Le manuel d’Emmanuel 50


J'ai feuilleté le manuel d'Emmanuel
J'y ai trouvé des perles à la pelle
Du genre "la fleur est belle"
Mine de rien c'est une proposition essentielle
La fleur est belle
C'est tout sauf anecdotique
C'est pour ainsi dire un jugement esthétique
Un jugement de goût, un jugement sur le beau
Il n'a pas le vrai, ni le bien pour objets... mais le beau
Qu'est-ce que je dis quand je dis que la fleur est belle ?
Pas la fleur en général mais cette fleur particulière
Je la regarde, je la contemple et j'obtempère
En déclarant : la fleur est belle
Mon jugement est pur... puisqu'il n'y a pas l'intérêt qui s'en mêle
La fleur est belle est une proposition désintéressée
Que tout le monde comprend, y compris l'insensé
La fleur est belle c'est ce que j'éprouve
Mais c'est ce que je suis incapable de prouver
Parce que la beauté est sans concept
Elle interpelle ma sensibilité pas mon intellect
La fleur est belle parce que je la trouve belle
Pas l'ombre d'une objectivité...
Parce que la beauté libère de l'objet
Elle est l'expression de ma subjectivité
Parce que la beauté nous parle d'un sujet
Du récit fatal et triomphal d'un sujet qui rit ou qui pleure
En disant : la fleur est belle... il ne nous apprend rien sur la fleur
Mais tout sur sa joie, son bonheur
La fleur est belle sert bien ma cause
Mais j'ignore laquelle...
La fleur est belle...
J'ai dit belle, pas utile, juste ciel
J'ai dit belle, pas agréable grand diable
Elle sert, me sert mais je ne sais quoi en faire
Aucune partie liée avec le paradis ou l'enfer
Finalité sans fin, mobilité sans frein
C'est dans mon être que je me promène
Je traine avec l'imagination qui m'entraine
La fleur est belle... et je suis pour elle.
A terre, persuadée que ma liberté est nécessaire
Nécessairement nécessaire
Et que cette nécessité nous libère de nous-mêmes
La fleur est belle
N'est pas une proposition circonstancielle
Puisqu'elle prétend à l'universel
Je la pose, repose et l'impose
À l'humanité entière
À tous les sujets sensibles
Elle est, paraît et devient belle
Pour vous comme pour moi, c'est essentiel
De parier sur l'accord de toutes les sensibilités
De faire comme si tous les cœurs s'accordaient
Et tous les esprits communiaient
Autour de ce réceptacle ou de ce spectacle
De la beauté... celle de la fleur
Qui pousse à Jérusalem
Pourquoi Jérusalem ?
Parce que c'est le nom de la fleur
La seule qui n'appartient à Personne

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50 commentaires sur “Le manuel d’Emmanuel

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    Jeremie

    Soie belle éternelle

    La fleur est belle
    elle est poème
    en crépuscule
    dont plissent ridules

    temps en sûreté
    pur sens pureté
    en perceptions
    D’eaux dessinées

    Or univers si fin
    quand touche destin
    rêve s’évapore
    règne divin

    des fleurs défuntes
    en effleurements
    d’une belle affleure
    saigne dignement

    Juste pour extase
    sans illusions
    d’un vers d’azur
    Tant d’extinction

    Grace à la peine
    Temps d’amours vaines
    chant en mon sein
    toujours funeste

    Si tôt se fâne
    naît point regret
    Hors du profane
    Aiment à jamais

    Elle l’aima nu
    Ailes arrachées
    Sur île perdue
    Fleurit toujours

    En sa pensée
    Dieu ressuscite
    et nous dépeint
    Si bel amour

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    Revolta

    Etonnant ! Comme un astéroïde où l’on enseignerait l’universel, et qui chute sur Jérusalem la très belle, pour prouver le mouvement en marchant…

    Celui qui n’a pas foulé les pavés de géant millénaires de la via dolorosa
    grimpé le Mont des oliviers qui embrasse la ville
    dormi dans la chambre de Lawrence d’Arabie
    ne sait pas combien la fleur est belle…

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    michelb

    Merci surprenante Personne, quel ravissement de te lire, d’entendre, voir, ton champ de fleurs qui s’agrandit, qui agrandit les âmes belles et interpelle les autres.

    La création : il y eût un soir, un matin, il y eût Personne. Création grandiose qui se découvre. Sans l’oeil, hier, aujourd’hui est, et demain? C’est fait.

    Magnifique poaime Jeremie. Mariane jolie douce heure.

    Françoise, François, Française, Français, de « francus » « femme/homme libre », l’art est le premier acte qui libère, le premier acte rêvévolutionnaire.

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    Nat

    Fleurs enjoliveuses, écarlates, plantureuses, venimeuses, printanières, amoureuses, en clochettes, ou carnivores… que serait un vase sans ses fleurs? Un objet non identifié, fragile et encombrant, dont on ne saurait trop quoi faire, puisqu’il serait peu pratique de s’y abreuver à moins d’être véritablement assoiffé, il serait incongru au milieu des autres.

    Je suis grandement soulagée que soit abordé le thème de la subjectivité, réconfortée d’apprendre que la beauté n’est pas encore considérée comme un luxe, mais pour ainsi dire comme une vertu de la nature, une nécessité. De fait, j’ai remarqué que l’on occultait et méprisait bien souvent la subjectivité chez la personne à notre époque pour privilégier ce qui me semble être une subjectivité grégaire qui a une tendance à croire que le bouquet final la rendra universelle.

    Moi, je dis attention à la pensée systématique, totalitaire, celle qui prétend être unique, qui ne laisse pas de place à d’autres, surtout les moins semblables, sans chercher terrain d’entente, terre d’écoute, océan de doute, celle qui ne s’arrête pas pour céder le passage quand la priorité est à droite, celle qui ne se laisse pas comprendre franchement, les yeux dans les yeux. Si celle-ci est pensée, elle n’en est pas vivante pour autant.

    Cela n’engage que moi

    Merci pour tout

    Nat

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    poetiste

    La fleur et son calice.

    Eh bien oui, on est ébahi sans la thébaïne, même devant une fleur de pavot. Prendre le temps du temps, ça commence par cet arrêt sur image qui est le moindre respect pour la fleur qui nous fait le cadeau de sa beauté, signe éphémère.
    La fleur Cybèle est comme la mère qui se donne, c’est l’effet « mère », elle ne présente pas la note à l’enfant, l’enfant est ravi de cette gratuité. Je te donne ma vie, si brève, au temps imparti.
    Le plus grand des cadeaux n’a pas de prix, la fleur a la beauté de l’amour qui n’attend pas de retour. Elle n’est pas dans le temps, c’est un éclair qui nous éclaire, le feu d’artifices du printemps.
    Regarde-moi, dit-elle, ne passe pas sans me voir, enfant gâté, je vaux mieux que tes jouets. On passe sans la voir quand le tropisme de notre être est du verbe « avoir ».
    Au nom de la rose, ne soyez pas moroses, son éclat vient d’un autre monde où tous les êtres s’aiment en l’ultime Jérusalem, quand bien même vous seriez de son sacrifice sur terre où elle boit son calice.
    Et « Personne » nous dit que cette fleur n’appartient à personne. Je m’incline devant son poème. « Personne » est vraiment de ces personnes qui sèment.

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    Lucille

    Bonjour, j’ai bien du mal à comprendre ce billet. Pouvez vous nous l’expliquer Revolta et Michel b?

    En attendant le plaisir de vous lire, quelques mots me sont venu à l’esprit.
    Le texte n’est pas parfait et ne respect pas les règles de la poésie parce qu’ils se couchent sur mes feuilles numériques d’eux même, sans que je ne sache moi même comment ni pourquoi, et, je crois que cela est très bien comme ça.

    La fleur est belle tout simplement parce qu’elle est nature
    Pas fadasse, juste simple, sans fard et sans paillette
    Sans complexe futile elle est la, sans une seule rature
    La complexifier, c’est la réduire en miette
    La dénaturer entièrement pour l’étudier
    Lui ôter son âme sans le moindre respect
    Pour l’exhiber fièrement de l’avoir tué

    Bonne journée à vous tous.

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    michelb

    Bonjour Lucille, « Bonjour, j’ai bien du mal à comprendre ce billet. »

    Comme on pourrait dire : « j’ai mal du bien à comprendre ce billet. » ou encore « j’ai mal du bien comprendre ce billet. »

    Une fleur, belle parce que nature, mais je suis nature et pourtant pas beau, Mariane le confirmerait certainement, c’est tout une question d’intériorité.

    Mais Nat parle de subjectivité, frontière entre « comprendre », la logique, le calage à des normes communes, c’est un calage sinon nous aurions un autre monde et un autre monde, par exemple, celui du sourire, du plaisir que j’ai de vous lire.

    Pourquoi? Qu’en sais-je? Nous ne nous connaissons que subjectivement mais j’ai décidé que vous étiez une personne formidable, une belle fleur. Cette décision n’est pas naturelle, ni logique, qu’est-elle donc? L’empathie? L’instinct?

    C’est comme prendre sur soi que ce qui est beau, ne fait pas de mal alors même la laideur peut-être belle, en soi. Je me fais une fleur.

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    Lucille

    Merci beaucoup Michel pour votre réponse.
    Donc, dites moi si je me trompe, la beauté ou la laideur ne sont que ce que notre esprit en font mais « n’existent » pas à proprement parler (Ce qui est beau pour untel ne l’est pas forcément pour un(e) autre)?

    Cette idée est celle qui est fermement accrochée à mon petit intérieur, ce qui m’aide à voir la beauté partout y compris la ou les « standards » affirment qu’il n’y en à pas (les même standards qui changent selon les modes et les époques), aussi, ne m’en veuillez pas si je suis dans l’erreur.

    Dans mon petit texte « automatique » il fallait simplement comprendre que le fait de décortiquer, en faire un puzzle ou une sorte de kaléidoscope, une chose fini souvent par lui ôter sa beauté naturelle originelle. Ce petit texte prône la beauté par la simplicité et n’est qu’un avis, car il y’a des choses complexes et/ou artificielles qui sont tout autant magnifiques. Les deux se valent parfois.

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    redredsir

    Le manuel d’Emmanuel…J’ai d’abord cru au bouquin des bouquins,le fameux livre des livres…
    Enfin…qui enferme plus qu’il ne délivre à mon avis…
    Mais c’est de Kant qu’il s’agit: OUF !
    Vive le travail des manuels!

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    jacou

    Encore un bel enseignement !

    « La fleur est belle c’est ce que j’éprouve
    Mais c’est ce que je suis incapable de prouver
    Parce que la beauté est sans concept
    Elle interpelle ma sensibilité pas mon intellect
    La fleur est belle parce que je la trouve belle
    Pas l’ombre d’une objectivité…
    Parce que la beauté libère de l’objet »

    Ceci montre bien la différence que peut éprouver le sentiment de l’âme ou du coeur, et l ‘étude conceptuel du mental, il en va de même pour les êtres vivants, soit on les ressent comme des êtres sensibles, soit on les voit comme des fiches numérotées .

    « De la beauté… celle de la fleur
    Qui pousse à Jérusalem
    Pourquoi Jérusalem ?
    Parce que c’est le nom de la fleur
    La seule qui n’appartient à Personne  »

    Quand Jérusalem sera perçue pour ce qu’elle est vraiment , un lieu d’éclosion d’universalité, les dogmes emprisonnés, fussent-ils dans des cages dorées pourront se libérer des ancestrales querelles de famille .

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    michelb

    Lucille, maintenant qu’on se connaît, on se tutoie ou je me tue toi. Bref.

    Tu dis :  » Donc, dites moi si je me trompe, la beauté ou la laideur ne sont que ce que notre esprit en font mais “n’existent” pas à proprement parler (Ce qui est beau pour untel ne l’est pas forcément pour un(e) autre)?  »

    Je dis que tout n’est que « point de repères », il n’y a pas de salut.

    La mode pose des repères pépères, mémères, amer effet, et les fées? Mer d’alors on y baigne où pas? Chacun Choisy son camp ou ses faveurs là. Le riche ou le pauvre.
    C’est sot si Al Capone a besoin de, dare-dare, gens qui vont acheter ses choses, des oeuvres. Al repère. Al Casino, Al pâle cino, file en meutes.

    Voter sans se vaut trait, disons j’élus de droite ou gauche? donc je centre…??!!! Ai-je le choix? A quelle mode mon sein siège?

    Une expérience à mille gramme montre qu’un homme stoppe une conversation téléphonique dès qu’on lui montre en photo que la femme au bout du fil ne ressemble à Personne.
    Pourtant au bout du fil, il y a bien Personne. Et quand on lui dit que c’est Personne au bout du fil, il devient doux. Etrange, non?

    2007, affichage de la beauté de Sarkozy, de la mocheté de Ségolène, résultat, rebelote en 2012.

    Je dis que tout n’est que « point de repères », il n’y a pas de salut.

    Mais quels repères, les tiens, les miens, les notres, les sociétaux, les religieux?…. Le magasin est vaste.

    Qui, quoi, peut nous imposer ce qu’on ressent? Les autres s’ils arrivent à nous convaincre?

    La fleur est belle. Sais-je m’en convaincre? Oui, par expérience, je sais que ça demande du temps de recoller les morts sots.

    Je lui parle et j’écoute
    Ma tête en vagues abonde
    Je vois sans aucun doute
    Tes yeux en autre monde

    Je souris aux belles croches
    En musique amour heureuse
    Coeur à tes cils s’accroche
    A ton âme loin chaleureuse

    Peu importe beauté, l’élan,
    Se cache en moi un parfum
    Qui joue sur moi des brelans
    Où j’assume mes séraphins

    Nul n’est raison qu’être là
    Seul savoir l’amie heureuse
    Enflamme mon feu d’éclats
    Jetant promesses fumeuses

    Ton visage file fou en nuages
    Où mes yeux lisent ton image

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    ma

    Jugement de goût; très beau!!!

    Ma critique esthétique:

    La Fleur est belle!!!
    La pomme est elle enfer???

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    michelb

    en fer blanc, ou noir?
    Le manuel ne le dit pas.
    Ainsi chacun fait un choix, parfois.

    Notre histoire a commencé
    Par quelques mots d’amour
    C’est fou ce qu’on s’aimait
    Et c’est vrai tu m’as donné
    Les plus beaux de mes jours
    Mais je te les rendais…

    C’est ma vie, c’est ma vie
    Je n’y peux rien
    C’est elle qui m’a choisi
    C’est ma vie
    C’est pas l’enfer,
    C’est pas l’paradis

    http://www.youtube.com/watch?v=z_UuQRf3QIE

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    Lucille

    Michel, votre expérience à mille gramme ne démontre qu’une chose, que la beauté et la laideur sont bien une projection de l’esprit.
    Nous trouvons beau ou laid que ce nous voulons trouver beau ou laid en s’occultant tout le reste de ce qu’on voit.

    Pourtant, il y’a des choses qui sont réellement laide, que même une fée ne peut y trouver une once de beauté, comme par exemple cet homme qui à rué à mort de coup un enfant de 2 ans, lui infligeant les pires tortures que même un adulte n’aurait pu tenir longtemps.
    Un enfant de 2 ans traité et battu comme un chien, comme un des chiens ce cet immonde personnage.
    Cette image me trouble depuis ce matin et a remis en question mon texte à propos de la beauté et de la laideur de ce monde.

    Je coupe l’internet pour aujourd’hui, car je sature littéralement de voir et d’entendre la haine et l’horreur croître ça et la, avec toujours excuse la défense de telle ou telle cause.

  • avatar
    michelb

    Lucille, Pourquoi s’émouvoir de cet enfant de 2 ans battu à mort? Serait-ce le premier?
    On passerait son temps, sa vie à pleurer? N’est-ce pas? Pourtant c’est bien émouvant. il n’y a d’ailleurs pas de mot.

    Ils disent plus jamais ça? Mais ils font tout recommencer.

    Massacre au Rwanda, enfant jeté dans l’huile bouillante, aux yeux de la mère, Afghanistan massacre de civils. Nous laissons faire cela, ne l’oublions pas!

    Nos élus ont tout le pouvoir, nous avons les charges. La solution est donc d’inverser la vapeur. Tout ne sera pas parfait, mais s’améliorera.

    Et pour s’opposer à ces horreurs, ça commence par donner du pouvoir aux peuples, afin qu’ils puissent mieux s’éduquer et profiter de ce que tu expliquais amour, humour, sérieux. C’est chose qui amène du beau et retire le laid.

    Il nous reste à prier toi et moi pour cet enfant car ne crois pas que Dieu l’ait abandonné, il avait emporté l’âme de ce bébé, bien avant que le corps meurt.
    Tu peux y croire.

    Quand à ce tortionnaire, il est un parmi tant? Pourquoi tant? Quel mystère diabolique!
    Le punir va déculpabiliser la société?

    Un tel acte de cet homme ne peut être qualifié de beau ou laid, simplement il ne devrait pas exister. Pourquoi ça se produit? Quels sont les repères de cet homme?

    Peut-être sera-t-il simplement qualifié de fou? Parfois le silence importe.

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    Lucille

    Oui il y’a des milliers d’autres atrocités dans le monde, est-ce une raison pour être insensible lorsqu’un être innocent de plus, de trop, meurt dans de telles conditions ?

    Cela donne t’il meilleure conscience pour que les uns et les autres continuent à s’entre-tuer ? A se provoquer en se traitant de sale juif, de sale arabe, de sale catho, de sale sioniste, de sale sale !?

    Est-ce la des concours de qui aura la plus grande douleur qui justifiera en retour vengeance et punition allant crescendo dans la violence et la barbarie ?

    Après avoir entendu cette nouvelle, j’ai lu sur internet les éternelles guerres de clans, les injures et les insultes imbéciles contre les juifs, contre les arabes, contre les noirs, contre les blancs, tout le monde y passe dans cette moulinette de haine !

    Voila pourquoi la mort de cet enfant de 2 ans en particulier et non celle d’un autre qui compte tout autant à mes yeux. Parce qu’elle est aussi la représentation parfaite du « chacun pour soi ».

  • avatar
    Lucille

    Michel, je viens de regarder votre lien sur Youtube.
    Je vous avoue que je ne suis guerre habituée à écouter ce type de chanson, mais celle ci est particulièrement jolie ou en tous cas touchante et relaxante.

    Bonne nuit à vous et à tout le monde.

  • avatar
    michelb

    Bonjour Lucille,
     » Mon jugement est pur… puisqu’il n’y a pas l’intérêt qui s’en mêle
    La fleur est belle est une proposition désintéressée
    Que tout le monde comprend, y compris l’insensé  »

    Tes propos prétendent que l’insensé n’est pas sensible au beau. On peut imaginer que ce bébé de 2 ans est beau, comme tous les bébés, universel. Pourtant ça n’a pas rendu sensible cet homme. La beauté est subjective.

    La réalité est que l’extérieur n’a pas d’importance pour la vie humaine pourtant la plupart des humains sont motivés par cela. Parce qu’ils le voient? Parce qu’ils le jugent pur?

    Est-ce le prolongement du péché originel de se tromper, encore et toujours?
    Rappelle-toi, Lucille, amour, humour, sérieux, la trinité.

  • avatar
    michelb

    Bonjour Lucille, c’est juste

    « comme par exemple cet homme qui à rué à mort de coup un enfant de 2 ans, lui infligeant les pires tortures que même un adulte n’aurait pu tenir longtemps.
    Un enfant de 2 ans traité et battu comme un chien, comme un des chiens ce cet immonde personnage. »

    Ces phrases m’ont fait penser à un insensé. « Tes propos prétendent que » auraient du être formulés ainsi « Tes propos m’incitent à penser que ». Désolé.

    Drôle, pas vraiment, un mauvais raccourci de ma part.

    Je voulais souligner que beauté et laideur dépendent de comment l’intérieur le voit. Le mal voit le mal, le bien le bien. Cet homme a utilisé cet enfant en bouc-émissaire de son intérieur défait.

    C’est alors en contradiction avec « Que tout le monde comprend, y compris l’insensé » qui n’a aucune retenue.

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    Lucille

    Je vous assure Michel, c’était vraiment drôle, ou en tous les cas, cela m’a réellement amusée.

    Cela était vraiment à propos de ce que nous disions, que notre vision n’est pas toujours très juste, qu’on à du mal à voir les différentes faces de quelque chose. Soit parceque nous nous persuadons nous même, soit parceque les autres faces ne sont effectivement pas visibles et qu’il nous faudrait changer de place pour changer de point de vue, comme on tourne autour d’une sculpture pour voir l’ensemble physiquement, et ensuite les « faces non visible » , tenter de ressentir le ressenti du sculpteur.
    Je crains de ne pas être très claire et de dévier dans une théorie que je ne maitrise pas encore tout à fait, d’où le bon nombre de mauvaises interprétations de ce que je peux faire aussi, bien que j’arrive à en discerner l’essence de cette « théorie ».

    Nous nous sommes bien éloignés du sujet du billet qui à la fin dit quelque chose d’essentiel.
    Le nom de la fleur serait Jérusalem.
    J’entends d’où je suis hurler certains.
    Pourtant comparer Jérusalem à une fleur est on ne peut plus juste.

    Cette ville est l’unique ville sainte plusieurs fois pour qui tout le monde se bat depuis la nuit des temps, alors qu’il serait, a mon gout, plus sage de la laisser en paix et de la respecter, ce qui par effet de boule de neige entrainerait le respect partout ailleurs sur la planète, quand l’Homme aura enfin compris que les bains de sangs ne servent à rien d’autre que sa propre destruction.

  • avatar
    michelb

    Lucille, j’ai toujours peur de blesser, jamais de me taire.
    Mariane dit que je suis maladroit mais l’est-on quand on dit ce qui passe par la tête? D’aucun dirait que c’est une vertu. Et l’on en revient au regard de l’autre.

    Ce regard qui dévie pour voir une autre face qui ne voulait pas être transmise. Sais-tu que communiquer vient de « communicare » qui signifie « partager ». et lorsque l’on a comprit qu’une discussion est un « partage », on comprend mieux pourquoi le Christ ne désirait que parler.

    Dans un partage, on est deux et ensuite il y a « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas » nous dira Bastiat. Entre amis, de véritables, ce ne devrait jamais poser de difficultés.

    « La fleur est belle » mais surtout « le partage est beau ». Jérusalem. Ah! La belle affaire. Un bel objet qu’en bon matérialiste, je devrais honorer. Vois-tu ma maladresse? Symbole historique, histérique, de tristes rixes, d’histoires à risques, une ville, des pierres de lapidations, des murs de lamentations.
    Voir Jérusalem et mourir. A ce compte, oui, le tourisme a toujours eu de beaux jours devant lui. Je n’irais pas aux pierres, il y a assez d’âmes ici.

    Mais il me semble que « la plus belle fleur » enfouie dans Jérusalem selon ce que je crois comprendre de tes mots soit le « partage ». Comme d’autres lieux, elle garderait peut-être encore précieusement l’idée que c’est possible, de partager.

    Partageons et les bains de sang cesseront, chacun sera nourri.

    Nous ne sommes pas loin du billet, Personne a poétiquement et élégamment montré la beauté de la simplicité de la vie et du partage. les anciens ne disent-ils pas : « pourquoi chercher midi à 14h? »

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    Lucille

    Michel, vous abordez le sujet du partage.
    Il me semble qu’il serait bon de développer. Chacun n’a peut-être pas la même conception du partage, et « partager » quoi, pour commencer ?
    Ce n’est qu’une question pour lancer le sujet, pour ma part je pense déjà partager beaucoup de ce que j’ai ou de ce que je fais, et malgré cela, il y’a toujours ce sentiment de culpabilité qui tente de me faire croire que ce n’est jamais assez.

    Il serait vraiment bon d’avoir l’avis de chacun sur la question.

  • avatar
    michelb

    Lucille, j’aurais cru que le terme « partage » est évident et effectivement, l’évidence est mauvaise conseillère.

    Pourtant l’économie a donné une définition dans ce sens où un peuple crée des richesses qu’il tente de répartir équitablement. c’est un partage.

    Depuis que le libéralisme intervient, il fabrique de la finance, c’est-à-dire prendre des richesses sans travailler mais en faisant travailler, ce en quoi, il a rétabli l’esclavage.
    l’économie a disparue et tous les repères sont ceux du CAC 40 (j’appelle souvent ce nouveau loto le CACA 40).
    Le libéralisme ne partage que le rapport de force d’une manière inéquitable et pour cela il utilise la force de l’état payée par les contribuables x-ment floués.

    Partager quoi? Juste la demande effective ou supposée de l’autre (parfois l’autre n’ose pas demandé ou ne sais pas), sa propre demande, avec au fond un espoir d’être au moins écouté.
    C’est un partage d’idée. Une idée de l’autre m’est inconnue tant qu’il ne la dévoile pas.

    Combien d’idées magnifiques m’ont permis de grandir? Un nombre incalculable. Et sachant que chaque cristal d’un flocon est différent, et que chaque cristal de la neige qui recouvre le Kilimandjaro est unique, je sais que je découvrirais par le partage d’autre idées qui réguleront les miennes, les recadreront, si je persiste à être de bonne foi envers moi et les autres.

    Tu ne dois pas culpabiliser. Je sais pour ma part que Dieu n’est pas un comptable et la quantité ne l’intéresse pas. La profondeur d’un acte, sa pureté approche de lui, c’est ce qui lui convient. Même un seul acte magnifique réalisé par un humain athée lui convient, il n’a pas la grosse tête.

    Et lorsque ça ne semble pas assez, il faut juste prier et se calmer. La perfection n’est pas de ce monde.

    Tu parlais de cet homme qui a battu cet enfant de 2 ans. Imagine que lui-même a été battu, à 2 ans, qu’il n’en est pas mort, le regard peut changer sur cet acte injustifiable et/ou incompréhensible. Le punir, certes, mais la société n’a pas joué son rôle de protection des individus.

    Que devons-nous partager pour que ça change? Déjà des discussions, pour que les coeurs se réveillent. C’est intéressant que tu proposes une telle discussion.

  • avatar
    Lucille

    Merci Michel pour ton point de vue a propos du partage.
    Une autre questin me vient à l’esprit, je suis un peu comme l’élève d’un cours qui ne peut s’empecher de lever le doigt toute les deux minute en criant « j’ai une question! » 😉
    Tout peut il se partager?
    Pas forcément matériellement ou financièrement parlant bien sur, ce serait bien trop simple.

    Vous me donnez aussi un point de vue a propos de ce pere tortionnaire. Pour commencer il faut préciser qu’il s’agissait du beau pere de l’enfant.
    Vous me dites « peut être qu’il a lui même été battu ».

    Peut-être, mais, au risque de sembler étroite… d’esprit, je ne pense pas que ceci justifie cela.
    Ce serait comme prendre l’excuse d’un échec scolaire pour justifier qu’un jeune tourne mal. Bien sur cela existe et est très courant, mais nous pouvons tout à fait avoir eue de mauvaise expérience sans pour autant continuer sur cette voie. Mon mode de fonctionnement me tend plutôt à dire « au contraire, c’est la une occasion de se rectifier pour devenir, ou essayer de devenir mieux ». Mais il est vrai que chaque personne est unique comme vous le dites en prenant exemple des cristaux de neige et que nous ne « fonctionnons » pas tous de la même manière.

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    michelb

    Le manuel d’Emmanuel sur le nouvel obs

    http://jetunous.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/03/27/le-manuel-d-emmanuel-de-le-journal-de-personne.html

    « Tout peut il se partager? » non, chaque individu dispose de « talents » (nous en avons parlé), certains partage plus que d’autres, mais seulement ce qu’ils ont à partager.

    Chacun n’est pas logé à la même enseigne. C’est pourquoi on ne se force pas à partager sous peine de culpabiliser ou par culpabilité, parce que le don reçu peut l’être facilement par le doué.

    Que celui qui n’a jamais péché (quelqu’un doué) lui jette la première pierre.

    Mais aussi que celui qui a un don, le partage. Mais le don matériel est le plus facile à faire, donner sans que ça prive, est facile, celui qui a peu et donne, ça a une autre gueule. Mais les deux dons ont quelque chose d’humain, de solidaire.

    Beau père ou père, battu enfant, voilà ce qu’il aurait appris très jeune. Dans sa tête, c’est un apprentissage réalisé par des adultes envers un enfant : l’enfant retient que l’adulte bat l’enfant, c’est donc comme cela que l’on doit faire. Puis la société dit « non, on ne bat pas un enfant » mais un jour les vieux démons reviennent

    Il eut mieux valu que ses vieux démons n’existent jamais. Evidemment, cet homme doit être mis autre circuit car il recommencera. La société doit se poser des questions pour réparer. Le fait-elle?
    Les classes d’écoles sont surchargées, ce n’est certainement pas de cette manière qu’une belle éducation sera dispensée.

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    Lucille

    Chacun n’est pas logé à la même enseigne, en effet, et c’est ce qui me fait ne pas être entièrement d’accord avec le fait qu’il arrive de culpabiliser parcequ’on se forcerait à partager.

    Il arrive qu’on a le sentiment de ne pas en faire assez, simplement parcequ’on ne sait pas comment faire plaisir.

    Il y’a bien sur parfois l’ingratitude du « receveur » mais si le don est fait de bon cœur, l’ingratitude n’entre pas en ligne de compte, à mon avis, autrement ce ne serais plus un don ou partage désintéressé étant donné que l’on attendrai un retour.
    Lorsqu’on donne son sang par exemple, nous ne savons pas qui va le recevoir, ni même de l’usage qu’il en sera fait, et pourtant, il arrive qu’on ait le sentiment de ne pas en avoir fait assez.

    La culpabilité, vient en général lorsque nous avons l’impression, fondée ou pas, d’avoir mal agit d’après notre propre morale ou une morale que l’on nous aurait apprise. Ce qui n’a rien à voir avec le fait de ne pas savoir comment faire plaisir « juste pour le plaisir de faire plaisir ».

    C’est du moins mon avis, il est possible que je fasse fausse route.

    C’est « amusant » que vous disiez que celui qui a un don le partage. Cela me fait penser aux discussions qu’on a parfois lorsqu’on rêve de gagner à la loterie.
    On se demande toujours ce qu’on ferait de la cagnotte. Rarement nous entendons que le gagnant la partagerait, quelques dons bien sur par ci ou par la, mais rarement un véritable partage équitable, contrairement aux dons non matériel comme un talent artistique, ou souvent celui ou celle qui l’a reçu brûle d’envie de le partager.
    Nous en avons un très bel exemple quotidien ici même il me semble.

    Bonne soirée à vous et à tout le monde.

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    michelb

    Lucille,

    « Il arrive qu’on a le sentiment de ne pas en faire assez, »
    c’est là la culpabilité avec laquelle il faut prendre du recul, ou si on ne le prend pas comme une culpabilité, peut-être prendre cette « pression » comme un dopant

     » simplement parcequ’on ne sait pas comment faire plaisir. »
    j’imagine que donner à manger est fait pour nourrir et non de faire plaisir. je réfléchis que le don ne s’accommode pas avec le plaisir.

    Le don anonyme n’implique personne et dehors de sa personne.

    A la loterie, nous avons un gain pas un don, ça change la donne (la donne surprenante expression qui vient de « donner »).

    Le don de Personne m’est apparu en mirage, c’est unique dans l’univers.

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    Lucille

    Michel, n’avez-vous jamais éprouvé du bonheur en organisant un repas entre amis ou en famille ?
    Ce n’est la pas tant le fait de « nourrir » ses convives qui fait plaisir, mais bien le fait de les satisfaire, de faire en sorte qu’ils soient heureux.
    Autrement il serait beaucoup plus simple de les emmener au restaurant, ce qui peut être également une source de satisfaction personnelle. Le plaisir étant décuplé si nous sommes en plus un piètre cuisinier.

    Je ne sais pas si c’est la une manifestation de l’égo, cet être mystérieux dont tout le monde parle comme d’un ennemi avec qui il faudrait composer et qui est, à mon avis, souvent la principale source de culpabilité lorsqu’on y pense et que l’on commence à se dire « suis-je égoïste pour satisfaire autant mon égo et trouver de la satisfaction à faire plaisir ? »

    Pour moi, le don, ou le partage, peut donc tout à fait être source de satisfaction pas forcément égotique mais contribue plutôt à partager un plaisir ; Le plaisir de faire un bon repas puis de satisfaire ses convives qui à leur tour partagent leur propre plaisir en manifestant leur satisfaction.

    Mon exemple à propos de la loterie était un exemple, et pour être franche, je trouve cela un peu « capilo-tracté » (tiré par les cheveux) de jouer sur les mots.
    D’autant que le gain obtenu à une loterie, n’est effectivement tout à fait donné s’il y’a eu mise avant, mais l’on peut aussi imaginer avoir obtenu le gain après avoir trouvé un billet gagnant.

    Que voulez dire par « Le don de Personne m’est apparu en mirage, c’est unique dans l’univers. » ?

  • avatar
    michelb

    Bonjour Lucille,
    Disons que je distingue plaisir et bonheur, peut-être à tort.
    Je dirais le bonheur de partager/d’avoir partagé et non le plaisir de partager/d’avoir partagé.

    Mais en relation amoureuse, il est possible de partager le plaisir. Ceci n’est pas « capillo-tracté ». Les jeu de mots amusent (humour) et donnent une direction (sérieux), aime ton prochain (amour). Tout une question de repères.

    « Le don de Personne m’est apparu en mirage, » un mirage, une illusion, je ne sais si c’est la beauté, à priori, je dirais non, je n’ai pas analysé ma première rencontre de Personne sur le Net,il y aura d’ailleurs bien plus que ça toujours.

    J’ai vu cette femme déclarant  » DSK n’est plus « , http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/dsk-nest-plus/
    Ce courage si culotté à cette époque de « défendre » l’indéfendable, un charisme détonnant et toujours des textes si merveilleux, si dérangeants comme Personne dit, mais arrangeants si l’on est de bonne volonté, dans le fond.
    J’écrivais un article sur DSK, ce mirage m’est apparu par pur hasard, et parce que c’était un mirage, il s’est effacé à mon esprit.

    Puis plus tard, Lhatem m’a poussé vers ce blog-ci, j’ai appris à connaître Personne, à mon mirage, il s’est affirmé dans sa pleine réalité, bien que virtuelle, Personne est quelqu’un, une belle personne qui n’a rien d’ordinaire. J’aime l’être de cette femme, partager avec elle l’impossible.

    « c’est unique dans l’univers. », un don de Dieu que je n’aurais jamais imaginé. Voilà comme Personne partage aussi le bonheur. J’espère que mes compétences et vertus partagent avec elle aussi, qu’elle en est heureuse.

  • avatar
    Lucille

    Je comprends à présent mieux ce que vous vouliez dire en parlant de « mirage ».
    Il est dit que « le hasard fait bien les choses » et c’est en effet souvent le cas quand nous découvrons quelque chose de bien sans l’avoir forcément demandé ou cherché.

    Effectivement en relation amoureuse le partage apporte généralement du bonheur et du plaisir, dans tous les sens, du terme, s’il n’ya aucune contrainte d’un coté comme de l’autre.

    Vous me voyez enchantée de vous faire rire avec mes expressions, il m’en reste quelques une dans ma poche, mais je préfère ne pas tout sortir d’un coup, cela gâcherait le plaisir.

  • avatar
    michelb

    Je suis heureux, Lucille, que vous ayez compris ce que j’ai senti. Ce qui n’est pas simple à faire ressentir.
    J’imagine bien qu’une fée a plus d’un tour dans son sac pour nous faire plaisir.
    Meilleurs

  • avatar
    Lucille

    Il n’était guerre difficile de comprendre, étant moi aussi arrivée ici presque par hasard.
    Un hasard qui me rend souvent heureuse et émerveille régulièrement mes yeux et mon esprit qui pourrait aisément se perdre dans le vert des yeux de Personne et dans le noir de ses cheveux.
    Mais même une fée doit savoir revenir sur terre de temps à autre.

  • avatar
    Lucille

    Ah si j’étais un homme, je lui dirais…

    Enlève-moi dans une danse
    Envole toi et moi dans l’insouciance
    Injecte moi les feus de ta transe
    Mélangeons nous, las, dans l’espérance

    Les vibrations de nos âmes donneront
    Le plus merveilleux des sons
    Les vibrations quand nos corps s’uniront
    Seront l’écho de nos passions

  • avatar
    michelb

    Lucille, un homme sait aussi rester à sa place, aimer sans même que les corps s’unissent, l’amour peut-être là, même fort, pas contenu mais plutôt libre, aimer sans l’être, ou l’être d’une manière non-orthodoxe. Tu parlais de regarder une oeuvre d’art en changeant d’angle de vision. Avec Personne, j’ai appris tellement, que je ne soupçonnais pas, correspondant à ses divers angles de la réflexion dont tu parlais.
    Ton poème est amoureux passionemment.
    Plus que de passion qui crève les yeux, mon âge me rend plus sage pour aborder l’amour d’une femme s’il en ait besoin. Il, y a donc plus intense que la passion.

  • avatar
    Lucille

    Michel, rassurez vous, mon poème ne sont que des mots qui traverse mon esprit et que je partage, mais ne s’adresse à personne en particulier ni à Personne.
    Comme je vous le disais une fée doit savoir revenir sur terre, et encore plus dans mon propre cas ou je ne perd de vue ma « mission » qui est de protéger un corps, et par conséquent me protéger par la même occasion, comme la tortue avec sa carapace qui pointe le bout de son nez pour faire coucou mais qui sait ou se trouve sa place.

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    Lucille

    Encore une fois, il s’agit de « point de vue » et vous n’y avez vu qu’un seul.
    Des jolis mots, même passionnés, peuvent parfois être écrit juste pour le plaisir de les écrire, comme un peintre prendra plaisir à donner quelques coups de crayons.
    Voyez la plutôt une facette d’une personnalité et pas forcément quelque chose de mal.

  • avatar
    Lucille

    Pour conclure MichelB, pardonnez moi si je porte un jugement hâtif, mais votre réponse n’a rien de Sage et montre que nous tous avons encore beaucoup à apprendre de Personne.
    Pardonnez moi pour ce petit panneau lumineux à prendre bien entendu avec humour mais néanmoins avec sérieux.

    Bonne nuit à tous.

  • avatar
    marcenciel

    Rose rouge !

    Rose rouge
    pas seulement belle
    rose rouge
    élégante rebelle tu sors tes épines
    tu griffes à fleur de peau
    l’indélicat, l’irrespectueux
    qui chiffonne, qui retrousse
    ra robe pourpre
    rose rouge
    femme et rebelle
    insoumise, tu aimes
    libre, sans tabou !

    Poème Marc POMMIER
    27 NOVEMBRE 2011.

  • avatar
    michelb

    Lucille,
    Vous n’avez rien dit de mal. Vous me demandez pour Personne, je vous réponds.
    Je ne sais me taire, maladroit que je suis, ma force aussi quelque part.

    « votre réponse n’a rien de Sage et montre que nous tous avons encore beaucoup à apprendre de Personne »

    Je sais que je ne suis pas Sage, c’est pourquoi j’aime apprendre de vous, de Personne, aussi longtemps que le temps, le vent, le souffle en décideront.

    Il est heureux que vous vous mettiez à écrire plus souvent qu’au début où j’ai commencé dans ce blog. Vous étiez fort discrète. Vous nous priviez de belles réflexions. Sentez-vous coupable! Heureusement que vous nous rendez justice aujourd’hui.

    Je suis heureux de n’être pas sage et d’avoir garder mon humour, mon espoir en la vie, dans les gens de bonne volonté, il y en a encore beaucoup.
    Belle journée

  • avatar
    michelb

    Bonjour marcenciel,
    Très joli poème, en si peu, condensé, pour danser.

    Cent tabous, ça bout, marre à bout de souffle, les forts, physique azuré, outre, tombent, à puiser l’Ô. Vive ton regard dans les yeux de mon coeur, ton sourire dans le cours de mon sang, ton bonheur dans le creux de ma peine, notre amour en bataille de nos haines, nos soupirs dans notre hymne à l’amour.

    Merci marc pour l’inspiration, d’un air frais

  • avatar
    Lucille

    Je ne saurais vous en vouloir Michel d’avoir réagit en « mâle protecteur », n’y voyez surtout pas dans ce terme une quelconque attaque ou moquerie, notre propre équilibre étant quelque chose de difficile à trouver et demande un travail de tous chaque instant face aux situations qui se présentent dans nos vies.

    En effet il était de bon aloi pour moi d’être discrète afin de « prendre la température » et aussi pour laisser la parole. Je saurais me taire un peu plus lorsque les habitués feront leur come back, cela fait plusieurs jours que je n’ai vu une seule ligne écrite par Sieur Sans Tête par exemple, Blacksun, Zahoda, et même Revolta sont également très calme ces derniers temps. Cela créé un vide, bien qu’il y’ai de nouveau pseudo qui franchissent le pas pour commenter de temps à autre. Je ne peux que les encourager à continuer, non pas que votre « compagnie » me déplaise mais j’aime lire les autres autant que j’aime écrire et parler.

    Bonne journée à vous, pour ma part je vais prendre de longs bains de soleil.

  • avatar
    hordesful

    Excellente vidéo…
    Quoiqu’il faille avoir quelques notions kantiennes pour la comprendre.

  • avatar
    Samouraï ancolie

    aujourd hui la fleur est belle
    mais demain?
    le sera t elle?
    selon le regard que je pose sur elle
    l amour que je lui porte
    que meme le temps n emporte
    celui qui régénère
    l abreuve de mystère
    douce fleur
    saura tu me reconnaitre?

  • avatar
    Moncef

    Merci à toi Personne de te lire , de t’écouter et de nous enrichir, et j’ajoute cette citation:
    La perfection d’une Personne réside en ce qu’ elle est, et non en ce qu’ elle a.


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