Que veut dire : Allah est grand ? 8


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Tout individu n'est tributaire que d'un seul geste : que l'Absolu se manifeste en lui. Il en va de même pour toute la tribu qui ne peut concevoir l'existence qu'à travers son exigence d'absolu.

C'est la seule révolution qui n'est jamais révolue : l'Absolu.

Pour en donner un aperçu, on peut parler d'absolu à chaque fois qu'un idéal se réalise. A chaque fois qu'une idée se matérialise. A chaque fois qu'une joie se concrétise. Même celui qui n'y pense pas, peut en saisir l'essence, comprendre en quoi consiste cette consistance et ce que peut cette puissance.

L'Absolu c'est quand le présent devient présence et la présence, transcendance... quand on entraperçoit le plus loin au plus près, l'au-delà, ici ou là.

Les uns l'identifient à l'esprit, les autres à Dieu. Qui n'a jamais entendu parler d'amour absolu ? Amour qui nous donne souvent l'impression que c'est à Dieu qu'on fait la cour. Qui n'a jamais rêvé de faire face à cette Grâce ? Que ce soit toujours... le bon jour.

"Esprit, es-tu là ?" S'interroge celui qui en est dépourvu. "Dieu, où es-tu ?" se demande la laitue. Parce qu'en vérité, l'Absolu, c'est à la portée du premier venu. Il suffit pour chaque individu de retrouver le chemin qu'il a perdu. Quelque part. Nulle part. C'est l'énigme de tout destin qui dit : "tu ne me chercherais pas, si tu ne m'avais déjà trouvé, lu et approuvé". Même celui qui n'a pas la Foi, l'a déjà éprouvé au moins une fois : ce désir d'Absolu. Désir de voir l'invisible devenir visible ; le suprasensible, sensible ; l'incompréhensible, compréhensible. Sagesse à la folie. Allégresse à vie... A deux doigts du Paradis.

Hegel l'a vu ou cru le voir se manifester d'abord à travers l'art, puis à travers la religion et enfin à travers la philosophie. Progression du fini vers l'infini... Je souris, parce que la science ne fait pas partie de la panoplie.

Allah veut dire cela, veut dire ceci : un amour de l'être qui fait paraître le reste, tout petit.

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8 commentaires sur “Que veut dire : Allah est grand ?

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    jacou

    M A G N I F I Q U E !
     » L’Absolu c’est quand le présent devient présence et la présence, transcendance… quand on entraperçoit le plus loin au plus près, l’au-delà, ici ou là. »

    –  » J’ai encore cet idéal de l’amour complet, absolu et divin ; il est si pur et si enivrant que je n’ose entrouvrir les dix voiles qui l’enveloppent, crainte que mon âme ne s’échappe avec lui, comme un parfum subtil.  » Citation de Henri-Frédéric Amiel

    –  » S’il était seulement encore possible de fuir le relatif à qui doit renoncer à chercher l’absolu ! mais sans le relatif il n’y a plus d’homme.  »
    Citation de Edmond Thiaudière

    –  » L’amour, c’est l’absolu, c’est l’infini ; la vie, c’est le relatif et le limité. » Citation de Victor Hugo

    – La prochaine étape ( en cours ) c’est quand l’être humain sera infusé d’absolu alors il sera …l’humain divin dans son individuation et toutes les possibilités lui seront offertes parce qu’en accord avec les lois de la création masquées jusqu’alors par les voiles étriqués de la personnalité .

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    Ancolie

    J’ai encore cet idéal de l’amour complet, absolu et divin ; il est si pur et si enivrant que je n’ose entrouvrir les dix voiles qui l’enveloppent, crainte que mon âme ne s’échappe avec lui, comme un parfum subtil. » Citation de Henri-Frédéric Amiel

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    Revue de presse

    Objection de Gaëlle Boutet :
    Bonjour chère Personne, cela fait très longtemps que je ne t’ai écrit publiquement, ce n’est pas tant à toi que je veux m’adresser qu’à tes lecteurs, ce pour quoi j’écris sur fb plutôt que sur le jdp : t’en as pas marre de te foutre de notre gueule avec l’islam ? OK, la seule chose à dire c’est « j’aime dieu », ce qui est déjà un pléonasme, va pour « j’aime », qui se suffit bien à lui-même ; les musulmans ne sont-ils pas assez intelligents pour comprendre tout seuls que si leur Dieu est, alors il est un ? Tu veux donner à Mohammed, leur prophète, l’exclusivité de la beauté, de la bonté, de la douceur, de la grandeur de la poésie et de l’esprit ? Je ne suis pas d’accord avec ça du tout ; que tu défendes les misérables et toutes les causes perdues, ok ; mais de là à laisser croire aux musulmans qu’ils ont le monopole de dieu ! ‘tain fait chier. Moi je crois en dieu, en toi, en la beauté, la poésie et l’amour ; pour vivre mon idéal je délaisse tout (je ne parle même pas de « sacrifice » tellement il est léger et facile d’abandonner toutes les vanités), mais sérieux, tu crois quand même pas que j’ai tout lâché, tout perdu, tout abandonné pour une putain de religion ???!!!! T’es dans la real-politik (artiste responsable engagé donc tu fais des conneries, normal), ou tu es vraiment musulmane (être conscient mais en partie seulement, normal), dans tous les cas tu te fourres le doigt dans l’oeil spirituellement parlant. Artistiquement, c’est réussi, comme toujours. Je t’aime plus fort que les autres.

    Réponse :
    Belle Gaëlle Boutet, mon déménagement, celui de ma vie et de mes enfants, ne me laisse guère le temps de répondre de but en blanc à votre sournoise objection. Sans oublier que ma collaboratrice est sur une table d’opération… Mais laissons, dépassons. Je vous comprends, et partage votre incompréhension. « Il y en a marre de Dieu » et de tous les pieux dites-vous ! Et vous me reprochez de l’appeler Allah, comme pour mettre de l’huile sur le feu. Excusez du peu. Pas la peine de vous frotter les yeux, il suffit de lire mon texte avec les yeux d’un Gide (guide irrévérencieux ) qui dit : « j’appelle Dieu, tout ce que j’aime ». Et je l’appelle Allah parce qu’il vous pose problème. Un peu de soufisme vous permettrait d’y voir mieux. Vous laissez entendre que c’est banal ? Où est le mal ? Maintenant, soyons un peu plus sérieux : Le thème : C’est l’absolu. Donnez lui le nom que vous voulez, il sera toujours mal entendu… Comme tout ce qui est au-dessus et au-delà de nos petites vies. La thèse : que je crois soutenir en peu de mots et d’une manière elliptique : C’est qu’une vie sans absolu, ne mérite pas d’être vécue. (ça correspond d’ailleurs à une intervention qui m’a inspiré ce billet, l’intervention d’une électrice qui a interpellé hier Macron pour lui demander quelle vie pourrait se passer d’utopie ? Même le plus cucul en à besoin pour sa survie. La prothèse : maintenant, si j’utilise souvent un petit référant musulman c’est pour interpeller ceux qui parlent la langue d’Abou Nawas et pensent comme Averroes et pour lesquels j’ai beaucoup d’affection. Et pour mettre fin à votre malaise : j’ai indiqué à la fin de mon propos, la médication la plus appropriée pour ne pas souffrir de l’absolu… Ou pour le supporter sans difficulté : Hegel et sa géniale phénoménologie de l’esprit : selon lui, ( je vulgarise à dessein ) un artiste a un niveau de conscience autrement moins élevé qu’un religieux… Et donc une moindre capacité pour distinguer entre ce qui est grand et ce qui est grandiose. Dommage, l’artiste.

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    Pascal

    Très joli billet sur la question, sur le sens, l’essence de l’absolu, aspiration.

    J’espère que l’opération de La Nietzschéenne sera un succès.

    « Je souris, parce que la science ne fait pas partie de la panoplie. »

    Tel que je le comprends, la science peut nous aider sur le chemin, pour les conditions de vie, comprendre du monde incarné, tenter de favoriser un environnement où une civilisation de l’humanité pourrait tenter de vivre en une certaine harmonie, mais plus tel un outil complémentaire, un regard depuis l’incarné sur l’incarné et non une possibilité d’ouvrir la fenêtre sur l’absolu avec.

    Bon, y a des expériences pour essayer de repousser toujours plus loin les frontières du « mesurable », certains scientifiques se sont essayés à thèse sur le divin, mais plus en ayant recours aux témoignages artistiques / religion / en philosophant. J’avais lus un livre et des articles sur le sujet. Pour les articles, c’était à une époque où j’étais encore abonné à un magazine scientifique, ils avaient fait un hors série en rapport avec le point de vue de certains scientifiques sur Dieu / l’essence de l’univers. Cela doit faire ptêtre 12-13 ans, je me souviens plus trop des propos, si ce n’est que c’était étayé par des expériences scientifiques mais aussi et surtout des « interprétations », où les scientifiques exposaient leurs thèses / théories avec des parties assez techniques sans qu’il en ressorte de consensus entre eux.
    Pour le livre, plus récemment, 3-4 ans, j’ai lu Dieu et la science auquel avait participé Jean Guitton, et où ils évoquent certaines thèses, dont des controversées, et où finalement ils ne peuvent faire que des suppositions pour interpréter.

    En fait, je dirais que les « scientifiques » peuvent difficilement se passer d’interpréter les résultats / données. En gros, des expériences scientifiques faites selon un certain protocole reproductible permettent de vérifier la véracité de certains résultats et de les « valider », mais les comptes rendus différencient les données et les interprétations dessus, et les « interprétations » peuvent être biaisées ou sujet à débat (ce qui ne veut pour autant pas dire que dans la « littérature scientifique », les données des expériences sont plus / toujours fiables, de ce que je me souviens, un zététicien l’explique dans une conférence, du moins partie que j’ai regardé Le Traitement Médiatique l’information Scientifique : https://www.youtube.com/watch?v=z8W8CygtlzQ ).

    Bref, ceci dit, tel que dans Dieu et la science où ils théorisent plan / dimension de « l’esprit » / informations et évoquent les limites des observations, je doute que les données d’observations scientifiques permettent de danser avec l’absolu, tout au plus de rapprocher le regard avec une longue-vue / télescope / microscope, si je puis dire. En dehors de ça, la seule chose que pourrait ptêtre faire la science pour le tenter et qui n’existait pas à l’époque de Hegel si ce n’est ptêtre dans des romans de science fiction, c’est de transcender les limites du corps humain et des capacités aussi cognitives / mentales, avec de la technologie, le transhumanisme, ce qui pour moi serait une abomination, et puis quoique me semble que ce qui ne serait pas tant rapprocher de l’absolu tel qu’entendu, de l’être.

    D’un grain de poussière à l’univers et au-delà

    Du visible à l’invisible,
    l’essence de la vie,
    un élan créatif, sensible,
    un pas, une danse de l’esprit,
    une méditation,
    des tours de soi,
    en tête l’horizon,
    une soif d’idéal,
    d’un absolu,
    effleuré
    l’instant d’une impression,
    quête d’une voie,
    d’un chemin
    sans fin
    jusqu’au dernier souffle
    dans la dimension de l’incarné,
    et peut-être au-delà, qui sait ?
    Du visible à l’invisible,
    un regard vers le ciel,
    et puis des pas, des mains, une danse,
    une aspiration, un état de grâce,
    une suite d’instants, un jour,
    une suite de jours
    se gravant
    comme hors du temps,
    une soif d’idéal,
    d’un absolu,
    à l’épreuve des vicissitudes,
    des abîmes,
    à la saveur d’altitude,
    tel d’un grain de poussière
    à l’univers et au-delà.

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    Revolta

    J’adore ce duel de deux esprits qui n’ont pas froid à l’âme.

    Je suis 100% d’accord avec tout ce que dit Gaëlle, sur le fond. Pour la forme je n’aurais pas eu ce courage, ou ce culot, enfin cette cruauté de blesser Personne au tréfond.

    Je me suis contentée d’attaquer l’objet incessant de son attention devenu un « monolithe Arabo-Palestiniens-Musulmano-Africain-banlieusards-victimo-héroïques », qui ne tient aucun compte de la réalité et des problèmes des autochtones

    Qui, eux, ne bénéficient plus du combat originel du Journal de Personne qui était d’abord Social, sans parti pris.

    Personne n’a pas fait son combat de la crise des gilets jaunes, dont ses protégés sont physiquement absents ; absents aussi des préoccupations socio-économiques des GJ. Ce qui remet les choses à leur place, malgré une propagande « à la Sorros » qui a fait long feu (les banlieues victimes).

    Le sociale était pourtant l’ADN du LJDP à ses débuts. Ce manque d’implication peut-on l’attribuer à une foule qui présente toutes les caractéristiques du « mâle Blanc » (et de la femelle Blanche) selon la définition du Français vu par Macron. Dont les ancêtres étaient pourtant assurément Gaulois. Cette détestation de soi en fait un libéral de Gauche, donc hypocrite, dogmatique, et sans pitié…

    Je n’ai pas attaqué le Sujet dont il est question, Allah. Il est aussi inconnaissable que peut l’être le Dieu des Chrétiens. Mahomet est son Prophète comme Jésus est son Messie, ce qui fait descendre Dieu parmi les hommes ; et cet aspect religieux, historique, et-ou temporel ne saurait dire l’immanence dont ils sont les messagers.

    Pour défendre Gaëlle, je dirais qu’on ne peut lui reprocher d’émettre une « sournoise objection », puisque c’est bien sa franchise qui frappe, et frappe fort !

    J’essaie de comprendre ce que dit Personne, qui pose en thèse « qu’une vie sans absolu ne mérite pas d’être vécue » et lui met en parallèle le besoin d’utopie (chez les « cuculs »). L’utopie serait donc la forme basse du besoin d’absolu ?

    Personne pose que les « petits musulmans » qui parlent la langue d’Abou Nuwas pensent comme Averroes.

    J’ai cru qu’Abou était un Rapper, puisqu’il s’agit de dire qu’ils parlent arabe. Je découvre donc que c’est un arabe du VIII ème siècle, de mère perse, un immense poète apparement, connu pour sa perfection de la langue et sa poésie érotique et bacchanale, considérée comme moderne par rapport aux traditions bédouines et leurs textes calibrés à rallonge. Heureusement qu’il est passé par là, qu’est-ce que ça devait être : les périphrases, les redites sempiternelles d’allusions à Allah, que l’on trouve aujourd’hui sur facebook dans les conversations entre arabes.

    Je constate donc une chose. L’auto persuasion, la force de conviction de Personne pour plaquer sur le lambda arabo-musulman d’aujourd’hui les splendeurs passées des philosophes et des poètes.

    Tel un rideau de théâtre s’ouvrant sur une tragédie qui, ici, n’est pas grecque, Personne se tient penchée sur sa table une plume rouge à la main. Et sans repos pense, écrit, joue, filme, monte, se tue à la tâche jour après jour, année après année, meut par une transcendance irradiante, une foi ardente, une force incommensurable, et malgré une solitude insondable perpétue son rêve d’un écho… Le moindre écho qui répondrait à cette passion brûlante du beau, de la soif d’absolu, de l’éblouissement des penseurs, poètes, philosophes qui ont traversé les siècles et qu’elle voudrait partager ne serait-ce qu’un tout petit peu, comme un élixir de vie dont une goutte suffit pour éclairer le monde.

    Voilà ce que m’inspire cet échange entre Personne et Gaëlle. Et, sauf si mon égoïsme intrinsèque me fait perdre la mémoire de cet instant, je crois qu’il est à la fois inutile et cruel d’attaquer Personne sur la manifestation apparente de cette Passion, dans le sens Passion du Christ et Chemin de Croix. Je souhaiterais même qu’elle eût raison, et que surgisse du brouillard d’un fond de banlieue une âme à la hauteur de cette quête pour les autres. Et si je vomis l’utopie, celle de personne dément mon aversion, car elle confine au divin.

    Un dernier mot pour votre « collaboratrice », dont l’absence vous laisse dans un désarroi à la hauteur d’une tâche qu’elle partageait avec fidélité et constance. Puisse-t-elle se remettre car sa propre absence auprès de vous la fait souffrir aussi, de ne pouvoir vous soutenir chaque jour

    Dans cet extrait d’un poème d’Abou Nawas, l’on peut comprendre tout ce que signifie « modernité » pour ce contemporain de Verlaine du VIIIème siècle..

    « Je meurs d’amours pour toi, mais garde mon secret:
    le lien qui nous unit est une corde sûre.

    Que de temps il fallut, pour te créer, aux anges!
    tant pis pour les envieux: je chante ta louange »

    Pour Personne ce chant envoûtant (à 21 seconde). C’est toute la magie du désert qui nous parvient ; son écho je m’en souviens avec ce son. Le grand erg la nuit, les dunes qui chantent, ou le sable sous les sabots des chevaux, c’est la même torrent calme qui emporte l’âme, comme dans les veillées scout de mes douze ans

    https://www.youtube.com/watch?v=Z0VLbXTZkKg

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    jacou

    La cristallisation ( fossilisation ? ) du nom , tant que les adeptes des religions s’identifierons à leur Référent nommé il y aura crispations de la part des disciples d’autres religions . Les Prophètes authentiques parlent la

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    jacou

    Erreur, erreur ….

    La cristallisation ( fossilisation ? ) du nom , tant que les adeptes des religions s’identifierons à leur Référent nommé il y aura crispations de la part des disciples d’autres religions . Les Prophètes authentiques parlent de l’Absolu comme Il ou/et Elle, du Vénérable, de l’Inconnaissable et sont très réticents à employer le nom Dieu tellement les adorateurs sont prompts à projeter et s’identifier à des attributs humains particuliers alors qu’il n’en a aucun puisqu’il les a tous .

    Au sujet particulier de l’Islam et de ses relations avec d’autres traditions , je vais republier le message de Mahomet . On peut penser que cela est impossible qu’il puisse s’exprimer cela montrera simplement que nous avons encore quelques voiles qui obscurcissent notre conscience;

     »

    Message de Mahomet reçu par Agnès Bos-Masseron le 13-6-14

    La voix du Prophète est la voix de l’amour.

    L’union des traditions, l’union des sagesses, exprimées pleinement selon l’unicité de chaque ethnie, de chaque race. L’union des traditions dont nous parlons est le retour aux sources des traditions, le retour à cette harmonie où chacun exprime l’amour du Vénérable dans l’unicité de son expression.

    Des traditions, ont dérivé des religions. Les religions sont expressions déformées des traditions. La sagesse du désert, la sagesse d’un aspect de l’Orient, perdure dans le silence du désert, transparaît peut-être dans les expressions des poètes soufis, de même que dans d’autres déserts est préservée la sagesse d’autres traditions.

    Il est un plan de vie où la Fraternité réunie honore le Vénérable, chacun à travers son unicité, chacun offrant son unicité comme on offre une perle polie pour l’amour divin, tous respectant, honorant, appréciant l’unicité de chacun.

    L’union des traditions implique transcender les religions. Les religions ont créé des cases ou des castes, des boîtes. Chaque boîte fermée se heurte aux autres boîtes, croyant devoir montrer qu’elle est la meilleure. Dans ces boîtes, il reste très peu du parfum de la tradition.

    Au-delà des religions, dans le silence, les voix de l’Orient chantent le silence. Prenant pour vêtement le vent, les éléments, l’Être s’offre et danse pour le silence. La danse est union. Le chant est articulé selon les sons propres à l’unicité de l’Orient, à l’unicité de l’esprit des déserts et des plaines. Vêtus du vent, de la lune et des étoiles, les dévots chantent et dansent, et dans leur transe, font écho au chant et à la danse d’autres traditions. Depuis cet état d’ouverture, d’offrande, de respect, le même amour, le même chant, la même passion de la transe, exprimés par l’unicité de l’intonation des déserts et des plaines de l’Orient.

    La Fraternité préserve ces traditions. Tous connaissent le respect, tous connaissent l’unisson même des chants, différents tons, différentes inflexions, la même intention, la même offrande, la même ivresse. Les religions n’ont pas su pénétrer cette ivresse. Elles ont voulu extraire ce qu’elles ont cru être le parfum et l’enfermer dans une boîte. Le parfum de l’ivresse ne s’enferme dans aucune boîte.

    Dans le désert ou dans les plaines, vêtus du vent, de la lune, des étoiles, ils et elles chantent le silence. Le silence, vous le savez, n’est-ce pas, le Bien-aimé, la Bien-aimée, l’infini de l’amour, certains l’ont appelé Divin. Les religions ont cru enfermer le Divin dans des noms.

    Il est des noms qui savent l’ouverture. Il est des sons qui sont vénération. Il est l’amour, le Vénérable, la Vénérable. Des traditions, chacun, chacune dans son unicité, chante et danse, vêtu du vent, de la lune, des étoiles, vêtu de la terre même, que ses pieds dansent sur la terre ou sur d’autres planètes.

    Les traditions s’écoutent, se respectent, se vénèrent, se sachant l’expression du Vénérable, de la Vénérable, partageant la même ivresse, la passion de l’amour. Ces traditions s’unissent, éternellement unies dans ce plan auquel certains choisissent de s’offrir.

    Je vous remercie de choisir de sortir des boîtes des religions pour honorer les traditions qui étreignent dans la passion de l’amour pur, le Vénérable, la Vénérable. La voix du Prophète est la voix de l’amour.

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    Ancolie

    a Révolta j’aime beaucoup Gaëlle et elle le sait mais quand on vient commenter on réfléchi un peu! par expl on lit ici même ce qu’il se passe pour éviter de blesser quelqu’un qu’on aime c’est aussi de l’amour! la maladie quand elle nous touche change notre regard! je souhaite de tout mon coeur que la Nietzschéenne se remette Dieu veille!


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