- assis ! – couché !
- assis ! – assis !
- couché ! – assis !
- assez! C’en est assez ! Je suis fâchée ! Petit fasciste !
- je ne vais pas aller par 4 chemins…
- parce que TU crois qu’il y en a qu’un !
- détrompe-toi, il en a plusieurs
- tu n’es pas seul au monde… il n’y a pas qu’un seul monde… et si tu ne le crois pas c’est parce que tu es immonde.
- non, je ne suis pas vénère… tu es un berger… et si j’étais toi, je ne serai pas fier
- je n’aime pas te voir te comporter comme si tu étais au-dessus des autres…
- tu es un chien semblable à tous les chiens, tu les vaux tous mais n’importe lequel te vaut!
- pas la peine de remuer la queue… je désapprouve ta conduite, ta suffisante insuffisance.
- oui, tu as empêché tout le monde de dormir, en aboyant sur le chien de la voisine
- pour qui tu te prends? Pour qui tu le prends ? Pour un bâtard, c’est cela ?
- non… pas la peine de me faire les yeux doux… ni risettes… ni courbettes !
- si tu étais vraiment supérieur à lui, pourquoi tu lui abois dessus ?
- ça y est, je t’ai mis la puce à l’oreille : un supérieur ne peut en vouloir à un inférieur sauf s’il ne lui était pas vraiment supérieur ou que l’autre ne lui était pas vraiment inférieur.
- baisse les yeux… j’ai honte de toi… ça y est, j’ai compris… ce n’est pas lui qui te pose problème
- c’est parce qu’il s’est offert une femelle… et qu’à deux, ils vont faire plein de petits
- et qu’un ça va… c’est quand ils deviennent nombreux que ça ne va plus… c’est ça ?
- à bas les bâtards, mon berger allemand en a marre… et il aboie pour nous en faire part.
- sa chienne de vie, ne peut pas se réduire à la vie de n’importe qu’elle chienne
- il se sent bien élevé, bien dressé, bien domestiqué… que dis-je civilisé… la civilisation c’est son lobby
- il ne supporte pas les chiens sauvages, les rebelles à tout élevage.
- et si on inversait mon petit bonhomme, parce que je t’avoue que tu me rappelles les hommes
- et si on inversait cette fâcheuse tendance en se disant que les soit disant races pures sont autrement plus viles et plus serviles que les impures… qui sont plus proches de la vie et plus aptes à la garantir.
- on ne peut les asservir, ni les soumettre à nos petits délires.
Ils aboient quand ils ont faim… mais n’aboient pas pour faire les chiens.
- ah désolée, ce n’est pas le bâtard de la voisine qui te pose problème mais la voisine elle-même?
Pourquoi? Parce qu’elle le nourrit ?
Non! Parce qu’elle fait semblant d’ignorer qu’il y a d’autres chiens à nourrir.
- tu sais ce que tu es, mon chien-chien… une horreur de la nature… tout ce que tu mérites, c’est une piqure !

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