Un internaute m’a envoyé cette vidéo toujours d’actualité pour éprouver mon amour pour les plus nobles causes.
Comment je peux réagir à la gifle de cet enfant de Gaza, qui a à peine 10 ans ?
En m’identifiant à sa maman par exemple… et au lieu de verser une larme de sang, j’ai envie de l’embrasser tendrement et le féliciter pour avoir soulevé les bonnes questions :

La première : s’agit-il d’une leçon bien apprise ou d’une impro digne d’un pro, aussi précoce que l’était Rimbaud ?
Cela n’enlève rien à la valeur dramatique de sa prestation, ni au caractère tragique de la situation dans la bande de Gaza.

La deuxième question concerne le fond : cet embargo nous ramène à la loi du plus fort, qui comme le dit Rousseau, ne sera jamais assez fort pour être toujours le maître…

La troisième question : on oublie les enfants et on se concentre sur la responsabilité des grands dans la région…

J’accuserais
D’abord le funeste modèle américain qui a fait du consumérisme, une religion et de l’argent, le seul prophète digne de ce nom…
Le culte des moyens fait partie du rêve américain. Ce n’est pas de jeux vidéo dont a besoin cet enfant, mais d’accomplir son destin en sachant avant l’heure, le prix de la paix et de la liberté.
Mais l’Amérique n’est pas prête pour négocier parce qu’elle défend ses intérêts en fermant les yeux sur les exactions de son plus précieux allié.

J’accuserais
Aussi le label européen : le silence de nos agneaux occidentaux qui se contentent de statu quo parce qu’ils préfèrent et de loin laisser faire les loups, sous prétexte qu’ils ne se mangent jamais entre eux… ce qui les débarrasse de toute pression spirituelle et matérielle… Bien malins comme Pilate qui ne fait rien d’autre que s’en laver les mains…

J’accuserais
Enfin, le fiel ou le miel des dirigeants arabes qui flambent des milliards sous la table mais ne sont pas disposés à débourser un yen pour la cause Palestinienne… quel bonheur de les voir quitter la scène sur la pointe des pieds.

Conclusion : cet enfant n’a pas besoin de ballon de foot fabriqué par un petit chinois pour trois fois rien… mais d’un ballon d’oxygène pour respirer à fond l’air d’un pays qu’il finira par reconquérir.

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