Sans titre ! 6


On joue à être quelqu'un
Alors que nous ne sommes personne
Persona, personnage
Un masque sans visage
Je suis, tu es, il est personne
Trois voyelles et cinq consonnes
Point de sens dévisagé
Ni de vérité masquée
J'existe sans la moindre essence
Je vais, je viens et ne reviens jamais
Aucun c'est personne
Personne c'est chacun
Sans identité remarquable
Ni de réalité palpable
Juste une définition provisoire
Pour une histoire dérisoire
J'apparais comme je disparais
Sous l'apparence d'une apparence
Pas d'être derrière, ni devant
Juste un caprice du temps
On commence par le violon
Et on finit par le néant
On se la joue sans se l'avouer
Jusqu'à ce qu'on s'aperçoive
Que tout le monde nous la joue
Cette mélodie du bonheur
Racontée par quelqu'un qui se leurre
Je pense donc je n'y suis pas!

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6 commentaires sur “Sans titre !

  • avatar
    ancolie

    je d ombres et de lumiere

    fondue confondue dans l ephemere

    j erre sur cette sphere

    faisant corps accords avec la terre

    etre ou ne pas naitre

    ou peut etre renaitre

    habillée de lumiere

    j avance dans le noir

    avide d absolu je marche résolu

    ma musique est mystere

    comme mon passage sur terre

    entre reves et realité

    je vous offre ma vérité

  • avatar
    poetiste

    Le fort et l’effort

    http://www.lejournaldepersonne.com/actu-grise/

    Persona non « gratin », pas à la superficie des choses, sait qu’il est tout et qu’il n’est rien, excepté s’il s’efface lui-même, alors, il est moins que rien.
    Je vomis les tièdes, dit « Dieu » dans l’ancien teste amants. Qui sont ces êtres veules qui ne veulent rien savoir ? Vous et moi, sans doute.
    Nous-nous engluons de nous agglutiner les uns contre les autres et la pesanteur fait le reste. Modes et tendances emportées par le vent passent et trépassent comme ectoplasmes fumeux se diluant dans l’air de plus en plus délétère.
    Et le passé nous semble bien dérisoire ; il n’a pas l’air de nous avoir construit, il s’est évaporé. Vanité des vanités, sables émouvants, nostalgie d’un bonheur passé chimérique, tout est perdu fors l’honneur du for intérieur qui croit encore à une croix qui sauverait notre bonheur.
    Du jeu de tous les « je », chacun peut se dégager, avec ou sans sa « chacune », désapprendre ce que la société lui a insidieusement inculqué, inoculé dans la mémoire des neurones et des gènes, passer de l’être dépensant au roseau pensant.
    Mais où diable est la vérité, c’est bien au diable qu’il faut le demander, à ce serpent visqueux, pas généreux, qui veut se faire passer pour « Dieu » dans l’âme des hommes, cet enfer des autres. Nous sommes plus solitaires que solidaires si cette glu est notre lien.
    Il existe bien pourtant un lien qui rend libre, aussi paradoxal que cela puisse paraître : l’amour volontaire qui confine au service de l’autre, le sésame en or que d’aucuns ignorent.
    Quand on a « comme idée » d’arrêter la « comédie », on commence par soi-même puis on traque les traquenards, on s’en libère. (Plus facile à dire qu’à faire !).
    Croire et créer, c’est une question de confiance en soi, dans le meilleur qui puisse être en soi. Le contenant n’est rien, c’est le contenu qui donne paix et bonheur.
    Et le contenu est une Personne qui ne met pas les pieds dans n’importe quel for intérieur, à fortiori si celui-ci fait croire qu’il est très fort pour cacher sa misère morale.

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