ALGER-PARIS : où est le problème ? 2


 

Les deux capitales auront du mal à le résoudre avec toutes ces voix qui se sont élevées avec l’envie d’en découdre.

On dirait que les deux ont du mal à trouver la graine à moudre, parce qu’elles ne supportent plus la gangrène.

Désormais tous les samedis à Paris et tous les vendredis à Alger, ce sera la même rengaine : on descend dans l’arène pour expurger sa haine !

Et de l’extérieur, on se demande laquelle des deux capitales de la douleur fait le plus de peine ?

Celle qui exige une transition démocratique ou celle qui exige une transition économique ?

On a même l’impression que cela revient au même, à la même volonté de changement, changement de système.

Mais en réalité, entre les deux capitales à la rue, il y a bien d’autres points de convergence, d’autres signes de correspondance entre les gilets jaunes et les gilets jeunes.

Ils sont peut être infiltrés mais on ne peut pour autant leur en vouloir de vouloir tout casser. Parce que les deux en ont assez de voir le temps passer en les laissant sur le bas côté.

Ils sont délaissés par un marché néfaste qui n’a rien de vaste sous prétexte de compétitivité ou de rentabilité. Comme si tous ces gens qui n’ont pas d’argent ni d’agent, pesaient et ne rapportaient rien à la société… autrement dit à la caste des bien portants.

J’ose affirmer sans beaucoup de risques de me tromper, que ces deux soulèvements, à Alger comme à Paris, n’ont pas de précédent, ce sont deux crises sans devise particulière, deux mouvements qui expriment un nouveau genre de tourment.

Pourquoi me dira-t-on ?

Fondamentalement parce qu’ils ne sont pas homogènes, c’est le cri de n’importe qui, pour n’importe quoi.

On ne peut pas les essentialiser puisque les deux veulent cramer l’essence et ce que nous croyons être, l’essentiel. On ne peut en avoir une représentation générale, parce que leur genre c’est précisément de détrôner tous les genres et de couronner l’individu, l’exigence ou l’existence individuelle. Ils ne disent pas nous sommes, mais : "je suis, j’existe. Ce n’est pas votre solution qui importe, c’est mon problème. Et mon problème c’est de ne plus supporter le système avec ses fausses solutions ou ses mauvaises résolutions ! Le chaos plutôt que le cosmos."

Nous sommes à deux doigts de la guerre de tous contre tous. Parce que tous les moins que rien ont compris que l’ultralibéralisme a gagné la partie et qu’il ne peut y avoir ni politique participative, ni économie collaborative mais juste une course maladive des plus gros pour dévorer les plus petits.

Et je vais vous dire pourquoi c’est inédit comme problème, parce que ce sont les plus individualistes qui se soulèvent contre l’individualisme…

Et ce prisme est sans charisme !

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2 commentaires sur “ALGER-PARIS : où est le problème ?

  • avatar
    Pascal

    Très joli billet réflexion sur les mouvements à Alger et Paris, cristallise très bien un prisme sur les gilets jaunes et les gilets jeunes, les risques de chaos.

    Il y a hétérogénéité dans les revendications des gilets jaunes et de quoi considérer que dans les manifs gilets jaunes, parmi les casseurs, il y a des plus individualistes, en dehors des « militants pro » chacun le fait par rapport aux problèmes dans sa vie, mais j’ai quelques réserves, car de ce que j’ai lu / entendu dans des bribes de vidéos, un certain nombre pensent aussi à l’avenir de la planète, à la précarité des uns et des autres, et cætera, à ce qui pourrait être imaginé / fait, appliqué comme « solutions ».

    Alors cela reste actuellement sans pouvoir contre l’ultralibéralisme, peut douter des effets, considérer que les pouvoirs de l’ultralibéralisme peuvent être assez habiles avec « l’ingénierie sociale » pour ne pas être trop inquiétés (tel que blesser / mutiler à coup de LDB et décourager les « pacifiques », et même si c’est pas tant intentionnel, non calculé / planifié dans l’intention de décrédibiliser le mouvement : Violences sur les Champs-Élysées : « On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire », dénonce l’Unsa-Police : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/violences-sur-les-champs-elysees-on-etait-en-mesure-d-intervenir-on-ne-nous-a-pas-autorises-a-le-faire-denonce-l-unsa-police_3238965.html), et avoir peur de ce qui se passerait si ils abdiquaient, mais euh…

    ‘fin, pourrait aussi considérer le fait qu’un certain nombre qui sont contre la politique de Macron, pour un certain idéal, qui auraient tout intérêt à manifester ou tenter quelque chose, sont plus spectateurs des mouvements sociaux et du programme politique de Macron, plus ou moins passifs. En tout cas, je parle pour moi, je me dis que j’aurais ptêtre dû aller au moins une fois à un rassemblement gilets jaunes de Toulouse. J’y étais pas allé au début parce que concernait revendications autour de l’essence, que si j’ai le permis de conduire, j’ai pas de gilet jaune et pas de voiture (quoique les parents ou frère aîné ayant une voiture aurait sûrement pu me prêter un gilet), puis si les revendications ont évolué, il y a eu les blessés avec les LDB mais aussi que de toutes façons certains se débrouillaient plutôt bien pour certaines revendications. Après, ptêtre que c’est mon côté défaitiste qui me joue des tours, et / ou que je suis trop timide – timoré, si ce n’est que je me dis que plusieurs façons de « militer ».

    Bref, compliqué.

    Amour et paix,
    Paix et amour

    « Alors, pour vous, laquelle des deux capitales de la douleur fait le plus de peine ? Algérie ou Paris ? »

    « Et si je vous disais que toutes les deux me mettent un peu du baume au cœur à leur façon même si parfois peut être titillé ? »

    « Vous êtes maso ? »

    « J’ai comme l’impression que vous avez mal interprété / compris / déformé ce que j’ai répondu, mais pour vous répondre, je ne crois pas être maso, non, mais euh, pourquoi, toutes deux vous font de la peine ? »

    « C’est à vous que je pose la question ! »

    « Ben, je me permets de vous la poser à vous aussi ! »

    « Vous voulez que ça tourne au chaos ? »

    « Je pense que dans chaque instant, en contingence, il peut y avoir diverses voies, alors non que je veuille que le chaos gagne, mais ça participe d’un tout.

    Vous connaissez la fin des films, de la saga Harry Potter ? »

    « Euh, oui, mais euh ? »

    « Imaginez que Voldemort représente le chaos ou l’ultralibéralisme triomphant, avec Harry cru mort, si tout le monde se range du côté de Voldy par peur de son pouvoir, ce serait, euh, pas glop ! »

    « Certes, après, pourrait aussi imaginer un tome 8 où Voldemort aurait été défait autrement ! »

    « Certes, mais in fine, il aurait été défait, non ? »

    « Oui, non mais, parce que l’auteure l’avait décidé, l’aurait décidé. Lutter contre le chaos ou l’ultralibéralisme c’est pas aussi simple que de pouvoir user d’une baguette magique contre Voldemort ! »

    « Certes, néanmoins, c’est pour représenter l’idée que je pense qu’il faut faire comme Neville, tenir bon, se redresser, et hop, Harry montre qu’il est encore en vie, et voilou ! »

    « Mouais, sauf que Harry avait un plan quasi tout du long, et même quand il a improvisé, il avait un avantage qu’ignorait Voldemort, alors que des agents de l’ultralibéralisme connaissent sûrement mieux les individus qu’eux-mêmes ! »

    « L’imagination… Avec l’imagination nous pouvons nous surprendre nous-même, non ? Alors qui sait ? »

    « Admettons, alors pour commencer, quel serait votre plan ? »

    « Euh, ben, je crois au potentiel de certaines idées, après, entre la théorie et la pratique, et puis bon, pour les premiers pas, il faudrait pouvoir convaincre suffisamment, qu’on soit suffisamment nombreux à manifester pour de l’application d’une aspiration, c’est un peu la problématique de tout mouvement sociaux ! »

    « Donc taïaut ?!!! »

    « Euh, ben, je dirais plutôt peace and love !!!!!!!! »

    « Euh, vous manifestez pour un monde de hippies ? Vous avez des revendications de hippies ? »

    « C’est surtout qu’en tout cas peut militer sans taïaut, débattre ou simplement discuter sans se faire la guerre, non ? »

    « Bah, ce serait ptêtre moins drôle ? »

    « Bah, en tout cas, voilou !!!! »

  • avatar
    jacou

    Où est le problème ?
    Il n’y en a qu’un : l’attention portée uniquement sur l’existentiel et ignorée de l’essentiel , l’essentiel est unifiant puisque la Source est la même pour tous , l’existentiel est clivant , duel parce qu’il met l’attention sur ce qui différencie : les apparences, les croyances, les concepts . Ce qui était intelligible quand les peuples de la terre vivaient loin les uns des autres et s’étaient forgés des us , des croyances adaptés à leurs environnements .
    Maintenant , dans cette phase d’unification planétaire tout cela est dépassé , inéluctablement tous les concepts restrictifs vont se dissoudre et plus il y aura de la résistance et plus ce sera difficile à vivre . La démarche prioritaire pour « limiter les dégâts » est la connaissance de soi, du soi, pas du moi expression de l’ego , stade primaire de la conscience d’être .

     » La connaissance de soi

    « Nous aimerions vous dire ceci : Apprenez à vous connaître !

    Plus vous découvrirez qui vous êtes et plus cela sera difficile, car vous serez en dualité avec vous-même, avec votre propre ego, le maître de votre vie, le maître du jeu qui, malgré tout, ne veut pas céder la place, même s’il sait qu’il sera transformé afin d’être au service de la Lumière et de l’Amour.

    Le travail qui vous est essentiellement demandé est de vous connaître. Bien sûr, les peurs sont des réalités humaines. Vous commencez à vous connaître, à vous aimer, à vous ressentir, à ressentir même vos différences de fréquences vibratoires. Même au cours d’une seule journée, vous pouvez vibrer sur une multitude de fréquences en fait.

    Apprenez à vous connaître ! La connaissance de soi est presque une priorité !

    Nous avons bien sûr mis la patience en premier. Nous désirions mettre les peurs en second, mais nous donnons cette place à la connaissance de soi, car dès que vous parvenez à vous connaître les peurs disparaissent. Toute résistance disparaît lorsque vous êtes face à vous-même ; vous n’avez plus d’autre choix que celui de vous aimer et d’avoir une immense compassion pour vous-même.

    Enfant de la Terre, il est bien d’avoir de la compassion pour vos frères et de les aider. Mais où vous situez-vous et que faites-vous pour vous-même ? Ce n’est pas de l’égoïsme que de penser en priorité à vous, c’est simplement que vous êtes à la croisée des chemins (que vous avez même un peu dépassée).

    Maintenant vous êtes tous engagés sur l’immense boulevard de Lumière qui vous conduit au devenir tant espéré et tant attendu !

    Cependant, cela nécessite de grandes transformations : celles de la connaissance de soi, du courage, de la maîtrise et de l’Amour. Mais que de belles récompenses lorsque vous pouvez vous parler à vous-même et que vous pouvez vous reconnaître ! Vous n’êtes plus un étranger pour vous-même, quel bonheur ! Vous êtes autre ! Personne ne peut vous atteindre puisque vous n’avez plus aucun pouvoir inférieur sur vous-même ! Quel bonheur !

    Vous avez fait sauter beaucoup de verrous et vous vous sentez libre, libre de voir le soleil, libre de voir la Lumière, libre de voir votre ego qui, alors, devient votre ami fidèle, un ami sincère, un grand serviteur qui vous permet de devenir Lumière !

    L’ego guide vos pas. Mais dans quelle direction a-t-il guidé vos pas jusqu’à maintenant ? Dans le sens qui lui convient, pas dans le sens de l’évolution ! Tous les êtres ont un ego qui les pousse, qui les tire, qui les fait agir ! L’ego est cependant nécessaire !

    Dans votre monde, si vous avez suffisamment ouvert les yeux, l’ego est aussi l’outil qui vous permet d’avancer, de comprendre et de vous comprendre et de comprendre qui est réellement cet ami ou cet ennemi. Il est un ennemi si vous lui laissez la place totale dans votre vie. Il est un grand ami si vous acceptez qu’il vous aide dans votre propre évolution.

    Si vous acceptez de mieux voir qui vous êtes, de mieux vous connaître, vous aurez alors la force de refuser toute la technologie qui dépasse les êtres, les terrasse et ne leur est pas utile.

    Vous êtes tous des Enfants de Lumière, des enfants bienheureux. Même si vous ne vous en rendez pas compte, il émane de vous beaucoup de Lumière et d’Amour. Cependant vous êtes perturbés, tourmentés, par la vie, par votre vie Vous êtes surtout tourmentés par les parties de Lumière qui, en vous, cherchent à s’équilibrer afin de vous libérer totalement de votre enchaînement à l’ego.

    Vous êtes tous capables d’aller beaucoup plus loin !

    Ces paroles seront entendues par chacun de vous, mais chacun les entendra différemment. La seule chose que nous souhaitons que vous gardiez vraiment en mémoire, c’est d’aller à la recherche de vous-même

    https://ducielalaterre.org Monique Mathieu


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