L’autre : cachez-moi ce dédain que je ne saurai voir
L’une : tu es insolente par dessus le marché… si ça ne tient qu’à moi, je te mettrai à la porte.
L’autre : pourquoi vous ne le faites pas ? Peut-être parce que vous ne vous sentez pas vraiment chez vous?
L’une : Foutaise… si j’hésite c’est parce que tu n’as pas été déclarée et que je n’ai pas envie que ça me retombe dessus !
L’autre : ne vous en faites pas… j’aurais mauvaise grâce à vous dénoncer… tout me l’interdit: ma religion et mes convictions
L’une : pour qui tu te prends ?
L’autre : pour une domestique qui fait ses devoirs sans ignorer ses droits
L’une: tu as fait des études on dirait ?
L’autre : oui j’ai étudié le cœur de l’homme… puis j’ai laissé tomber… comment dire ? J’ai tout abandonné à Dieu
L’une : tu es devenue intégriste ?
L’autre : une créature qui loue son créateur… je n’en vois pas la contre-valeur !
L’une : tu manges hallal ?
L’autre : vous mangez bien casher
L’une: je suis juive française
L’autre : je suis musulmane de France
L’une : ce n’est pas une raison pour nous l’imposer
L’autre : je n’impose rien… c’est avec ma liberté que je compose
L’une : ta liberté s’arrête… là où commence la liberté de ceux qui ont bien voulu te recevoir
L’autre : ma liberté n’a pas fini de commencer… c’est probablement ça qui vous chagrine !
L’une: ce qui me chagrine c’est l’arrogance des petites gens
L’autre: les petites gens sont suffisamment grandes pour retourner sur tous les enchaînements
L’une : quel enchaînement?
L’autre: le retournement de l’histoire, c’est nous… étrangers, pauvres, immigrés, colonisés, martyrisés, assoiffés, islamisés, chosifiés…
L’une: dialectique à deux balles: l’esclave qui reprend le pouvoir pour devenir le maître de son maître
L’autre: non… l’esclave qui bouche l’horizon à son maître, en lui imposant une verticale… pas d’autre maître que le Dieu de nos ancêtres.
L’une : nous sommes un pays laïc… tu sais ce que c’est?
L’autre : oui un christianisme sans le christ… une religion qui ne dit pas son nom
L’une: la séparation de l’église et de l’État…
L’autre : c’est l’église déguisée en État de droit
L’une: ce n’est pas ton problème à toi… tu n’es pas chez toi … dois-je rappeler à la petite vermine… qu’elle est clandestine?
L’autre : pas pour longtemps, on finit tous par avoir ce bout de papier et par repeupler ce pays gouverné par des mécréants
L’une: c’est quoi que tu nous joues là… l’invasion barbare… berbère… l’invasion des arabes
L’autre: Je vais vous faire un aveu : nous sommes les plus nombreux…
L’une: on va bientôt vous chasser à coups de pied dans le derrière!
L’autre : troppo tardi… les jeux sont faits. Les domestiques d’hier… font votre musique d’aujourd’hui
L’une: vous n’êtes que quelques millions… on peut tous vous jeter à la mer !
L’autre: on va vous faire le coup d’Israël : une colonie de peuplement… qui ne s’arrêtera pas à Poitiers mais remontera jusqu’à Lille.
L’une: la France aux français tu vas bientôt apprendre ce que c’est !
L’autre : la majorité d’entre nous sont français … arabo musulmans pour tenir la dragée haute aux judéo- chrétiens
L’une : je vais finir par voter Marine
L’autre : moi aussi… parce que c’est la seule qui nous rappelle que les francs n’excèdent pas les douze pour cent
L’une: un verre de vin… ça ne te dit rien ?
L’autre: ça me dit que la juive ne doit pas en boire… faîtes comme moi, un petit jus d’orange sanguine…. c’est le sang des agrumes. A votre santé madame !
L’une : c’est parce qu’on vous a obligé à parler le français que tu te sens obligée à le parler mieux que nous?
L’autre : « En vérité, je vous le dis, qui reçoit celui que j’envoie me reçoit, et qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. » : Évangile selon Saint Jean.
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@lejournaldepersonne sympa la video tu pourait me donner le titre de la chanson stp je sais que j’abuse un peu mais je trouve que question musique tu a vraiment du gout merci
Dialogue tendu entre une musulmane pratiquante et une juive non pratiquante, avec une très belle interprétation de miss Personne.
Quelques détails particulièrement bien observés:
Emanant d’un certain courant politique, il m’est arrivé d’entendre l’idée qu’une partie du flux migratoire venant du moyen orient a été initié ou favorisé par les pieds-noirs, et notamment les juifs pied-noirs (!), qui avaient l’habitude de travailler avec cette main d’oeuvre souvent sous-éduquée (mesurée non a l’aune de l’alphabétisation, mais du niveau technologique et scientifique atteint, notamment – le sujet étant le travail) et sous-qualifiée à l’époque, peu onéreuse et finalement plus proche de leurs employeurs du point de vue de la culture du quotidien; on retrouve ici une juive employant une musulmane.
Mais là, je vais peut-être trop loin dans l’interprétation … et je le cite à titre anecdotique, n’ayant pas de données sérieuses à ce sujet.
La séparation dont il est question à un moment entre religion et convictions, et qui est le fait d’un certain degré d’ignorance – les religions sont des convictions … sauf pour ceux qui confondent conviction et savoir.
En même temps, il est difficile de croire sans penser que l’on a raison, bien sûr, et cette gymnastique intellectuelle qui consiste à percevoir sa propre croyance pour ce qu’elle est – une croyance, donc – demande au minimum une bonne dose d’ouverture d’esprit – et peut être un certain niveau d’éducation.
La confusion entre quantité et qualité; je n’entrerai pas dans les querelles de chiffres, les mainfestants estimant que, et la police estimant que …, chacun sur-estimant ou sous-estimant selon son centre d’interêt.
Mais je ne suis pas sûr que le dernier tube à la mode soit de meilleure qualité qu’une symphonie … ce qui ne veut pas dire non plus que le tube en question n’a aucune valeur, bien sûr.
Il me semble d’ailleurs qu’il y a peu de conversions transversales dans les milieux les plus éduqués (j’entends par là qu’une personne avec un niveau d’éducation correct a moins de chance de basculer dans une autre religion que celle de sa culture d’origine; les « recrutements » se font plutôt par le bas – et c’est encore plus normal lorsque il y a ségrégation, et que les immigrants sont cantonnés socialement en bas de l’échelle – ceci dit, l’exemple de la scientologie montre que l’inverse est possible aussi, puisqu’elle ne recrutait que parmi des gens supposés très éduqués- mais la croyance ne porte pas sur les mêmes choses non plus – le bouddhisme connait aussi un certain développement chez les « élites »).
De toute façon, une chose me semble claire: ceux qui souhaitent l’hégémonie d’une idéologie particulariste sont des partisans de l’intolérance, quel que soit leur discours affiché à ce sujet.
Ce qui m’amène au point suivant:
La confusion entre laïcité et christianisme me paraît moins évidente (je l’ai peu souvent constatée chez mes amis musulmans – ou juifs – mais il est vrai qu’ils ne représentent généralement pas le croyant moyen), alors que la première est habituellement vue plutôt comme une forme d’athéisme par les moins modérés ou éclairés des croyants.
La laïcité en France est assurément née en partie à cause des excès inhérents à la pratique religieuse trop – pas assez, diront d’autres – poussée (catholique en l’occurrence), mais a été influencée par les innovations et prises de conscience intervenues entre temp, les droits de l’Homme par exemple; et les penseurs français en ont fait un cadre humaniste dépassant les visions religieuses ou athéistes particularistes.
Une vraie avancée de ce point de vue – contrairement à la vision ultralibérale de la laïcité anglo-saxonne, à mon avis (Il est d’ailleurs amusant de voir comment cet ultralibéralisme peut être critiqué ou encensé selon le sujet abordé … ce n’est pas d’être pour ou contre selon le sujet qui me semble contradictoire, mais le fait de le dénigrer totalement comme la représentation de Satan (je simplifie), et de ne pas percevoir qu’il sous-tend d’autres visions utopiques soutenues a contrario mordicus)
La confusion plus ou moins voulue entre la liberté (au sens collectif) et la satisfaction d’un unique point de vue parmi tous les autres (communautariste). Ce point rejoint l’incompréhension de la laïcité. Un croyant intelligent et tolérant (or beaucoup se disent et pensent tolérants, conformément à certains préceptes de leur religion même) se devrait d’être pour la laïcité à la française. Mais souvent, les entorses à cette laïcité sont réclamées au nom même de cette tolérance … une vision de la tolérance à sens unique « faites un pas vers moi, mais je ne veux pas faire de pas volontaire vers les autres ».
Encore un effet, souvent, de la confusion entre conviction et savoir.
La question est: est-il plus important de tolérér les autres ou de rester enfermé dans une vision du monde destiné fantasmatiquement à être amputé de sa diversité – ce qui n’arrivera heureusement jamais, du moins tant que l’Homme sera un être pensant.
Le retournement de l’histoire:
la facilité serait ici d’assimiler retournement de l’histoire et recul …
C’est vrai pour la montée des intégrismes, mais là je fais confiance à l’intelligence de l’Homme pour que, même s’il y a recul, celui-ci ne soit que termporaire; l’histoire de l’Humanité montre qu’elle est constellée d’avancées, suivies de recul ponctuels, de périodes de maturation (vues comme stagnation) aussi, (qui durent parfois), pour mieux avancer plus tard encore.
Globalement, nous allons vers plus de conscience, depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui, et pendant que certains reculent, d’autres continuent de progresser.
Il suffit de regarder d’où nous somems partis, et les grandes étapes atteintes puis dépassées par certains pour en prendre conscience.
Bien sûr, un recul définitif est toujours possible, mais je crois et espère – même si je ne le sais pas – que ce n’est pas le sens que prendra la suite des choses pour nous.
A noter que la montée des intégrismes sert aussi (accessoirement?) d’autres causes: une vision particulariste, communautariste, auto-centrée éloigne d’une reflexion globale …
Et pendant que certains gardent le nez sur leur petit bifsteack en pensant défendre leur interêt et même l’interêt général, d’autres en profitent pour les instrumentaliser et passer de la marchandise de contrebande en quantité pendant ce temps.
La perte de vitesse de l’école publique laïque sert plusieurs objectifs, consciemment ou non, et aboutit à plusieurs effets, notamment:
- faire passer au privé une source de revenu toujours bienvenue
- détruire l’harmonie que cette école créait (donc, favoriser le communautarisme et sa myopie congénitale)
- diversifier le niveau d’éducation; selon l’école à laquelle vos enfants iront, ils auront une encore moindre égalité des chances qu’aujourd’hui. Et ceux qui resteront attachés à des valeurs dépassées ou n’auront pas les moyens financiers de dépasser un certain niveau serviront toujours de chair à saucisse aux autre. En cela, l’intégrisme et l’aveuglement qu’il engendre ne fait pas peur à tout le monde, et sert bien d’autres objectifs que ceux qu’il espère inutilement atteindre un jour. Une vanité bien utile.
Enfin, et pour ne pas eterniser un développement déjà long, le problème de la viande abattue rituellement:
Quelques données objectives : cela fait souffrir l’animal, augmente le risque de contamination par des bactéries mortelles (y compris des autres viandes à côté desquelles elles sont stockées), peut réduire (selon la methode adoptée pour les autres) le risque de contamination par le prion, et réduit les côuts économiques (pas d’assomage = moins cher, moins de perte de temps etc, d’où pour certains sûrement la tentation d’abuser de ces moyens même pour de la viande non destinée au marché du rituel).
Ce qui fait que l’on peut consommer de cette viande sans le savoir – d’autant que certaines parties interdites par les religions seraient recyclées discrètement dans d’autres nourritures ne nécéssitant pas ces pratiques.
Aujourd’hui, plutôt qu’inciter à la reflexion posée, on stigmatise les religions d’un côté et on hurle à la stigmatisation de l’autre.
Or, les moyens techniques ont évolué depuis le temps où ces pratiques traditionnelles ont été instaurées.
Or, faire la même chose aujourd’hui qu’hier peut amener à aller contre les preceptes mêmes qui sont invoqués pour les perpétuer.
L’effet stigmatisation empêche leur reconsidération, qui est vécue comme une remise en cause de la religion source elle-même – au lieu d’y voir une opportunité de progresser, non seulement humainement, mais dans sa pratique religieuse même.
Il y a confusion entre interprétation millénaire – et donc logiquement parfois dépassée – de preceptes religieux, et ces préceptes religieux, qui souvent relèvent du bon sens et de l’humanisme le plus élémentaire.
Toutes les religions un tant soit peu crédibles prônent de ne pas faire souffrir inutilement les animaux, pourtant …
Enfin, sur la dernière répartie de « l’autre », je dirais juste que celui qui l’a envoyé n’est peut-être pas celui qu’elle croit, ni pour les raisons qu’elle défend …
Je ne m’attarderais pas sur l’argumentation de l’employeuse, qui ne me parait pas très affutée, globalement, et sert plutôt de pretexte à miss Personne pour mettre en scène l’employée, je pense.
J’aurais bien d’autres choses à dire sur la France et ses valeurs, leur compréhension – du moins celle que j’ai à mon petit niveau, mais ceux qui auront déjà lu ce qui précède ont bien du mérite, et je les salue et remercie pour cela – qu’ils soient pour ou contre ce que je développe.
J’en profite pour dire que bien évidemment, ma reflexion n’est pas figée, et susceptible d’évoluer – mais, je l’espère, pas de reculer -, et aussi que vu l’heure, il se peut que je n’ai pas été toujours ni très clair ni très précis … Salut à toutes et à tous.
« L’une : nous sommes un pays laïc… tu sais ce que c’est?
L’autre : oui un christianisme sans le christ… une religion qui ne dit pas son nom
L’une: la séparation de l’église et de l’État…
L’autre : c’est l’église déguisée en État de droit »
Beau
La laïcité à la française serait au final un sionisme. Il prend tout le pouvoir pas catholique mais presque, scathologique. Une minorité qui détient l’argent en toute impunité comme au Vatican.
« Globalement, nous allons vers plus de conscience, depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui, et pendant que certains reculent, d’autres continuent de progresser. » nous dit Blacksun. Nous c’est nous mais qui « nous » suis-je? religieusement, laïcijement, heureusement, toutseulement… ce nous est un pronom défini pour tant? Pour temps de que chacun vive, il ne faut que consulter l’or râcle. Notre dst, notre sst qui a toutes les réponges. C’est la relation pratiquante, la nouvelle religion assurée. (clin d’oeil, je viens de prendre un pouce hier.)
« Il suffit de regarder d’où nous somems partis, et les grandes étapes atteintes puis dépassées par certains pour en prendre conscience. » oui, j’aimerais savoir d’où nous sommes partis pour arriver à un tel état de délabrement, de démembrement. Et tout cela, sans foi, car la religion n’est pas une affaire de Dieu mais bien de parti(e) politique déguisé. A s’y méprendre, toutes les religions, même la laïcité seraient bien de culture sioniste à des degrés de pouvoirs financier différents. Les sectes font un tabac.
Il en reste que nous en sommes omégament à subir l’adoration ultime de l’argent et il faut en être inconscient pour ne pas culpabiliser. Cette unique religion a tout détrôné et même les impuissants ne s’en tiennent qu’à leur bourse et leur reconduite de budget comme si demain doit conserver, recalquer hier. Conserver ce qu’on connaît sans amélioration parce que l’imagination du meilleur faisant déjà peur, imaginer sa mise en oeuvre terrifie.
Restons ce que nous sommes, dix vagues ne nous mènera à rien. Réfléchissons la lumière, ça éclairera.
Toute religion, laïque ou non, même le communisme, stoppe son idéologie au premier degré de son leader chef. Ceci finit toujours par s’imploser.
Que faire alors? Rien, ça oblige l’autre à se prendre en charge, s’il peut/veut. Comme dit LaoTseu, ça lui apprend à pécher contre l’autorité sans autre rite, taie au sommeil des braves, thé au réveil des matins qui chantent, t’es con ou quoi? oui mais assumé, sumo de la conne aisance.
« J’ai tout abandonné à Dieu »
Est-ce si difficile de ne pas cacher cette simple merveille derrière des tartines de comment taire?
une créature qui loue son créateur… je n’en vois pas la contre-valeur !
Le simple émerveilement d’être émerveillé.
an té ka, c’est foké ce que tu fais. Je me demande si tu faisais de l’humour si je rirais.
Pudiques mendiants d’amour.
Le pays est gouverné par des mécréants ou des infidèles, ou les deux ? Et celui qui a été envoyé n’a pas été envoyé pour les justes mais pour les mécréants ou les pécheurs, comme on veut. Quel intérêt aurait le grand Manitou d’envoyer un sauveur au paradis, je vous demande un peu ?
S’il envoie un sauveur, encore faut-il le reconnaître, ne pas se tromper de sauveur, ne pas prendre celui qui voudrait se substituer à lui, créer une nouvelle religion qui n’aurait de motivation que la jalousie, la compétition, l’expansionnisme et la guerre. Ce serait là une mauvaise orientation.
Relier, religion, jamais un mot n’a été galvaudé de la sorte jusqu’à devenir un contresens ! Le Maître n’est pas au dessus de l’esclave ; cette proposition démocratique est vieille de deux mille ans. Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, est une autre proposition du même âge qui dit la laïcité.
Et là-dessus, les Montagnards se sont pris la tête, (c’est le cas de le dire), pour décréter les droits de l’homme. Et maintenant que nous commençons de réfléchir à ce qui nous a été donné à la source, nous avons les moyens de faire sauter la planète : tragique destin de l’humanité. Notre race de singes construit sa tour de Babel une fois de plus et elle va s’écrouler. La confusion des langues, c’est déjà fait.
Si tout le monde s’en tient à la vieille proposition démocratique et laïque, on a une chance de sauver les meubles, les immeubles et les occupants avec, mais dans le cas contraire : advienne que pourra !
Ca me fout les boules qu’un homme se considère comme propriétaire alors qu’il n’est que locataire sur la terre et qu’il finisse, quelle que soit sa fortune, en loque à terre.
Qui ratiocine, se vautre dans la complexité de dialectiques non certifiées, (et par qui ?), se cache de l’évidence, trop simple pour sa prétention de tout comprendre quand on n’a pas la foi ou une foi qui ressemble à un mimétisme grégaire tribal.
La foi est « une », toute compétition à son sujet ne peut en aucun cas lui conférer le label « bio ».
Faire couler le sang des agrumes, c’est toujours mieux que de faire couler le sang de son voisin en un temps où tout le monde est voisin par la communication numérique.
Mon frère, tu ne possèdes rien, ni tes biens, ni ce que tu crois ; comme moi tu ne sais pas ce que tu es venu foutre ici entre deux incertitudes temporelles. Quel que soit ton talent, si tu ne l’as pas exercé pour les autres, il te sera repris, tu ne l’emmèneras pas au paradis, ce paradis qui est déjà sur la terre, suffit de vouloir le goûter.
Il faut arrêter de sacraliser, d’idolâtrer, en un temps où l’urgence est de sacraliser uniquement la vie que nous allons tous perdre.
Le facteur commun de l’argent devra céder la place au facteur commun de l’Amour avant qu’il ne soit trop tard. Et l’humanité deviendra adulte.
Non ! Je vous assure ! Je n’ai pas fumé la moquette. Dépassons-nous, nous le valons bien, passons la ligne de l’infranchissable quel que soit le résultat du vote.
C’est dans le secret qu’il y a de la grandeur et de l’héroïsme, pas dans la démagogie du politique quelle que soit son étiquette. L’étiquette n’est pas une fiche qui « signale l’éthique ».
Indignons-nous ! Et : entre nous soit dit : Je connais pas mal de travailleurs de la lumière dans l’ombre de la société du paraître ; ma bouteille est à moitié pleine, pas à moitié vide.
Changeons d’optique, le monde est comme on le regarde.
Encore une analyse magistrale du billet par BlackSun !
A la fois éclairée, pondérée, fine, étayée par une connaissance et une intuition qui « ne la ramènent pas » mais nous apportent une vision globale et sans jugement de ce billet très original
A force de suivre Personne, ma perception des « envahisseurs » a beaucoup évolué.
Auparavant nos « 12 % de Francs » était synonyme de danger mortel de disparaître en temps que race et civilisation.
Je maintiens qu’il y a des races selon les critères de Lévy Strauss. Une seule race humaine peut-être, mais portant encore trace des diverses branches qui la composent à l’origine, puisqu’il est reconnu aujourd’hui qu’il y a eu une arborescence de races humaines avant qu’elles ne disparaissent au cours des millénaires.
Même s’il n’y a qu’une race humaine, il reste du passé des spécificités, comme une sensibilité à certaines pathologies, une gestation plus courte pour certains peuples, etc… Le nier c’est faire un discours sorcier, comme Hollande qui veut effacer le mot race de la Constitution. Pourquoi ne pas effacer le mot crime du dictionnaire, dans la même logique…
Je maintiens qu’il y a des cultures selon les critères de Lévy Strauss. Il ne dit pas qu’elles ne se valent pas. Il dit qu’elles ne peuvent cohabiter sans aboutir à des conflits. Le nier c’est nier ces cultures, vouloir les fondre en un seul creuset, ce que prétend faire la « Laïcité » devenue aussi exigeante qu’une religion. La nouvelle religion, qui impose la pensée unique de les ignorer toutes pour au final les nier, comme s’il ne s’agissait que de fêtes à neuneu… La Laïcité, cette religion qui mène au veau d’or en privant le peuple de toute expression idéale.
Je ne défend pas les religions, même pas la mienne, Catholique. Car toutes ont dévié de leur route. Je défends la spiritualité, pas les rites… La spiritualité selon Jacou, la voie royale du coeur et du sens selon Personne
Sacré breakfeast chez Personne, acier inox versus l’âme trempée en acier de Damas
Des oranges bien saignantes et ensaignantes à Jaffa, les anglois avaient déjà dressé la table et ils continuent leurs joyeux piques niques au moyen orient.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jaffa
La science de l’histoire c’est tellement con, comme la domination et le conformisme.
Play Station: A ma guise, c’était comment l’assurance, avant.
bon et c’est quoi ton logiciel?
Souvent dans les tableaux des maîtres classiques, il y a un « petit » détail qui donne tout son sens à l’oeuvre exposée. J’aime retrouver dans la prose de Personne la perle qui me paraît signifiante de l’écrit.
« L’autre : « En vérité, je vous le dis, qui reçoit celui que j’envoie me reçoit, et qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. » : Évangile selon Saint Jean. »
C’est une immense et subtile vérité énoncée: Il n’y a que l’Être qui se contemple et se vit à travers ses reflets infinis, de même que l’Océan se manifeste et se joue dans le mouvement de ses vagues, nous pouvons nous y reconnaître ou ….non .
@ Michelb:
Je réponds d’une façon (faussement) naïve à vos questions sur mon propos:
« Nous », c’est l’Homme vu dans son ensemble, et les progrès qu’il a réalisé dans sa compréhension du monde et de lui-même, au cours du temps, dans le tournoiement des civilisations et de leurs prédominances successives.
D’où partons nous?
Si l’on considère que l’on vient du paradis, effectivement, nous avons beaucoup perdus.
Mais si l’on considère l’évolution des valeurs, je dirais que nous partons en gros de l’état aniaml pour nous rapprocher petit à petit d’une état d’être humain:
nous partons des pratiques d’hier aujourd’hui considérées comme barabares, telles l’esclavagisme; le droit du plus fort à disposer directement du droit de vie et de mort, etc.
Certes, on peut considérer que ces notions se sont juste transfigurées au cours du temps – et je suis l’un des premiers à dire que certains d’entre nous ont peu évolué depuis l’époque pré-historique de ce point de vue.
Mais à comparer par exemple le salariat et l’esclavagisme d’antan, il me semble qu’il y a un léger mieux – les coups de fouet sont interdits ici, même si une forme d’esclavagisme emntal subiste encore (il existait aussi à l’époque).
A comparer la situation des femmes ou des enfants ou des salariés encore, ne serait-ce qu’entre le siècle avant-dernier et nos jours, dans nos sociétés industrialisées, un certain progrès me semble discernable.
A comparer le niveau d’éducation et la possibilité d’accès à celle-ci, les lois sociales, etc, pour moi, les avancées sont claires – même si là encore en ce domaine des reculs peuvent se faire sentir – temporaires, il faut le souhaiter.
Enfin, evidemment, les moyens modernes permettent à une barbarie de s’exprimer avec plus de violence, plus spectaculairement, ou au contraire plus sournoisement, insideusement.
Toutefois, cela me semble bien donc une histoire de moyen, pas de mentalité; et je n’ose imaginer ce que feraient des gens ayant une mentalité pré-historique ou même moyen-âgeuse dotée de ces moyens …
Evidemment, on peut considérer, comme SST, que la science de l’histoire, c’est tellement con … (l’histoire écrite par les vainqueurs, etc). Sans en dire plus, l’air d’en savoir beaucoup, mais sans argumenter … et pour cause.
Pour avoir connu des profs de lycée mais aussi de fac dans ce domaine, ceux qui écrivent les livres d’histoire et cherchent à faire avancer les méthodes, je peux vous dire que, même si il y a toujours des visions partisanes borgnes, on trouve aussi des visions plus éclairées, et seule une certaine méconnaissance du milieu et des moyens employés peut faire émettre ce type de « sentence » éclairées plus au flash du cliché qu’à la torche de la connaissance … comme toujours, un certain esprit critique est nécéssaire pour juger – sans confondre esprit criitique et critique négative systématique.
(Revolta, merci pour votre appréciation – même si je ne suis pas d’accord avec votre vision de la laïcité; elle est pour moi le constat que des divergences existeront toujours, du point de vue religieux, et qu’il vaut mieux apprendre à vivre avec cette diversité, justement. Là où la laïcité anglo-saxonne prône hypocritement l’idéal selon lequel on peut tous vivre ensemble en suivant des règles différentes – et en réalité, c’est une vision concurrentielle qui sous-tend ce parti-pris -, la laïcité à la française dit qu’il faut établir des règles de vie communes dans l’espace commun, libre à chacun de vivre comme il le veut ensuite dans le privé – elle demande à tous de faire un effort vers le respect des autres – elle est à la fois plus réaliste, mais demande un effort plus concrêt. Quand à une société sans laïcité, elle ne peut être que le résultat toujours temporaire de la prédominance d’une vision sur une autre, avec tous les dommages et les pertes, de mon point de vue, que peut causer une vision monoculturelle sur l’esprit des hommes. Sur une ligne imaginaire de progresssion de la tolérance, il y a le monoculturalisme suivi de près du multiculturalisme concurrentiel dont le monoculturalisme peut être un effet, d’un côté, et le respect de chacun de l’autre, la laïcité à la française n’est peut être pas l’idéal, mais elle est une école de ce respect – si elle est accompagnée d’un minimum d’éducation pour en comprendre le sens et le bien fondé).
Enfin, Pierrequimousse, j’admire votre simple émerveillement, qu’il serait évidemment facile de confondre avec un simplisme béat.
Je vous propose aussi de prendre de la drogue, pour arriver à d’autres résultats du même genre, et évider les taritnes de comment faire.
Je vous taquine, bien sûr … enfin, juste un peu.
Si tout le monde pensait comme vous, ce serait tellement plus simple …On n’avancerait pas beaucoup, mais on serait sûrement plus heureux. « Malheureusement », Dieu ou la nature nous a doté d’un cerveau ^^.
@ pierrequimousse
Cher pierrequimousse, je ne pense pas que tu roules pour un simplisme béat et à propos de drogue, l’opium du peuple, (la foi), en est une qui ne craint pas l’overdose, sauf chez ceux qui en ont la phobie car ça les soule vite. En revanche : religion : à user avec extrême modération car elle est loin d’être garante de la foi et la plombe bien souvent.
Blacksun dit que Dieu, « malheureusement nous a doté d’un cerveau », mais que vaut un cerveau sans cœur. La terre est peuplée d’une multitude de cerveaux intelligents qui nous préparent la « dernière » sans état d’âme, autrement dit : sans cœur, inconscience mortifère.
Le cerveau avec cœur, ça lui donne plus de panache, plus de vie que le cerveau qui se programme avec des arguments tous plus aléatoires les uns que les autres.
Pierrequimousse, j’aime les enfants et l’enfant que tu es resté, c’est tout à ton honneur si tu n’éprouves pas le besoin de te vautrer dans la complexité, le besoin de passer un temps infini à dénoncer tous azimuts ce qui ne va pas chez les autres.
Il y en a, comme ça, qui s’usent à vouloir comprendre, à accuser l’Occident ou l’Orient, à chercher la petite bête, ce sont les béats bas de la complexité dans laquelle ils se noient.
Je t’exhorte à rester tel que tu es, j’aime les enfants, pas ceux qui prennent le masque de l’adulte qui voudrait cacher l’infantilisme dont ils ne savent se départir.
Sans une petite note d’humour dans un discours, le primate au temps imparti me semble bien surréaliste.
Tu dis que ton Dieu roule pour toi, pierrequimousse et tu t’en trouves fort aise. Quand le cerveau ne s’arrête pas à tous les écueils de la vie que l’on impute aux autres, il passe son chemin et ramène le compliqué de la zizanie à une simplicité d’enfant de Dieu.
Seuls les petits enfants entrent au paradis, ceux qui ont un gros sale air, une tête enflée ne peuvent pas passer, la porte est trop étroite. Je dirais même qu’il faut être un peu fêlé pour que l’amour puisse s’immiscer en l’homme. Fêlé : je veux dire : en dehors de la pensée unique qui uniformise et nivelle par les lieux communs, la fabrique de clones.
L’intelligence seule confine à un réseau inextricable de contradictions car tout est vrai et son contraire, mais si elle se donne la raison de l’amour, tout devient limpide, tout prend sens.
On n’avance qu’avec modestie et simplicité, c’est la panacée ; voilà pourquoi je t’approuve pierrequimousse. Ton Dieu est dans tes pas, c’est ta force car tu n’as pas surestimé la tienne.
J’aime une analyse qui se confronte à la clarté de la source. Là, il n’y a plus rien à dire, tu peux aller en paix et chut !! Ne regarde pas trop en arrière, ce qui ne va pas, c’est aux autres de te rejoindre. Qui se retourne en arrière n’est pas digne de tenir la charrue.
Salut camarade !
@BlackSun
Vous vous servez de votre machine cérébrale avec une certaine finesse, néanmoins celle-ci ne peut vous amener là où les machines aussi perfectionnées soient-elles n’ont pas accès: à la vérité simple et profonde ce que nous sommes et qui n’est accessible qu’au coeur libéré des mailles du filet du savoir.
A Pierrequimousse en témoignage de ma sympathie, voici quelques paroles d’OSHO maître Zen:
Ecoutez votre coeur, allez selon votre coeur, quel qu’en soit l’enjeu. Un état de complète simplicité ne coute rien moins que le tout…
Être simple est laborieux, parce qu’être simple coûte tout ce que vous avez. Vous devez tout perdre pour être simple. C’est pour cela que les gens ont choisi d’être compliqué et ont oublié d’être simples.
Mais seul un coeur simple palpite avec Dieu, main dans la main. Seul un coeur simple chante avec Dieu en profonde harmonie. Pour atteindre ce point vous devez trouver votre coeur, votre propre palpitation, votre propre musique.
L’expérience méditative d’être dans le coeur n’est pas une chose qui peut-être saisie intellectuellement ou forcée. Elle vient naturellement, à mesure que nous entrons en résonance avec les rythmes de nos propres silences intérieurs.
Un petit vol de fée rapide pour continuer a profiter des premiers vrais rayons de soleil en vous faisant un petit coucou en passant
Réaction vite fée:
Non! Ne cachez pas se dédain que nous savons voir, qui nous amuse tant.
Ce dédain qui amuse les « grand petites gens ».
Montrez nous votre dédain que l’on vous montre notre coeur.
Avez vous remarquez comme votre domestique à l’air heureuse?
Et pourtant, ces oranges, elle les presse sans centrifugeuse.
Du naturel rien que du naturel et que du bon et du bonheur.
@poetiste
/L’intelligence seule confine à un réseau inextricable de contradictions car tout est vrai et son contraire, mais si elle se donne la raison de l’amour, tout devient limpide, tout prend sens./
Claire vision ,mais, si tu le permets à: « mais si elle se donne la raison de l’amour, » j’entends : « mais si elle se donne à l’amour »,
A celui qui à cultivé l’esprit d’aventure de l’enfant .
@ jacou
Oui, à mon avis les deux expressions se valent. On peut entendre « si elle se donne à la raison de l’amour ». OK, on peut ajouter le « à ».
http://yurtao.canalblog.com/archives/2012/03/15/23755675.html?t=1331821648551#c48614174
Je viens de recevoir une bonne nouvelle sur ce site d’une autre muse : ce lien.
NB: l’adulte est souvent un enfant qui a mal tourné dans le tourbillon de la vie. S’il peut revenir à cette enfance, il a fait le tour du cercle de la vie.
Salut camarade de la ruche de la gelée royale de la reine Personne.
Belle petite pièce.
En espèce,un spécimen de l’argent sûr de lui même, la boss, FACE à l’espèce »révélation de dieu » XIIIeme siècle, qui n’a de leçon à recevoir de personne, elle sert, mais ne s’use pas, c’est la nouvelle pile Wonder, résistante à l’usure et au chantage.
Et je dirais encore plus au 2 Dupont, Jacou et Poétist, le mais si, c’est:
L’amour du sens et des sens qui donne à la raison de réfléchir, esprit de synthèse, la sainte aise, tout le cœur de l’affaire, qui soulève.
Pour Poetiste, Jacou; notamment:
C’est parceque je suis resté cet enfant qui a toujours refusé l’injustice, même celle dont je suis à l’origine parfois, que je défends ma vision des choses – que je crois humaniste.
Le coeur n’empêche pas la raison, et l’inverse non plus.
Et c’est pour mieux défendre le coeur, que je me penche non seulement sur mon ressenti, mais aussi sur différentes façons de l’envisager.
Ah, si derrière le mot coeur se cachaient pour tous les mêmes notions, si le même acte donnait toujours les mêmes effets, si l’hypocrisie n’existait pas …
Pour citer un grand philosophe des temps modernes:
« S’il suffisait d’aimer … »
Jean-Jacques Goldman.
^^
@ SST
Bravo pour les jeux de mots ! La sainte aise découle peut-être de la sainte éthique qui, en deux mots n’est pas un ersatz pour autant. Ça pourrait rassurer les habitantes de Sainte en Charente Maritime.
Les deux « Dupont », je trouve marrant cet humour décalé, c’est bien « pondu ». Le « mais si », c’est du ressassé ça ne décoiffe pas comme Saint Ignace.
Rien de tel qu’un peu d’humour pour ne pas trop se prendre au sérieux, de toute façon, on n’en sortira pas vivant.
Salvador Dali disait : une seule issue : l’église catholique apostolique et romaine ! Mais voilà, je ne crois pas en Dieu. Bel humour !
Et Sacha Guitry, juste avant de mourir : « Il ne faut pas que je rate mon entrée ! ». Devant un tel humour, on peut prier Saint Pierre de lui ouvrir la porte du paradis.
Salut camarade, rions ! Le temps n’est pas venu de dire : « salut camarde ! ».
je préfère me taire .
@Poetiste
Je retiens votre trait de génie poétique : « l’adulte est un enfant qui a mal tourné » : totalement génial !