Dialogue entre une kabyle et un débile 2


Le débile dit que l'Europe est en passe d'être envahie, qu'elle finira tôt ou tard par céder à la menace des envahisseurs, arabo-musulmans soit dit en passant.

La kabyle ne le renie pas. C'est la vérité mais il l'a bien mérité. Elle dit que le débile a raison de prétendre que l'Europe est à la merci d'un coup de vent. Un raz de marée qui pulvérisera tous les paravents. Mais tout l'effet qu'il lui fait, c'est qu'il vient juste de sortir du couvent.

Le débile prédit l'avènement du pire événement : celui du grand remplacement, conçu par le mauvais Camus pour émouvoir tous les émus et cocufier tous les cocus... tôt ou tard, une autre vision du monde supplantera la nôtre dit le petit brun qui se prend pour un grand blond.

La kabyle dit une autre vision du monde ? Pourquoi pas ? Et pourquoi pas celle des Aurès. Et puis elle rajoute un pli à toute cette jolie panoplie en disant que c'est la vérité mais il l'a bien mérité... il n'y a pas de quoi se plaindre, petit homme brun, puisque ne périt, que ce qui est périssable.

Le débile dit que l'Islam, c'est l'islamisme en puissance et l'islamisme, l'Islam en acte.

La kabyle qui connait bien Aristote, reconnait que le débile ne peut y avoir accès. Et pour lui couper toute envie de le rendre aussi niais, lui dit qu'il a tout à fait raison et qu'il ne lui reste plus qu'à aller se faire pendre. "Son suicide français", c'est la vérité mais il l'a bien mérité.

Le débile dit, comme pour se venger ou échapper au danger, que d'ici quelques années, la Palestine plus personne n'en parlerait, parce qu'elle aurait cessé d'exister sur toutes les tablettes de ceux qui ont 1 pour cent de pouvoir financier.

La kabyle lui rit au nez... parce que là, c'est un peu fort de café... et avant de jeter son débile dans la poubelle de l'histoire, elle lui glisse à l'oreille percée : tôt ou tard, Israël finira par rendre ce qu'elle n'aurait jamais dû prendre...

Pourquoi ?

Parce que c'est intenable à la longue...

Parce que l'ombre de la Justice ne peut être parodiée

Parce que le surnombre d'âmes ne peut être irradié

Et parce-que Dieu ne peut être congédié.

Auteur interprète : Emeline Becuwe
Scénario : Emeline Becuwe
Actrice : Emeline Becuwe

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2 commentaires sur “Dialogue entre une kabyle et un débile

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    Pascal

    Une perle sur dialogue entre une Kabyle d’Algérie et un Zemmour, contre de sa thèse.

    Msieur Zemmour,

    Je plains votre nez ! Pourquoi ? Parce que je pense que votre doigt doit y passer beaucoup de temps. Quoique me semble que j’ai tort, dans l’expression, c’est plus le doigt dans un œil. Quoique les deux expressions peuvent correspondre d’une certaine façon.
    Aussi, je plains votre œil / vos yeux et votre nez !
    Pour le nez, parce que je pense que vous faites peu d’effort en ce qui concerne chercher à avoir un rôle d’intellectuel au service de la France et d’autres pays tel qu’Israël (et d’Europe) alors que vous semblez vouloir être considéré ainsi ;
    et pour l’œil, en lien avec dans le nez, parce que je pense que vous vous trompez sur certains points cruciaux dans votre thèse.

    D’aucuns vous prêtent un talent de « visionnaire ». Ce que vous n’êtes clairement pas, me semble bien. A moins de considérer dans la polysémie du terme, au sens « d’avoir suffisamment d’influence pour que ses idées soient reprises ». Et dans ce cas, pas très jojo, considérant que ça fait, ferait parti des sources d’inspiration de certains « pas glop » qui ont fait beaucoup de mourus.

    Je ne sais si vous en aurez pris de la graine au cours de votre dialogue avec la Kabyle, mais je vous invite à méditer sérieusement ce qu’elle vous a répondu et les effets que peuvent avoir de vos propos. Vous me direz, ou pas, si vous cherchez surtout à faire / provoquer le buzz, je suis tenté de dire que c’est « bien joué ». En revanche, pour ce qui est du présent et de l’avenir de la France, de l’Europe, du monde, je ne pense pas que vous soyez « constructif » avec votre « thèse » (ni que vous ayez beaucoup raison).

    Déjà, parce que, sans trop vouloir jouer sur les mots, il ne me semble pas correct de parler de « remplacement ». Vous êtes vous avec votre âme, vous n’allez pas être « remplacé » par un musulman venant de Syrie ou je ne sais (et même si il devait avoir beaucoup d’humour et faire des imitations, en dehors de la tentative d’imitation, de fait, concrètement, il ne pourrait pas). Plus sérieusement, éventuelle mise en concurrence dans divers domaines via l’immigration n’est pas remplacement. « Philosophiquement », la façon dont vous abordez le sujet est très « discutable ». Prendre en considération l’histoire des pays à un moment donné ne doit pas faire oublier l’histoire de l’humanité non plus, qui date d’avant les cartes de notre ère, « humanité » qui aurait été en grande partie nomade fut une époque, qui a évolué et évoluera certainement. Avec divers « brassages culturels ». Et la différence de considération peut se traduire par différences de proposition pour ce qui serait théorisé comme « solution ». Là où l’idée de « grand remplacement » peut faire peur, provoquer des émois et faire paniquer un certain nombre, l’idée que les politiques peuvent avoir des effets négatifs sur des populations en France et ailleurs, amène une réflexion sur politique et géopolitique, des aspirations.

    Ensuite, parce que l’évolution de la démographie vient de divers effets, et que même en cas d’augmentation importante de l’immigration, du nombre de migrants, dans les extrapolations, ce qui ferait baisser le nombre de Chrétiens en France, ce serait plus ceux rejoignant le rang des « sans religions / autre religion que les principales » (avec certes augmentation des pratiquants musulmans, mais loin d’être majoritaire si les extrapolations ne se trompent). Sans compter qu’il me semble qu’on ne peut pas parler de « profil type » pour un Français. Vous êtes ptêtre un grand rêveur / romancier à votre façon, mais bon, voilou. Et certains vous ont repris sur les chiffres que vous avanciez dans un de vos livres, la façon dont vous les présentiez.

    Bref, msieur Zemmour, je ne suis pas trop vos interventions et publications, votre pensée a pêtre évolué, évoluera ptêtre, je m’excuserais bien si je caricature votre pensée / thèse, mais je me base sur des bribes de vos interventions / propos qui ont fait polémique, et il est question du fait que vous corrélez aussi au risque de guerre civile. A force d’agiter le spectre de la guerre civile, vous serez ptêtre visionnaire, de mon point de vue non pas parce que vous auriez compris les mécanismes y menant, plus comme une prophétie autoréalisatrice où avec votre thèse vous auriez participé de l’échauffement des esprits.

    A propos d’anticiper et prévoir, j’ai récemment vu une bonne tranche d’interview / entretien de Juan Branco, où il est évoqué qu’il aurait prévu évolution politique en France ces dernières années. De ce que j’en ai entendu, c’est pas tant un prophète / une prophétie qu’il avait faite, plus d’une réflexion rigoureuse liée à sa connaissance / fréquentation de certains rouages du pouvoir, une sorte de sociologie pouvant prédire une évolution à moyen terme. C’est plus ou moins comme ça qu’il l’a lui-même expliqué en tout cas.
    Alors comme beaucoup de personnalités qui sont connues par un grand nombre et qui prennent partis sur des sujets, il a aussi son lot de détracteurs, et de la petite recherche que je viens de faire, un article l’accuse de stigmatiser les musulmans, mais plus de par son emploi du terme islamophile pour critiquer un média, pas encore trouvé de réflexions de lui relevant d’une islamophobie, il ne fait pas le même genre d’opposition / division des Français. Toujours est-il que si j’ai pas lu son livre, de ce que j’ai compris, son propos sur les problèmes de la France, et ce qu’il pense sur ce qui serait la solution, est tout autre ce que sous-tend votre thèse, msieur Zemmour.

    Re bref, même si le sort de la France, des Français, du monde, devait être mektoub, je pense que ça n’empêche pas de pouvoir admirer de la beauté de la vie, et que les problèmes ne sont pas ceux que vous craignez, et que la solution n’est pas d’opposer les Français, ni les autochtones et les migrants. D’ailleurs, peut-être comme un politicien d’extrême droite et anti-migrants de je sais plus quel pays, tomberez-vous amoureux d’une « étrangère » et vous vous marierez avec, et changerez d’opinion ? Au passage, je vous invite à écouter cette chanson qui vous fera ptêtre réfléchir : Étrangère : https://www.youtube.com/watch?v=N4AjimXxVmo

    Et sinon, ceci dit, en ce qui concerne la Palestine, i have a dream ! J’ai fait un rêve hier. Il était bizarre, extraordinaire, comme tout rêve en état de sommeil sûrement mixage entre scènes de vécu et vues via un média, sûrement pas prophétique, et en fait, au réveil je n’ai pas réussi à me souvenir des détails, juste surtout impression que bien question de la Palestine, après je préfère ne pas plus en divulguer de ce que je m’en souviens, histoire de ne pas finir comme Martin Luther King et que du plan utilisé, si cette partie du rêve devait être prémonitoire, ne puisse être sabordée. ‘fin, vous comprenez bien / déduisez bien, j’imagine, que je pense que la Kabyle d’Algérie a bien raison de vous rire au nez (avec ou sans votre doigt au nez), que c’est ptêtre sur le sort de la Palestine et des Palestiniens où vous vous trompez le plus. Nous verrons bien.

    Voilou, bonne continuation msieur Zemmour !

  • avatar
    jacou

    Chacun voit le monde à l’ouverture de sa conscience et il ne peut en être autrement, on peut essayer de palier un manque par des élaborations , constructions et pirouettes mentales mais cela donnera toujours un aspect restreint de la réalité . Voici un extrait d’un sujet exprimé par quelqu’un qui ,assurément à une ouverture certaine de conscience .

    – de Frédéric Lenoir :

    … » On trouve six grandes valeurs universelles. La recherche de la vérité ou de la véracité : les mots doivent correspondre aux faits. La justice, qui implique une certaine notion d’égalité et de partage. Le respect d’autrui, fondement de toute vie sociale. L’amour et la compassion, qui nous poussent à aider notre prochain, même si nous n’y avons pas intérêt. La beauté et l’art, qui élèvent l’homme. Et la liberté ! L’être humain doit avoir le droit d’exprimer ce qu’il est, sans entrave. Cette dernière valeur toutefois ne se conçoit pas de la même manière dans toutes les civilisations. C’est le principal point de fracture entre le monde moderne occidental et les sociétés traditionnelles. La limite des sociétés traditionnelles, qui offrent de profonds liens de solidarité, c’est qu’elles enferment l’individu dans le moule des croyances et des normes collectives. Le drame de l’Occident moderne est d’avoir émancipé un individu qui a bien souvent joui de sa liberté en oubliant ses responsabilités vis-à-vis des autres, des générations futures et de la planète. La liberté implique la responsabilité. Une véritable civilisation planétaire pourra exister lorsque les sociétés traditionnelles accepteront les libertés individuelles et lorsque l’Occident retrouvera le sens de la responsabilité et de la fraternité qui lui fait actuellement tant défaut.

    N’est-ce pas là une vision un peu utopique ?

    Bien sûr ! Mais les utopies d’aujourd’hui sont parfois les réalités de demain. Les penseurs des Lumières au XVIIIe siècle imaginèrent une démocratie laïque tout en vivant dans un monde religieux et royaliste. C’était parfaitement utopique. C’est pourtant devenu une réalité. Leur exemple prouve que nous devons croire en nos utopies si elles sont fondées sur des vérités profondes. Mais cela ne pourra devenir réalité que si tous les niveaux de la société sont impliqués. Il faudrait par exemple une gouvernance mondiale pour régler les problèmes planétaires : questions environnementales, échanges économiques et régulation financière, problèmes sanitaires, etc. Les corps intermédiaires, les ONG, les associations, les réseaux sont nécessaires pour soutenir de nouveaux modes de production et de consommation, mais aussi de vivre ensemble. Et de manière ultime, c’est chaque individu qui est concerné. « Soyez le changement que vous voulez dans le monde », disait Gandhi. La difficulté majeure que nous rencontrons est d’être adaptable, souple, prêt à bouger, que ce soit sur un plan professionnel ou personnel. Nous ne sommes sans doute pas encore assez éduqués à ces nouveaux comportements.

    Vous dites qu’une révolution de la conscience est en marche et qu’elle est mue par deux forces, la vie et l’amour…

    Comment accepter en effet que la vie soit de plus en plus abîmée sur la planète : les forêts, les animaux, la biodiversité, les océans ? Comment admettre également la détérioration galopante qui existe actuellement dans les rapports humains, dans les familles ou au travail ? Ces dégradations sont telles que nous n’avons d’autre choix que de réagir. Le monde n’est pas une marchandise. La vie et l’amour sont plus importants que le profit. Nous devons résister et entraîner les autres. J’ai écrit ce livre pour montrer qu’il existe des solutions, des alternatives. Plus nous serons nombreux à en prendre conscience et à agir en conséquence, plus nous pourrons construire un monde différent, plus solidaire, plus humain.

    Votre définition du bonheur ?

    Le bonheur, c’est faire ce pour quoi on est fait. C’est accompagner avec souplesse le mouvement de la vie, pour réaliser son potentiel, sa singularité, en étant relié aux autres.
    https://www.lepoint.fr/culture/frederic-lenoir-il-faut-remettre-la-terre-et-le-vivant-au-centre-de-tout-29-12-2012-1606828_3.php


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