Les chiens de garde 44


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Vous avez peur... si peur de la solitude... au point de vous jeter dans les bras de la servitude.
Il est vrai que les jeunes âges sont propices au chantage. Puisque toute prétendue éducation n'est, tout compte fait, qu'un vulgaire dressage. On fait tout pour que nos enfants reproduisent les mêmes desseins... les mêmes figures... la même raison pure.
Souvenez-vous de la première injonction : ou tu te donnes ou on t'abandonne. Tu as le choix entre servitude ou solitude. Il faut s'y soumettre ou cesser d'être... nous en sommes tous là, à reproduire le même mécanisme, autoritaire, sécuritaire, sectaire.
Malheur à celui qui se rebelle ou se fait la belle... il sera livré à lui-même, délaissé, ignoré ou raillé par tous.
On vous a appris à être servile, on vous a ordonné de servir, de subir les mesures les plus coercitives pour obtenir la sécurité affective. Il ne s'agit pas seulement d'obéir à l'ordre mais il s'agit surtout de le reproduire. Tel quel. Du copié-collé pour ne pas se laisser aller.
Non... vous n'êtes pas vous-même. Vous êtes ce qu'on a fait de vous... un autre qui ressemble à tous les autres.
Pâle copie d'un vieux modèle.
Le même singe auquel on apprend les mêmes grimaces et qui s'éprend des mêmes guenons.
Même univers où l'on doit passer par les mêmes galères... parce que la liberté revient un peu trop cher... solitude, angoisse et décrépitude.

Pourquoi je vous refais l'histoire ?
Parce que vous cherchez obstinément toujours à avoir raison... et savez-vous pourquoi ?
Parce que vous êtes comme tout le monde, incapable d'entendre une autre raison que la vôtre parce que comme tout le monde vous ignorez que cette raison n'est pas la vôtre.
C'est la raison de vos maîtres et de vos ancêtres que vous vous efforcez d'imposer à tout le monde, vous n'êtes qu'un chien de garde... qui veille et surveille la raison de son maître... en étant persuadé que c'est la sienne.
L'homme... ou la femme libre ne cherche pas à avoir raison... mais à savoir les raisons des autres.
Seule et libre plutôt qu'enchaînée au même rocher, celui d'une société qui a peur de vivre et peur de mourir...

 

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44 commentaires sur “Les chiens de garde

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    Nat

    Quel affreux constat…

    Il faudrait traduire ce billet dans toutes les langues, en chinois, en japonais, en russe, en américain, en grec, en finlandais, en algérien, en chti, etc…

    A ceux qui ont des yeux pour lire et des oreilles pour entendre!

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    Monte-Cristo

    Je me suis reconnu, tel que j’étais avant de me sauver, en devenant fou.

    Ce billet contient un grand secret. Il est presque expliqué tel que quiconque peut le comprendre aisément:

    Nos convictions sont le fruit de ce qu’on nous a mis dans l’esprit bien plus que ce que notre esprit s’est mis en lui-même pour se construire.

    Nous sommes des perroquets en effet. Et partant de cette prison, notre seule voie utile n’est pas de chercher toutes les raisons du monde pour prouver que ce qu’on pense est ce qui est le plus vrai. Notre voie utile est de tout reprendre à zéro, c’est à dire se moquer intérieurement de ses propres opinions, s’en défier, et trouver dans les raisons des autres une construction mentale qui ne sera de nulle part ailleurs que de soi-même, au travers des autres ! De leurs raisons, de ce qu’ils pensent.

    Pourquoi ? Comment ? Et finir par CQFD.

    L’éducation c’est préformater comme des animaux, et pas du tout construire l’humanité dans un cerveau. Preuve en est que même dans les grandes écoles on commence par bizuter c’est à dire faire perdre toute dignité et toute individualité face au groupe, face à la caste, tout en imprimant la promesse d’un cachet de supériorité dans la caste en regard du dehors. Supériorité à tous les autres, hiérarchie, élitisme.

    Nos parents, familles, amis, voisins, collègues, tous des chiens de garde les uns pour les autres. Seule libération possible: Non pas détruire son ego comme le dirait Jacou, mais bien au contraire (zombie, no thank’s), c’est développer sa spécificité, sa personnalité hors normes, son tempérament unique, sa folie !

    Et merde à tous les autres ! Sauf à son alter ego.

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    michelb

    Enfin!! J’ai déjà dit combien de fois qu’il faut cesser de penser?? Qu’il faut voir au-delà!!

    Il y a un temps pour tout!!

    Je reviendrais quand j’aurais vu la vidéo (wifi oblige)! tchuss

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    michelb

    Monte-Cristo dit :
    « L’éducation c’est préformater comme des animaux » ce qui n’est pas suffisant.

    « L’éducation » est une chose

    « préformater comme des animaux » est une action

    Une chose est différente d’une action, on ne peut donc admettre le principe d’égalité énoncé.

    Ceci dit :

    L’action « éduquer » peut-être : bien élever ses enfants afin qu’ils soient capables d’autonomie en dehors de toute pensée inadéquate à la vie ou survie (liberté).

    L’action « dresser » peut-être : « préformater comme des animaux » et pourquoi pas « formater comme des animaux » ou mal élever ses enfants afin qu’ils ne soient que contraints de s’aligner aux pensées injectées (emprisonnement).

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    le grand jeu

    Tiens çà tombe bien, Edmond Dantesque voilà de la lecture, Pouvoir de soi.
    La conscience n’est pas un suppôt (sitoire) comme voudrait nous le mettre bien profond toute la gauche dépositaire de ce besoin, caca plus prosaïquement, c’est une manière d’être.
    http://leuwen.perso.neuf.fr/Descombes-Ricoeur.pdf
    Tout n’est que communication,connaissance et reconnaissance, l’expert séducteur juif du vraisemblable Marx, parlait d’un système de production, oh le grossier personnage.
    Bonnes nouvelles, les chiens de garde de l’info sont enfin mordus.
    MARIAGE HOMO: L’EQUIPE DE I-TELE AGRESSÉE
    du 24 au 27 avril 2013 : Les Socialistes ont réussi quelque chose d’inouï, diviser le pays alors que les trois-quarts des Français sont contre le mariage homo. Du coup, la haine des médias a été décuplée, normal, puisque les médias ont fait une campagne massive pour le oui. Hier soir, l’équipe de I-Tele a été agressée devant la rue de l’Université, et privée de caméra, il n’y a pas eu de direct. Le « Médias sales putes » a été régulièrement entendu depuis deux semaines de manifestations, scandé par la foule, à chaque passage d’une équipe télé (en particulier France 2). Si les députés du PS se sont félicités sur le dos du peuple français, il me semble évident que ce « mariage » par les forceps va leur coûter très cher aux prochaines élections. Ce qu’on a tous vu, ce fut un viol du peuple par les politiques et les merdias à son service. La France ne voulait pas de l’Europe, elle y a été traînée de force. Les Français ne voulaient pas du mariage homo, le PS est passé outre. Après, que les politiques ne s’étonnent pas que les Français n’aillent plus voter, dégoûtés par de telles manipulations. Vous avez vu le cirque média pour 2 homos agressés, mais jamais aucune mention de tous les Français qui se font agresser partout en France sur des bases purement racisites. Manipulation honteuse car le message implicite est que si vous êtes homo vous « valez » plus qu’un hétéro, que vous êtes plus protégé par le système. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2013
    Ah la caméra est bien le dieu de la modernité,le média par lui même, il est partout et peut montrer ce qu’il veut, extasie.

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    Pascal

    (suite de http://www.lejournaldepersonne.com/2013/03/face-au-facisme/#comment-24030 )

    Un beau jour de printemps solaire, toujours à l’intérieur du vaisseau spatial extraterrestre posé sur la face cachée de la lune, après une pause dans son cours sur l’étude des terriens, du fait que son maître sage avait dû se rendre à une réunion d’urgence du conseil de la confédération galactique, Citoyen était bien en avance sur l’heure prévue. Forest, lorsqu’il arriva, en fut tout étonné, mais s’approcha de l’écran après avoir salué comme de coutume son élève. Mais il n’était pas au bout de ses surprises…

    Citoyen s’éclaircit la voix avant de le stopper, l’air légèrement contrit : « Hum, maître, je… Je sais pas si vous vous souvenez la dernière fois, mais… j’ai quelque chose à vous dire, ou plutôt j’ai une vidéo à vous montrer ! »

    Forest fronça les plis de son front écaillé un instant, puis s’écarta, lachant juste un « Vas-y ! »

    Citoyen lança la vidéo, et à la fin, il scruta son maître, dans l’attente d’une réaction qui tarda à venir. Le jeune lunien patienta cependant, avec une certaine appréhension.

    Forest finit par prendre la parole : « Après ça, quoi que je dise, tu ne m’écouteras pas vraiment ? Mais… »

    Citoyen : « On peut dire ça ! Cette vidéo dit tout très bien, mais pour conclure ce que j’avais sur les valvules, je pourrais vous citer quelqu’un qui a pourtant été un de leur dirigeant : chaque génération a besoin d’une nouvelle révolution ! »

    Forest : « Mais… aurais-tu oublié qu’il s’agit de pensées terriennes ? Même si en avance sur leur temps, ce sont des pensées d’une autre forme de vie ! Et puis où veux-tu en venir ? »

    Citoyen : « Vous savez le respect que j’ai pour vous ? Mais… Vous me demandez si j’ai oublié ?! Et vous, auriez-vous oublié que vous avez en face de vous quelqu’un de votre espèce ? Nom de &*£ù@^/$% (= injure extraterrestre qui n’a pas son équivalent en terrien) Cela fait trop de générations de notre espèce qui n’a rien fait évoluer ! »

    Forest : « Houlà ! Calme. Je n’ai pas oublié, mais ça arrive à d’autres de notre espèce d’avoir de l’empathie pour les humains au point d’oublier un temps qu’on ne fonctionne pas pareil ! Mais je m’y suis mal pris. Ma question centrale, c’est… où veux-tu en venir ? A quoi te servirait de faire une révolution chez-nous ? La confédération galactique a des règles strictes, mais ça fonctionne bien ! »

    Citoyen : « Pour commencer, pour aider les humains ! Et ne me redite pas ce que je sais déjà ! »

    Forest : « Et qu’est-ce que je suis autorisé à te dire ?! »

    Citoyen : « J’aimerais surtout que vous réfléchissiez avec moi aux moyens de leur venir en aide ! »

    Forest : « Tu sais, vu la manière dont ils se comportent avec d’autres espèces que la leur, ainsi qu’entre eux, d’ailleurs… Si on fait preuve de prudence, ce n’est pas pour rien ! »

    Citoyen : « Oui, mais quand même ! »

    Forest : « Et si tout ça nous retombait dessus après ? La réunion à laquelle j’ai assisté s’est bien terminée, mais il n’en reste pas moins qu’il y a déjà des tensions dans certains coins qui nous concernent, avec d’autres espèces ! »

    Citoyen, n’en démordant pas : « Oui, mais quand même ! »

    Forest : « Bon, libre à toi d’y réfléchir, mais je ne puis t’aider sur ce chemin ! Et n’oublie pas la conclusion… Que feras-tu seul, pour leur venir en aide ? »

    Citoyen : « Je… trouverai d’autres seuls ! »

    Forest : « Bon ! Si un jour tu veux reprendre les cours, tu sais où me trouver ! »

    Sur ces mots, le maître sage quitta la salle, laissant un Citoyen songeur.

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    Samouraï ancolie

    pour avoir des amis il faut faire parti d un groupe et quand enfin vous etes intégré dans ce fameux groupe alors pas questions d avoir un avis différent! vous parlez « groupe » vous agissez en groupe vous pensez? ah non vous ne pensez plus! on pense « groupe » et meme s il faut faire les pires horreurs vous les faites pour ne pas etre exclus
    l enfant c est pareil pour recevoir de l amour il fera n importe quoi et sera donc formaté a vie par pitié laissez les enfants s exprimer se révolter agir réagir pour qu ils puissent etre autonome
    bien sur! nous devons les guider leur montrer le bien les protéger du mal mais nous n avons pas le droit de les formater a notre image cessons donc de nous croire parfait!

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    jacou

    Page admirable
    Si certains se posent les questions : « pour quoi, pour qui ce journal » , assurément cette « ‘une » en serait une des réponses ; à sa façon, à sa manière, Personne est une « ouvreuse » de conscience, le journal, son journal est un média factuel certes, mais il doit son existence à l’esprit dont il est inspiré, un esprit ouvert, déterminé, sans compromis, ni avec le moi, ni avec les autres; la liberté n’est pas octroyée par qui que ce soit , elle vient du fond de soi même et ne peut vraiment se connaître que dans la solitude, solitude ne veut pas dire être seul, cela veut dire se connaître en tant qu’unicité du tout , source du véritable partage .

    En cet « instant » privilégié de l' »histoire » humaine de plus en plus de fleurs éclosent au soleil de la connaissance …..des pétales de copié/collé ? :

    -La fraîche solitude-
    … »Habituellement nous considérons la solitude comme une ennemie. »…

    http://du-tout-et-du-rien.blogspot.com/2011/12/la-fraiche-solitude.html

    Et aussi, pour comprendre la trame invisible …..pour l’instant :

    -2012 : un premier pas vers l’Âge de Soi ?-
    …. »En d’autres termes, pourquoi ne pas se préparer à un saut quantique dans un état de conscience sans ego, qui permettrait de mettre fin aux comportements irresponsables… et, par la même occasion, de connaître un bonheur insoupçonné ? »…

    http://du-tout-et-du-rien.blogspot.com/2012/01/2012-un-premier-pas-vers-lage-de-soi.html

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    Samouraï ancolie

    vous ne pardonnez pas ma différence
    mais c est a vous que vous reprochez
    de ne pas osez me ressembler
    vos certitudes vos opinions vos préjugés
    ont su o pauvre vie assassiner vos espérances

    et pourtant le marteau de mon sang
    bat et frappe encore vos veines
    enfants; nos élans de coeur étaient les memes
    mes reves étaient vagabonds et vos envies bohémiennes
    pourquoi m avoir laissé seul la conscience claire le coeur devant

    si vous saviez comme la vie est belle désirable
    vous ne tueriez pas Mozart en chacun de vos enfants
    nos pas vont l amble de vos jours gris jusqu au néant

    je vous en prie écoutez moi il est encore temps
    ne laissez plus l eau de votre vie désaltérer le sable
    Debout; debout!Debout et marchons a l etoile
    jacques viallebesset

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    poetiste

    Les formatés.

    Certains amuseurs publics de radio ou de télé ne veulent pas se pencher sur le fait qu’ils sont des collaborateurs en temps de guerre économique. Chez ces gens là ; Monsieur, on se garde en étouffant toute poche de résistance comme sous Vichy.
    Abêtir, abrutir, c’est un métier lucratif au service des gros pleins de sous. L’un de ces séides de la dictature économique disait récemment sur une chaîne payante : « Le Net est une poubelle ». Un jour il sera peut-être contraint de dire : « e pur se muove ».
    Ces gens qui se donnent les prérogatives de l’expression, de l’information, voient leur maison s’effondrer, elles y passeront toutes même si elles sont rondes comme un fromage qui dévoile les intentions cachées. Ah ! Qu’il est difficile de passer sous les fourches caudines des vaincus de la guerre du libéralisme économique ! Der Spiegel est en mauvaise posture, c’est tout un symbole.
    Mais quand l’esclavage de l’information sous tutelle capitaliste dit que le Net est une poubelle, on peut comprendre ce que redoutent les mangeurs de fromage : Ils redoutent le journalisme d’investigation, évidemment. Ils redoutent la vérité. On peut louer Média part de ce travail honnête.
    Ils ont enfumé de sous culture pendant des décennies ; la télévision,sitôt inventée, sitôt séquestrée quand les gros pleins de sous avaient compris ce formidable moyen d’anesthésier, de rendre tout le monde vénal pour mieux vendre.
    Voilà un endroit où l’on peut caricaturer le peuple et ses dirigeants sans être inquiété, une manière de sabordage de toute velléité démocratique chez les autres, ceux qui regardent et payent grassement d’une redevance.
    Le milieu est investi par des sociétés de production si lucratives que la cour des comptes a dû s’en mêler, mollement, car on ne va pas facilement a contrario de la course folle contre le mur, même si on est conscient du point de non retour.
    On a vu les drames, les aberrations engendrées par ces sociétés de production et j’en veux pour preuve l’émission : « Ca se discute ». Se faire des ronds en mettant en vedette des gens souffrants, assez naïfs pour accepter les invitations ; on se demande où est la perversion, où est l’inconscience, où est l’appât du gain : Au même endroit, mon général !
    J’ai regardé cette émission, sans pouvoir tenir plus de deux minutes et je me disais que son animateur était en grand danger de péter les plombs. Je m’étonnais que dans son entourage, sa famille, on ne criait pas casse-cou. Les affaires juteuses sont trompeuses : paix à l’âme de cet animateur passé de la gloire au dérisoire.
    Et voilà qu’on nous produit des émissions en lesquelles ces animateurs viennent proposer leurs états d’âme, leur biographie : La télé se regarde le nombril. Distraire à tous prix, telle est sa vocation malsaine.
    Rabaisser cette distraction à un infantilisme d’école maternelle par des imitations, c’est encore une production exploitation d’autant plus nocive qu’elle s’inscrit comme forme de culture, culture parasite qui vient occulter tout ce qui pourrait être édifiant pour tous.
    On s’était fait des illusions à l’avènement de la télé, on pensait à un outil de culture, c’était sans compter ceux qui comptent toujours plus vite que vous, qui ont un péage sous forme d’horodateur dans le crâne. On va à Paris pour se faire une place de Pharisien.
    Aujourd’hui, une porte s’ouvre à l’expression de chacun : le Net. Mais celui-ci ne fait pas place nette, loin de là ! La servitude des hommes est tellement une seconde nature depuis des siècles que l’on croit pouvoir profiter de cette brèche à bon escient, comme on aurait pu le faire avec la télé. Eh bien non ! Ce n’est pas gagné.
    C’est un concert de revendications qui s’exprime sur le Net : les gens du peuple ont été bien formatés pour s’entredéchirer, se vouer une haine à en perdre leur temps pour que les caisses ne sonnent plus que du côté des paradis fiscaux, là où tombe l’argent volé et l’argent sale.
    On n’est jamais assez préparé à une révolution, trop de casseroles derrière soi. On n’est pas apte à la liberté, trop prisonnier de soi pour cause de formatage social.
    On réclame, on consomme, on se croit toujours persécuté sans jamais se l’avouer, ce qui fait que le cadeau de la liberté du Net ne peut convenir si on n’est pas libéré.
    D’autre part, on se le fait vite voler, les révolutions Arabes nous le prouvent. La division pour régner est partout, les trolls ne sont pas que sur le Net.
    Alors la question : je ne sache pas qu’il soit question de fric dans ce que nous avons à exprimer et si ce n’est pas la bombe de l’amour que nous voulons poser ici, nous ne changerons rien à l’usage de l’outil technologique en passe d’être récupéré.
    Aimer, c’est donner de soi, de ce que l’on a pris en trop pour soi ou contre soi, pas polémiquer contre son groupe, à moins d’y mettre de l’humour qui dénote toujours un peu d’amour. Je crains les gens sérieux, ils cachent toujours le tragique de la guerre.
    Un peu de solidarité ministérielle dans les rangs du JDP, SVP !
    Mais non, on ne vous méprise pas ! On est une bonne équipe et la reine a un tact fou pour arranger les frictions de nos différences au mieux. Là aussi on peut profiter de l’opportunité et ne pas trouver cette liberté trop lourde à porter pour nous.
    Je t’aime, moi non plus. Quand arrête-t-on ce dialogue de sourds ?

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    jacou

    @Monte-Cristo dit :
    « Non pas détruire son ego comme le dirait Jacou, mais bien au contraire (zombie, no thank’s), c’est développer sa spécificité, sa personnalité hors normes, son tempérament unique, sa folie ! »
    -Je n’ai jamais dit qu’il fallait détruire ( ah, les interprétations ! ) son ego, j’ai dit, je dis qu’il faut le voir et le considérer pour ce que nous en avons fait : un fourre-tout de nos croyances, conditionnements, peurs , tutti quanti, auxquels nous nous sommes identifiés !, voir cela s’est commencer à sortir de sa prison aux barreaux virtuels .
    Crier à la liberté, trépigner de ne pas être entendu ne sert strictement à rien tant que l’on ne s’entend pas SOI-même, c’est ce qui est le plus difficile, en réalité c’est la source de toutes les difficultés .

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    Monte-Cristo

    Eh bien remplaçons « un fourre-tout de nos croyances, conditionnements, peurs », par « sa spécificité, sa personnalité hors normes, son tempérament unique, sa folie ! »

    Je ne crois pas que nous soyons notre premier ennemi, que nous devions guérir en perdant quelque-chose, et je ne crois pas à une dépersonnalisation. C’est ce qu’on fait dans toutes les sectes dangeureuses, celles qui vident le cerveau en prétendant remplir une âme dont on ne sait rien, ou un coeur auquel on prête n’importe quelle vertu soi-disant universelle alors qu’elle est juste une glaciation de son ressenti, de ses émotions, de soi-même. Je ne crois pas en « l’éveil » (piège à cons) ni nulle autre « évolution » spirituelle personnelle au sein d’un groupe, quel qu’il soit.

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    jacou

    MAGISTRAL !!!

    -La solitude de l’amour, l’isolement de la peur-

    … »Le processus égoïque est potentiellement destructeur et dysfonctionnel, il est incapable d’être en relation autrement que par des positions d’attaque et de défense qui établissent un monde de séparation et de conflits. L’égo vénère l’égo et la seule chose qu’il ignore est ce qu’il est vraiment. »…

    http://www.arcturius.org/chroniques/?p=11090

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    Monte-Cristo

    Ma nourriture c’est l’évolution spirituelle personnelle en dehors de tout groupe, quel qu’il soit. Piti Djidaille Jacouille la Fripouille (je trouve le jeu de mot marrant donc je ne résiste pas, mais je n’en crois pas un mot bien-sûr, je plaisante!)

    Te Salutant ! (Morituri, comme tout le monde)

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    LangueAuChat

    @ Monte-Cristo
    Humour un peu malsain et nauséabond ce matin, PETIT KOALA, essayez d’arrêter les bédots et l’alcool de bon matin, c’est mauvais pour la pincée de neurones qu’il vous reste.

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    LangueAuChat

    @ Monte-Cristo

    Vous dites:
    Je ne crois pas en « l’éveil » (piège à cons) ni nulle autre « évolution » spirituelle personnelle au sein d’un groupe, quel qu’il soit.

    Vous ne le savez peut-être pas encore mais vous faites en réalité partie d’un « tout » que vous le vouliez ou non. Ainsi vous aimez vous donner des attitudes de faux rebelles qui ne sont en réalité pas vraiment vous mais plutôt un genre de copié-collé. Concernant tout ce qui est de l’ordre du spirituel, il est facile de taxer tout et n’importe quoi de « sectaire » cependant c’est souvent le propre d’un certain obscurantisme tendant à nous renvoyer au moyen-âge où l’on brûlait chats et sorcières à tout va et où toute forme de croyance ou connaissance était comme prohibée et donc cachée à cause de la bien-pensance d’une pensée unique dont les gens comme vous faisait l’apologie. En d’autres termes vous êtes un imposteur, régressif et ignorant de surcroît, certainement pas un révolutionnaire.
    J’ajoute en plus que vous aboyez beaucoup mais ne faites rien de concret pour lutter contre les vrais mouvances sectaires dites dangereuses, je suis même prêt à parier que vous les soutenez sans même vous en rendre compte!

    Ainsi quand vous dites:
    « Ma nourriture c’est l’évolution spirituelle personnelle en dehors de tout groupe, quel qu’il soit. »

    Vous mentez et surtout vous VOUS mentez, car je sens que vous y croyez à fond. Il faudrait que vous partiez quelques semaines dans le désert (ce qui nous serait fort agréable) pour revenir nous dire que vous avez compris ceci ou cela.

    Je pense que la fumette vous obscurcit l’esprit, et vous êtes endoctriné comme ces Ashishins l’étaient, le fanatisme entretenu par une drogue distribuée sous forme de breuvage pour les fanatiser, réduire leur champs de vision. Je vais tenter de vous « débloquer » en vous apportant un conseil: Commencer par essayer d’éliminer les impuretés sur le plan physique car elles vous maintiennent dans un mauvais état de conscience et vous ne le voyez même pas, vous êtes dans la position de quelqu’un dont l’esprit est influencé par la matière, c’est pourquoi toute notion d’éveil restera inaccessible tant que vous n’aurez pas inversé ce processus, fait votre, vos propres révolutions (car elles sont nombreuses), seule révolution à faire pour vous réellement au lieu de passer votre temps à vous enfumer en cassant les pieds des gens aujourd’hui: Virer donc toutes ces bouteilles vides dans votre cage de petit koala et rangez aussi votre espace car je vois d’ici le désordre.
    Et maintenant, action! Bonne révolution!

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    ToutLeMondeEtNimporteQui

    Toutes les raisons, qu’elles soient innées ou acquises, ne font qu’accompagner notre condition humaine dans l’ultime quête de la vie : La certitude absolue.
    Dans l’espoir de l’atteindre et en désespérance de s’en passer, on se fait des raisons de vivre. Et pour moins souffrir, on laisse aux générations futures une trace de nos corps et de nos esprits.
    Mais laquelle…?

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    clobala

    Premier contact, première vision, je vais tout regarder, tout écouter vous êtes belle et l’interpretation captivante au service d’un texte actuel et néanmoins ancré dans l’histoire philosophique: Soyez résolus de ne plus et vous voilà libres (La Boetie) relié aux chiens de garde de P.Nizan…..On pourrait trouver de toute évidence ,moins bonne compagnie!

  • avatar
    Marie-pervenche Ruiz

    Effata, qui du mien
    est la saine volition,
    qui ne soupire à rien,
    ni à dieu, ni à saint.
    Effata… de mes pauvres va-et-vient ,
    où commence cette « germination »
    qu’« inertie » et pure « action »
    avaient soustrait à mon amblyope perception ?

    Effata… toi qui du «sentio»…
    et du « creo »
    à présent m’amène
    à toucher du doigt l’hymen !
    Toi qui te fait l’écho
    de mes questions qui coulent à flot
    ne m’en sers- tu pas une non-mienne,
    et bien plus humaine ?

    De celui d’un ici-bas
    à cet autre qui est là,
    Effata ne présages-tu pas
    l’effata à un autre effata ?
    Mais comment faire cas
    de cet autre en « moi »…
    d’une expérience en soi,
    ne serait-il qu’un des choix ?

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    Gaëlle Boutet

    Il y a d'autres façons d'accompagner les jeunes, les enfants, qu'on soit leur parent ou leur enseignant, éduquer à soi-même, à la liberté, au bonheur, tel est le vrai devoir des "maîtres", et non la reproduction de leur "pouvoir", l'autorité (en réalité et si je te suis bien, leur servilité au modèle).

    Tu décris en effet un "dressage" et non l'éducation, qui est l'art de conduire, de guider les plus jeunes qui en ont besoin pour ne pas se perdre dans la jungle des signes qui nous entourent. Les guider vers quoi, vers où ? Mais vers l'accomplissement de ce qu'ils sont, "deviens qui tu es" est la devise du professeur.

    Bien sûr c'est plus difficile quand on est parent, la reproduction est un acte dangereux… Alors oui il faut se faire chien, fidèle, protecteur et grondeur, je suis l'esclave de l'obligation que j'ai contractée envers mes enfants le jour où, chienne lubrique ! je les ai conçus : ne pas les laisser me ressembler.

    Pfff, c'est difficile, tu m'as cassé le moral.

    Se mettre au service de qui on aime, c'est une nature, je pense. Il en faut bien des esclaves, pour qu'il y ait des hommes libres, les gens comme moi sont la garantie de l'existence des gens comme toi, tu fleuris sur notre laideur et notre bassesse ; dans un monde libre et heureux, quelle Personne serais-tu ? Tu l'ignores toi-même, tu accomplis ton devoir, et j'accomplis le mien.

    La seule chose que je puisse faire, c'est reconnaître et accepter ma nature, servir du mieux que je peux mes enfants, mes élèves, les aimer pour ce qu'ils sont et transmettre de ce que je suis, comme une transfusion, comment ils réagiront à mon sang, ça les regarde, mais moi je ne peux pas garder pour moi tout ça, j'ai cruellement besoin des autres pour me réaliser, oui le vide affectif est terrible, mais pas un effet de l'éducation, un effet de l'existence simplement, tout ce qui est fait l'expérience de la solitude.

    Je me sens triste maintenant. Jugée, encore une fois. Mais c'est toi qui te trompes, partager la chair, ce n'est pas partager le moule. D'où sors-tu, toi, l'être libre ? Du ventre et des bras d'une mère. Qui t'a nourri ? L'école, la littérature, seulement après, les rencontres. Je pense avec peine à mes pauvres maîtres, conspués, humiliés, oubliés, mes grands auteurs, mes amis, les seuls avec qui j'ai pu parler quand j'étais jeune, les mêmes tu les as lus, les mêmes ont fait la chair de ton esprit, sans eux pas de Personne ! et toi tu participes au lynchage ambiant, à bas les parents, à bas les enseignants, à bas les livres, mais c'est juste à bas les cons qu'ils faudrait dire, ceux qui n'aiment rien ni Personne, qui n'ont rien à donner et ne veulent que prendre, tu te trompes de cible.

    Le conformisme est un instinct de bête grégaire. Enseigne à l'homme à écouter ses instincts de loup ou de ver de terre, entraîne-le à la solitude, rends-le endurant à l'effort d'être soi. Apprends-lui l'humilité aussi, celle d'accepter sa nature quelle qu'elle soit, d'accomplir son devoir dans la joie. Montre-lui que la responsabilité est la liberté, et non la fuite, non l'ignorance et non la paresse.

    Lutter dans ce monde c'est s'engager au quotidien, avec ce qu'on est, avec ce qu'on a, accepter de mettre les mains dedans. Ma manière à moi c'est d'être mère et d'être prof. Tu n'as pas le droit de juger ça sans me connaître et sans savoir comment je le fais.

    Je pense que tout s'apprend, y compris la liberté et l'amour.

    🙂

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    jacou

    A l’intention de Gaëlle Boutet

    EDUCATION :

    Introduire le développement personnel à l’école ?

    Par Bruno Giuliani ( enfant,élève, prof., parent )

    Pourquoi certains enfants aiment l’école alors que d’autres la détestent ?
    Pourquoi certains réussissent bien leur scolarité alors que d’autres sont en difficulté voire en total échec ?
    Pourquoi notre école est-elle en crise ?
    Comment l’en faire sortir ?

    https://www.google.com/url?q=http://www.meditationfrance.com/archive/2006/01i.htm&sa=U&ei=8siRUvHeNoeW0AXq3YDYDQ&ved=0CAgQFjAD&client=internal-uds-cse&usg=AFQjCNGhLpdToBiNduITUOVECHlhKYDy3w

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    Gaëlle Boutet

    @Jacou : merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant, je me reconnais complètement dans cette vision de l'enseignement et de l'éducation, "l'école du bonheur" !

    "Le but de l’école n’est pas seulement de transmettre des connaissances ou de socialiser les enfants, il est de transformer un être immature en personne autonome, responsable et épanouie, capable de bien vivre avec les autres, conformément à son désir." Voilà, tout est dit.

    Malheureusement, notre école ressemble, et ce malgré les désirs réels des élèves et des (bons) maîtres, à notre société, faisant de l'intégration à un monde formaté une priorité sur la réalisation de soi. C'est pourquoi il est souhaitable que les enseignants qui veulent vraiment éduquer au bonheur fassent acte de subversion en intégrant la quête de soi à leur enseignement. Il est très facile pour un enseignant de mettre en place des actions subversives : ateliers-psycho, ateliers-philo, séances de yoga… et, au-delà, toute activité qui tend à mettre l'élève en contact avec soi-même, les arts, les sports, la littérature, mais aussi avec le monde, gage d'ouverture et de compréhension à et de l'autre (et comment être soi-même sans intégrer les autres ?) : les sciences, l'histoire…

    L'école est en principe un lieu merveilleux, où tous les possibles sont ouverts. Tout ce que notre société parvient à en faire, c'est une grise prison pour la majorité des élèves, dont les enseignants malheureux deviennent les geôliers.

    Perso, je ne renonce pas, je trouve que j'ai un pouvoir immense, je fais très attention à ce que j'en fais, j'exerce mon métier en toute conscience, c'est souvent effrayant, mais j'aime prendre des risques ! Et puis, en même temps, il ne faut pas se prendre trop au sérieux, après tout on ne compte pas autant pour les jeunes que ce qu'on pourrait croire, ce qui compte c'est ce avec quoi ils sont mis en contact, la graine qu'ils auront engrangée, et ce qu'ils en feront plus tard, tout ça n'appartient pas à l'éducateur (parent ou prof), nous ne sommes que des passeurs.

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    Nat

    @Gaëlle Boutet

    Je crois que vous avez sous interprété ce billet Personne. Elle ne faisait qu’y brosser le portrait d’une certaine catégorie d’individus, en s’adressant à eux pour les interpeller…

    Nat

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    Gaëlle Boutet

    @Nat : oui, peut-être, ou surinterprété, ce qui serait bien de moi. (je fais partie de la catégorie en question : tous les éducateurs sont confrontés à ces questions : qu'est-ce que je transmets ? comment être sûr que je fais bien ? En quoi suis-je légitime ? Les mêmes questions, j'en suis sûr, que se pose un poète. Même si je persiste à croire que sa responsabilité est moins engagée. (sans offense, Révolta ! -pffiu, y a des flics partout ici pour surveiller ce qu'on dit, j'ai intérêt à me tenir à carreau hein !) )

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    Pascal

    http://www.youtube.com/watch?v=e1LRrVYb8IE

    http://www.youtube.com/watch?v=o21qq4bvQ7c

    Il a été aussi question d’éducation, sous une autre forme, sur ce billet : http://www.lejournaldepersonne.com/2013/09/laicite-a-la-tarte/

    et « servir » sur celui-ci : http://www.lejournaldepersonne.com/2013/09/jai-quitte-quelquun/

    Mais dans tous les cas, si un billet, un propos vous touche, ne pas oublier :

    Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d’actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d’assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L’humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n’est l’otage d’aucun parti, prisonnier d’aucune opinion, dupe d’aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l’événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats.

    En tout cas, merci d’avoir partagé votre avis de manière étoffée. Entendre une raison autre que la nôtre peut permettre de comprendre d’autres points de vue, une porte sur l’autre, les autres :

    « Parce que vous êtes comme tout le monde, incapable d’entendre une autre raison que la vôtre parce que comme tout le monde vous ignorez que cette raison n’est pas la vôtre. »

    Bon dimanche !

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    Nat

    @Gaëlle Boutet

    J’ai bien pris acte de ce qui, selon vous, vous a fait réagir de la façon avec laquelle vous avez réagi. Personne est sans doute contente de voir que son travail vous amène à d’autres réflexions, comme on va de réflexions en réflexions, jusqu’à celle de vous demander à quel point vous pourriez être proche d’un poète. Il pourrait s’engager une discussion suite à votre opinion que vous avez exprimée à propos de l’engagement des poètes en comparaison à celle des enseignants. Qui s’engage le plus? Le poète, l’enseignant, le policier, ou le simple lecteur du Journal de Personne? Vous avez pu constater que des lecteurs pouvaient s’engager au point de vous mettre la pression comme le feraient justement des policiers ou des agents de la stasi. Au reste, vous avez de l’humour à revendre, je vous remercie de nous l’offrir gratuitement sur ce site. C’est votre façon de montrer votre engagement, la mienne est bien moins remarquable. A chacun sa façon de faire. Mon opinion à propos de l’engagement: on s’engage ou ne s’engage pas, mais quand on s’engage, on s’engage! Idem pour le dégagement ou l’apostasie.

    Nat

  • avatar
    Nat

    Si j’étais malhonnête, je m’amuserais à dire que c’est à l’occasion de l’anniversaire de Personne que je ressors un commentaire amical à son égard. Mais, comme ce n’est pas le cas, je me contente de dire que je remets le lien vers le commentaire que j’avais rédigé pour ce billet, « Les chiens de garde », car, le lien que j’avais posté à l’époque sur cette même page n’y conduit plus. Bref… qui voudra apprendre une autre interprétation que la sienne pourra en avoir un exemple qui, je l’espère, apportera un peu plus de recul à ceux et celles qui en manquent.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/07/nathanael/comment-page-2/#comment-28520

    Bon dimanche,

    Nat

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    Gaëlle Boutet

    @Jacou : oui, je vois ça ! (c'est bien : chacun selon sa nature, ouaf ouaf ou miaou, on est tous très bêtes ! Et mieux vaut défendre Personne que rien du tout…)

    @Pascal : je ne cherche pas à avoir raison, je cherche à exister, c'est pathétique certainement, mais faute d'être tout simplement, c'est tout ce que j'ai trouvé ! Je prends bonne note du billet sur "ma liberté une pure vacuité" http://www.lejournaldepersonne.com/2013/09/jai-quitte-quelquun/

    Je crois sincèrement (parole de vaincu ?) que c'est le chemin qui compte et non l'arrivée, le combat et non la victoire, la libération et non la liberté, vains mots pour moi, cynique que je suis, défaite d'avance, coupable et repentante, témoin honteux, vaine existence, ô lui donner un sens !

    Faire avec ce qu'on a, avec ce qu'on est, je le répète, c'est tout ce que je peux. Et je vous envie, vous autres qui savez mieux, plus sûrs et plus durs que moi, mais chacun selon sa nature.

    Chère Personne : tu es l'école de la désespérance, pour cela je t'aime encore mieux, j'ai envie de mourir tellement tu es belle, ta haine ou ton mépris sont encore choses chères à mon coeur, l'esclave a besoin d'admirer, tel va l'ordre du monde (que tu participes à construire…)

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    Gaëlle Boutet

    @]Nat : http://www.lejournaldepersonne.com/2012/07/nathanael/ : superbe article, l'amour et sa proclamation sont aussi une action concrète, "tout discours est un parcours" (M. Serres), "l'amour est un discours " (R. Barthes), d'où je conclus ce qu'on a toujours su : il faut souffrir pour aimer.

    De l'humour, j'en ai quand je peux, cela aussi est un luxe, facile pour moi de sourire aux insultes, de cela je suis riche ! 😉 Prendre la poésie, la vérité, la beauté en pleine face… voilà un autre exercice. Merci Personne !

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    Gaëlle Boutet

    @Nat encore : je manque de recul presque tout le temps, la faute à un grand corps empoté qui ne sait pas quoi faire de lui-même, dur de trouver sa place quand est moins que personne… Merci pour cette mise en perspective. (mais j'étais déjà persuadée qu'on a affaire à une vraie Personne ! Personne ne peut comme elle se mettre à la place des autres si elle n'est pas une vraie (c'est à dire une petite) personne…

    C'est ce qui fait en grande partie la beauté de ses textes : ils nous ressemblent comme.. Personne !

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    Serge Kochanski

    La servitude est sans doute une des contraintes humaine qui exista de tout temps, mais dont l’apparente barbarie conditionna aussi tous les progrès que nous avons connus. La loi du plus fort a toujours asservi les plus faibles. Cette dépendance totale à un supérieur hiérarchique, nous la retrouvons dans toutes les civilisations.

    Au temps des colonies, du servage et de l’esclavage des peuples entiers (asservis en interne…) furent mis sous le joug de la servitude des envahisseurs, eux-mêmes structurés en grands chefs, moyens chefs, petits chefs et subalternes, les uns tous dépendant des autres.

    Au plus haut niveau tous nos dirigeants politiques sont asservis par un « empire » financier dont les dirigeants eux-mêmes sont « tenus » par l’argent, la bourse, le marché des biens, des services et des matières premières.

    Tous ceux qui ont le statut d’indépendant, artistes, artisans, commerçants, professions libérales sont asservis par le « client-roi » qui peut décider de leur réussite, de leur richesse ou de leur misère. Les agriculteurs si loin des cités-usines ne sont-ils pas totalement dépendants des insectes et des conditions climatiques pour faire une bonne récolte ?

    Ce que nous, citoyens, connaissons le mieux aujourd’hui, c’est l’asservissement au système économique capitaliste, croisé avec des systèmes politiques plus ou moins totalitaires.

    Et en ce qui me concerne, tant qu’à asservir un animal, plutôt qu’un oiseau en cage ou un « chien de garde », j’ai toujours préféré les chats pour leur soi-disant indépendance, alors qu’ils dépendent quand même de nous !

    Avec toutes ces considérations matérielles, nous sommes loin de nos asservissements physiologiques et psychologiques, religieux, moraux voire spirituels. Car même les incroyants sont asservis à la volonté divine, qui a droit de vie et de mort sur nous, en ne nous promettant la vie éternelle que si, comme des enfants, nous faisons bien nos devoirs au cours de notre vie terrestre !

    Cela rejoint le chapitre de notre éducation et celle de nos enfants, qui ne saurait renier des principes d’asservissement incontournables qui conditionnent l’évolution de l’humanité toute entière.

    Personne écrit ; »Souvenez-vous de la première injonction : ou tu te donnes ou on t’abandonne ».

    Oui, dans notre vie personnelle et sentimentale, souvent nos états d’âme font l’impasse sur notre liberté d’esprit pour se soumettre à l’empire passionnel d’un être cher ou d’une vérité majeure.

    Moi je prétends, quitte à être de toute façon asservi de toutes parts, que l’amitié indéfectible que je « porte » parfois comme un fardeau à d’autres personnes sur la même longueur d’onde et que je ne veux surtout pas perdre, est effectivement le meilleur rempart pour atténuer notre solitude mutuelle, maintenant et pour l’éternité.


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