Permis d’exister 80


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LAHO !
Je sais qu'on dit Holà
Désolée monsieur l'agent holaho !
Mais je vous ai pris pour un juif espagnol
Même si ça ne court pas les rues
En revanche... ça sillonne votre parcours
Non, ce n'est pas une déclaration d'amour... c'est de l'humour
Que puis-je pour vous jeune homme ?

Non, je n'ai pas mon permis de conduire... ça vous étonne ?
Ça ne m'étonne pas... que ça vous étonne...
Désolée mais pour moi, tout n'est pas objet d'étonnement
Non, je ne cherche pas ma route... même si elle était toute tracée...
Je cherche ce qui me déroute... les voies sans issues, les sens interdits, les chemins qui ne mènent nulle part.
Non, je n'ai jamais feuilleté un code de la route
Et pourtant, j'en ai parcouru des distances... Sur le plan de... l'existence

Parce que vous existez, vous croyez que l'existence vous dispense d'un code de conduite ?
Détrompez-vous ou jetez un œil autour de vous... ou à l'intérieur de vous...
Et vous verrez le nombre incommensurable de blessures, d'humiliations et d'offenses...
Avec le plus souvent des plaies qui ne se referment jamais.
Si on était seuls sur la route, on n'aurait pas besoin de permis... je vous le concède.
Mais comme il y a les autres, la moindre des choses, c'est de ne pas leur rentrer dedans ! C'est l'évidence même... monsieur l'agent !

Donc le tout est de savoir conduire... pour vous.
Mais pour moi, il y a plus essentiel encore :
Savoir SE CONDUIRE. Se conduire dans l'existence.
Sans aller jusqu'à exiger des permis d'exister...
Parce que nous ne serons pas nombreux à l'obtenir...
On peut toutefois y réfléchir... pour de vrai. Oui, ici et maintenant !
Une morale provisoire disait Descartes, pour ne pas se marcher dessus sous prétexte qu'on n'est pas censés savoir où mettre les pieds.
Une seule question, qui précède toutes les autres sur le plan pratique :
Comment faire pour ne pas passer pour un casse-pieds ?
Si tout le monde se posait la question, on changerait tous de maintien. De moyens... de transports. De chemin...
Alors, un conseil, élaborez un petit code de conduite en vous disant que les autres finiront peut être, par en faire autant...
Rien que pour vous suivre ou vous survivre.
N'ayons pas peur de la loi !
Vivons la vie !
Comme ça nous fait envie mais en observant un, deux ou trois principes... sans lesquels aucune peine ne vaille la peine !
Vous voulez vraiment savoir sur quel pied je danse ?
Non... vous voulez savoir ce qui me fait prendre mon pied !
Le pas de danse, un peu, beaucoup, passionnément. Ah ! Si vous saviez !
Je me suis toujours prescrit la même ordonnance :

1- un principe de référence ou de préférence parce qu'il faut toujours que le désir soit à la base de l'édifice... ce sur quoi toute votre vie repose.
La liberté ou la peur du danger = que choisir ?

2- un principe de cohérence
C'est le plus simple et le moins facile
Car il s'agit d'observer sa préférence en toutes circonstances
Ne pas s'en écarter, ni dévier d'un pouce... Attention, liberté !

3- et en dernier, un principe de convergence
C'est le plus magique puisqu'il s'agit de vous associer à d'autres volontés pour faire triompher la cause qui vous semble la plus juste.

Qui de nous deux doit obtempérer ?

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80 commentaires sur “Permis d’exister

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    telegraphe

    Révolta

    Merci pour la précision latiniste. C’est exactement l’idée.

    Il n’y a pas de séparation entre les deux vies si ce n’est celle qu’offre la membrane de peau de nos corps sensibles et pulsatiles qui nous sépare du monde extérieur et articule intériorité et extériorité.
    Il s’agit d’une même vie qui tantôt se vit en notre for intérieur tantôt se vit au dehors, mais avec un mouvement incessant dans l’une et ‘autre direction, le passage de l’un à l’autre par la préhension d’un objet ou corps extérieur, la voix, le regard, le toucher, toutes ces modalités d’extériorisation de nos sentiments amenant notre vie propre dans le monde et réciproquement la vie des autres dans celle qui nous est propre.

    Je voudrais ajouter que si le mouvement part de l’intérieur, en tant que c’est un sentiment dont nous avons la connaissance la plus immédiate, nous sommes tout aussi bien affectés dès l’origine, c’est à dire depuis notre naissance (et même avant dans le ventre de notre mère) par toutes les existences qui nous entourent, même si nous en avons souvent une moindre conscience, celles-ci n’étant pas nôtres immédiatement.

    En cela nous sommes des êtres sociaux. IL n’y a pas d’un coté des personnes et de l’autre la société. Ces deux pôles de nos existences sont co-impliqués.

    En effet, tout est dans la passerelle qui fait de nous des passagers !

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    Revolta le Dernier des Mohicans

    @telegraphe
    Que faites-vous, alors, des anachorètes ?

    Que l’homme soit un animal social, soit. Mais il y en a d’autres, dont les sociétés sont hiérarchisées. Et tac ! En vous écrivant je découvre que c’est ça, le hic : tous les animaux sociaux ont instauré une hiérarchie. Sans parler des grands singes, trop facile ; dans un troupeau de vaches libres, c’est la plus vieille qui dirige, qui boit la première, etc. Il y a toujours un rapport dominant dominé, chez les loups comme chez les poules, et chacun à sa place.

    C’est ce qui cloche dans la société humaine : les dominants dans la nature PROTÈGENT les autres… Les dominants chez l’animal humain EXPLOITENT ASSERVISSENT les autres, ne les protège pas. Sauf dans les sociétés tribales ou non contaminées par nos idées absurdes d’égalitarisme qui défient le sens commun. Egaux de droits, soit, mais de fait : non sens !

    Ce n’est pas l’inégalité qui est absurde, mais qu’elle soit artificialisée et orchestrée au profit de ceux-là même qui prétendent la combattre. Les dominants qui disent aux dominés : vous êtes tous égaux dans le néant. Partagez-vous rien. D’ailleurs partout nous prônons cette égalité des peuples à rembourser les dettes que nous créons à notre profit à coups de canon.

    Comme le disait si bien Personne, les entubés d’hier ne rêvent que d’ être les entubeurs de demain, les tyrans

    Sachant cela, il faut arrêter de perdre son temps avec des histoires d’égalité qui sont un contre-sens historique, un déni du réel, une insulte aux lois naturelles, sauf à souhaiter l’avènement de l’homme robotisé, ce qui nous pend au nez :

    TOUS EGAUX PARCE QUE TOUS ESCLAVES

    Mais plutôt accepter l’idée qu’une société a des codes et des responsables, et que ce sont eux qu’il faut changer !

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    Nat

    Idée de développement des principes suggérés par Personne

    1-Référence: « ou principe de préférence parce qu’il faut toujours que le désir soit à la base de l’édifice… ce sur quoi toute votre vie repose.
    La liberté ou la peur du danger= que choisir? »

    Cette problème-ci trouve sa solution dans le principe de référence-lui-même, celui énoncé par Personne. La liberté ou la peur du danger se présente comme un choix qui, d’un point de vue psychologique, pourrait se traduire par le tiraillement entre deux désirs, du fait que l’un ne va pas sans l’exclusion de l’autre. Dans la perspective d’une objectivité, il serait bien que « liberté » et « peur du danger » soient clairement définis en tant que motifs antagonistes; quoique la philosophie pratique tente à se figurer incessamment l’être inspiré et l’être dans la névrose. Deux états, « conatus » différents, dirait Spinoza, dont le choix est décisif pour l’existence à chaque fois que l’ombre du danger et de la mort plane sur nous.

    2-Cohérence: « C’est le plus simple et le moins facile
    Car il s’agit d’observer sa préférence en toutes circonstances
    Ne pas s’en écarter, ni dévier d’un pouce… attention, liberté! »

    La cohérence est relative à la constance, ou, à proprement parler, à une fidélité à soi-même. Un bon exemple de cohérence serait l’ensemble des billets de Personne contenus dans son journal qui constitue un corpus d’une unité édifiante malgré toutes les influences et les oppressions que l’artiste a subi jusqu’à aujourd’hui. Ce principe auquel elle s’accroche au point d’en parler explicitement dans un de ses billets, n’apparaîtrait pas avec un tel éclat si on était parvenu à la faire dévier de sa course. Elle parle donc en connaissance de cause quand elle dit que cela n’est pas facile de rester constant, et que la liberté attend au bout du périple. N’en déplaise aux mécréants!

    3- Convergence: « C’est le plus magique puisqu’il s’agit de vous associer à d’autres volontés pour faire triompher la cause qui vous semble le plus juste. »

    Voilà qui est joliment dit, en plus d’être clair! Il est ici question de notre participation à l’œuvre commune, celle que l’on nomme généralement l’histoire (avec un grand « h » ), aussi modeste que puisse être notre rôle et notre contribution dans sa réalisation. Ce principe de convergence doit être en accord avec le précédent, puisque le principe de cohérence, selon Personne, est le garant de notre libre arbitre, sans lequel la convergence ne serait qu’une illusion, une utopie, une vanité sous la forme d’une morale imposée (les sables mouvants auxquels Rêvolta le Dernier des Mohicans fit allusion). Malheureusement, pareil préjugé sert de prétexte à toutes les divergences, comme si toute morale était forcément aliénante. Certes, personne n’aime qu’on lui fasse la morale quand il ne s’agit point de faire réfléchir, en vérité. Or, en réfléchissant on pourrait s’accorder et tolérer toute divergence d’opinion…

    Qui crut que Personne prêchait le formatage de la pensée ou l’arrivisme, en appelant à la convergence?

    Samouraï Nat

    P.S: L’intelligence du cœur est supérieure à toutes les autres, ainsi parlait Saint-Exupéry.

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    Nat

    @Télégramme

    N’en faite pas trop, Télégramme, vous pourriez rendre jaloux Simplesanstête. Il est persuadé d’avoir la plus grosse… tête, évidemment.

    Faite pas non plus attention à l’accueil!

    Bienvenue!

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    Ashitaka

    @ Revolta : Merci de ne pas me faire de coche-pied. Mais vous voyant dans le rôle d’instit’ cela m’a forcément rappelé mes bonnes notes en rédaction. Le prof était cool et fermait les yeux sur les fautes de syntaxe et je le voyait se marrer en corrigeant les copies.
    Le document présenté n’est que peu romancé. Ceci dit.

    Ma question « un permis d’exister, pourquoi faire? » n’était qu’une question non pas pour moucher le coche, mais parce que je me suis dit l’espace d’un instant que ce permis devrait être donné dès la naissance, tout simplement parce qu’on ne choisit pas de naître. Bien que certain le croit, ce qui est peut-être vrai, mais est un autre sujet.
    L’idée de devoir obtenir un tel permis, revient donc à ne pas en délivrer, pire, à en retirer.
    D’ou ma question sotte et grenue.

    @ SST : Bonjour les clichés. La légendaire solidarité tant à devenir une grosse mythe, comme les Harley Davison, tout comme les réunion à Bastille délocalisées à Vincennes ou l’ambiance « sapin de noël à roulettes » ne me plait pas trop. Pour en revenir à la grosse mythe, elle disparait depuis 1991 il me semble, depuis que le gouvernement à décidé de relancer les ventes deux 2 roues motorisés en donnant la possibilité aux détenteurs du permis B de goûter aux joies des chevauchées fantastiques sur des baignoires motorisées. Jolie stratégie pour à terme pouvoir encore mieux diaboliser ces vilains petits canards qui ne font jamais comme on leur dit de faire.

    Sur ces mots, je vous laisse retourner à vos activités.

    Bonne nuit.

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    izitso stegha

    je vais vous dérouter madame : vous vous en souvenez de celui qui s’est trop rappoché des yeux d’Elsa? Vous savez ce qui luii est arrivé? il le dit d’ailleurs dans son poeme ! Il a perdu la memoire et depuis il est heureux
    Perdez la memoire madame et vous allez decouvrir votre route

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    Revolta le Dernier des Mohicans

    @ SamouraÏ Nat merci pour ce texte !

    Liberté et peur du danger antagonistes. Voulez-vous dire que beaucoup sacrifient leur liberté à leur sécurité ? Oui, cela est.

    Ce n’est pas tout à fait clair pour moi, qui ait toujours ressenti la sécurité comme la chose la plus oppressante qui soit, comme un danger justement, une entrave à ma liberté exactement. L’idée même de posséder une maison ressemblait à une route tracée toute droite jusqu’à la mort. Je n’ai pris que des chemins de traverse, fait l’école buissonnière.

    Mais un jour vient où l’on est content d’avoir un toit où déposer son sac : quand il est plein seulement. Tant qu’il est vide ou à moitié vide, l’angoisse vient de ce qui n’a pas été vécu, c’est pourquoi ceux qui sacrifient leur liberté à la sécurité compensent en sur-sécurisant leur non être-non existence par l’avoir, la sur-possession

    Non seulement Personne ne cherche pas à formater la pensée, vous avez raison, mais je crois qu’elle arrive à la déformater… Ce qui est plus difficile qu’on ne l’imagine, pour le formaté comme pour le « déformateur »…

    Bonsoir Samouraï Nat, je vais dormir…

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    izitso stegha

    vous avez la beauté d’une louve ! c’est effrayant qu’une telle beauté puisse mordre ! c’est deroutant pour reprendre votre lexique .

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    Revolta le Dernier des Mohicans

    @Nat (et ceux que ça intéresse)

    Si vous voulez adopter le pseudo Samouraï Nat,

    vous cliquez Admin. du site en bas à gauche de cette page, lettres blanches. Puis Profil.

    Dans le rectangle blanc où figure votre pseudonyme, cliquez, effacez le précédent, inscrivez le nouveau. Cliquez sur les flèches correspondant à « Nom à afficher publiquement » qui affiche votre ancien pseudo. Le déroulant affiche vos divers pseudos. Le nouveau est en bas en dernier. Cliquez dessus.

    Déroulez toute la page et cliquez sur le rectangle bleu « Mettre à jour le profil »

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    TheStevensia

    oui Izitso voulait certainement faire réference à Louis Aragon le poête . moi je voudrais vous parler de celui qui a trouvé sa route dans  » les nuages la bas la bas  » c’est cela Beauidelaire .

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    TheStevensia

    finalement vous a t il rendu vos papiers monsieur l’agent ? Je parie qu’il a été sensible à vos arguments CONVERGENCE ET PATATI ET PATATA .
    ne me dites pas que vous avez laissé une de vos canines accrochée à sa veste en faux cuir de motard ?

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    telegraphe

    modérato cantabile
    Merci !

    Oui le temps est aussi une dimension de la vie, que je n’ai pas explicitée mais qui est impliquée
    dans le va-et-vient entre soi et le monde.
    Dans la perspective qui était celle de mon commentaire, on peut en effet considérer que ce qui constitue le temps — je précise le temps vécu, c’est précisément le passage qui se fraie entre l’intérieur et l’extérieur.

    Plutôt que de dire qu’il y a le temps pour soi et le temps qu’on éprouve dans le monde, il faudrait donc plutôt dire que c’est le changement de régime de notre activité corporelle — tantôt introvertie, tantôt extravertie, qui imprime dans nos corps, c’est à dire dans notre mémoire, la perception de séquences temporelles distinctes, celle relative aux expériences que nous mémorisions toutes (dit-on-, mais dont nous ne faisons quelque chose que pour certaines d’entre elles.

    Si je reprends le fil de votre pensée, dans le meilleur des cas nous substituons de meilleures façons de faire à d’autres plus anciennes.
    Bien entendu c’est plus facile à dire qu’à faire ! En tous cas il s’agit d’aller à la rencontre des autres et du monde avec une présence attentive à ce qui est vécu puis dans le retour sur soi méditer, décanter, distiller dans notre for intérieur … et ainsi de suite.

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    nina memo

    voici venirl le temps ou vibrant sur sa tige
    chaque fleur s’evapore ainsi qu’un enscensoir
    les sons et les parfums tournent dans l’air du soir
    valse melancolique et langoureux vertige
    baudelaire

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    simplesanstete

    Bienvenue à telegraphe, pseudo fort à propos pour parler de communication, qu’est ce qui vous a connecté à ce journal et surtout à vous y exprimer?

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    izitso stegha

    il faudrait trouver le temps pour faire une ou deux videos ensemble . lorsque j’y oense madame personne a produit 427 videos .déroutons nous pour une fois .

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    izitso stegha

    t’as remarqué qu’elle avait klaxoné par inadvertance et que le policier l’a vu prendre son pied sans brancher ?

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    poetiste

    Saga citée.

    La musique des mots adoucit les moeurs sur le site de Personne, c’est une oasis où l’on aime ergoter sur le cogito ergo sum ; Une soie pour envelopper le « soi » dans un cocon.
    Thérapie par l’expression écrite qui finit par faire découvrir le talent de chacun et le faire fructifier. C’est une communion épistolaire.
    Vous qui entrez ici, n’abandonnez pas tout espoir mais laissez le troll au vestiaire, ce petit lutin Danois est à damner en une ruche qui demande de la gelée royale « bio » pour notre reine. Ici, on se conduit sans maux dire.
    Et l’on voit fleurir de petits talents qui s’abîmaient en plaintes éternelles et dévalorisantes du « soi », en venir à se découvrir et s’accorder un droit d’exister à la bonne heure.
    Les contentieux sur la terre ne sont pas les comptes en cieux. L’état des prix n’est pas l’état d’esprit de notre reine. Le butin est fait de valeurs spirituelles pour tous les butineurs et butineuses.
    En ce sens, on soutiendra les abeilles du parti des « vers » qui poétisent positivement pour faire de l’état des lieux un état du mieux. Elles nous renverront un écho logique.
    Une abeille, qui rentre ici comme dans une abbaye, doit se piquer de proposer une révolution efficace en détruisant les ruches insalubres qui encombrent notre société ainsi que les gratte-ciel, les tours de Babel sans oued, glaciales, devant lesquelles nous sommes sans défense.
    Petites abeilles, n’allez pas butiner sur n’importe quelles fleurs, beaucoup sont empoisonnées. Ce site est réputé produire un miel excellent à nul autre pareil : ceux qui y goûtent un jour y reviennent, c’est une sorte d’alambic qui distille l’ambroisie, la nourriture des dieux et mon panégyrique n’est pas dithyrambique.
    Exister, c’est exulter, nous devons retrouver ce droit qui dilate les âmes et fait taire les armes. Exister sans s’exciter car la porte de sortie porte l’inscription : « exit », the doorway from which everybody can leave.
    Le droit d’exister est un droit inaliénable, il convient donc de ne pas prendre l’autre pour un « alien » vu que nous sommes tous de la planète bleue.
    De ses considérations d’ordre général, on prend conscience qu’on existe et que l’on n’est rien, c’est paradoxal. Je n’y vois qu’une seule réponse : pour vivre heureux, vivons cachés, en dehors des vaines apparences.
    L’info scénario revendique une réalité perdue dans la comédie humaine et c’est bien normal, car vivre à côté de ses pompes, c’est mortel !

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    michelb

    Badia Benjelloun
    11 octobre 2012

    > Le mercredi 19 septembre, Richard W Fisher, Président de la onzième Banque régionale de la Federal Reserve dont le siège est à Dallas, a distribué à la presse le texte de son allocution faite devant ses pairs du Comité politique monétaire de la Fed (FOMC) à New York.
    > « Personne ne sait ce qui entrave l’économie et personne ne sait ce qui marchera pour remettre l’économie dans la bonne voie ». (1)
    > Fisher a fait savoir qu’il est opposé au nouveau plan d’assouplissement monétaire décidé le 13 septembre par le Comité de politique monétaire qui consistera au rachat par la Fed de 40 milliards mensuels des titres adossés à des créances immobilières.
    > Fisher n’est pas un contestataire affilié à une branche provinciale d’Occupy Wall Street.
    > Avant d’occuper son poste au Texas en 2005, il était le numéro deux de la firme Kissinger McLarty Associates, firme spécialisée dans le conseil en stratégie de multinationales dont l’identité est gardée secrète. JP Morgan et Lehman Brothers auraient fait partie de ses clients privilégiés.
    > Ben S Bernanke promet de poursuivre indéfiniment ce programme de déversement de liquidités jusqu’à obtenir un redressement de l’immobilier et une amélioration du chômage. (2)
    > D’après de savants mathématiciens de la Deutsche Bank, 800 milliards ainsi édités fraîchement par la Fed feraient baisser le taux de non emploi de 0,32 points. Actuellement, le bureau des statistiques annonce 8% de chômage, ce qui représente douze millions cent mille Étasuniens en recherche d’un travail salarié. L’application de la règle des proportions ou de trois fournit pour le prix de la création d’un emploi : 1 630 000 $.
    > Parmi les trois tâches qui lui sont assignées par sa charte, la Fed réussit davantage dans la valorisation de la capitalisation boursière et dans le maintien d’une inflation de faible niveau, plutôt que dans la réalisation du plein emploi.
    > Les impressions de dollars faites à l’occasion de la première opération Quantitative Easing 1400 milliards de dollars entre fin 2008 et le milieu de l’année 2010 et de la seconde qui s’est poursuivie de fin 2010 à juin 2011 pour 1800 milliards ont eu un effet nul sur l’emploi et de PIB. Ces manipulations monétaires commencent à agacer les pays exportateurs comme le Brésil car elles concourent à déprécier le dollar et faciliter les exportations des US(a).
    >
    > Le FMI et la Banque Mondiale organisent leur réunion annuelle à Tokyo du 12 au 14 octobre.
    > 10 000 participants du monde entier viendront entendre les analyses et recommandations de ces deux instruments de la domination étasunienne conçus au sortir des conflits impérialistes de 1939-1945. Les prévisions sont pessimistes concernant la croissance mondiale et singulièrement de la zone euro qui sera en récession nette (-0,4% cette année et peut-être 0,2 en 2013). Les experts de ces institutions financières ne recommandent plus les ajustements structurels préconisés aux pays du tiers-monde il y a peu quand ils se trouvaient en difficulté de rembourser une dette qui s’accroissait exponentiellement dans les années quatre vingt par la hausse brutale des taux d’intérêts appliqués par les banques privées occidentales détentrices des pétrodollars. Ils parlent désormais d’un mystérieux facteur multiplicateur budgétaire. Quand un gouvernement réduit son déficit d’un point de PIB, l’effet sur le PIB sera une baisse d’un point et demi. Pendant ce temps les pays européens enchaînés par une cascade de traités continuent de rigidifier leurs budgets par des règles dites d’or de réduction de déficits mécaniquement en hausse car calculés sur un PIB en baisse.
    > La foi accordée aux raisonnements, constats et anticipations d’un organisme financier de cette importance qui s’est laissé surprendre par la crise avérée de 2007 liée à la structure du capitalisme, surproduction chronique et anticipation sur une plus-value future basée sur une très longue chaîne de crédits, ne peut qu’être très réduite.
    > Le FMI s’était doté en 2010 d’une assise financière multipliée par deux par rapport à ses ressources financières de 2008 par augmentation des quotes-parts des pays membres pour faire face à la crise des dettes souveraines qui ne sont que le résultat du transfert des dettes des banques privées qui ont perdu au casino des produits financiers et ont été renflouées par les contribuables. (3)
    > Peu de pays au monde ne sont pas endettés auprès du « marché ».
    > La Libye et la Syrie en faisaient partie.
    > Un sort bien particulier leur a été réservé.
    > Dès avril 2012, l’Algérie repérée pour ses excédents financiers, plus de 200 milliards de dollars de réserve de change à la fin de l’année 2012, a été courtisée par le FMI pour renforcer ses capacités. Ce prêt ou dépôt rémunéré sera acté à cette réunion du FMI à Tokyo.
    > Première ironie de l’histoire, dans les années quatre vingt dix quand le prix du pétrole s’est affaissé sous l’offre excessive des pays du Golfe et de la dynastie des Séoud obligeant Saddam Hussein à récupérer la province irakienne de Koweit pour solder le prix de sa guerre avec l’Iran, l’Algérie a subi les conditionnalités du FMI. Traduction immédiate, 500 000 chômeurs sont allés majorer le nombre des mécontents, dits islamistes par simplification et strabisme divergent de l’Occident, dans un pays habitué à vivre largement de sa rente.
    > Deuxième ironie toujours tragique de l’histoire, plus de quatre cents candidats à l’émigration ‘illégale’ vers l’Europe ont été arrêtés par les gardes côtes algériens en 2012. (4)
    >
    > Insensiblement, car très progressivement, une caractéristique se transforme en son contraire.
    > L’accumulation de l’argent, d’épargne qui sécurise l’avenir, devient un handicap dans le champ de l’organisation sociale. Concentré aux mains d’un petit nombre, il acquiert une autonomie, devient principe de vie car tout a été converti à sa simple mesure et prétend se multiplier à l’infini.
    > De ressource, il s’est transformé en manque, en dette.
    > Il finira par ruiner toute vie.
    >
    >
    > Badia Benjelloun
    > 11 octobre 2012
    >
    >
    >
    >
    >
    >
    >
    > (1) http://www.romandie.com/news/n/USA_la_Fed_n_a_aucune_idde_ce_qu_il_convient_de_faire_dirigeant_RP_200920121005-17-246076.asp
    >
    >
    >
    > (2) http://demonocracy.info/infographics/usa/federal_reserve-qe3/money_printing-2012-2013.html
    >
    >
    >
    > (3) http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2010/pr10477f.htm
    >
    > (4) http://www.algerie-focus.com/blog/2012/10/11/pres-de-400-harragas-arretes-en-algerie-depuis-le-debut-de-lannee/

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    jacou

    poetiste se met au vert et nous distille l’ hydro miel nectar rafraîchissant des poètes, il reluit sa pompe à la cire d’abeille de la ruche qui pour être rustique n’en est pas moins noble .

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    telegraphe

    Merci simplesanstête !

    Pour la réponse à la question demandée, il faut aller au précédent fil (les serveurs du pouvoir) où je fis mon entrée.

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    telegraphe

    poétiste
    Merci à vous aussi.
    J’en profite pour vous demander, quel est votre secret pour écrire comme vous le faites sans avoir jamais lu un livre après le certificat d’études. C’était une boutade ?!

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    poetiste

    @ Telegraphe.
    Tu dis :

    J’en profite pour vous demander, quel est votre secret pour écrire comme vous le faites sans avoir jamais lu un livre après le certificat d’études. C’était une boutade ?!

    Comment répondre sans se livrer ? Pas d’enfance during the world war 2. Ensuite, vu les résultats scolaires désastreux, j’étais promis à l’usine, vissé puis écroué. Je travaillais avec des tarauds et plus tard, ma femme qui n’y entravait que dalle m’a dit : « vous avez le temps de jouer aux tarots à l’usine ? ».
    C’est le travail scolaire des enfants qui m’a appris le plus et je m’instruisais avec eux. Deux métiers m’ont stabilisé psychologiquement car à une certaine époque, plus tordu que moi, tu pouvais toujours courir ou mourir.
    1° La mécanique, machine outil pour la camaraderie avec les autres ouvriers. J’ai eu été cégétiste incorruptible en ce temps là.
    2° Un virage à 90 degrés où je suis devenu « éducateur » pour handicapés mentaux et ensuite pour personnes sans domicile fixe. Ceux-là m’ont tout appris.
    Bref, j’ai fait une rupture révolutionnaire radicale pour savoir qui j’étais et je n’ai découvert qu’un vase vide. Une voix bienveillante, à peine audible, m’a susurré à l’oreille : « Maintenant, laisse toi remplir, tu m’en dira des nouvelles ».
    Une métamorphose venait de se produire car j’ai voulu connaître cette nouvelle identité. A ma grande surprise, c’était celle de l’enfant qui n’avait pas eu d’enfance.
    Pas de boutade, en rentrant de l’usine je regardais les émissions de Bernard Pivot et je retenais ce qu’on y disait des livres. La nature m’a doté d’une mémoire sélective en laquelle je ne retenais que ce qui pouvait m’instruire quelque peu. (Merci nature !).
    Et à ma grande honte, je ne lis toujours pas, comme ces footballeurs qui ne regardent pas les matchs à la télé, qui n’ont qu’une hâte celle de descendre sur le terrain, donc : j’écris.
    Ce n’est pas d’une science infuse mais diffuse : je capte comme le superhétérodyne, avec un oscillateur local qui se cale près de ce que j’entends, qui me donne une fréquence intermédiaire compréhensible.
    Aucun regret quand le parcours s’éclaircit et prend sens, c’est une résurrection avant l’heure. Être heureux, c’est un devoir citoyen. Si on veut vraiment du changement, cette volonté bouleversera les choses. Trop en faire pour paraître, c’est l’enfer de l’être. La roue tourne mal avec la routine qui manque d’aventure humaine, la plus proche des explorations et pourtant la plus exaltante.

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    telegraphe

    poétiste,

    Vous connaissez l’adage, c’est en forgeant que l’on devient forgeron.
    Cela s’applique aussi à l’écriture, sans nul doute.

    Votre explication, votre témoignage, me font penser aussi qu’il y a peut-être plusieurs façons de lire.
    Après tout la lecture active c’est être attentif et réfléchir une pensée qui s’offre à nous e se trouve en dehors de nous, pour enrichir une pensée, une vision du monde.

    Comme vous le dites très bien au départ il a fallu un déclic qui déclenche une réflexion qui ne s’arrêtera plus.
    Et dans votre cas ce fut en effet un beau et puissant déclic !

    Les grands lecteurs ne seraient donc pas toujours ceux qu’on croit.
    Il y a ceux qui lisent assez machinalement, par pur divertissement, et il y a des non lecteurs de livres qui sont en réalité de grands lecteurs qui s’ignorent, comme dans votre cas.

    Ceci dit, je crois ne pas me tromper en disant que vous lisez le Journal de Personne. 😉

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    poetiste

    @ télégraphe.

    Et dans votre cas ce fut en effet un beau et puissant déclic !

    J’ai écrit ce « déclic » en termes photographiques, un peu télégraphiques.

    Déclic.

    En franchissant la barrière
    Image virtuelle des jours
    Tu fixes ton objectif
    D’un point de vue positif
    Sur une mystérieuse lumière
    Loin de la distance focale
    De ton fusionnel amour.
    Celui-ci serait banal
    A deux et trois dimensions
    Sans la diaphane clarté
    Des êtres surexposés
    Dans le champ de ta vision.
    Par delà la convergence
    Le masque des apparences
    Tu mesures la perspective
    Tu me dis tes impressions
    Les pauses qui sont négatives
    Dans cette accommodation.
    Faut-il donc que tu t’émeuves
    Pour accepter cette épreuve
    De l’amour au grand soleil
    Et, sortant de l’appareil
    De pouvoir nous révéler
    Au grand jour ta netteté.

    Poetiste.

    Voilà, Télégraphe, c’est une façon de présenter une conversion : retrouver l’être clair de l’enfance en soi quand on a mal négocié le virage au passage adulte pour toutes sortes de raisons.
    C’est une sortie de labyrinthe, accouchement de soi ou métamorphose, comme on voudra, qui donne une cohérence, une adéquation en l’homme, entre le temporel et le spirituel ; c’est si décalé de nos jours surtout pour causes d’agitations intempestives et sollicitations diverses entraînant les béats vers le bas qui n’en soupçonnent pas le B.A,ba.
    J’ai tartiné un peu de substantifique moelle dans ce poème. Un photographe y trouvera son compte ou son conte, c’est déjà ça.
    Mes mots sont gratuits, c’est cadeau, pas de copyright car je les ai empruntés à ceux qui m’ont précédé.

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    maladsyko

    elle parle de quoi là ? c’est quoi ce délire pour une contravention ? et pquoi msieur l’agent est immobile comme une statue ? pourquoi il s’énerve pas comme tous les msieurs l’agents ? pouqrqoui il lui fait pas passer simplement l’alcootest ? et pourquoi y en a qui font semblant d’être aussi fous qu’elle ?

  • avatar
    John Juster

    moi jaime. @maladsyko, de quoi parle ton nom ? es-ce comme ca tu te sens ? tu ne questionne pas les authorités ? vomis-tu toujours ainsi ? es-ce dure d’aimer le temps qui passe pour apprécier l’ironie des choses malades ? es-ce possible tu es jeune et quand meme endormis, ou un vieux mort-existant ?

  • avatar
    Eric James

    ….chercher sa route…, vouloir exister…., à gagner un peu sa croute…., au plaisir d’engraisser….., des tours sans détour…, toujours le souffle…, un peu comme trop court…, mes forces s’essouffle…, à partir de nul part…, sur les chemins…, qui mènent toujours même au hasard…, parfois jusqu’aux portes du chagrin………….


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