On voulait m’enfermer… dans un asile
Sous prétexte que j’étais encore plus folle que les fous
Je suis comme qui dirait
Une institutrice destituée…
Qui n’a plus le droit d’enseigner… ah ! ah ! ah ! ah !
Hé ! Je ne suis pas folle, mais on n’arrête pas de dire que je le suis
Donc je ne peux pas… ne pas l’être
A force, je le suis devenue…
Folle du logis… folle sans abri.
Quand tout s’éteint… tout m’atteint… pas vous ?
Le silence, l’absence, la somnolence.
Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour être défaite à ce point ?
J’ai soulevé quelques passions inutiles
Fait semblant de donner quelques conseils
A quelques collègues soit disant fragiles
J’ai introduit la mauvaise bactérie dans les consciences stériles
La bactérie qui tue toute envie d’exercer la profession d’un âne qui ne dit pas son nom.
« Faites ce que vous pouvez camarades… puisque vos supérieurs ne le peuvent pas…
Faites ce que vous voulez camarades… puisque vos supérieurs ne le veulent pas
Faites sauter la baraque…y a pas d’autre solution… puisque vos supérieurs ne le font pas.
On m’a congédié sans autre forme de procès
Pour que je me taise sur les malaises de l’institution
Sur l’impossible transmission
D’un savoir mal su… mal vu… mal vécu
Je fus révoquée, parce que je n’étais même pas syndiquée
Et devant l’inspecteur de l’académie qui me l’a signifié
J’ai failli le lui dire… et j’ai fini par le dire :
Qu’il faut que l’homme libre prenne quelque fois la liberté d’allumer le feu
De tout brûler….Pour renaître de ses cendres
J’ai accentué le mot « cendres » pour bien me faire comprendre.
Des cendres dans la rue…
Tout est là… lui dis-je… mais vous… vous n’y êtes pas…
C’est ça le drame de toute existence vue d’en-bas
Puis je me suis tue pour que le son meure
Et que le sens demeure
Et au lieu de me suicider… j’ai jeté mon tablier
@ Personne,
Je n’ai pas lu Michel FOUCAULT, certainement intéressant, mais il nous faut faire des choix .
La lumière des siécles n’a pas encore vu le jour, mais elle pointe à travers de plus en plus d’êtres qui s’éveillent à eux-mêmes et lorsque il y aura la “masse critique”, trés proche d’être atteinte, il suffira à l’instar de la précipitation, une seule goutte(conscience) pour qu’elle se révèle .
Et,lorsque la lumière jaillira ,je vous promets un immense éclat de rire !?
@ pour tous les déçus de l’éducastration nationale .
http://noxmail.us/Syl20Jonathan/
“Des cendres dans la rue”…y’a de quoi écrire un bouquin sur l’incendie d’un monde qui fera l’engrais d’un autre…
Quant aux Lumières, j’en avait dis deux trois mots sur le lien suivant. Je vais pas me répéter…
http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art104
Personne en folle est toujours reine, comme Jeanne. Plus on découvre de facettes possibles à son talent, plus les limites reculent ; et son Art aura toujours de l’avance sur nous… On peut même prendre le train en marche, et faire tous les wagons, tous les compartiments, ne jamais plus descendre, parce qu’on n’en a plus envie… Advienne que pourra