Je voudrais d’abord commencer par le commencement,
Avant de finir par la fin!
Et remercier tous ceux qui n’ont pas voté pour moi
Grâce à eux, je ne suis pas élue
Camarades, je vous dois la plus fière des chandelles
Je suis vivante, la chandelle est morte
Votre confiance m’honore
Et votre conscience est un vrai réconfort
Vous vous êtes jetés à l’eau qui dort
Sans vous en méfier… vous n’aviez pas tort…
L’océan… il n’y a que l’océan pour défier la mort
Vous n’avez pas monnayé mes paroles
Juste échangé mon silence
En estimant qu’il valait de l’or
Je vous en remercie encore et encore
Vous ne vous êtes pas prosterné devant le soleil
En vous disant que c’est au soleil de se prosterner devant ceux qu’il éclaire
Je suis d’accord
Vous ne m’avez jamais demandé de comptes
Que j’aurais été incapable de vous rendre
Camarades… la politique est une affaire de volonté
Et pourtant, ce n’est pas la volonté qui l’a emporté
Mais des désirs et seulement des désirs
Faut-il s’en féliciter ou s’en attrister ?
Moi, ça me donne envie de protester
D’être, de paraître, de devenir un objet de désir
Des désirs qui ne peuvent que s’opposer
Parce que tout ce qu’ils désirent : c’est s’imposer
Alors que la politique est une affaire de volonté
Et qu’est-ce que la volonté ?
C’est le désir qui cède la place à un autre désir
Qui concède que l’autre désir est plus sacré que le mien
Que mon désir c’est l’autre désir, le désir de l’autre
C’est ce qu’on appelle: la ruse de la volonté
Je veux, je voudrais… voilà la vérité
Et parce que je le veux, je le fais
Quoi donc ?
Un monde où l’on se fait un peu plus désirer.

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