Et la vérité, qu’est-ce que c’est ?
Sinon l’affaire de deux sensibilités… de plusieurs sensibilités
D’une infinité de sensibilités… qui aspirent à l’unité.

Car j’avais faim et vous m’avez donné à manger
J’avais soif et vous m’avez donné à boire
J’étais une étrangère et vous m’avez bien accueillie
J’étais nue et vous m’avez vêtue
J’étais soucieuse et vous m’avez ôté mon souci
J’étais en prison et vous m’avez rendu visite
Car je vous le dis en vérité,
Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de mes frères
C’est à moi que vous l’avez fait.

Car Je suis… comme le Christ roi…
Je songe plus à vous qu’à moi!

 

Commentaire attitré – M-B
Le Christ est communiste

scénario : Une femme reprend les paroles du Christ très peu modifiées et harangue le monde entier de réfléchir à ces paroles.

scène : Elle se déroule en 3 tableaux. Le premier sur fond gris. Où l’on pressent de la voir, une belle nature en fond d’écran, mais celle-ci portée par la musique d’une voix de femme chantante que l’on pourrait presque confondre avec la perfection d’un instrument de musique si ce n’est la perfection de la voix humaine que l’on “intuitionne”.

Le premier tableau est triste. Il ne joue que sur l’image d’un visage pour raconter une histoire. Un visage tapi dans l’ombre, l’ombre, l’ombre, qui s’éclaire délicieusement à la lune lorsque les yeux la regarde telle qu’elle est une prière aux cieux. De ce visage, sans paroles, mais de signes parlant, protégé malgré tout d’une étoffe lourde et sombre, on peut remarquer que rien ne joue alors que tout joue d’apporter l’émotion, sensiblement indiciblement invisiblement pudiquement, que les larmes se retiennent car il n’est pas nécessaires qu’elles parlent. Les commissures des lèvres se pliant doucement, servilement aux désastres désespérants d’un monde qui s’étiole, d’un immonde qui se “gloriole”, les yeux discrètement regardent le ciel puis le vague car la douleur de l’espoir d’en avoir encore est profonde et titubante.
Bien que cette scène soit triste, elle est aussi de dire “oui, nous sommes faibles, il n’attend qu’à nous d’être, simplement.”
Pourquoi parler de tout ce qui a déjà été dit? Il s’agit à présent que les yeux cherchent juste et qu’au regard trouvé les larmes, l’émotion se laissent montrer.
40s secondes d’une pur chef d’oeuvre qui ne dit rien de tout ce qui se ressent.

Puis le titre apparaît et la voix dominante du chant s’estompe doucement en vocalises montantes et descendantes, rapides comme le sont les passions, les coups durs, les émerveillements et s’éteint à la parole de la femme.
La seconde scène reste grise comme triste est la raison qui ne sait voir le cœur en tout mot, en tout acte. “Qu’est-ce que la vérité?” Et quoi de plus quand nous la sachions? Sachant que toute vérité est bonne à dire, elle n’est que le reflet de notre esprit. Notre miroir.
17s d’une discours d’une femme qui ne tourne pas en ronds mais derrière une colonne d’un temple instituant par la blancheur les beautés que l’on souhaite dans la vie en commun. Blanc de la pureté posé dans des mots : liberté, égalité, fraternité, jamais appliqués par les gouvernants qui ont soif d’injustice, d’insensibilité, de se protéger dans le vide, avides à vide.
Remarquable la capacité de l’actrice de passer d’une profondeur émotionnelle considérable à une scène rationnelle scholastique déjouant le masque du scientifique qui tente de faire croire qu’il sait simplement parce qu’il traverse ses passages cloutés par lui-même. Or l’info relativise tout et chaque détail compte tel que le tremplin magique que nous impose l’actrice d’un visage humain ferme, de passer, de contourner les coulisses du conventionnel, derrière les poteaux de prisons, certes jolis, à l’emportement d’une musique tournante, dessinée de suspense, vers le message du Christ revisitée et coloré.

A 58s, la troisième et dernière scène est colorée visuellement le fond d’écran est d’une belle floraison que caresse le vent impertinent et joyeux qui danse d’une musique techtronique tapotante du clavier, claviardeuse à raconter des discours joyeux d’être d’espoirs et d’horizons. Nous connaissons cette actrice qui dispose de dons extraordinaires dont celui d’imiter formidablement.
Elle a donc choisi très judicieusement d’emprunter une voix caverneuse très légèrement afin de la rendre mâle avec, ce qui est impresionnant, d’augmenter la chaleur et la douceur de celle-ci, j’aime à penser qu’elle utilise la voix de Dieu lui-même. Puis l’on retrouve la parole, toujours les textes dont il faut bien se dire qu’ils dispensent un message dont chaque personne est responsable en ce que chacun est adulte pour s’en dispenser ou y penser.
C’est bien le rôle d’un artiste d’interpréter un ou des personnages et quand bien même il adhèrerait aux idées de ses dictions, ne lui prêtons pas d’adhésion car l’acteur n’est contraint qu’à l’art et ses propres états d’âme restent propriété personnelle. C’est pourquoi en reprenant l’évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 31-46, c’est bien son interprétation qui fait tout le travail là où Personne a très peu changé le texte original bien qu’elle nous gratifie de la meilleure partie, si belle dont on peut croire qu’en vérité, elle sort bien de la bouche du Christ (ndlr : ne croyez pas tout, dès que quelqu’un parle ou écrit, soyez suspicieux, mais surtout de bonne foi, ne vous trompez pas vous-mêmes).
L’artiste récite donc un message du Christ remodelé dans tous les sens : visuel, auditif, intuitif, charnel, corporel, spirituel, amoureux, musical, sensibilité… car ranger l’humain en 7 sens relève de la plus belle aberration scientifique ou mystique qu’on puisse imaginer de l’humain. Mais toutes ces sciences ne cherchent que la facilité et réduire l’humain au discours de la méthode. Or il n’y a pas de méthode en l’univers. C’est bien ce que démontre l’actrice de l’a sensibilité qui cherche l’hyper-sensibilité si, non encore trouvée.

Peut-on ressortir indemne d’une telle spéciale vidéo qui ne se résume pas tout à fait au communisme car “Je songe plus à vous qu’à moi!” reviendrait plutôt à “Je songe plus à NOUS qu’à moi!”? La scène colorée, la structuration de cette courte vidéo, du plus petit signe au plus grand, chacun participe à démontrer la puissance de la suggestion artistique. Personne est une oeuvre, elle-même, qu’elle façonne elle-même, pour éviter de se tromper elle-même, car n’est-on pas mieux servit que par soi-même. Ainsi donc méfions-nous de tous pas dans le fait que leurs discours soient mauvais mais surtout que dans les discours, il y a ce qui nous est utile et ce qui ne l’est pas. Savoir discerner, relève de la bonne foi que l’on apprend si et seulement si l’on est sensible à l’autre. Le Christ dans ce parcours du combattant en est mort. Mais pas tout à fait puisque Personne en parle, ou plutôt l’info-scénario. Bravo pour la scène mythique.

Remarques :
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 31-46

http://www.stignace.net/SiteMT/Paroles/mt25_31_46.htm

” Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? »
Et le Roi leur répondra : « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »”
Nous sommes bien dans le partage. S’il fallait donc classer le Christ dans la catégorie “communiste”, je vous signale que Karl Marx qui n’était pas communiste et croyant, je pouvais que constater que le Christ partageait, était communisme (par mise en commun des ressources) même communiste libéral, (mais pas démoniaque comme les communistes dictateurs, pervers, sadiques, spoliateurs dont nous voyons l’apogée aujourd’hui avec les communistes chinois qui n’ont même pas le nom de communiste pour s’en tirer, les privilèges délinquants leurs suffisent) puisqu’il disait de rendre à César ce qui lui appartient.

Matthieu quand il a retranscris, les paroles du Christ, il faut pas se leurrer, il a forcément romancé. Je n’adhère pas du tout à son idée que Dieu ou le Christ vont punir. D’ailleurs les humains savent fort bien se punir entre eux, ils n’ont vraiment pas besoin ni de Dieu, ni du Christ.

“rendre à César ce qui lui appartient” bien sûr qu’est-ce que le Christ va aller se faire chier, par exemple, avec les écologistes, toutes les structures dites “morales” reproduisent stricto-sensus l’organisation d’un système religieux avec : hiérarchie, chef trala itou pape (Copé éclopé ou Fillon fion, ce dernier ayant de PQ ou paris qualifiés ou votes si l’on préfère pour se refaire une santé poétique), carriéristes, sous, Roberts Macaires, privilèges parce que ça c’est le pied religieux d’être dans les nuages, règles-lois-règlementations pour asservir jamais servir, le cul pour se croire humain… et jamais de poésie, juste du fonctionnariat dissimulé derrière des discours merdiques connus d’avance que les gens (in)sensés n’écoutent plus.
Toutes ces personnes morales : administration, ps, écolos, communiste, medef, banque… vont toutes à la messe pour ressortir toujours leurs mêmes conneries, toujours en les amplifiant. ça n’est que du 100% religieux laïque n’ayons pas peur des mots. Alors pourquoi avoir peur de l’islam, ou des sectes, s’ils ne changent pas de comportement et qu’on continue de tolérer? Tolérons!!

Le déterminisme ne permet que de fonctionner mécaniquement, fonctionnairement, pas de vivre, pas d’être libre pour créer, de prolonger la création de l’univers.

Le sermon sur la montagne probablement à lire aussi
http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=179

En fait, être communiste, comme étiqueté juif avec une étoile rouge sur le front, n’a pas grande importance au regard de « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères… », parole extraordinaire.
Hier je réfléchissais à la suite des évènements et, en mangeant mon sandwich (car le corps réclame plus que l’esprit tant qu’on inverse pas la vapeur), je réfléchissais que nous allons bientôt probablement être d’une belle farce de Dieu. Ma réflexion portait sur l’origine de l’homme. Un jour, j’en parlerais certainement.
“Je songe plus à vous qu’à moi! ”

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