Dans vos rayons… il n’y a pas une seule marguerite
Ni Duras… Ni Yourcenar
Je n’ai rien trouvé d’autre que ça :
Amélie Nothomb  » tuer le père »
Vous le vendez combien ? 15 balles ???
Elle ne s’emmerde pas…
Non!! on s’est mal compris… je ne vous dois rien
C’est vous qui me devez cette somme pour que j’accepte de lire cette merde
Appelez qui vous voulez?
Ce n’est pas à moi mais à vous autres, désormais d’assumer vos irresponsabilités
Quand on vend de la dope on paye celui qui veut bien vous en débarrasser.

Pourquoi j’ai fait de l’art dramatique ?
Vous me demandez pourquoi j’ai fait de … l’art dramatique?
Non… ça me gêne pas d’y répondre
Pour… pour apprendre à faire semblant…
Faire semblant d’être belle, forte et intelligente
Non… pas seulement sur scène… Mais dans l’arène aussi…
Non ça ne veut pas dire que je m’aime
Mais que j’aime ce qui me sépare de moi-même…
Consommer avec délectation morose
Ce divorce bien consenti entre moi et moi-même.
Être ce que je ne suis pas… ce n’est pas un drame
Mais un programme… un saut dans le vide… et sans élastique
Non, je ne ressens rien… je n’exprime que ce que je désire ressentir
L’illusion de créer quelque chose qui ressemble à un visage, à un profil, à une histoire : Un scénar… c’est tout un art… l’art de refaire l’histoire!
Pourquoi je fais de la politique ? Ah ! Ah ! Ah !
Vous faîtes allusion à mon journal… pourquoi est-ce que je fais de la politique?
Pour montrer que les hommes ne sont ni beaux, ni forts, ni intelligents…
Et que leur seule raison d’être :
C’est de construire quelque chose de beau, de fort et d’intelligent…
Et j’essaye de montrer pourquoi ils ne sont pas bien disposés à le faire. Pourquoi?
Parce qu’ils ne sont ni beaux, ni forts, ni intelligents ?
Vous l’avez vous aussi remarqué… il y a un cercle… Et on n’en sort pas…
Et c’est pour le faire ressortir que je fais de la politique : un art… un art dramatique.
Et pour en sortir aussi… autant que faire se peut…
Non… je ne m’en sors pas.
Si je gagne ma vie avec ça ?
NON. C’est pour cette raison que je suis venue vous voir monsieur le fondé de pouvoir… pour vous dire que je ne paye pas… que je ne paye plus… que je ne paierai plus.
Plus rien, ni pain, ni loyer, ni électricité…
Jusqu’à ce qu’on me prenne par la main
Et qu’on me conduise dans ma cellule
Puisqu’en prison… tout est gratuit
Quant à ma liberté de circuler…
Je crois que j’en ai fait le tour. Le cercle.
Les menottes, παρακαλώ !

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