Psy-cause : Dream is over 4


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J’ai rêvé que j’étais dans la peau du Président sur le perron de Élysée
Un matin qui ne figure pas sur le calendrier
Ne sachant plus s’il devait se prendre pour le marquis de Sade ou pour Sacher-Masoch.
Ça donne le vertige… de ne pas savoir s’il doit donner la fessée ou la recevoir de ces français qui ne mesurent pas encore l’horreur de la nature… humaine…
Lautréamont disait : « montre-moi un seul homme bon » et le président rétorquait :
« Et vous oiseau de mauvaise augure, montre-moi une seule femme vraie »… et toc !
Parce que sa femme, sa moitié ou son double c’est comme vous le sentez… était à la une de tous les journaux dans les bras de son amant.
Du fond de mon sommeil paradoxal, je m’arrachais la peau, les vaisseaux, les boyaux…
Comment elle fait, comment elle a fait pour refuser sans la moindre hésitation deux monstres sacrés : le pouvoir et la gloire en même temps ?
Je suis dans sa peau…ou dans la peau de celle qui lui a fait la peau…
Je ne sais plus ! C’est confus !
Et je me dis en me prenant pour lui, que si je relève ce double défi :
Vaincre l’humilité et l’humiliation… je serai immortel…
Et je le voyais prier pour la première fois de sa vie le seigneur des agneaux, pour qu’il le rende insensible à l’infamie ! Juste le temps de retrouver la porte de sortie.
Au Fouquet’s il a réalisé au bout de quelques secondes… que ce sera elle la vénus à la fourrure qui va lui permettre de prendre sa revanche sur le funeste destin d’un homme,
Qui avait déjà les yeux crevés quand il vit la vérité !
Cette nouvelle promue sera providentielle même si elle n’est pas tombée du ciel
Avant de le lui demander…Il savait déjà qu’elle allait dire oui…
Sa main c’était … la main de Dieu…
Parce que l’enjeu ce n’était pas l’honneur perdu d’un vers de terre…
Mais les draps souillés de tout son univers
J’exagère à peine…
Il ne croit pas en Dieu
Mais il peut le jurer aujourd’hui, que ce soir là, Dieu y était… aux Fouquet’s… il y était !
Ce qui a permis à notre prince charmant de retourner le destin….d’un revers de main !
Et il voudrait maintenant en faire autant avec l’opinion qui l’a abandonné au fil du temps.

 

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4 commentaires sur “Psy-cause : Dream is over

  • avatar
    Pascal

    J’ai toujours pas vu le film la Conquête, mais l’impression que ça y est cristallisé, et puis vu d’autres films où il est question de « jeu politique », de retournement de l’opinion basée sur les apparences de la vie du personnage, sans compter le « film réel ».

    J’ai lu une brève où ils parlaient de planifier son retour sur le devant de la scène, ainsi qu’une relative corrélation entre le budget de campagne et le nombre de voix au premier tour. Je crois qu’il y avait une autre variable prise en compte (temps de parole hors temps de campagne ?). Mon souvenir est flou, mais il me semble que le tout revenait à dire que ceux dont on parlait le plus, qu’on voyait le plus, qui mettaient la gomme pour la com’, finissaient plus ou moins invariablement sur le podium. Aux USA, quand on voit le budget, pfiou…

    http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/2008-10-24/j-11-obama-s-offre-une-presidentielle-a-5-milliards-de-dollars/1781/0/285456

    http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/27/financement-campagne-barack-obama-mitt-romney_n_1833651.html

    Même si la corrélation se discute dans la mesure où l’on peut aussi considérer que l’importance du budget est liée à l’importance, au potentiel d’électeurs, d’encartés, on pourrait se dire, alors, pourquoi dépenser plus ? Peut-être pour ne pas oublier l’influence des sondages dans le calcul politique… On peut aussi voir ça comme une synergie, un potentiel qui attire ceux qui ont des intérêts économiques à miser sur celui qui pourrait les représenter le mieux, et qui ont intérêt à parier sur celui qui a le plus de chances pour leur côté. Une sorte d’investissement utile (pour « eux »), un pot à dépenser pour être plus sur de.

    Au final, un jeu de dupes ? que l’on peut considérer sans vraie corrélation avec les intérêts du peuple en soi, il me semble bien.

    *

    Au nom du
    pouvoir, gloire,
    d’une a-venue,
    étincelles du feu d’artifice,
    étranges « dieux » humains que l’on tisse,
    à en devenir marionnette
    qui s’immisce
    dans les cieux,
    pensant en faire girouette,
    au point des revers
    trouver rebond
    vers une accrétion.


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