, elle c’est caché toute son enfance à l’abris du regard des autres soit pour ne pas leur faire de mal ou soit pour ne pas être perçut comme « une sorcière » et un le jour ou le monde à vu ce qu’elle était vraiment elle a décider de s’en aller et d’assumer ce qu’elle est. D’où la phrase « Le froid est pour moi, le prix de la liberté. » le froid fait parti d’elle et c’est le prix de sa liberté.
    Ce Disney est une leçon sur la liberté à trouver en soi.

  • avatar
    jacou

    Rac Guiz

    Tout peut-être miroir, les miroirs sont là pour nous montrer ce qui est difficile de voir par nous-même, en nous-même, le miroir réfléchit un aspect de nous même dont nous n’avions pas encore pris conscience . Il y a des poteaux indicateurs à tous les coins de la vie, seulement nous ne les percevons pas avant que cela ne soit le moment .


Pour participer, vous devez vous connecter, au préalable vous enregistrer puis vous abonner si vous n'avez pas de compte. Les explications sont données sur la page de présentation que nous vous invitons à consulter. Au plaisir !

CONNEXION        S'ABONNER