Il avait l’allure fuyante du diable
Il était le maître absolu des mots
Du dit comme du non dit… il s’en servait à des fins de conquête
Il captivait… pactisait… et capturait
Toutes les âmes qui s’en félicitaient… ça y est… ça y est…. on y est!
Comment il s’appelait déjà?
DEJJEL
Il erre et se nourrit de nos erreurs
Si le grain ne meurt… il longe et prolonge toujours de nouvelles rumeurs
DEJJEL
Il prouve le mal en le faisant
Il sévit en se racontant
DEJJEL
A ses yeux, nulle cause, seule compte la chose
Pas le poème, seulement la prose
DEJJEL
Il a omis de dire la vérité
Parce que la vérité n’a aucun intérêt
DEJJEL
L’Égypte a fait un pas en avant… et deux pas en arrière
Il dit juste le contraire
DEJJEL
La Libye tourne en rond, à l’air tout bête
Avec plus personne à sa tête… à l’image d’Hamlet ?
DEJJEL
La Syrie usée et abusée
Elle finira par céder à ta version des faits
Elle digresse et transgresse
DEJJEL
Tu es d’autant plus séduisant
Que tu ne cherches pas à séduire
Mais à nous mentir
Et nous apprendre à mentir
À nous mentir
DEJJEL
Tu n’es pas Ismaël,
mais Israël !

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