Islam : Vérité ou Liberté ? 4


On dit quand on ne sait pas quoi dire, que l'islam est une religion de soumission. Maudit soit celui qui le dit, juste pour avoir son mot à dire !

Mais admettons et plaidons pour cette soumission.

Celle de la femme qui se voile ou celle de l'homme qui s'agenouille dans la rue et prie le Seigneur pour qu'il soulève un coin du voile.

Prenons les choses du bon côté, celui de la part bénite et non celui de la part maudite. Celle qui dit : je suis toute ouïe.

Qui dit oui infiniment à l'infini, il est soumis, il dit oui en se soumettant, oui à la soumission à l'infini. À travers son geste, ce n'est pas la soumission qu'il atteste mais l'infiniment infini.

Qui peut ôter le soleil, qui peut ne pas s'y soumettre ? Excepté peut être les obscurantistes qui ont toujours été rebelles à la lumière.

 

En deuxième lieu, la soumission tant décriée par tous les présomptueux n'est pas le moins du monde un relâchement mais un ordre de mission, un acte de Foi, qui est tout le contraire d'une démission. Observer la Loi et ne pas l'enfreindre, ce n'est pas facile. C'est même très difficile de vivre sans perdre le fil.

Par soumission il faudrait entendre : obstination, acharnement, combat pour s'ouvrir la voie et aller toujours au-delà.

 

En troisième lieu, la soumission s'apparente à une quête, à une quête absolue de la pureté. Le musulman l'appelle Dieu, la seule attache qui soit sans tâche, le seul lien réel avec le bien, le beau, le juste. Ce qui donne à cette soumission toutes ses lettres de noblesse, c'est qu'elle n'admet aucune compromission. Autrement dit, pour ceux qui en ont une claire conscience, cette exigence doit être désintéressée, non liée à la crainte d'un châtiment, ou à l'espérance d'une récompense... mais juste liée à la présence d'un être qui fait être tous les êtres sans exception.

 

En quatrième lieu, la soumission serait selon ses plus brillants détracteurs une privation totale de liberté. Vision littérale mais non viscérale qui se demande pourquoi accepter être en dessous alors qu'on peut être au-dessus ? Comment peut on renoncer à sa liberté pour si peu, et même si c'est fait au nom de Dieu ?

La réponse est pourtant simple : parce que le musulman préfère la vérité à la liberté. Pour lui, toute liberté prend fin quand il apprend la vérité.

 

En cinquième lieu : tout se tient comme les cinq doigts de la main quand on tient la soumission non pour un abandon, mais pour un don de Dieu.

C'est tout l'univers que j'embrasse lorsque je découvre cette grâce.

Ma soumission me donne le sentiment d'être investi d'une mission, au point de ne plus avoir d'autre vœu que de recevoir mes ordres de Dieu.

J'obéis et je dis Dieu merci.

Quoi dire d'autre à tous les curieux qui m'interpellent pour que j'ouvre les yeux ?

Je vous pardonne d'être libres, pardonnez-moi d'être vraie.

 

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4 commentaires sur “Islam : Vérité ou Liberté ?

  • avatar
    Pascal

    Une perle sur philosophie de la soumission en Islam, quête, vérité, etc.

    Quête

    Le cœur humant le ciel,
    comme des oiseaux au providentiel,
    le croyant se guide,
    à l’écoute, suit loi, s’en fait égide,
    empreint de l’idée d’infini,
    par la vérité, d’un fil de vie,
    mektoub jusqu’au-delà
    du dernier battement ici-bas,
    en essayant de faire de son mieux,
    de s’améliorer, de devenir, être à la hauteur
    de l’ordre, de la mission du miséricordieux,
    de l’absolu, du pur, et cætera, avec ardeur,
    chaque jour, chaque instant une occasion
    de vibrer en harmonie de sa verticale et son horizon,
    s’aidant de moments de prière, d’impression de mysticisme,
    s’accrochant, cultivant volonté tel pour de l’alpinisme,
    l’esprit, la conscience, sculptant, traçant dans l’élan,
    se forgeant, s’exerçant, sur la voie, apprenant
    le long du fleuve et les épreuves, les vicissitudes,
    au cours, ressentant de la gratitude.

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    jacou

    Être :
    ( La Mère – Sri Aurobindo )

    Seuls, deux pouvoirs, par leur conjonction, peuvent accomplir la grande et difficile tâche qui est le but de notre effort: une aspiration constante et infaillible appelant d’en bas et une Grâce suprême répondant d’en haut.
    Mais la Grâce suprême n’agira que dans les conditions de la lumière et de la vérité: elle n’agira pas dans les conditions imposées par le mensonge et l’ignorance. Car si elle devait se soumettre aux exigences du mensonge, ce serait la ruine de ses propres desseins.
    Voici les conditions de lumière et de vérité, les seules conditions sous lesquelles la Force la plus haute descendra; et c’est seulement la plus haute Force supramentale descendant d’en haut et s’ouvrant le passage d’en bas qui pourra manier victorieusement la nature physique et annihiler ses difficultés… Il faut un don de soi total et sincère, une ouverture de soi tournée exclusivement vers le Pouvoir divin, une admission, constante et intégrale de la Vérité qui descend, un constant et intégral rejet du mensonge, des pouvoirs et des apparences du mental, du vital et du physique qui gouvernent encore la nature terrestre.
    Le don de soi doit être total et s’étendre à toutes les parties de l’être. Ce n’est pas suffisant que le psychique réponde, que le mental supérieur accepte, ou même que le vital inférieur se soumette et que la conscience physique intérieure sente l’influence. Il ne doit rien y avoir, dans aucune partie de l’être, même la plus extérieure, qui se réserve ou qui se cache derrière des doutes, des confusions, des subterfuges, rien qui se révolte ou se refuse.
    Si une partite de l’être se soumet, mais qu’une autre partie se réserve et suive son propre chemin ou pose ses propres conditions, alors chaque fois que cela se produit, vous repoussez vous-même la Grâce divine loin de vous.
    Si derrière votre dévotion et votre soumission, vous abritez vos désirs, vos exigences égoïstes et vos insistances vitales, si vous mettez ces choses à la place de l’aspiration vraie ou que vous les mêliez avec elle et que vous vous efforciez de les imposer à la Shakti divine, c’est en vain que vous invoquerez la Grâce divine pour vous transformer.
    Si vous vous ouvrez d’un côté ou dans une partie de votre être à la vérité, et que d’un autre côté vous ouvriez constamment les portes aux forces hostiles, il est futile d’espérer que la Grâce divine demeurera avec vous. Vous devez garder le temple propre si vous désirez y établir la Présence vivante.
    Si, chaque fois que le Pouvoir intervient et fait descendre la Vérité, vous lui tournez le dos et rappelez le mensonge qui a été expulsé, ce n’est pas la Grâce divine que vous devez blâmer de vous faire défaut, mais la fausseté de votre propre volonté et l’imperfection de votre propre soumission.
    Si vous appelez la Vérité et en même temps que quelque chose en vous choisisse ce qui est faux, ignorant et non divin, ou même simplement ne soit pas disposé à le rejeter totalement, alors vous serez toujours exposé aux attaques et la Grâce se retirera de vous. Découvrez d’abord ce qui est faux et obscur en vous-même et rejetez-le avec persistance; alors seulement vous aurez le droit de faire appel au Pouvoir divin pour qu’il vous transforme.
    N’imaginez pas que la vérité et le mensonge, la lumière et l’ombre, la soumission et l’égoïsme puissent être admis à demeurer ensemble dans la maison consacrée au Divin. La transformation doit être intégrale, et intégral aussi doit être le rejet de tout ce qui s’y oppose.
    Rejetez cette notion fausse que le Pouvoir divin fera, et est obligé de faire, tout pour vous sur votre demande et quand bien même vous ne satisfaites pas aux conditions posées par le Suprême. Que votre soumission soit vraie et complète, alors seulement tout le reste sera fait pour vous.
    Rejetez aussi l’attente fausse et indolente que le Pouvoir divin accomplisse même la soumission pour vous. Le Suprême demande votre soumission, mais ne l’impose pas; jusqu’à ce que vienne la transformation irrévocable, vous êtes libre à tout moment de nier et de rejeter le Divin ou de revenir sur le don de vous-même, si vous êtes disposé à en subir les conséquences spirituelles. Votre soumission doit être libre et spontanée; elle doit être la soumission d’un être vivant, et non pas celle d’un automate inerte ou d’un outil mécanique.
    On confond constamment une inerte passivité avec la soumission réelle; mais d’une passivité inerte rien de vrai et de puissant ne peut résulter. C’est la passivité inerte de la nature physique qui la laisse à la merci de toutes les influences obscures et anti-divines. Une soumission heureuse, forte et utile est demandée pour que la Force divine puisse travailler, l’obéissance du disciple illuminé de la Vérité, du guerrier intérieur qui combat contre l’obscurité et le mensonge, du fidèle serviteur du Divin.
    Telle est l’attitude vraie, et seulement ceux qui peuvent la prendre et la garder sauront conserver une foi que les déceptions et les difficultés n’ébranleront pas, et passer à travers l’épreuve vers la victoire suprême et la grande transformation.

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    jacou

    Ou Être ….

     » Message de St Germain reçu par Agnès Bos-Masseron le 25-6-17

    Volonté ou détermination

    ​Le plan auquel nous nous référons en permanence dans toutes nos invitations n’est pas le plan du devenir mais le plan qui découle spontanément de cette attention tout offerte à la vastitude d’être.

    L’être par nature ne connaît pas la stagnation. L’être par nature est autodépassement. L’être par nature est découverte éternelle de niveaux toujours plus fins de lui-même. L’être par nature s’ouvre à d’autres réalités. L’être par nature découvre, reconnaît, retrouve, reconnecte, s’expand.

    C’est à cela que nous nous adressons lorsque nous parlons de détermination. Et c’est pour cela que nous exprimons éternellement que la base est l’ancrage et que la base est le lâcher-prise de la personne et l’acceptation par la dévotion du fait que l’être ne connaît que l’expansion infinie, que l’être éternellement s’autodépasse, expérimente des valeurs toujours plus infinies de sa nature par l’attention consciente. La stagnation ne fait pas partie de la création.

    La différence entre la volonté et cette détermination à laquelle nous faisons allusion est que la volonté est basée sur l’effort. La détermination d’incarner l’autodépassement est basée sur l’exaltation. Être, à travers son incarnation, service à l’expansion infinie, à l’éternelle découverte. En cela les dévots offerts à la lumière tracent la voie pour que l’humanité sorte de ces voies étriquées de la volonté qui durcit, et entrent dans l’expansion et cette exaltation de la joie infinie de la vie qui toujours s’autodépasse pour découvrir le simple merveilleux de l’infini, de ses facettes et de ses expressions.

    Et cela dans ce qui semble être un moment de maintenant dans le cours de l’humanité est primordial. Au cœur de toute apparence, ne regarder que la lumière et choisir de ramener tous les aspects de soi à cette vitalité infinie qui permet l’ouverture à cet autodépassement. Ne laisser la stagnation s’installer à aucun niveau et offrir toutes les croyances qui pourraient justifier l’inévitable de la stagnation.

    La vie est ananda (félicité). Ananda est ouverture. L’ouverture est l’autodépassement éternel. »

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    jacou

    Depuis longtemps je m’interrogeait sur le fait de rechercher et d’être soumis au Divin , ce qui était pour moi un non sens de la quête librement choisie et consentie de la communion avec Dieu puisque IL/ELLE est le Tout , cela avait pour moi un goût d’esclavage . Pour en avoir le coeur net et par l’intermédiaire du canal dénué de tout ego et de totale dévotion qu’est Agnès Bos-Masseron j’ai donc posé la question : » quelle est la différence entre Dévotion et Soumission  »

    Nous invitons donc qui veut bien répondre.
    L’ Ami nous répond :

    Belle est ta question, frère de lumière*, car tu amènes là;un des points forts sur lequel s’est cristallisée l’ignorance. Il n’est aucune similitude entre la dévotion et la soumission. Il est vrai, la dévotion amène à ce que l’on peut nommer la totale ouverture et la totale obéissance. L’obéissance n’est pas la soumission.
    L’obéissance est la clarté. L’obéissance est l’intelligence. L’obéissance est le sous-produit du lâcher-prise total de l’être qui s’offre totalement et s’offrant totalement, ouvert à sa propre divinité et ainsi ouvert à cette divinité qui est l’éternel au-delà de sa propre divinité.
    L’être uni ne veut exprimer cette union qu’à travers une obéissance totale à la voix de la sagesse, à la voix de la clarté. Cette clarté lui permet de reconnaître instantanément toute résurgence d’un ego qui voudrait récupérer quelque pouvoir, ou d’émotions qui voudraient s’emparer de quelque
    interprétation, ou du mental qui voudrait se dissiper.
    Alors l’être par dévotion, en obéissance totale à sa propre sagesse, à sa propre puissance, à sa divinité, s’incline et se tait. La motivation de cette obéissance n’est point la soumission, elle est l’infini de l’amour et l’infinie reconnaissance que Je Suis le don vivant.
    Dans les temps d’origine, lorsque l’humanité se souvenait que la religion universelle est ce qui unit, ce mouvement, cette attitude, ce regard qui perpétuent l’union sont l’art de l’incarnation découlant de l’union. Au temps où la religion était vécue dans sa pureté, l’être faisait vœu de totale obéissance à sa propre grandeur. Au fil des temps, des récupérations et des pouvoirs, l’obéissance dans sa clarté et sa pureté est devenue soumission. Et plus personne ne sait à qui l’on se soumet. Non au Divin. L’on ne se soumet pas au Divin, on s’offre totalement, l’on s’incline, le reconnaît, l’on se tait et l’on obéit.

     » frère de lumière  » *
    L’être humain incarné est la manifestation la plus dense de sa réalité multidimensionnelle , pour l’immense majorité de l’humanité elle ne perçoit que son aspect physique, ignorant que la source , l’origine même de son existence est un corps lumineux vibrant de conscience et d’énergie ; les clairs- voyants authentiques voient cette réalité . Pour les êtres qui ont pleinement et totalement réalisés cette vérité, qu’ils soient dans un corps physique ou non le divin s’exprime dans une infinie variété de formes ces formes sont liées entre elles par un indéfectible lien de fraternité d’où l’expression  » frère de lumière « .


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